Saint-Brieuc : un centre ville abandonné

C’était un centre ville plein de charme…

Dans le journal de 13h de TF1 du vendredi 6 avril 2018, il y avait un sujet sur le centre-ville abandonné de Saint-Brieuc.
J’ai extrait le reportage au format mp4, vous pouvez le voir sur cette page :

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La rue Saint-Guillaume

La rue Saint-Guillaume est la rue commerçante principale de Saint-Brieuc, je l’ai connue au début des années 70, du temps de sa splendeur, c’était avant l’arrivée des centres commerciaux en périphérie et des punks à chiens en centre ville.

Les raisons du déclin de Saint-Brieuc sont multiples, la ville souffre des conséquences de la grève du Joint Français en 1972, soutenue par la municipalité socialiste, qui a fait fuir les investisseurs et les industriels, elle souffre de l’implantation des zones commerciales dans les communes voisines et la difficulté de stationner au centre ville. La ville est grise et triste, et la présence depuis quelques années de pauvres hères, parfois agressifs, dans les rues commerçantes fait peur aux bourgeois et fait fuir les consommateurs. C’est un sujet à traiter en priorité, avant de gaspiller inutilement des fonds publics.

Plus généralement, le modèle économique des commerces en centre ville n’est valable que pour les grandes villes riches ou les petites villes touristiques. Ce sont la plupart du temps des commerces de luxe ou des commerces qui vendent les mêmes produits que dans les grandes surfaces ou sur internet, mais plus cher, et on aura beau injecter des millions d’euros de fonds publics dans le centre ville de Saint-Brieuc, créer des transports gratuits, la population de Saint-Brieuc, dont le pouvoir d’achat est faible, continuera à effectuer ses achats dans les grandes surfaces de la périphérie ou chez Lidl et la population aisée des communes avoisinantes, pour qui le centre ville de Saint-Brieuc agit comme un repoussoir, fera de plus en plus ses courses sur internet, ou dans les magasins de Rennes ou de Paris.

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Changement de décor à Vannes, la préfecture du Morbihan, une ville de taille équivalente qui a su garder un centre ville attractif. Vannes, une ville bourgeoise, traditionnellement ancrée à droite, la ville a eu pour maire de 1965 à 1977 Raymond Marcellin, ministre de l’intérieur lors des grèves de 1968 et acteur du retour à l’ordre après le retour triomphal du Général.

La démographie comparée de Saint-Brieuc et de Vannes révèle à elle seule l’évolution de ces deux préfectures bretonnes :

Démographie de la ville de Saint-Brieuc (Côtes d’Armor) :

Démographie de la ville de Vannes (Morbihan) :

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