Marée basse et coquillages à Saint-Brevin-l’Océan

Plage de Pressigny

Pas moyen de faire du longe côtes ce lundi matin sur la plage de Pressigny à Saint-Brevin-l’Océan. La pente du fond est si faible qu’à cent mètres du rivage, l’eau arrivait à peine aux chevilles. La ligne de côte recule inexorablement en raison de la faible pente, des alluvions apportés par la Loire et des mesures de protection du cordon dunaire prises par la municipalité depuis une quinzaine d’années. Et la mer est de plus en plus loin…

Je n’ai pas pu m’empêcher de ramasser quelques coquillages, notamment des pholades blanches et des tellines délicates :

Les deux valves n’appartiennent pas aux mêmes individus.

La pholade blanche, ou Barnea candida (Pholadidae) à gauche :

Jusqu’à 6 cm. “Aile d’ange”. Coquille blanche, allongée, fine, fragile. Crochet loin du milieu. Près du sommet, on note un repli de la coquille. La texture fait penser à une lime. Les pholades vivent dans des trous quelles forent aussi bien dans des matériaux mous que dans les pierres les plus dures. A l’époque des navires en bois, elles perforaient les coques, un cauchemar pour les marins.

La telline délicate, ou Tellina tenuis (anciennement Angulus tenuis) (Tellinadae), à droite

2 à 2,2 cm. Coquille large, assez plate, translucide. Couleurs vives et variées, parfois roses. Les deux valves restent souvent soudées par un ligament solide, rappelant à plat la forme d’un papillon.

Chlorate de Sodium et Glyphosate

Le Chlorate de Sodium (NaClO3), utilisé en solution à 10 g par litre d’eau, constituait un désherbant très efficace.  Il agit en quelques heures, car l’oxygène qu’il contient détruit les structures cellulaires au niveau des racines. Après action, l’oxygène est éliminé et il ne reste plus dans le sol que du sel (chlorure de sodium), à une concentration de 6 g par litre d’eau, du sel rapidement lessivé par les pluies et sans dommages pour l’environnement.

Le Chlorate de sodium été interdit à la vente dans de très nombreux pays dont la France il y a une dizaine d’années. La raison officielle est que son usage pouvait être détourné pour fabriquer des explosifs. Pour éviter cet usage, les fabricants ont commercialisé le chlorate de sodium à une concentration de 60% puis en solution aqueuse. Mais rien n’y a fait, il a quand même été interdit. Et je me souviens qu’à l’époque les jardineries proposaient comme produit de substitution du Roundup (préparation à base de glyphosate), ce qui a boosté les ventes. J’imagine que les lobbyistes de Monsanto ne sont pas pour rien dans l’interdiction du chlorate.

J’estime qu’on devrait revenir sur cette interdiction. C’est un produit entièrement biodégradable, sans danger pour l’environnement aux doses préconisées. Et sans danger pour l’homme (sauf en cas d’absorption). Commercialisé à une concentration de 60% ou en solution, il ne peut pas être utilisé comme explosif. Qui plus est, les terroristes préfèrent utiliser des explosifs plus puissants comme le TATP (peroxyde d’acétone) qu’ils fabriquent à partir de produits en vente libre (acétone et eau oxygénée). Autoriser à nouveau le chlorate de sodium permettra de réduire l’utilisation du glyphosate et des autres moyens de désherbage nuisibles pour l’environnement comme le brûlage au chalumeau ou l’écobuage. A propos d’écobuage (débroussaillement par le feu), j’estime qu’on devrait trouver un autre nom, sans le suffixe éco car cette pratique n’a rien d’écologique, bien au contraire, et est la cause de nombreux incendies, comme récemment dans les Pyrénées et en Corse.

Quel âge avait le cyprès de Lambert du Portrieux ?

En réponse à Bernard Bruhat qui regrette que je délaisse notre bonne ville de Saint-Quay-Portrieux (j’y suis cependant assez souvent, j’y étais début octobre), un petit article non polémique consacré au Cyprès de Lambert qui a été abattu lors des travaux du quai de la République.

La souche de l’arbre est au milieu de la photo (5 octobre 2017) :

Quai de la République

C’était un cyprès de Lambert, la section du tronc m’a permis d’estimer son âge à une quarantaine d’années environ. Vous pouvez compter vous mêmes les cernes ou anneaux de croissance, pour ma part j’en ai compté 41, ils sont numérotés en chiffres verts (agrandir l’image) l’arbre a été semé ou bouturé en 1976 et a du être planté en 1977 ou 1978 :

section du tronc

La plupart des Cyprès de Lambert plantés à Saint-Quay-Portrieux étaient destinés à former des haies, très peu ont été plantés isolément. Comme ce sont des arbres de haute taille, il était difficile de maintenir ces haies à une faible hauteur au-delà d’une vingtaine d’années, aussi la plupart de ces arbres ont été abattus et ceux qui restent sont souvent un vestige d’une ancienne haie, c’est peut-être le cas de celui-ci. Ce n’est pas une grosse perte car il dépérissait. J’espère que les arbres qui seront plantés sur l’esplanade seront indigènes ou acclimatés au climat local.

Avez-vous noté que les haies sont très soumise à la mode ? Selon les années on a planté des Troènes, des Cyprès de Lambert, des Cyprès de Leyland, des Laurier-Cerise, des Eleagnus… Souvent l’espèce plantée permet de dater l’époque de construction de la maison. Il en est de même de l’arbre unique planté devant la maison dans un petit lotissement. Je me souviens que dans les années 1980, dans le midi, le Mûrier Platane était très à la mode, comme l’est l’Olivier aujourd’hui, un arbre qu’on plante à tort et à travers en dehors de son habitat naturel.

Larmes de bananier

Mes bananiers pleurent (moi aussi, mais pour une autre raison) : souvent de grosses gouttes apparaissent sur les feuilles, c’est la transpiration naturelle de la plante. J’ai photographié ce matin une goutte d’eau sur une feuille d’un Musa Acuminata Tropicana :

Pas facile de prendre des photos de très près, impossible d’utiliser le zoom, il faut se mettre en position grand angle, du coup l’appareil photo est presque collé à l’objet, il lui fait ombre et s’y reflète parfois. J’envisage l’achat d’une lentille permettant un grossissement supplémentaire.

Canicule et été indien en Ontario

Des températures exceptionnelles ces jours-ci en Ontario. Après de températures plutôt fraîches ces dernières semaines, une masse d’air chaud s’est installée sur l’Ontario. Mes amis à Oxford Mills ont découvert et remis en service leur piscine. L’Amérique du nord est habituée aux étés indiens, mais là, c’est plutôt la canicule. La carte météo :

Les zones touchées par la canicule dans le sud de l’Ontario :

Coquillages de l’estran de La Grande Motte

Profitant des grandes marées de la Grande Motte (amplitude 21 cm), j’ai ramassé des coquillages sur la plage du couchant, dans le sable mouillé en bordure de plage. Les coquillages sont tout petits car une machine vient régulièrement nettoyer le sable et broie ou enlève tout ce qui dépasse quelques centimètres.

Sur la photo ci-dessus, de gauche à droite et de haut en bas :

[L1] 1 bucarde épineuse, 5 bucardes de différentes couleurs, 2 turitelles, 1 escargot à identifier,
[L2] 1 mactre coralline, 3 mactres de différentes couleurs, 1 dosine, 1 turitelle, 1 escargot de mer, 1 éclat de murex épineux,
[L3] 2 arches de Noé, 1 escargot, 1 moule, 1 escargot,
[L4] 8 pétoncles, 1 couteau, 1 balane , 1 pied de pélican, 1 fragment d’os ?,
[L5]  2 tellines bivalves, 1 telline rose, 3 concrétions, 1 fragment d’escargot, 4 balanes fixées sur une coquille de moule,
[L6] 7 anomies (pelure d’oignon), 1 balane et deux concrétions.

Double enceinte de bols pyrex contre les guêpes

C’était à la mi-août, dans le jardin de la maison de famille à Saint-Quay-Portrieux, j’avais repéré des guêpes sortant d’un trou creusé au pied d’un cèdre. Le trou faisait une dizaine de centimètres de diamètre et j’ai pensé que les guêpes avaient colonisé le terrier abandonné d’un petit mammifère. Il y avait quelques guêpes qui entraient et sortaient du trou, et j’ai voulu leur jouer un mauvais tour. Je me suis saisi d’un bol pyrex (Duralex), que j’ai posé sur la sortie du terrier. Aussitôt des dizaines de guêpes, venues d’on ne sait où, se sont précipitées pour pénétrer à l’intérieur du bol. Et certaines y parvenaient, en se glissant sous le bord. Qu’à cela ne tienne, j’ai disposé un deuxième bol, plus grand, par dessus le premier, et j’ai laissé faire… Quelques heures plus tard, j’ai eu la stupeur de constater la présence de centaines de guêpes trépassées ou agonisantes entre les deux bols. Il y avait tant de guêpes entassées que celles qui entraient dans le bol extérieur n’arrivaient pas à se frayer un passage vers le bol intérieur et le nid. C’est un peu cruel, mais j’ai considéré ça comme un acte de vengeance contre ces insectes qui piquent nos enfants et petits enfants et ne nous laissent pas manger notre melon tranquillement.

Vue du dispositif (on devine seulement le bol interne) :

Gros plan sur l’hécatombe :

 

Incendie dans les collines d’Aubagne

Le feu de forêt à Aubagne, vu de Marseille (11ème arrondissement), samedi 19 août à 20h49 :

Depuis que mes parents ont acheté leur maison de campagne au début des années 1960, presque toutes les collines ont brûlé alentour, je me souviens d’un été où seul dans la propriété le feu approchant, après avoir fermé tous les volets, je les arrosais pour éviter l’embrasement de la maison.  Heureusement le feu s’est arrêté å une vingtaine de mètres de la propriété, épargnant le bouquet de grands pins proche de la maison.

Depuis ces incendies, la végétation a repris le dessus. Dans kes vallons les pins repoussent vite, mais sur les crêtes rocheuses dénudées par le feu, les pluies emportent le peu de terre végétale nichée entre les rochers.

Pleine lune du 8 août 2017

La pleine lune, c’était hier, j’ai pris une photo, mais elle n’était pas excellente car le ciel n’était pas complètement dégagé et la. J’ai repris une photo ce soir, sans pied, mais en appui sur un garde-corps, la lune n’est plus tout à fait pleine, elle commence à se faire grignoter en haut à droite. La lune n’était pas très haute au-dessus de l’horizon, c’est préjudiciable à la qualité de l’image car la couche d’atmosphère traversée est plus importante. A comparer avec la photo prise le 27 octobre 2015.

Drôles de carottes

Pas vraiment calibrées, les carottes de la maraîchère de Saint-Brévin l’Océan. Une production locale sans pesticides. Des carottes avec parfois des formes improbables. De telles carottes sont maintenant disponibles en grande surface depuis qu’Intermarché a lancé en 2014 les “fruits et légumes moches”, sous la désignation “carottes moches”. Une démarche qu s’inscrit dans le cadre du pacte national de lutte contre le gaspillage alimentaire lancé par l’Etat en 2013. Différentes certes, ces carottes brévinoises, mais fondantes et délicieuses cuites au four dans ce Römertopf (cocotte allemande en terre cuite, littéralement pot romain) de filet de veau avec jardinière de légumes (carottes, petits pois, oignons blancs grelots nouveaux, petits navets nouveaux, thym et laurier) seulement salé par les petits lardons :

veau jardinière