à Levallois, l’opération sentinelle ne sert à rien…

… et pas qu’à Levallois ! Il faut confier notre sécurité intérieure à la police nationale et à la gendarmerie et pas à des militaires dont la présence ne dissuade pas les fauteurs de troubles mais au contraire les attire et les stimule.

Ironie du sort, l’attentat d’aujourd’hui à Levallois, c’était Place de Verdun, devant la salle des fêtes où nous nous étions retrouvés après les obsèques de Thomas. Ce n’est pas une place, c’est juste une rue, qui longe au nord le HLM de style stalinien de l’époque communiste de Levallois (avant Balkany) et au sud le pavillon des fêtes et le parc de la Planchette. Depuis la photo, la plate-forme autour de la salle des fêtes a été végétalisée comme le parc.

Cette rue est censée être fermée à la circulation, mais les bornes qui empêchent l’accès sont en permanence baissées. Car au pied du HLM, stationnent les véhicules des militaires de l’opération sentinelle, ils occupent aussi des locaux au rez-de-chaussée. Je connais bien l’endroit car je m’y suis rendu à plusieurs reprises pour préparer la réception à l’issue des obsèques de Thomas. Je m’y suis rendu à pied, en scooter et en voiture, j’ai stationné plusieurs fois mon scooter ou ma voiture. Nous sommes entrés et sortis dans l’enceinte de la salle des fêtes. A aucun moment les jeunes soldats ne m’ont demandé quoi que ce soit. Je les voyais, indolents, assis ou faisant les cent pas, avec l’air de s’ennuyer ferme, et absolument pas aux aguets, comme s’ils étaient sûrs que rien ne devrait arriver. Quand ils marchent à plusieurs avec leurs fusils mitrailleurs, aucun ne se retourne pour assurer les arrières. Ils ne contrôlent ni les piétons ni les véhicules qui passent ou qui stationnent. Quand on stationne des forces de sécurité au pied d’un HLM public où on peut accéder (et s’échapper) de tous les côtés (sans compter les jets éventuels de machines à laver et autres projectiles depuis les fenêtres), la moindre des choses est de contrôler les accès, de jour comme de nuit.

Ça m’a choqué au point que j’ai failli écrire un article là-dessus, mais je ne voulais pas mettre en danger ces forces censées nous protéger, mais qui ne sont même pas capables d’assurer leur propre sécurité. Je pense sérieusement que les jeunes guetteurs qui assurent la sécurité de la vente de drogue dans les halls d’immeubles de la Seine-Saint-Denis sont infiniment plus vigilants et aguerris que ces pauvres militaires à qui je ne confierais même pas la surveillance d’une entrée de supermarché.

Le chauffard, Hamou Benlatreche, était seul dans sa BMW (série 2), aucun des nombreux soldats n’a réussi à l’arrêter ou à stopper sa voiture, pourtant les militaires étaient tous armés et les sorties de la Place de Verdun sont sinueuses et étroites. Ont-ils seulement tiré une balle ? Si l’agresseur avait été armé ne serait-ce que d’un Glock 17 (comme celui d’Adam Djaziri), il aurait fait un carnage. J’avais l’impression quand je passais là que les militaires étaient en vitrine, comme des poupées de foire. Il faut vraiment que les pouvoirs publics s’interrogent sur l’utilité, sur le professionnalisme et sur la motivation de ces forces de l’ordre, il faut surtout définir un cahier des charges, rédiger une feuille de route, tester à l’improviste les réactions des militaires, etc.

Levallois est une ville sensible, la ville abrite une forte communauté juive alimentée depuis peu par l’exode des juifs chassés par les arabo-musulmans des banlieues cosmopolites de Paris, notamment la Seine Saint Denis, mais elle est surtout le siège de la SDAT (sous direction anti-terroriste), de l’unité de coordination de la lutte antiterroriste (UCLAT), et j’en passe… De quoi attirer les antisémites, les antimilitaristes et les allahouakhbaristes de tous poils.

Mais qui sont les hommes de l’opération sentinelle ? Sûrement pas de vrais soldats, de ceux qui font la guerre contre des vrais ennemis, de ceux qu’on parachute en terrain hostile, de ceux qui se battent contre des vrais méchants comme les islamistes de Daesh. J’imagine plutôt que l’armée a envoyé des plantons, des novices, des bleus comme on dit, mais pas ses meilleurs éléments qu’elle réserve aux théâtres d’actions de pointe.

Alors, arrêtons l’hypocrisie et renvoyons tous ces gens, ceux de l’opération sentinelle, ceux du plan vigie-pirate, ceux qui fouillent les sacs à l’entrée des centres commerciaux, les agents de sécurité des aéroports… et confions notre sécurité intérieure à de vrais professionnels sérieux, formés et aguerris : la police nationale et la gendarmerie.

PS1 : Patrick Balkany a été le premier maire de France à faire installer des caméras de vidéo surveillance dans sa ville, suscitant énormément de critiques notamment de la part des communes de gauche qui ont depuis adopté le même dispositif. Un maire présent dans sa ville et disponible même en plein mois d’août.

PS2 : Le suspect a été interpellé sur l’A16 à 13h30, entre Boulogne et Calais, l’homme a essayé de s’enfuir, il a été blessé par balle par la police.Un policier aurait été blessé aussi, par le tir d’un autre policier (Le type n’était pas armé, ce qui prouve que les policiers sont aussi nuls que les militaires, à qui se fier ?). Le suspect, Hamou Benlatreche, un algérien en situation irrégulière en France, et bien connu des services de police, est domicilié à Bezons où son domicile a été perquisitionné, son action a peut-être été inspirée par des idéaux islamiques.

PS3 : Les militaires armés jusqu’aux dents se laissent rouler dessus sans tirer une seule balle. Les policiers tirent sur tout ce qui bouge y compris sur leurs collègues, même quand les suspects ne sont visiblement pas armés. Il ne suffit pas de donner des armes aux militaires et aux policiers, il faut leur apprendre à s’en servir afin qu’ils tirent à coup sûr sur les délinquants, et que sur les délinquants.

Adam Lofti Djaziri fiché S et détenteur d’armes

Les faits :

Selon les médias, Adam Lofti Djaziri aurait « assailli » un fourgon de police en patrouille sur les Champs Élysées en fonçant dedans avec sa voiture qui a pris feu après l’impact, et aurait péri suite à l’accident.

Une bonbonne de gaz, une kalachnikov, deux armes de poing et des munitions ont été trouvés dans son véhicule. Il y avait de quoi « éventuellement faire sauter cette voiture », a rapporté le ministre.

La thèse de l’attentat est peu crédible

Tout dans cette affaire me parait peu crédible : L’homme possédait des armes de poing (pistolets ou revolvers), des armes longues (carabines, fusils…) et les munitions qui vont avec, avec l’autorisation de sa préfecture de résidence. Il fréquentait un club de tir sportif et son carnet de tir était à jour.

S’il avait voulu commettre un attentat, il lui suffisait de dissimuler deux pistolets chargés sous une veste, à la ceinture ou dans les poches, deux Glock 17 par exemple, 34 coups sans recharger, ça aurait fait un carnage. Pas besoin de Kalashnikov lourde, encombrante, peu pratique pour du tir rapproché dans la foule, et dont le chargeur ne contient que 30 cartouches.

S’il avait projeté de faire exploser sa voiture, il l’aurait bourrée de bouteilles de gaz et il aurait installé un dispositif de mise à feu, il lui suffisait de déclencher le système lors de l’arrêt à un feu rouge, de sortir de la voiture et de s’éloigner rapidement.

Et si c’était un accident ?

Et si Adam Lofti Djaziri qui circulait en voiture sur les Champs Élysées, peut-être à vive allure, avait été distrait par son téléphone portable ou ébloui par le soleil et fait un écart de conduite qui aurait causé l’accident ?

Redoutait-il un contrôle de police, ce qui l’aurait rendu nerveux ? Il était autorisé à transporter des armes, à condition que ce soit pour un trajet domicile club de tir* et à condition que les armes ne soient pas chargées, soient verrouillées par un système à clé ou à combinaison (verrou de pontet) les rendant inaptes au tir et soient stockées dans une mallette indépendamment des munitions. Il n’est pas interdit de transporter des bouteilles de gaz dans sa voiture, les particuliers ne sont pas soumis à la réglementation ADR**.

(*) Où est son club de tir ? Il serait logique qu’il soit dans l’Essonne, son département de résidence. Son club de tir est-il ouvert le lundi ?

(**) L’ADR (Accord for Dangerous goods by Road) ne s’applique pas pour les particuliers lorsqu’ils transportent des bouteilles de GPL (butane / propane). Ces bouteilles, ainsi transportées, doivent être destinées à leur usage personnel ou domestique ou à des activités de loisirs ou de sports (1.1.3.1 a) de l’ADR).

Cependant un certain nombre de précautions, relevant du bon sens et de sécurité, doivent être prises pour transporter des bouteilles de GPL :

  • S’assurer que le robinet est bien fermé étanche (absence d’odeur).
  • Ne pas transporter de bouteille de GPL sans chapeau. Il protégera le robinet en cas de choc.
  • Caler efficacement la bouteille de GPL dans le véhicule, même pour un petit trajet.
  • Ne jamais fumer lors de toutes manutentions de bouteilles de GPL…

Les bons et les mauvais bombardements

Il y a de bons et de mauvais bombardements. Un mauvais bombardement, c’est un bombardement lancé par un pays ou un groupe armé non allié des Etats-Unis d’Amérique, un bon bombardement, c’est un bombardement lancé par les Etats-Unis ou leurs alliés.

Un mauvais bombardement part d’une mauvaise intention : asseoir une dictature, assouvir un peuple, s’opposer aux Etats-Unis d’Amérique.

Le bon bombardement part d’une bonne intention : rétablir la paix, il ne  ne vise que des cibles militaires, il est très précis, “chirurgical”. Même si un bombardement déroge à ces règles, si c’est un bombardement américain, c’est un bon bombardement, comme par exemple : le bombardement au phosphore de la ville de Dresde, sans objectif stratégique, des milliers d’enfants gravement brûlés ; les bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki, le bombardement de Nagasaki n’avait pour but que de tester un modèle de bombe différent ; les bombardements au napalm des populations civiles au Vietnam ; le massacre des réfugiés de la route de Bassorah en Irak lors de la première guerre du Golfe. Au total les Etats-Unis, gendarme du monde ont tué plus de un million de personnes en 100 ans par leurs bombardements, et ce n’est pas prêt de s’arrêter :

Hier Donald Trump a fait ce qu’aucun président américain avant lui n’avait jamais osé : lancer la plus puissante bombe non-nucléaire jamais employée. Cette bombe GBU-43/B, connue sous l’acronyme MOAB (Massive Ordnance Air Blast), ou bombe à effet de souffle massif, est surnommée la “mère de toutes les bombes” (“mother of all bombs” en anglais, “MOAB”).

D’une puissance équivalente à 11 tonnes de TNT, “MOAB” est mille fois moins puissante que “Little Boy” la bombe atomique d’Hiroshima (13 à 16 000 tonnes de TNT).

L’ancien président afghan, Hamid Karzai, a dénoncé l’utilisation de cette bombe surpuissante : “I vehemently and in strongest words condemn the dropping of the latest weapon, the largest non-nuclear #bomb, on Afghanistan by US military. This is not the war on terror but the inhuman and most brutal misuse of oru country as testing ground for new and dangerous weapons. It is upon us, Afghans, to stop the #USA.”.

Pocket PISTOLS 2017

TABLE OF CONTENTS
4 CARRYING THE FIREPOWER (By Fred Mastison) Must-know tips for striking the balance between comfortable and comforting everyday carry.
10 POCKET SAVES THROUGH TIME (By Massad Ayoob) Tiny yet formidable, here are 10 real-world cases where a backup gun helped save the day.
14 REMASTERED RUGER LCP .380 (By Mike Detty) Packed with fan-feedback improvements, the LCP is back with a vengeance!
20 SWEET CCC SPRINGFIELD (By Paul Scarlata) And in this corner, hailing from Geneseo, Illinois, the newly contoured EMP Lightweight Champion!
28 CURVE APPEAL (By Paul Scarlata) Taurus’ laser-equipped .380 will twist your perception of concealed carry.
30 THE TAURUS SPECTRUM (By Athlon Staff) An exclusive look at an innovative, stylish .380 ACP striker.
32 LONG LIVE THE LIBERATOR (By William Bell) Check out Inland’s new take on a super-covert .45 from World War II!
37 AGI’s DOUBLE TAKE (By Will Dabbs, MD) Get a closer look at Bond Arms’ derringers with the American Gunsmithing Institute.
38 HEIZER’S POCKET .45 (By Mike Detty) It’s time to turn up the CCW heat with the world’s thinnest .45 semi-auto!
44 WC SENTINEL XL (By Rob Garrett) Don’t let the name fool you. Wilson’s newest 1911 carries small but offers big possibilities!
50 M INI SIG (By Andy Massimilian) The Ultra Compact 9mm rises above the pack of carry-ready 1911s.
56 COLT’S DETECTIVE SPECIAL (By Will Dabbs, MD) This little snubbie has backed up officers and civilians for decades.
60 BATTLE OF THE NINES (By Dennis Adler) Two subcompacts—the Kimber Micro 9 and SCCY CPX-2—duke it out!
64 COM PACT KAHRS (By Dr. Martin D. Topper) It’s time to go Kahr shopping for some ultra- reliable pistols that offer on-the-go protection 24/7.
68 BACKUP BLADES (By Tim Stetzer) Rugged, affordable knives to ride shotgun to your trusted sidearm.
74 LITTLE GUNS & LASERS (By Richard Mann) See how a Crimson Trace laser on Big Green’s
RM380 can help increase your precision.
78 REBORN CLASSIC (By Rob Garrett) Cylinder & Slide resurrects the Colt
Model 1908 Pocket Hammerless—in .45 ACP!
82 WALTHER SHOOTOUT (By Will Dabbs, MD) Testing two compact pistols – old and new – to see which is best for self-defense.
86 WHAT’S HOT FROM SHOT (By Gordon D. Smith) Check out the new guns and holsters debuted at the 2017 SHOT Show!
93 STATE-BY-STATE CARRY LAWS (By Jeremy D. Clough) Charting the concealed-carry laws for all 50 states in 2017.

Trump a tiré 59 missiles Tomahawk sur la Syrie

Donald Trump n’a pas tardé à réagir au raid aérien de l’aviation syrienne sur Khan Shaykhun, une petite ville contrôlée par les rebelles dans le nord-ouest de la Syrie (sur la M5, à mi chemin entre Alep au nord et Homs au sud, cf. carte), qui aurait fait au moins 72 morts, dont 20 enfants, victimes d’un gaz encore non identifié.

Selon le Pentagone, 59 missiles auraient été tirés depuis des navires de la marine américaine. La frappe a visé l’aérodrome de Shayrat qui serait “directement lié” à l’attaque chimique selon l’administration américaine.

Damas de son côté a démenti “catégoriquement avoir utilisé toute substance chimique ou toxique à Khan Cheikhoun” et son allié russe développe la piste d’un bombardement de l’armée syrienne ayant touché un entrepôt contenant de substances toxiques. Pourtant, les premiers éléments et témoignages recueillis sur le terrain s’opposent à cette thèse.

La décision de Bachar El Assad d’utiliser l’arme chimique est difficilement compréhensible :

  • à qui profite le crime ?
  • l’intérêt de l’arme chimique est de tuer un grand nombre d’ennemis, militaires, rebelles ou civils sans endommager les habitations et les matériels,
  • 72 morts dans une attaque chimique, c’est évidemment trop, mais ça ne rentre pas dans le cadre des objectifs de cette arme, c’est-à-dire exterminer une population,
  • mais surtout il ne pouvait pas ignorer que c’était le meilleur moyen pour retourner les occidentaux contre lui, alors que certains commençaient à le considérer comme un mal nécessaire dans la lutte contre Daesh.

En revanche, la décision de Trump s’explique facilement :

  • l’émotion, évidemment, en pensant à ses propres enfants et petits enfants
  • réaffirmer le leadership américain en tant que gendarme de la planète,
  • faire oublier le soutien de la Russie durant la campagne électorale américaine,
  • faire oublier les bombardements de civils à Mossoul,
  • mettre le bazar au Proche Orient pour faire remonter les cours du pétrole (grâce aux gaz de schistes, les américains sont désormais exportateurs d’hydrocarbures).

Si Trump avait été un “sage”, il aurait pris son téléphone et appelé Bachar pour lui dire “Stop your fucking chemical bombings or I’ll launch my Tomahawks”, il aurait attendu les résultats de l’enquête sur l’utilisation de l’arme chimique, il aurait saisi le conseil de sécurité, bref il aurait utilisé la méthode diplomatique. Mais Trump est un peu comme Obélix : on frappe d’abord et on discute ensuite. Bachar El Assad lui a offert un prétexte sur un plateau. Obama n’avait rien fait après l’attaque chimique au gaz Sarin, le 21 août 2013, qui avait fait plusieurs centaines de morts (1400 selon les Etats Unis) dans les environs de Damas. Mais les présidents américains se suivent et ne se ressemblent pas.

Beaucoup de bruit pour pas grand chose

Un pistolet ou un revolver à grenaille, un pistolet selon les journalistes, un revolver Flobert 9mm selon le procureur François Mollens.

J’ai entendu sur une radio que Ziyed Ben Belgacem aurait fait feu à 10 reprises dans un bar à Vitry sur Seine avec son arme. Difficile à croire car en 9mm, un barillet de revolver ne peut contenir que 6 munitions et ça prend du temps à recharger car il faut extraire les cartouches et les remplacer une par une, alors qu’avec un pistolet, il suffit d’extraire le chargeur, d’en insérer un nouveau et d’armer la culasse. Pendant le temps que le tireur recharge son revolver, il est complètement vulnérable, il est donc préférable d’en avoir deux, ce qui permet de tenir en joue les cibles pendant qu’on recharge.

Le pistolet ou le revolver à grenaille, c’est de la merde, à moins de viser à bout portant en pleine figure, ces saletés sont totalement inefficaces et font du mal pour rien. Et c’est une très mauvaise idée pour se défendre car l’agresseur blessé vous fera la peau ou vous poursuivra en justice selon que c’est lui ou vous qui aurez le dessus.

Ces trucs idiots étaient autrefois en vente libre et je me souviens que mon jeune beau-frère en avait acheté un. Je l’avais testé en tirant sur une feuille de papier. Ça ne tire pas droit, ça ne perce la feuille que si on tire à bout portant et ça laisse des traces sales comme un pot d’échappement. Désormais ces pistolets ou revolvers à grenaille sont soumis à autorisation de détention au même titre qu’un Colt Python 357 Magnum, autrement dit personne n’en achète et je pense qu’ils ne sont plus fabriqués du moins pour la France. Ce n’est pas le cas des pistolets ou revolvers « à blanc » qui font autant voire plus de bruit. Je crois que la plupart des pistolets ou revolvers à blanc ou à grenaille sont fabriqués en Zamak, un alliage de zinc, d’aluminium et de magnésium et de cuivre, qui fond à relativement basse température et se moule facilement, mais qui est peu résistant, ce qui rendrait ces armes complètement impropres à tirer une cartouche à balle réelle, d’autant plus qu’il y a une aiguille d’acier en travers du canon, qui empêcherait la progression d’une balle et ferait exploser le canon en cas d’utilisation. Pour rendre l’arme utilisable, il faudrait retirer l’aiguille d’acier et la chemiser avec un canon rayé, aussi difficile que de fabriquer une arme neuve.

A grenaille, à blanc, à air comprimé ou air-soft, les répliques d’armes sont très dangereuses pour ceux qui les manipulent, car un malfaiteur ou un policier armé croyant que ce sont de vraies armes n’hésitera pas à abattre leur porteur.

Pour en revenir à Ziyed Ben Belgacem, le surdiplômé (9 mentions à son actif), je suis surpris qu’il n’ait pas réussi à se procurer une vraie arme de poing, on raconte tout le temps qu’en Seine Saint-Denis il est enfantin de s’en procurer. Ou alors il était si con qu’il s’est fait fourguer un 9m à grenaille à la place d’un 357 Magnum (le 357 fait aussi 9mm de diamètre). Il existe des armes létales en vente libre (qui à mon avis ne devraient pas l’être), mais Ziyed l’ignorait sans doute.

Je m’étonne également qu’armé seulement de ce pistolet à grenaille il ait pu échapper à un contrôle de police. J’ai lu aussi dans sa biographie qu’il avait commis des attaques à main armée, était-ce aussi avec ce genre d’arme ? Deux points communs dans les attaques, contre les policiers et contre les forces de l’opération sentinelle : à chaque fois il s’en est pris à une femme, en tirant au visage de la policière puis en essayant de désarmer une soldate à Orly.

Je continue de penser que l’opération sentinelle telle qu’elle est organisée, est inefficace, même si les militaires d’Orly s’en sont bien tirés. Les soldats ne sont pas préparés à ce genre de situation, ils sont trop visibles et leurs armes sont inadaptées au combat rapproché, des pistolets semi-automatiques et des matraques télescopiques (voire des poignards ou des baïonnettes comme celles qui équipent les FAMAS)  seraient plus adaptés que le FAMAS trop encombrant et trop puissant (c’est une arme faite pour tirer de loin). Qui plus il y a toujours le risque que parmi les militaires il y ait un « radicalisé » ou un fou, même si le risque est très faible, multiplié par 10 000, il n’est plus négligeable.

Par ailleurs, si la prochaine fois ce n’est plus un « Allahou Akhbar » mais trois ou quatre fous d’Allah aguerris et décidés qui s’attaquent aux militaires en même temps, l’effet de la surprise aidant, le chances sont plutôt du côté des assaillants. Le meilleur moment pour attaquer un militaire, c’est quand il mange, ses deux mains sont posées sur la table, son fusil est suspendu sur sa chaise et son attention est concentrée sur son assiette. Je ne dis pas ça pour les terroristes, bien au contraire, je dis ça pour les militaires afin qu’is fassent plus attention et ne se fassent pas dérober leurs armes à leur insu comme les deux dans le Mac Do de Grenoble

Beaucoup de bruit pour pas grand chose

Enfin, pourquoi avoir fermé Orly Sud et Orly Ouest et interdit à tous les avions de décoller ou d’atterrir pendant une demi-journée ? Une fois que Ziyed a été abattu, il n’y avait plus aucun risque. Croyait-on à une réédition des attentats du 13 novembre 2015 ? Comme quand le Louvre a été fermé pendant une journée entière après l’attaque d’Abdallah El Hamahmy. Quand les attaques seront devenue quotidiennes (le plus tard possible), comme en Israël, on les traitera comme de banals accidents de la circulation et on reprendra plus rapidement une activité normale.

Une autre chose m’interpelle : comment se fait-il qu’il ait fallu au Louvre et à Orly plusieurs balles pour neutraliser les assaillants sachant que la munition 5,56 mm OTAN chambrée par le FAMAS, bien que de petit calibre et donc très légère, a une grande vitesse initiale, ce qui lui confère une énergie de 1700 à 1800 joules. Par ailleurs, en raison de sa forme allongée et de son centre de gravité situé très en arrière elle bascule a tendance à basculer en pénétrant la cible et elle la traverse en tournoyant quand elle n’explose pas, ce qui provoque d’énormes dégâts dans le corps de la cible. Alors comment Abdallah a-t-il survécu après avoir reçu 5 ou  6 balles dans le ventre et pourquoi a-t-il fallu tirer à trois reprises sur Ziyed avant qu’il soit neutralisé ?

Ci-dessous les caractéristiques des munitions utilisées par la force sentinelle et ceux utilisés par les terroristes , je parle de la Kalashnikov, pas du pistolet à grenaille :

Arme Munition Longueur cartouche Masse projectile Vitesse Énergie
FAMAS 5,56 OTAN 5,56 × 45 mm 3,95–5,18 g 930–772 m/s 1700–1830 J
Kalashnikov 7,62 x 39 M43 7,62 × 39 mm 6,5–7,8 720 m/s 1991 J

Fusillade de Grasse : qui est le vrai coupable ?

Chaque fois qu’un événement marquant se produit je découvre que je connaissais un protagoniste, un participant ou une victime, ça a été le cas du crash de Sainte-Odile où un collègue de travail (un géologue que j’appréciais beaucoup) était dans l’avion, du World Trade Center, où le fils de mon collègue du bureau voisin était dans une des tours, et de la fusillade du Lycée de Grasse, où était le neveu de ma compagne.

Dans l’affaire de Grasse, les responsables sont avant tout les membres de la famille du jeune homme qui lui ont permis de se saisir de leurs armes. Un tireur sportif ou un chasseur est tenu d’entreposer ses armes dans un coffre-fort ou une armoire forte. C’est lui qui est responsable, s’il a laissé traîner la clé du coffre ou la combinaison. Les préfectures se contentent de n’importe quelle copie de facture d’acquisition d’un coffre pour délivrer une autorisation de détention d’arme à feu de catégorie B. Elles devraient exiger un niveau de qualité produit, des dimensions adaptées aux armes à stocker, une fixation solide (chevilles ou scellement) et une protection clé + code. Quant aux détenteurs d’armes, il faut les sensibiliser aux risques d’emprunt ou de vol et les poursuivre en cas de négligence.

Matraque télescopique et Théo : viol ou accident ?

La matraque ou bâton télescopique, portée par les forces de l’ordre est notamment efficace contre un agresseur portant une arme blanche. Venant dans le prolongement du bras, elle permet de porter des coups à une certaine distance, en décuplant fortement la force de frappe, grâce en particulier à la boule en acier revêtue de caoutchouc à son extrémité). L’utilisation de la matraque nécessite peu d’apprentissage, contrairement aux autres armes de défense. Chacun sait naturellement manier un bâton. Elle reste efficace même si la personne qui l’utilise est paniquée et désordonnée dans ses mouvements (ce qui arrive généralement en cas d’agression). Quelle que soit la manière dont il l’agite, le porteur est pratiquement sûr de toucher sa cible à un moment ou un autre ! Ce qui n’est pas le cas avec la majorité des armes blanches qui exigent une grande maîtrise de leur utilisation, et surtout, un contact physique direct avec l’agresseur.

La matraque est une arme contondante classée en catégorie D (vente uniquement aux majeurs). Elle est réservée aux forces de l’ordre et il est interdit aux particuliers de la porter sur la voie publique. La vidéo ci-dessus montre 5 différentes frappes enseignées pour le maniement du bâton télescopique. Regardez bien la cinquième frappe (pas numérotée) : la piqûre. C’est la frappe qu’a exercée le policier et qui a conduit à l’introduction de la boule dans l’anus de la victime. Était-ce un acte délibéré ? Une piqûre portée vers les fesses sans vouloir viser l’anus ? L’analyse des vidéos image par image le dira, peut-être ?

En attendant, la frappe dite piqûre devrait être proscrite, sauf en cas d’urgence absolue.

Offrez-vous une Kalashnikov pour Noël !

[AK 47 CO2 4,5 mm : arme de loisir, en vente libre]

Les Kalashnikov (AK 47) sont en promo chez l’armurerie Lavaux, c’est le moment d’en profiter ! Au moment où Bruno Le Roux, ardent partisan du renforcement des contrôles sur la circulation des armes à feu, vient d’être nommé Ministre de l’Intérieur, il est saisissant de voir autant de Kalashnikov vendues dans notre pays.

Kalashnikov

Qui achète des Kalashnikov (AK 47) ?

Pour avoir le droit d’acheter une AK 47, il faut être membre actif d’un club de tir, avoir passé un examen médical d’aptitude au tir, un QCM de sécurité, avoir effectué 3 séances de tir contrôlées en club dans les 12 derniers mois, obtenir l’accord du président du club de tir et du président de la fédération départementale, prouver la possession d’une armoire forte pour ranger l’arme, et enfin obtenir l’autorisation de la préfecture de votre département.

Autrement dit, il y a un certain nombre de filtres à l’achat : le jugement du médecin, du président du club de tir, l’enquête de police menée par la préfecture.

L’autorisation de détention vous permet uniquement de conserver l’arme à votre domicile, dans une armoire forte fermée à clé, et de la transporter à votre club de tir, inapte au tir (verrou sur la détente) dans une mallette fermée. Les munitions doivent être transportés dans une mallette distincte.

Sur les stands de tir, les responsables des clubs ne voient pas d’un bon œil les AK 47. Dans mon club, le TST de Lézardrieux, elles sont carrément interdites.

Ces armes ont plusieurs inconvénients pour la pratique du tir sportif :

Elles sont bruyantes, pas très précises, et les munitions, qui proviennent pour la plupart de surplus des pays de l’Est (comme les armes elles-mêmes), sont de qualité variable.

Alors la plupart des acheteurs utilisent leur AK 47, dans les clubs qui les acceptent, le lendemain de l’achat, puis ils la gardent chez eux avec le sentiment de fierté de celui qui possède ce que monsieur tout le monde n’a pas.

Ces gens-là ne présentent pas de danger, car leur arme est enregistrée et ils ne peuvent ni la donner ni la vendre.

Le seul danger est au niveau des munitions :

L’autorisation de détention d’une arme est assortie de l’autorisation d’acheter au plus 1000 cartouches par an et par arme. Les cartouches ne sont pas identifiées, elles pourraient faire l’objet d’un trafic (à Paris, à Marseille, etc., pas à Lézardrieux !), le remède serait de demander aux tireurs de conserver les étuis (douilles) des cartouches tirées, ou de faire signer une décharge à la personne ou au club à qui ils les ont cédées, car il est courant de procéder au rechargement des étuis vides des cartouches tirées, ça arrivera bien un jour, je ne dois pas être le seul à y avoir pensé.

Comment choisir son arme ?

Précision importante : les AK 47 vendues par les armuriers sont des armes semi-automatiques et pas automatiques comme les armes de guerre et celles des djihadistes. Sur une arme automatique, le fusil tire automatiquement toutes les cartouches du chargeur tant que le tireur garde son doigt appuyé sur la détente. Sur une arme semi automatique, il faut relâcher la détente et appuyer à nouveau pour tirer un autre coup, comme sur un pistolet.

Techniquement, les armes vendues aux particuliers ont été modifiées pour empêcher le tir en automatique. Malheureusement la modification est réversible et il n’est pas difficile de la remettre dans son état d’origine. Mais effectuer une telle modification exposerait le tireur sportif à la confiscation de son arme et au retrait de sa licence.

6 types d’armes sont vendues :

Les AK 47 authentiques, automatiques, de surplus des pays de l’Est. Vente uniquement aux membres d’une association de malfaiteurs ou aux terroristes islamistes, ça n’est donc pas pour vous.

Les AK 47 modifiées en semi-automatiques, de surplus de pays de l’Est ou fabrication neuve de Chine. Vente aux personnes disposant d’une autorisation préfectorale uniquement.

Les AK 47 neutralisées (démilitarisées) par un organisme agréé, comme Saint-Etienne. Ces armes sont impropres au tir, mais un grand nombre d’oragnes ayant été retirés, sciés, percés, leur aspect peu ragoûtant n’intéresse pas les acheteurs.

Les répliques d’AK 47 au calibre 22 LR, ces armes sont fonctionnelles, aptes au tir sportif, mais inaptes au grand banditisme ou au terrorisme, le chargeur est limité à 10 cartouches, c’est un bon compromis entre l’arme de guerre et l’airsoft.

Les répliques d’AK 47 tirant avec une cartouche de CO2 des billes en plastique ou en métal, faible dangerosité, mais aucun intérêt pour le tir sportif. C’est le cas de l’arme présentée dans le diaporama en tête de l’article.

Les répliques d’AK 47 purement factices, pour le plaisir des yeux.

Le danger des répliques, de l’air-soft et des balles à blanc

Pour ma part, je suis contre la diffusion d’armes factices, à blanc, air-soft, air comprimé, neutralisées, ayant l’apparence d’armes réelles. Ces armes en vente libre constituent un véritable danger pour la société, combien de braquages ont été effectués avec de telles armes ? Combien d’assaillants, équipés de ces jouets, se sont fait descendre par la police ou par des malfrats, qui croyaient que l’arme pointée vers eux était létale ?

J’attends que le législateur renforce la loi sur ce type d’armes et j’aimerais qu’elles fassent l’objet d’un suivi, comme les armes soumises à déclaration ou à autorisation.

Pistolet Colt .32 1897/1903

Ce pistolet Colt calibre .32 est le plus élégant des 3 pistolets que j’ai présenté ces jours-ci.

Les photos ne sont pas terribles, elles ont été prises sur un fond que j’ai eu beaucoup de difficultés à éliminer, la première photo a été prise sans flash et j’ai dû augmenter fortement la luminosité et le contraste, ce qui a effacé en partie le contour supérieur.

Le pistolet porte les inscriptions suivantes :
PATENTED                     COLT’S PT.F.A. MFG.CO.
APR 20 1897 DEC 22 1903       HARTFORD, CT. U.S.A.
Il a donc été fabriqué dans l’armurerie Colt de Hartford dans le Connecticut, le numéro de série correspond à l’année 1912.

Ce Colt a été fabriqué de 1903 à 1953 (sauf 1943) en 572 215 exemplaires.

Et pour finir la boîte de cartouches qui va avec :

! Cette arme de collection a été démilitarisée et les munitions ne contiennent pas de poudre !