Un régulateur de vitesse intelligent

La limitation à 80 km/h

Au 1er juillet 2018, la vitesse sera limitée sur les routes de France  sans séparateur central à 80 km/h. Dans un premier temps pour une durée de deux ans. J’ai entendu sur une radio que l’Etat allait devoir remplacer des dizaines de milliers de panneaux routiers. En l’occurrence les panneaux affichant 90 par des panneaux affichant 80. J’ai trouvé ça absurde et je m’étonne de n’avoir entendu aucun média dire de même. On pourrait en effet se passer de ces remplacements de panneaux, car nul n’étant censé ignorer la loi, il n’est pas nécessaire de baliser les routes sans séparateur central par des panneaux à 80 comme il ne l’était pas dans le passé par des panneaux à 90. De même les panneaux 110 et 130 pour les routes à 4 voies et les autoroutes sont inutiles, comme les panneaux à 50 aux entrées d’agglomérations ou les panneaux à 30 aux entrées de rond points. Il suffit d’indiquer par la signalisation existante que l’on entre ou que l’on sort d’une agglomération, d’une route à 4 voies ou d’une autoroute pour savoir à quelle vitesse on doit rouler, qui plus est les GPS qui équipent la quasi totalité des automobiles aujourd’hui (malheureusement pas des deux roues) sauront rappeler les limitations au conducteur.​

50 km/h 110 km/h  130 km/h

Sur quel type de voie suis-je ?

Pour résumer il convient avant tout d’indiquer précisément au conducteur sur quel type de voie il se trouve : agglomération, route à 2 voies, route à 4 voies ou autoroute, et il saura à quelle vitesse maximale il aura le droit de rouler.

Pour les étrangers, des panneaux sont prévus à l’entrée du territoire et à proximité des ports ou des aéroports, bizarrement les routes à 4 voies avec séparateur central ne sont pas mentionnées (panneau à droite du texte).

Bien évidemment les panneaux de limitation de vitesse perdureront pour signaler des zones où la vitesse maximale est inférieure : centre villes (30), routes dangereuses (30, 50 ou 70), routes à 4 voies et autoroutes dans les zones urbaines (50, 70, 90, 110).

Rester maître de son véhicule

Le code de la route précise que chacun doit rester maître de la conduite de son véhicule, autrefois les passages dangereux étaient seulement signalés par des panneaux d’information et il appartenait au conducteur d’adapter sa vitesse en fonction des conditions de circulation (jour, nuit, pluie, neige, brouillard) et de son véhicule (moto, voiture, autobus, semi-remorque). Aujourd’hui, presque chaque zone dangereuse est matérialisée par un panneau de limitation de vitesse qui ne tient compte ni du type de véhicule ni des conditions météorologiques.

Quid des limitations de vitesse à 70 km/h

Beaucoup de portions de route sont actuellement limitées à 70 km/h, pour la simple raison que les limitations de vitesse sont la plupart du temps impaires (si on ne tient pas compte du chiffre des unités) : 30, 70, 90, 110, 130. Mais maintenant que la vitesse va être limitée à 80 km/h, ces portions vont-elles rester à 70 km/h, être abaissées à 60 km/h, ou rentrer dans le cadre général à 80 km/h ?

Vitesse par temps de pluie

Par temps de pluie, les limitations de vitesse sont abaissées, de 130 à 110 sur les autoroutes, de 110 à 100 sur les routes à 4 voies et de 90 à 80 sur les routes sans séparateur central. La vitesse reste limitée à 50 en ville. J’ai observé que presque personne ne respecte ces limitations, et lorsque je veux les respecter surtout sur route, j’ai droit à de copieux appels de phares des véhicules qui me précèdent. Pourquoi ? Parce que les radars ne sont pas équipés de capteurs de pluie qui leur permettraient de flasher les véhicules dépassant les vitesses autorisées par temps de pluie. La notion temps de pluie en soi n’est pas très claire, c’est le cas quand vous utilisez vos essuie glaces, mais quid d’une route mouillée après une averse alors que le ciel est dégagé ?

La signalisation embarquée

Les GPS et les applications dédiées équipent la plupart des véhicules, soit de façon intégrée, soit par des appareils amovibles (TomTom, Garmin, etc.), soit par des smartphones qui ont l’avantage sur les précédents de tenir compte des conditions de circulation grâce à leur liaison 4G, soit par un système mixte, le smartphone étant connecté à l’écran embarqué dans la voiture.

De plus en plus de véhicules sont équipés de régulateurs de vitesse et de limiteurs de vitesse.

D’où l’idée de connecter le régulateur de vitesse au GPS de façon à s’adapter à la vitesse autorisée.

C’est le  Système LAVIA, préconisé par la Prévention Routière, le LAVIA, Limiteur s’Adaptant à la Vitesse Autorisée (ou ISA pour Intelligent Speed Assistance) est un système qui conjugue la position GPS du véhicule et une base de données des vitesses autorisées. Il peut être couplé à une technologie de reconnaissance de signalisation par radar ou vidéo. Il est déjà intégré à certains modèles des marques Citroën, Peugeot, Renault Ford ou Volvo. Selon sa position, le véhicule est ramené en temps réel à l’allure autorisée. Le système peut bien évidemment être désactivé par le conducteur en cas d’urgence (appui sur le frein ou kick down sur l’accélérateur).

Ce système préconisé par la Commission Européenne et par l’Association de Prévention Routière sonnerait le glas des radars routiers, car la plupart des conducteurs qui commettent des excès de vitesse ne le font pas exprès, pour beaucoup ils n’ont tout simplement pas vu le panneau de limitation (110 sur autoroute, 90 sur 4 voies, etc.), et retirerait près de 2 milliards d’euros de rentrés fiscales pour l’état, qu’il devra compenser par des rentrées d’argent supplémentaires, ponction sur les pensions des retraités “riches”, ceux qui n’ont pas besoin de président.

Le dispositif, s’il était généralisé, permettrait d’économiser un certain nombre de panneaux routiers, et il ouvrirait la voie à des limitations de vitesse modulables, pour adapter la vitesse aux conditions météo (pluie, neige, verglas, brouillard) et limiter les embouteillages en réduisant ou en augmentant ponctuellement les vitesses des véhicules pour éviter les effets d’accordéon. Les véhicules roulant tous à la même vitesse, les risques de collision seront évités. On pourrait imaginer aussi, mais ça ne plairait pas à tout le monde, que les dépassements de vitesse soient transmis automatiquement au Centre National de Traitement des infractions routières de Rennes et, autre nouveauté, que les amendes soient prélevées à la source, comme l’impôt sur le revenu en 1999, et comme les points de permis. Mais au lieu de retirer leur permis de conduire aux conducteurs qui ont perdu tous leurs points, quand il ne s’agit que d’excès de vitesse (j’exclus les feux rouges, les stops et l’alcool), on pourrait tout simplement brider en permanence leurs véhicules afin qu’il ne puissent en aucun cas neutraliser le système et dépasser ces limitations.