Croissants de Lune de septembre 2017

Profitant de mes réveils nocturnes, du ciel dégagé de La Grande Motte et d’une position confortable, assis dans un fauteuil, l’appareil photo posé sur le garde corps de la loggia, je continue de prendre des photos de la lune.

Voici 3 croissants de Lune, observés ces trois derniers jours, avec la mention de cratères les plus visibles.

Photo prise le 14 septembre 2017 à 4h 07. Réglage Scène / Lune. Pas de correction de l’image.

Photo prise le 15 septembre 2017 à 3h 58. Réglage Scène / Lune (surexposé). Pas de correction de l’image.

Photo prise le 16 septembre 2017 à 4h35. Réglage manuel (le réglage automatique Lune surexpose les croissants).  Pas de correction de l’image.

Arzachel et Alpetragius astronomes arabo-andalous

Ils ont vécu du temps ou l’Espagne était sous domination arabe.

Arzachel (1029 – 1087) ou Abu Ishaq Ibrahim ibn Yahya Al-Zarqali était un wisigoth converti à l’Islam, son nom Zarqali vient de l’intensité de ses yeux bleus (“zarco“ en espagnol, signifie, en parlant de yeux “de color azul oscuro“). Il a vécu à Tolède jusqu’à ce que la ville soit reprise par le roi chrétien de León et de Castille Alphonse VI. Al-Zarqali s’enfuit à Cordoue où il meurt deux ans plus tard.

Al-Zarqali a mis au point un nouveau type d’astrolabe, “la planche Zarqalie“, sur lequel il écrit un traité intitulé al-Safiha al-Zarqaliya ou Traité de la azafea. Son instrument est resté connu comme “astrolabe de Zarqali“ ou “azafea“.

Il est le premier à avoir établi l’apogée du soleil par rapport aux étoiles, qu’il fixa à 12 degrés par année. Al-Zarqali a établi également des tables sur le mouvement des planètes, connues sous le nom de Tables Tolédanes, basées sur les observations qu’il a effectuées à Tolède entre 1061 et 10803. Ces tables étaient d’une précision telle qu’elles lui permirent de prédire des éclipses. Il a corrigé les données géographiques de Ptolémée et d’al-Khawarizmi en montrant que la longueur de la Méditerranée est de 42 degrés, et non 62 degrés, comme l’affirmait Ptolémée.

Les écrits d’al-Zarqali ont exercé une profonde influence sur les astronomes espagnols qui ont élaboré les tables alphonsines, en référence au roi Alphonse X de Castille, qui 200 ans après la mort d’al-Zarqali, a fait traduire ses œuvres en espagnol (castillan). Nicolas Copernic cite les noms d’al-Zarqali dans son livre “De Revolutionibus Orbium Celestium“ (Des révolutions des sphères célestes) dont il emprunta les idées.

Alpetragius (11.. – 1204) ou Nur al-Din Ibn Ishaq Al-Bitruji était un astronome et philosophe andalou et arabe. Il avance dans ses écrits la théorie des orbites planétaires comme étant de natures épicycles et excentriques. Ses Principes d’astronomie furent traduits par Michel Scot à Tolède en 12171.

Arzachel, Alpetragius et Alphonse ont donné leurs noms à 3 cratères lunaires qui étaient bien visibles ce matin :

Le cirque Hipparque, lieu d’alunissage de la fusée lunaire de Tintin dans On a marché sur le Lune

Le cirque Hipparque est le lieu d’alunissage de la fusée Lunaire conçue et réalisée par le professeur Tryphon Tournesol dans l’album de Hergé (les aventures de Tintin et Milou) “On a marché sur la Lune”.

M’étant réveillé ce matin à 6h11, j’ai pris cette photo de la Lune avant de retourner me coucher. Ces jours-ci, la Lune se lève et se couche tard, et elle est visible toute la matinée. L’originalité des observations que je présente ici est que les photos sont prises à l’aide d’un appareil photo bridge sans lunette ni télescope, et sans pied..

Les trois cratères les plus connus, Copernic, Aristarque et Tycho sont bien visibles, cependant j’ai eu un peu de mal à trouver Tycho. L’éclairage rasant à la limite de la zone d’ombre permet d’identifier Hipparque et le cratère Horrocks sur sa crête nord-est. On distingue également bien la chaîne des monts Apennins, au nord-est de Copernic.