Moto, scooter, quel modèle choisir ?

Depuis tout petit je circule en deux roues, j’ai commencé avant ma naissance, dans le ventre de ma mère étudiante, qui parcourait Paris en Vespa. Plus tard elle m’emmenait debout devant elle entre la selle et le guidon, plus tard sur la selle arrière. A l’époque le casque n’était pas obligatoire ni pour les grands ni pour les petits.

J’ai eu rapidement une voiture après avoir obtenu mon permis de conduire, mais parallèlement j’ai choisi le deux roues pour circuler en ville. J’ai commencé par la Vespa 125 de ma mère (à Marseille), puis un Solex (à Paris), une moto Honda bicylindre 125 (à Paris), une moto Honda XLR 125 (à Béziers) , une CB 400 N Honda (à Béziers), une moto Yamaha 4 cylindres 600 (à Levallois) et deux scooters Kymco 125 (à Levallois et Asnières).

La Vespa était celle de ma mère, un modèle des années 1950, 125 cm3 deux temps avec la puissance d’un 50 cm3 d’aujourd’hui, sans démarreur électrique, sans variateur, avec 3 vitesses à la poignée gauche, qui passaient avec un fort claquement et qui et qui bousillaient le poignet. Vitesse de pointe 80 km/h compteur, à l’époque elle était destinée à ceux qui n’avaient pas de quoi s’acheter une voiture. Contrairement à la photo, celle de ma mère avait deux selles.

Le Solex était beaucoup trop lent et dangereux dans la circulation, en ville et sur route, je l’avais acheté d’occasion (100 Francs), j’avais refait le moteur en changeant le piston et en remettant le carburateur en état, mais un jour où j’étais en panne d’essence, je l’ai laissé à une station de métro et je ne suis jamais allé le rechercher.

Le twin Honda avait un moteur trop poussé, couple maximum à 9000 trs/min et puissance maximale à 10 500 trs/min, il fallait sans arrêt changer de vitesse pour avoir le bon régime. Je l’avais acheté d’occasion à 28 000 km, il a rendu l’âme à 32 000 km après un trajet Paris Marseille entrecoupé d’arrêts chez des ateliers motos.

Le 125 XLR Honda était une moto formidable, je l’avais achetée neuve, elle n’était pas très rapide sur route mais extrêmement agile en ville, je me souviens d’avoir monté et descendu des escaliers avec, elle était très à l’aise en tout terrain, à l’époque les forêts et les chemins n’étaient pas interdits aux deux roues à moteur.

C’est alors que j’ai passé mon permis moto, revendu ma 125 et acheté une CB 400 N Honda (bicylindre) d’occasion (2 ans, 4000km) . J’ai constaté dés le début un fort bruit de culbuteurs que Honda a mis pas mal de temps à corriger. J’ai gardé cette moto une dizaine d’années, cependant je m’en suis beaucoup moins servi quand j’habitais en Alsace, en raison du froid hivernal et de la facilité de circuler et de stationner. L’inconvénient de cette moto était qu’après un arrêt prolongé, ne serait-ce qu’une dizaine de jours, il fallait purger les deux carburateurs pour pouvoir la redémarrer. Puis avec l’âge elle consommait de plus en plus, jusqu’à 8 litres au cent, soit deux fois plus que ma 106 diesel !

Ma dernière moto a été une Yamaha Diversion 600 achetée neuve en 2000 (la photo est celle du modèle 1991), une moto agréable à conduire grâce à un moteur très souple avec de bonnes reprises à bas régime et une faible consommation pour une moto, guère plus de 3 litres en ville. En revanche elle a eu assez rapidement un problème de reniflard de vapeur d’eau et d’huile qui faisait de la mayonnaise dans le moteur, résolu par l’ajout d’un filtre et de deux durits.

J’ai gardé cette moto jusqu’à ce qu’une voiture (immatriculée 93) me percute par l’arrière et prenne la fuite alors que j’étais à l’arrêt au feu rouge. Côtes cassées… Mon premier accident à moto. Le lendemain j’achète en dépannage un scooter Kymco 125 .

Je l’ai gardé un an, puis on me l’a volé, j’ai commandé le même sur le champ, entre temps il a été retrouvé, dans un sous-sol à Clichy, les voleurs n’avaient pas réussi à le démarrer, mais en forçant la direction ils ont fait des dégâts d’un montant proche du prix d’un scooter neuf.

Mon scooter a aujourd’hui 9 ans et un peu plus de 15 000 km, il roule très bien, il est parfait en ville grâce à sa toute petite taille (celle d’un 50 cm3), qui permet de se faufiler facilement entre les voitures et de se garer facilement dans des emplacements étroits. Il est très nerveux grâce à son excellent rapport puissance / poids (il pèse moins de 100 kg). En revanche sur autoroute il plafonne à environ 90 km/h, je suis obligé de serrer la bande d’arrêt d’urgence et d’avoir l’œil rivé sur mon rétroviseur pour éviter de me faire percuter par l’arrière. Quand j’habitais en Bretagne il m’est arrivé de le laisser plus de 6 mois sans le démarrer, il est toujours parti au quart de tour, pas besoin de purger le carburateur, d’ailleurs je ne sais même pas où il est, pas plus que la bougie. Depuis 9 ans, il est presque toujours garé dehors et en plein soleil, ce qui a opacifié les vitres du tableau de bord (compteur de vitesse…), terni les plastiques noirs mais pas la carrosserie toujours aussi brillante (rouge métallisé).

J’ai acheté mon premier Kymco (celui qui a été volé puis retrouvé) en décembre 2006, c’était provisoire en attendant de choisir une moto, et puis j’ai été tellement content de ce scooter que je l’ai gardé, dix ans. Il est temps maintenant de le changer, pour un scooter plus puissant et plus sécuritaire (ABS).

Je n’achèterai plus de moto, je passe très bien les vitesses mais en ville 1/2/3/4/5/6 après le feu vert et 5/4/3/2/ N au feu rouge, soit parfois tous les 100 mètres, ça ne m’amuse pas du tout. Presque pas d’offre en moto à boîte automatique, à part l’Intégra de Honda, elle serait parfaite avec une transmission à cardan, de la place pour un casque intégral sous la selle et des sacoches latérales.

Je m’oriente donc vers un scooter avec pour cahier des charges :

  • plancher plat
  • cylindrée > 250 cm3
  • poids < 170 kg
  • ABS
  • consommation < 4 litres / 100 km

Un seul scooter répond à ces critères le Honda SH 300i.

J’ai cependant voulu essayer d’autres modèles, et samedi dernier, avenue de la Grande Armée à Paris, j’ai testé le Honda SH 300i, le Peugeot Metropolis 400 cm3 (3 roues) et le Kymco Downtown 350i. J’aurais aimé essayer le Xmax 400, mais il n’était pas disponible.

Départ en haut de l’avenue de la Grande Armée, descente vers la porte Maillot, périphérique jusqu’à la porte de Champerret et retour. Hélas la vitesse sur le périphérique est limitée à 70 km/h, mais j’ai pu vérifier les accélérations (à deux sur le scoot) et surtout le comportement sur les pavés de l’Avenue de la Grande Armée, une voie pire qu’une piste du Dakar…

Bilan des essais :

SH 300i : maniable, agréable à conduire, peu bruyant, pas de pare brise, Smart Key, pas de warning, peu d’espace sous la selle, mais porte bagage permettant de monter un au top case Honda sans kit de fixation. Dommage qu’en France il ne soit pas disponible en bleu ou en rouge, marre des gris métallisés.

Métropolis 400 : lourd, peu maniable, je déteste ce concept 3 roues basé sur une niche juridique permettant à des titulaires du permis B de conduire des deux roues de plus de 125 cm3, deux coffres, un sous la selle et un à l’arrière avec la place pour un intégral, mais pas de porte bagages.

Kymco Downtown 350i : assez maniable une fois lancé, bon pare brise, assise sur le siège très confortable, pour le conducteur et pour le passager, compte tours (à quoi ça sert ?) “et autres gadgets, mais clé classique, warning automatique (se désactive lorsqu’on met le clignotant), pas de porte bagages.

Si je faisais beaucoup de route, j’aurais choisi le Kymco, mais comme j’utilise le scooter à 95% en ville, mon choix s’est porté vers le SH 300i.

Le prix public est de 5399 € pour le scooter et 199 € pour le top case, auxquels il faut ajouter les frais de mise en circulation, comprenant le certificat d’immatriculation.

J’ai demandé un devis à Japauto (avenue de la Grande Armée à Paris) et à National Motos (boulevard National à La Garenne Colombes) :

  • Japauto  : 5750 €
    (SH 300 5399 € + mise en circulation 216 € + marquage 79 € + top case 199 € – remise 143 €)
  • National : 5399 €
    (SH 300 5399 €, mise en circulation et top case offerts)

Chez Japauto le scooter était disponible immédiatement, j’ai dit au vendeur que s’il me faisait une remise intéressante je le prendrais tout de suite, mais il m’a raconté qu’in n’avait que 300 € de marge sur le prix de vente (je pense que c’est faux), et il a tenu absolument à inclure le marquage dans le devis alors que je lui ai dit que ça ne m’intéressait pas.

En sortant de chez Japauto je suis allé chez National où j’ai demandé le même devis sans insister outre mesure sur une remise, et le vendeur m’a proposé spontanément 5399 € tout compris. J’ai donc passé ma commande, le scooter devrait être livré courant mai 2017. J’ai choisi la couleur gris argent, la plus vendue, il parait que les rayures sont faciles à effacer sur cette peinture, mais je regrette quand même que le rouge, la couleur mythique de Honda, celle de son logo, ne soit pas disponible en France. J’ai hésité un moment à aller acheter le scooter en Belgique ou au Luxembourg où la couleur est disponible, mais les formalités d’importation des deux roues sont beaucoup plus compliquées que celles des quatre roues.

En attendant voici les essais du SH 300i et du Downtown 350i que j’ai recopés sur le site du repaire du motard :

Essai comparatif

2 réponses sur “Moto, scooter, quel modèle choisir ?”

  1. Oui, j’ai toujours le SH, après un an et demi d’utilisation, voici mon retour d’expérience :
    Points forts :
    – faible consommation
    – confort de conduite
    – tenue de route
    – silence, pas de vibrations
    – démarrage 1/4 de tour
    – clé électronique
    – affichage consommation instantanée + 2 parcours kilométriques
    Points faibles :
    – pas de warning, c’est gênant sur le périphérique quand on navigue entre la 3ème et la 4ème file
    – hauteur de selle importante pour le conducteur et le passager, ce qui rend les manœuvres à très petite vitesse, quand on doit mettre un ou deux pieds par terre compliquées
    – sur autoroute, je ne me sens pas en sécurité au-delà de 110 km/h, contrairement à la moto, en fait je n’ai jamais poussé le scoot au maximum et je ne connais pas la vitesse de pointe, je fais surtout de l’urbain et du péri urbain, le plus loin où je suis allé, c’était à Fontainebleau
    – une seule clé électronique fournie, j’ai du payer plus de 100 € pour en avoir une deuxième (fourniture + programmation)
    – il y a un plancher plat mais pas beaucoup d’espace entre la selle et le tableau avant
    Il y a beaucoup de points faibles, mais les points forts l’emportent largement.
    C’est un scooter à recommander à ceux qui font de la ville et de l’autoroute péri urbain, limité à 110 km/h ou à ceux qui roulent sur les routes nationales ou départementales limitées à 80 km/h, à cette vitesse-là il consomme très peu, entre 2 et 3 litres au 100.

  2. Bonjour
    Tu as toujours ton sh300 ?
    Perso j’en ai un aussi depuis 18 mois et j’en suis ravi, je suis un ancien motard et j’ai eu de nombreuses moto entre 125 et 1400cm3 , j’ai 60 ans et la moto me tente toujours , néanmoins habitant en banlieue parisienne je n’ai rien trouvé de plus pratique que ce sh, j’aurai beaucoup de mal à m’en séparer .
    Cordialement

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