Les bons et les mauvais bombardements

Il y a de bons et de mauvais bombardements. Un mauvais bombardement, c’est un bombardement lancé par un pays ou un groupe armé non allié des Etats-Unis d’Amérique, un bon bombardement, c’est un bombardement lancé par les Etats-Unis ou leurs alliés.

Un mauvais bombardement part d’une mauvaise intention : asseoir une dictature, assouvir un peuple, s’opposer aux Etats-Unis d’Amérique.

Le bon bombardement part d’une bonne intention : rétablir la paix, il ne  ne vise que des cibles militaires, il est très précis, “chirurgical”. Même si un bombardement déroge à ces règles, si c’est un bombardement américain, c’est un bon bombardement, comme par exemple : le bombardement au phosphore de la ville de Dresde, sans objectif stratégique, des milliers d’enfants gravement brûlés ; les bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki, le bombardement de Nagasaki n’avait pour but que de tester un modèle de bombe différent ; les bombardements au napalm des populations civiles au Vietnam ; le massacre des réfugiés de la route de Bassorah en Irak lors de la première guerre du Golfe. Au total les Etats-Unis, gendarme du monde ont tué plus de un million de personnes en 100 ans par leurs bombardements, et ce n’est pas prêt de s’arrêter :

Hier Donald Trump a fait ce qu’aucun président américain avant lui n’avait jamais osé : lancer la plus puissante bombe non-nucléaire jamais employée. Cette bombe GBU-43/B, connue sous l’acronyme MOAB (Massive Ordnance Air Blast), ou bombe à effet de souffle massif, est surnommée la “mère de toutes les bombes” (“mother of all bombs” en anglais, “MOAB”).

D’une puissance équivalente à 11 tonnes de TNT, “MOAB” est mille fois moins puissante que “Little Boy” la bombe atomique d’Hiroshima (13 à 16 000 tonnes de TNT).

L’ancien président afghan, Hamid Karzai, a dénoncé l’utilisation de cette bombe surpuissante : “I vehemently and in strongest words condemn the dropping of the latest weapon, the largest non-nuclear #bomb, on Afghanistan by US military. This is not the war on terror but the inhuman and most brutal misuse of oru country as testing ground for new and dangerous weapons. It is upon us, Afghans, to stop the #USA.”.

Une pensée sur “Les bons et les mauvais bombardements”

  1. La bombe (impressionnante) en question était, fort heureusement , destinée à Daesch et a, semble-t-il, atteint son but sans toucher des populations. On ne peut que s’en réjouir.
    Espérons que les américains en resteront là. Pourtant, on sait que les faucons sont à la manœuvre auprès de Trump et que ce dernier est imprévisible.

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