Les barrières Delpierre auront bientôt 100 ans

Alfred Delpierre, maire de Saint-Quay-Portrieux de 1919 à 1941, a été l’un des principaux artisans de l’essor de la station dans l’entre deux guerres. Il a laissé son nom à des barrières en béton, les “barrières Delpierre” qui sécurisent le GR 34, aussi appelé “chemin de ronde” ou “sentier des douaniers”, mais aussi les différentes plages, la plage du Casino, la plage de la Comtesse et le port d’échouage. Le nouveau port, le “port d’Armor” a hélas rompu avec la tradition et opté pour des barrières avec poteaux et câbles en inox. Ces barrières en béton étaient amenées à disparaître et à être remplacées au fur et à mesure de leur érosion, des affaissements de terrain et des tempêtes par des barrières à obsolescence programmées conçues par des designers 2.0.

Mais les barrières Delpierre n’avaient pas dit leur dernier mot et elles viennent de réapparaître autrement qu’en réfection de barrières endommagées, pour la première fois dans un équipement neuf, dans le cadre des travaux d’aménagement du port d’échouage du Portrieux. Amoureux de ce patrimoine semi-ancien, je salue cette initiative et je publie quelques photos que j’ai prises au Portrieux mercredi 4 avril.

Le quai de la République avec ses barrières Delpierre des années 1920 :

(Les palmiers sont des Trachycarpus fortunei)

Les barrières Delpierre modèle 2018 :

Les échelles horizontales :

Les poteaux :

Contrairement au PVC, à l’aluminium anodisé et même à l’inox, on est reparti pour cent ans.

3 réponses sur “Les barrières Delpierre auront bientôt 100 ans”

  1. Albert, tu avais posé derrière une barrière Delpierre à la plage du Casino, tu te souviens ?
    Pas trop d’accord avec toi et Michèle sur ces barrières qui sont un marqueur de la station, bien sûr on ne va pas en remettre partout, au port c’était dans la continuité de l’existant et bientôt on ne verra plus la différence entre les anciennes et les nouvelles.
    En Bretagne, l’importation de matériaux de construction ne date pas d’hier. Il n’y a ni argile ni calcaire (à l’exception du calcaire des coquillages) sur le massif armoricain et ils doivent être importés, comme le ciment. Il y avait des ardoisières autrefois, mais elles ont fermé et toutes les ardoises qui recouvrent les constructions récentes viennent d’Espagne. Pour un circuit plus court il faudrait utiliser des tuiles en terre cuite made in France.
    Heureusement les carrières de granite n’ont pas fermé et pour ma part, j’ai tenu à faire réaliser le monument funéraire de mon fils Thomas en granite de Bretagne, il vient d’une carrière de Lanhélin dans les Côtes d’Armor, près de Dinan.
    Les palmiers du port en revanche, sont d’une espèce autochtone, on trouve des sujets très âgés dans les jardins de Saint-Quay. C’est un arbre qui grandit sans que le tronc augmente de diamètre, et après plusieurs années on n’a plus qu’un plumeau au bout d’un tronc étroit et poilu, ce qui le protège du froid. Autrefois on l’appelait Chamaerops Excelsa, le nom actuel est Trachycarpus Simelieri ou Trachycarpus Fortunei.
    Pour nettoyer leurs plages, certaines communes préfèrent un ramassage sélectif qui préserve la faune et la flore de l’estran. Pour le goémon, j’ai un voisin à Saint-Quay qui va le ramasser sur les laisses de marées et l’utilise pour fertiliser son jardin.
    Concernant les espaces de jeux pour enfants, celui du Portrieux n’aura pas duré bien longtemps, c’est un peu du gâchis, mais pour les enfants il n’y a rien de mieux que la plage.

  2. Je partage l’avis de Michèle sur les barrières Delpierre, sans doute originales au siècle passé, mais en rajouter une couche à l’époque actuelle est un marqueur très caractéristique de l’image de notre commune …
    Par contre, pour les pavages, comme par le passé la Bretagne continue à exploiter le granite, sans doute trop cher pour notre commune, qui préfère s’approvisionner au Portugal.
    Où est l’écologie de base, gestion des transports, circuits courts, emplois de proximité ?
    De même quid de tous ces palmiers en cage? Quid des bulldozers qui raclent régulièrement toutes les plages leurs mégots, détritus, mais aussi goémons, puces de mer, et toutes les bébêtes vivantes qui s’y trouvent ? Tourisme durable ?
    En ce qui concerne les enfants, la municipalité précédente, surtout grâce au travail discret et efficace d’une conseillère de base donc bénévole, avait rénové les deux aires de jeux très utilisées et pas que par les touristes.
    Qu’en sera t’il du petit enclos réduit du Portrieux ?
    A voir.

  3. Denis, alors que la plupart des communes cherchent à faire un lieu agréable de jeux pour les enfants, comme BINIC, PLOURHAN, TREVENEUC, avec des constructions modernes, jolies et agréables, SEULE la commune de Saint-Quay-Portrieux, reste sur ses Barriéres Delpierre, FROIDES, et franchement pas agréables à voir, la SECURITE de ce lieu pour les PETITS, car les plus de 8 ans n’auront pas d’espace, est plus que DEFAILLANTE // mais les enfants ont-ils toujours leur place dans la commune // comment le CLUB de plage va-t-il pouvoir s’installer // avec les trottoirs trop larges / le passage qui ne présentait aucun risque pour aller sur la plage a été fermé par Thierry SIMELIÉRE // on se demande si les enfants ont encore le droit de venir dans la commune // le BON CHIC – BON GENRE voilà ce que devient la commune // de moins en moins de places pour se garer / de moins en moins de commerces // mais cela doit convenir a la MUNICIPALITEE en place.

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