Les Camping Cars à la plage du Palus

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Il n’y a pas si longtemps, une nuée de camping cars stationnait sur le parking de la plage du Palus. Samedi 29 août 2015, le parking était presque plein, mais de voitures seulement. Quelques camping cars sur une aire réservée. Un parking banal, sans alimentation en électricité et en eau, ni équipements spécifiques. Et même si l’aire était pleine, aucun camping car ne stationnait sur le parking voitures :

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L’herbe, c’est quand même mieux que le bitume :

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Des vacanciers heureux qui garderont un bon souvenir de leur séjour en Bretagne :

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La surabondance de camping cars à la plage du Palus posait un problème, il semble que la ville de Plouha l’a résolu à peu de frais et pour la satisfaction de tous.

Bruno Campin au-dessus des falaises de Plouha

Préparation au décollage du haut des falaises, au-dessus de la plage Bonaparte :

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Prêt à décoller :

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C’est parti, pour un vol d’une dizaine de minutes

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A gauche la stèle dédiée à la résistance, au fond la plage de Gwin Zegal :

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Le rêve d’Icare s’accomplit :

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Bruno Campin a filmé le vol avec sa caméra GoPro, il devrait être bientôt en ligne sur Viméo, mais en attendant vous pouvez regarder un vol au même endroit il y a un an : https://vimeo.com/102445175

Opération Frelon à Kertugal

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Jacques Seguen, le spécialiste des frelons asiatiques du GDSA 22, avec les services techniques de la ville de Saint-Quay-Portrieux.

R20150827_141527Forte mobilisation pour détruire le nid de frelons asiatiques aperçu par notre correspondant rue des Landes, mardi 25 août, dans un noyer de grande ampleur. L’opération a commencé jeudi 27 août, avec la neutralisation de l’essaim. Alertée par le propriétaire, la ville de Saint-Quay-Portrieux a pris l’affaire très au sérieux. Le chef de la police municipale s’est rendu sur place pour évaluer le danger, et il a été convenu que le propriétaire mandaterait à ses frais un spécialiste pour neutraliser le nid (coût de l’intervention : 150€) et que pour le retirer, les services techniques de la ville mettraient gracieusement, à la disposition du spécialiste, une nacelle et son opérateur, la police municipale assurant de son côté la déviation de la circulation. Il était necessaire également de mettre hors service la ligne électrique ERDF.R20150828_093754
L’opération devait donc se dérouler en deux temps :
1) neutralisation de l’essaim par le spécialiste, le jeudi,
2) enlèvement du nid grâce à la nacelle, le vendredi.
Jeudi 27 août, le spécialiste, Manu Robin (cliquer sur la photo du haut pour le voir dans l’arbre avec sa perche), accompagné d’un aide a procédé à la neutralisation de l’essaim par application d’un gaz poudre neurotoxique. Et ce matin il devait procéder à l’enlèvement du nid, au moyen de la nacelle de la ville. Cependant la coupure de la ligne électrique (visible sur la photo de droite), n’a pas pu être réalisée à temps. Aussi l’enlèvement du nid a été reporté à la semaine prochaine. Celui-ci ne représente désormais plus aucun danger.

Contacts :
Jacques Seguen du GSA 22, l’association qui a pour objectif le suivi et l’amélioration de l’état sanitaire des abeilles, coordonnées sur le site de l’association : www.gdsa22.fr/
Manu Robin, spécialiste, basé à Plouha : manu.robin22@hotmail.fr

Pollutions récentes des Eaux de Baignade

Commentaire de Mathieu Tanon, sur l’article Eaux de Baignade / l’ordre d’urgence

EJe viens de faire le tour de l’actualité à propos des pollutions récentes des eaux de baignade que je découvre et vous propose le commentaire suivant :

Tout d’abord, l’article en 11 épisodes que j’avais transmis a été entièrement rédigé de mémoire. S’il y a quelques imprécisions ou omissions, je vous demande de bien vouloir m’en excuser, j’en répondrai. Ensuite je ne sais pas être bref. Bref…
A l’analyse des faits et commentaires il y a plusieurs aspects, sur lesquels la municipalité pourrait apporter des réponses.
J’ai expliqué précédemment que nous le pensions mais j’en ai eu confirmation en effectuant des campagnes de mesures après mise au point de protocoles : les pollutions observées depuis que des analyses sont effectuées (plus de 25 ans) proviennent à quelques exceptions près exclusivement des pluies (épisodes pluvieux en langage technocratique), soit directement, soit indirectement.
Il y a un lien direct entre un épisode pluvieux et une pollution.
Les exceptions sont les dysfonctionnements de plus en plus rares des postes de relèvement et de la station d’épuration. Les dysfonctionnements sont connus car enregistrés et analysés. La municipalité peut nous éclairer s’il y a eu des dysfonctionnements. Aux termes de la loi il peuvent être gérés et provisoirement ne pas avoir de conséquences sur le classement des plages. J’y reviendrai. Je suis enclin à penser que la concomitance de deux pollutions en deux endroits différents un jour de pluie identifie clairement la pluie comme cause probable. Un certain nombre d’âneries ont été écrites sur la couleur du sable source de pollution etc, j’y reviendrai également.
Ceci étant dit je voudrai faire valoir plusieurs aspects.
Les analyses sont effectuées environ une fois tous les 15 jours mais de manière aléatoire. La ville ne connaît pas par avance les dates d’intervention. Elles peuvent être comparées les une aux autres puis-qu’effectuées au même moment par rapport à la marée descendante. Leurs interprétations instantanées sont aléatoires. Ont peut tout à fait passer à coté d’épisodes de pollutions ou au contraire dramatiser la réalité. C’est une question de statistiques et plus les moyennes couvrent une longue période et plus elles sont fiables.
Techniquement les seuls moyens de “contenir” les pollutions occasionnées par les épisodes pluvieux dépendent des bassins de retenue recommandés par les bureaux qui ont fait l’audit des bassins versant, à savoir à la Comtesse et à la Duchesse Anne, soit d’assurer une meilleure dispersion en prolongeant les émissaires.
Jusqu’en 2016 (date à vérifier), les maires disposent d’un outil pour effacer une pollution : il s’agit de l’anticiper selon le profil des eaux de baignades affiché, et de prendre un arrêté pour interdire la baignade avant ou au plus tard au moment du risque identifié. Il s’agit d’un principe de précaution pour la santé publique mais aussi d’effacer les conséquences administratives de classement. Ainsi les mesures sont effectuées, publiées mais non comptabilisées.
Mais attention, à partir de 2016 ce ne sera plus possible, ce sera pollution = punition administrative.
Lors de la mandature “Blanc”, les arrêtés étaient prêts, imprimés et il suffisait de les dater, les faire signer puis de les afficher dès qu’une alerte était donnée. Je suppose que rien n’a changé. Nous avons procédé ainsi une fois pour le dysfonctionnement du poste de relevage de la Comtesse et une fois pour un épisode pluvieux.
Concernant la couleur jaune de l’eau assimilée à une pollution soit par le remue-ménage du sable soit par la présence des baigneurs (pourquoi pas des Parisiens ou d’autres ethnies!), il s’agit d’une belle ânerie. La couleur comme je l’ai déjà expliqué n’a pas de rapport avec la pollution sans quoi toutes les plages d’estuaires et de cotes sableuses seraient fermées ! L’opacité n’est pas considérée par la loi. La couleur provient des fines contenue dans le sable, qui proviennent essentiellement de l’argile que l’on trouve sous le sable. Dès qu’il y a des vagues ou que des personnes marchent sur le sable recouvert d’eau, il y a brassage et coloration. Les jours de mauvais temps, on observe par exemple distinctement une traînée jaune trouvant sa source à l’extrémité ouest de la plage de la Comtesse, endroit ou la couche de sable s’est réduite à une peau de chagrin depuis la création du port d’Armor. Après le reflux de la mer, l’argile est souvent découverte.
Les courants sont connus, prévisibles et simulés avec des logiciels. Il n’y a pas de mystères, tout au plus une incompréhension. C’est grâce au logiciel que la courantologie a été simulée devant les plages de Saint-Quay et que l’évacuation de la station d’épuration a pu passer de 3 h à 4 h évitant à la ville le renouvellement de la conduite avec une belle économie à l’appui. Les bureaux d’étude n’y avaient pas pensé, il a fallu leur tordre le coude pour relancer le logiciel.
A la Comtesse les services techniques ont pris l’initiative en 2001 de prolonger et dévier l’émissaire des eaux de pluie qui débouchait devant la cahute des surveillants de plage. Belle maçonnerie qui débouche plus bas à l’ouest, au droit de la falaise dans un empierrement. Je suppose que l’évacuation, plus bas, dans les cailloux favorise une meilleure dispersion.
On pourrait tout à fait prolonger l’émissaire actuel de la plage du Casino, au-delà du mur de la jetée de l’Isnain pour les mêmes raisons.

Eaux de Baignade : les chiffres

Lorsque Mathieu Tanon m’a proposé une suite d’articles sur les eaux de baignade, parus sur ce blog du 1er au 12 juin 2015, je ne pensais pas qu’ils deviendraient, à peine deux mois plus tard, autant d’actualité. Je ne vais pas polémiquer, mais simplement vous donner les chiffres des relevés effectués cet été sur les plages de la Comtesse et du Casino. Des chiffres que je me suis procurés sur le site internet http://baignades.sante.gouv.fr/ dont on a beaucoup parlé ces derniers temps. Des chiffres à prendre avec beaucoup de précautions, car une mesure peut être entachée d’erreur et ce qui compte surtout c’est de disposer d’une grande série de résultats afin de pouvoir les corréler avec d’autres données, comme les précipitations, la fréquentation touristique, les marées, les vents, etc. Ce que les spécialistes n’ont certainement pas manqué de faire.
Voici donc les relevés de cette saison sur les deux plages citées :

Plage de la Comtesse

Date 03/06 17/06 02/07 06/07 16/07 04/08 06/08 11/08 17/08 24/08
Heure 09:10 09:14 09:10 13:05 09:14 10:32 10:30 12:00 ? ?
Strepocoques /100ml <15 <15 <15 <15 <15 130 15 <15 15 <15
Escherichia coli /100ml <15 <15 <15 <15 <15 3200 110 31  62 15
Interprétation sanitaire

Plage du Casino

Date 03/06 17/06 02/07 16/07 04/08 07/08 17/08 24/08
Heure 09:30 09:29 09:23 09:30 10:47 10:37  ? ?
Streptocoques /100ml 15 <15 <15 <15 520 <15 <15 140
Escherichia coli /100ml 15 31 31 46 110 1300  <15 650
Interprétation sanitaire

Légende : bon résultat  résultat moyen  résultat mauvais

Les valeurs limites bon/moyen sont de 100 pour les Streptocoques fécaux et les Escherichia coli.
Les valeurs limites moyen/mauvais sont de 370 pour les Streptocoques fécaux et de 1000 pour les Escherichia coli.

La nouvelle directive Européenne, qui doit entrer complètement en application à la fin 2015, prévoit que le seuil à impérativement ne pas dépasser passera de 2000 à 500 germes/100ml pour les Escherichia coli, et elle crée un seuil à impérativement ne pas dépasser pour les Streptocoques : 200 germes/100ml.

Plérin mobilisé contre les Frelons Asiatiques

heminopteres

Suite à la découverte d’un nid de frelons asiatiques à Kertugal, je publie une information lue sur le site internet de la ville de Plérin et très légèrement corrigée (suppression des coordonnées téléphoniques notamment) :

nid_de_frelons_asiatique“Pour éviter la prolifération des frelons asiatiques sur son territoire, la ville de Plérin a établi un plan d’action dès le début de l’année 2015. Les habitants de Plérin y jouent un rôle important, pour le repérage notamment. Quelques rappels :

Le frelon asiatique se distingue du frelon européen par sa taille plus petite, par son abdomen noir à large bande orangée et par la couleur jaune de l’extrémité de ses pattes. Leurs nids sont distincts : de forme sphérique sous abri ou en goutte d’eau à l’extérieur, une entrée sur le côté, le plus souvent dans les arbres et parfois à des hauteurs dépassant les 30 mètres, ils peuvent aussi trouver refuge sous un toit ou dans une haie.

Quel que soit l’endroit où le nid se trouve, ne vous approchez pas à moins de 5 mètres car l’espèce devient agressive si elle se sent menacée. Si vous repérez un nid, contactez immédiatement le service environnement de la mairie. Nous vous rappelons qu’il est primordial de repérer le nid, et non juste des frelons.

Toutes les interventions concernant le frelon asiatique, y compris chez les particuliers, seront prises en charge par la commune, à condition de contacter la mairie qui fera intervenir une entreprise spécialisée. Aucun remboursement ne sera en effet possible si vous faites appel vous-même à une entreprise, il est impératif de passer par les services de la mairie.”