L’ISF est supprimé, il est remplacé par l’IFI

Il fallait supprimer l’ISF, cet impôt créé par Mitterrand en 1981, inspiré par une volonté de justice, était conçu au départ pour « faire payer les riches » comme disait Georges Marchais. Mais les très riches (les grandes fortunes) sont partis, en Suisse, en Belgique ou ailleurs, ou ont délocalisé leurs avoirs dans des paradis fiscaux, et c’est finalement la classe moyenne supérieure, les CSP+, qui assure l’essentiel des contributions au titre de l’ISF. Nul besoin en effet d’avoir hérité d’une grande fortune pour y être assujetti, il suffit de posséder un appartement familial à Paris, cf. annonce ci-dessous.

Sarkozy en avait rêvé, Macron l’a fait : l’ISF a été supprimé.

Mais en partie seulement, car l’impôt sur la fortune perdurera sur l’immobilier. Ce qui va permettre de continuer à taxer le troupeau de moyens riches, ceux qui ont placé leurs économies en France, ceux qui possèdent un appartement dans un quartier coté, ceux qui ont investi dans l’immobilier locatif. L’impôt sur la fortune immobilière (IFI) est injuste, car l’immobilier est déjà lourdement taxé et grevé : par les droits de mutation, les taxes foncières, la taxe d’habitation, le droit au bail, l’impôt sur les revenus fonciers, la CSG et la CRDS, les contrôles techniques obligatoires en cas de vente ou de location, les charges de copropriété, etc. L’IFI est injuste, mais si le but visé est de forcer les propriétaires fonciers à vendre leurs biens, ça fera baisser les prix de l’immobilier, et ça dissuadera l’investissement locatif, ce qui devrait faire mécaniquement baisser les prix du neuf mais aussi faire monter les loyers.

Pour les grandes fortunes, dont le volet immobilier ne constitue qu’une faible partie du patrimoine, c’est la fête, plus besoin de délocaliser son épargne dans des banques offshore, plus besoin de mettre la carte grise de sa Ferrari sur le nom de la société, etc.

Pour répondre à la grogne légitime venant de la France Insoumise, les députés de la République en Marche ont bricolé à la hâte un impôt supplémentaire sur les ventes de métaux précieux. Savaient-ils seulement que la taxe sur les ventes d’or existait déjà et qu’elle était dissuasive ? Cette taxe, instituée par Valéry Giscard d’Estaing est déjà de 10% + 0,5% de CRDS. La taxe a été portée par LREM à 11% +0,5% de CRDS. Plus 2% de commission du courtier, on arrive à un total de 13,5 %. Cette taxe est injuste, car elle ne concerne plus seulement les grandes fortunes, mais tous les Français, et surtout les plus modestes, acculés à vendre pas des lingots mais des bijoux de famille pour boucler leur fin de mois. Les vrais riches, eux, savent comment acheter ou vendre de l’or sans avoir à payer la taxe.

Dans tous les domaines, le système Macron consiste à privilégier les « premiers de cordée », ceux qui tirent la France vers le haut, tout en donnant l’aumône aux plus pauvres (suppression de la taxe d’habitation, pas d’augmentation des taxes sur les petites retraites), et à faire payer la classe moyenne, en commençant par les retraités (CSG), puis les familles nombreuses aisées (Allocations Familiales). C’est facile, car les retraités ont peu de propension à manifester, à se révolter, et les familles nombreuses ne vont pas descendre dans la rue pour quelques dizaines d’euros. Parallèlement, la baisse de 5€ des allocations logement suscite un tollé. Ce ciblage sélectif et successif des catégories socio professionnelles les moins aptes à se défendre permettra-t-il de redresser le pays ?

A propos de l’augmentation de la CSG sur les retraites, je me suis rappelé ce texte de Martin Niemöller :

Quand les nazis sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste.
Quand ils ont enfermé les sociaux-démocrates, je n’ai rien dit, je n’étais pas social-démocrate.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne pour protester.

Menaces sur La Grande Motte

J’ai assisté ce soir à l’assemblée générale de l’association la vigie citoyenne grand-mottoise.
Après la présentation par le président, Claude Delhoume des actions de l’année écoulée et des enjeux des projets d’urbanisme de la municipalité, j’ai pris conscience du risque de voir notre station bétonnée à outrance, de voir nos espaces verts, notre domaine maritime et les rares espaces non bâtis livrés à la cupidité des promoteurs.
La municipalité a la volonté de développer la station, d’agrandir le port, de faire venir des entreprises et des commerces, de construire des logements. La fonction de Maire est ainsi faite que certains considèrent plus leur ville comme une entité qu’il faut développer et faire prospérer que comme un héritage qu’il faut préserver.
La Grande Motte n’est pas une ville comme une autre, c’est une des rares réussites architecturales des trente glorieuses. Vingt ans entre les premières pyramides, livrées en 1968 et les dernières constructions marquantes, la mairie, la thalasso et le collège. Jean Balladur, l’architecte de ce projet, aura vécu assez longtemps pour en voir la fin.
Ce projet architectural est cohérent, harmonieux et équilibré, hôtels, studios cabines, appartements, villas, campings, port, plages, étang, espaces verts, golf, il y a des hébergements et des activités pour toutes les bourses et pour tous les goûts. Ce projet est aujourd’hui achevé, évitons de le saboter en densifiant les constructions, en rognant sur les plages, sur les espaces verts, sur les parkings, ne laissons pas de nouveaux immeubles cacher la vue des anciens. L’appétit des promoteurs est sans limites, répondre favorablement à leurs demandes, c’est ouvrir la boîte de Pandore.
A la fin de la réunion, quelqu’un a posé la question : quel intérêt présentent les projets de la Mairie pour les citoyens de La Grande Motte ? Je vous laisse deviner la réponse de l’assemblée.
Heureusement que des associations, comme la vigie citoyenne grand-mottoise sont là pour modérer les ambitions du maire et des promoteurs.

Mon voisin Népalais a marié son fils

Samedi dernier mon voisin Népalais mariait son fils, j’ai admiré les tenues traditionnelles multicolores des jeunes femmes qui partaient pour la fête. Mon voisin était habillé à l’occidentale d’un costume gris très élégant.

Cet homme était guide de haute montagne, au cours d’une expédition il a eu les pieds gelés, ce qui a mis fin à sa carrière. Qu’à cela ne tienne, son client, un Français de bon cœur, l’a fait venir en France et l’a aidé à s’insérer. Il travaille dans le bâtiment. En 2000 il a obtenu la nationalité française.  Son fils est médecin et la mariée aussi.

Une ombre dans ce mariage : 4 couples n’ont pas pu venir car leurs demandes de visa ont été refusées par les autorités consulaires françaises, 3 couples vivant au Népal et un en Israël. Ils avaient tous acheté leurs billets d’avion aller-retour, avaient déposé leur demandes de visa accompagnées de tous les justificatifs, certificat d’hébergement compris. En revanche les invités venant des Etats-Unis n’ont eu aucune difficulté.

Les autorités françaises ont-elles craint une immigration massive en provenance du Népal ?

Mon voisin m’a dit tous les tracas qu’il avait chaque fois qu’il revenait en France de l’étranger, le policier des frontières triturant son passeport (français) dans tous les sens au point que la dernière fois il a dû lui dire : « arrêtez, vous allez le déchirer ». Sa famille et ses amis au Népal ont les plus grandes difficultés à venir lui rendre visite, il manque toujours un papier au dossier, une attestation, un justificatif de ressources, un papier qui n’a pas été demandé au départ.

Autre chose qui m’a énervé aujourd’hui, je viens d’apprendre qu’une femme, Béatrice Huret, qui a aidé un Iranien, Mokhtar, à sortir de la jungle de Calais, qui l’a hébergé, l’a aimé et l’a aidé à rejoindre l’Angleterre, risque maintenant dix années de prison. Un agriculteur du pays niçois, Cédric Herrou, qui allait chercher des migrants en Italie, a comparu devant le tribunal correctionnel de Nice, il encourrait jusqu’à cinq années de prison, il a été acquitté.

Autrement dit, la peine encourue est de 5 ans de prison pour aider un migrant à entrer dans notre pays, et de 10 ans pour en aider un à sortir. Heureusement que ces peines ne sont pas appliquées !

Et si on laissait les gens entrer et sortir de notre pays quand ils veulent, avec ou sans papiers (ça s’appelle la liberté) ? Et si on dénonçait les accords du Touquet ? Et si on réservait les prisons aux criminels ou aux personnes dangereuses pour leurs semblables ou l’ordre public ?

Adam Lofti Djaziri fiché S et détenteur d’armes

Les faits :

Selon les médias, Adam Lofti Djaziri aurait « assailli » un fourgon de police en patrouille sur les Champs Élysées en fonçant dedans avec sa voiture qui a pris feu après l’impact, et aurait péri suite à l’accident.

Une bonbonne de gaz, une kalachnikov, deux armes de poing et des munitions ont été trouvés dans son véhicule. Il y avait de quoi « éventuellement faire sauter cette voiture », a rapporté le ministre.

La thèse de l’attentat est peu crédible

Tout dans cette affaire me parait peu crédible : L’homme possédait des armes de poing (pistolets ou revolvers), des armes longues (carabines, fusils…) et les munitions qui vont avec, avec l’autorisation de sa préfecture de résidence. Il fréquentait un club de tir sportif et son carnet de tir était à jour.

S’il avait voulu commettre un attentat, il lui suffisait de dissimuler deux pistolets chargés sous une veste, à la ceinture ou dans les poches, deux Glock 17 par exemple, 34 coups sans recharger, ça aurait fait un carnage. Pas besoin de Kalashnikov lourde, encombrante, peu pratique pour du tir rapproché dans la foule, et dont le chargeur ne contient que 30 cartouches.

S’il avait projeté de faire exploser sa voiture, il l’aurait bourrée de bouteilles de gaz et il aurait installé un dispositif de mise à feu, il lui suffisait de déclencher le système lors de l’arrêt à un feu rouge, de sortir de la voiture et de s’éloigner rapidement.

Et si c’était un accident ?

Et si Adam Lofti Djaziri qui circulait en voiture sur les Champs Élysées, peut-être à vive allure, avait été distrait par son téléphone portable ou ébloui par le soleil et fait un écart de conduite qui aurait causé l’accident ?

Redoutait-il un contrôle de police, ce qui l’aurait rendu nerveux ? Il était autorisé à transporter des armes, à condition que ce soit pour un trajet domicile club de tir* et à condition que les armes ne soient pas chargées, soient verrouillées par un système à clé ou à combinaison (verrou de pontet) les rendant inaptes au tir et soient stockées dans une mallette indépendamment des munitions. Il n’est pas interdit de transporter des bouteilles de gaz dans sa voiture, les particuliers ne sont pas soumis à la réglementation ADR**.

(*) Où est son club de tir ? Il serait logique qu’il soit dans l’Essonne, son département de résidence. Son club de tir est-il ouvert le lundi ?

(**) L’ADR (Accord for Dangerous goods by Road) ne s’applique pas pour les particuliers lorsqu’ils transportent des bouteilles de GPL (butane / propane). Ces bouteilles, ainsi transportées, doivent être destinées à leur usage personnel ou domestique ou à des activités de loisirs ou de sports (1.1.3.1 a) de l’ADR).

Cependant un certain nombre de précautions, relevant du bon sens et de sécurité, doivent être prises pour transporter des bouteilles de GPL :

  • S’assurer que le robinet est bien fermé étanche (absence d’odeur).
  • Ne pas transporter de bouteille de GPL sans chapeau. Il protégera le robinet en cas de choc.
  • Caler efficacement la bouteille de GPL dans le véhicule, même pour un petit trajet.
  • Ne jamais fumer lors de toutes manutentions de bouteilles de GPL…

Partie de cartes à la Garenne Colombes

Hier c’était le dernier dimanche de printemps et le jour le plus long de l’année avec aujourd’hui, le premier jour de l’été. J’ai passé la journée dehors, ou plus exactement sur une terrasse abritée de la forte chaleur, avec mes amis. Apéritif (connaissez-vous l’anisette Gras ?). Déjeuner avec salade de tomates et entrecôte à la plancha (barbecue Weber), puis partie de belote toute l’après-midi, avec quelques discussions sur les règles, celles de la belote « contrée » n’étant pas uniformisées. Est-on obligé de fournir de l’atout si l’adversaire a coupé et si on ne peut pas monter ? Peut-on surenchérir si on n’a pas enchéri au premier tour ? Peut-on changer de couleur après un contre ? Combien marque l’équipe gagnante qui a contré lorsque le demandeur a chuté ? La belote a-t-elle une quelconque utilité pour l’équipe qui n’a pas demandé le contrat ? En tant que Marseillais, je défendais ma « belote contrée », mai j’étais seul contre trois, aussi à la troisième manche, nous sommes revenus à la belote classique, avec distribution de 5 cartes d’abord et de 3 cartes après qu’un de joueurs a pris. Ça n’a pas empêché notre équipe de gagner… A l’occasion, je publierai les règles de ma belote marseillaise.

Pendant que nous jouions, l’heure tournait, et la fin du scrutin approchait. Nous étions quatre, deux avaient voté, Adèle et Maud, deux pas encore Ashton et moi. Ashton habite dans une petite commune du Val d’Oise,  à presque une heure de la Garenne Colombes, l’heure avançait, nous étions bien, il était certain que nos candidats respectifs l’emporteraient avec une confortable avance, aussi nous avons décidé de ne pas aller voter.

L’abstention constituera un acte citoyen, un signe donné par la population et ce tant que le vote blanc ne sera pas reconnu à sa pleine valeur, d’une part par la mise à disposition de bulletins vierges et d’autre part par la validation de la victoire d’un candidat uniquement s’il obtient plus de 50% des suffrages exprimés.

Mon abstention était mon acte citoyen de ce dimanche et je le revendique, en même temps, à travers cette abstention (outre ma passion immodérée pour la belote), j’ai exprimé mon désaccord sur le calendrier électoral, ces élections au début de l’été, c’est trop tard, surtout quand ça tombe un weekend de Pentecôte, la succession des présidentielles et des législatives, ça n’est pas une bonne idée, ne parlons pas des primaires.

Après la belote et le dîner (rebelote du déjeuner), ce n’est que vers 21h45 que nous avons allumé le poste, les résultats étaient attendus et la fin de la soirée électorale fut peu palpitante.

Cependant je fus ravi d’apprendre l’élection de Jean-Luc Mélenchon, je pense qu’il apportera beaucoup de bien à ma ville natale de Marseille (j’espère qu’il va s’y implanter), de Manuel Valls pour qui j’avais voté à la primaire socialiste (un homme qui mérite un avenir politique), d’Emmanuelle Ménard à Béziers, une ville où j’ai habité pendant dix ans et qui est en train de se redresser grâce à un maire exceptionnel (eu égard à tous ceux qui l’ont précédé et je parle en connaissance de cause), de Gilbert Collard, qui nous manquerait s’il n’était plus député, de Nicolas Dupont Aignan, un homme courageux et sincère. Ravi de l’élimination des frères anti-européens Philipot, des écologistes politiques comme Cécile Duflot (elle n’est même plus sur la page wikipédia des écologistes français) et Emmanuelle Cosse. Déçu de l’élimination au premier tour de Benoît Hamon, un homme courageux, honnête et sincère, qui avait des idées qui méritaient vraiment d’être déployées (le revenu universel, les perturbateurs endocriniens…).

Avec des élus de valeur, une équipe soudée, je souhaite de tout mon cœur que notre président Emmanuel Macron redresse la France et la porte au firmament des nations, ça sera facilité par le président américain aux cheveux orange en voie d’impeachment, par la première ministre britannique brexitée (et bientôt exitée), par une chancelière allemande cajolée, par un président russe respecté et honoré…

Vas-y Emmanuel, et attends le moment opportun pour éjecter Ferrand et Bayrou.

PS (lundi 20h00) : pour Ferrand, c’est fait, et en douceur chapeau ! Bayrou n’a qu’à se tenir tranquille.

Adrien Taquet n’aura pas besoin de parachute

Aux élections législatives, un candidat peut se présenter dans la circonscription de son choix, même s’il n’y habite pas et même s’il n’y a aucune attache fiscale.

Tous les électeurs en pleine possession de leurs droits civiques ayant 18 ans révolus peuvent être candidats. Aucune obligation de domicile n’est requise, car les députés ne sont pas des élus locaux, mais des élus nationaux.

On a souvent tendance à confondre les mandats locaux (maire, conseiller municipal, départemental, régional) et les mandats nationaux. Le député est élu pour voter des lois et pas pour résoudre les problèmes du quotidien (emploi, logement, conflits…)  de ses électeurs. Il ne dispose d’aucun pouvoir à cet effet. C’est du ressort des élus locaux, du médiateur de la ville, des assistants sociaux, etc.  Le rôle du député et de contribuer à l’élaboration des lois en assistant aux réunions de l’Assemblée Nationale, en participant aux commissions, aux groupes d’études, etc. Son rôle n’est pas de siéger dans sa permanence pour écouter les doléances de ses électeurs, mais de siéger à la chambre des députés à Paris. Il est évidemment important qu’il rencontre régulièrement ses électeurs et les élus locaux, qu’il soit à leur écoute sur certains sujets spécifiques à la circonscription et susceptibles d’être réglés par une loi ou un amendement, qu’il leur rende compte de son travail parlementaire…

Mais un député n’a pas besoin d’être né dans sa circonscription, d’y habiter, d’y travailler, de la connaître à fond pour s’y présenter, pour y être élu et pour être un bon député. C’est ce que n’ont pas compris les élus locaux confrontés à un adversaire parachuté, je pense à Patrick Mennucci à Marseille qui a axé toute sa campagne sur le fait que Jean-Luc Mélenchon était parachuté, qu’il n’avait pas l’accent Marseillais, qu’il pensait qu’à Marseille on mangeait de la bouillabaisse à tous les repas, etc. Mennucci s’est trompé, il a été balayé au premier tour. Marie-Do Aeschlimann, à Asnières sur Seine, a commis la même erreur, son dernier tract, celui que j’ai trouvé coincé dans l’embrasure de ma porte est essentiellement axé sur son ancrage local et sur le parachutage d’Adrien Taquet. Elle écrit : « Le Député doit vivre là où il est élu » et « En Marche a parachuté un candidat qui habite et vote à Paris. ». Pour ceux qui ne connaissent pas, Asnières n’est pas bien loin de Paris, du 37 Quai du Dr Dervauxà Asnières au 32 Avenue de la Porte d’Asnières, à Paris, il n’y a que 1,7 km, et seulement une station de métro entre Asnières Gabriel Péri et Paris Porte de Clichy. Trois stations de train (Asnières, Bécon les Bruyères et Bois Colombes), trois stations de métro (Gabriel Péri, les Agnettes et les Courtilles), trois ponts sur la Seine (pont d’Asnières, pont de Clichy et pont de Gennevilliers), Adrien Taquet n’aura pas besoin de son parachute pour venir dans sa nouvelle circonscription !

Arame M’Baye et Philippe Ruel-Radigue

Arame M’Baye et Philippe Ruel-Radigue sont arrivés bons derniers, ex æquo, à l’élection législative de la deuxième circonscription des hauts de Seine, avec un score de 24 voix chacun, soit 0,03 % des électeurs inscrits.

Quelle est la raison d’un score aussi bas ? Enquête…

Il y avait 15 candidats au premier tour de l’élection législative à Asnières. En examinant les professions de foi et les bulletins de vote qui m’ont été adressées par la Poste, je m’aperçois qu’il n’y avait que 13 professions de foi et 11 bulletins de vote pour 15 candidats. Pas de profession de foi ni de bulletin de vote au nom d’Arame M’Baye, pas de bulletin à son nom non plus. Bulletin bien présent au bureau de vote, avant de voter j’ai pris un bulletin de chaque candidat, je les ai rapportés chez moi, et je viens de vérifier qu’il m’en restait 14 (15 moins celui que j’ai glissé dans l’urne).

J’ai trouvé la profession de foi  d’Arame M’Baye sur le site du ministère de l’intérieur. Et j’ai vu qu’Arame M’Baye faisait partie du mouvement de Rama Yade, La France qui Ose. J’aurais pu voter pour elle car je trouve le programme de Rama Yade intéressant à plus d’un titre et je regrette qu’elle ait été écartée de la vie politique par son parti.

Sans profession de foi et sans bulletin de vote remis aux électeurs, Arame M’Baye avait moins de chances d’être élue qu’un sac de pommes de terres étiqueté En Marche.

Ex æquo avec Arame M’Baye, Philippe Ruel-Radigue, du mouvement des progressistes de Robert Hue. Philippe Ruel-Radigue se dit handicapé, son suppléant l’est peut-être aussi, ce n’est pas inscrit sur la profession de foi, leurs photos ont dû dissuader les électeurs potentiels.

Au final, c’est Adrien Taquet, l’inventeur du slogan En Marche, qui est arrivé en tête, avec 47,01 % de sufrages exprimés, devant Marie-Do Aesclimann, 23,59 %. Le deuxième tour sera une formalité.

This is for Allah !

La belle et la bête.

Un français tué, deux disparus, huit blessés, et je viens d’entendre sur tf1 qu’un d’entre eux aurait été blessé par balle. S’agit-il d’une des 50 balles tirées par les policiers ? Cinquante balles pour neutraliser trois assaillants, c’est beaucoup d’autant plus que comme ils n’étaient armés que de couteaux, il était facile de s’en approcher suffisamment (3 à 5 mètres) pour les atteindre à coup sûr. Les britanniques ne tarissent pas d’éloges sur leurs forces de l’ordre, mais on aimerait bien savoir combien de personnes, en dehors du français, ont été blessées par les balles des policiers.

Cinq personnes sont portées disparues : James McMullan, 32 ans, britannique, Sara Zelenak, 21 ans, australienne, Ignacio Echeverría, 39 ans, espagnol, Xavier Thomas, français, et Sébastien Bélanger, 36 ans. On aurait retrouvé les papiers du premier sur le corps d’une des victimes qui n’a pas encore été identifiée, une preuve de l’importance des blessures. Les français disparus font-ils partie des victimes non encore identifiées, auraient-ils sauté ou seraient-ils tombés dans la Tamise ?

Kuram Butt, soldat d’Allah et chef du trio d’assaillants (en photo), aurait crié This is for Allah (C’est pour Allah). Je doute cependant qu’Allah apprécie beaucoup ce geste, car l’Islam n’est-il pas une religion d’amour et de paix ? Les raisons de cette acte sont bien expliquées dans l’article why we hate you and why we fight you, un extrait du magazine n°15 de Dabiq que j’avais publié le 3 août 2016. La jeune femme sur la photo est l’australienne Sara Zelenak, portée disparue.

Le discours de Donald Trump sur l’accord de Paris

J’ai écouté et lu la déclaration de Donald Trump dans laquelle il annonce le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat. Vous la trouverez ci-dessous, sommairement traduite en français. Ce que j’ai retenu des argument de Trump : L’accord coûte trop cher aux Etats-Unis, c’est une redistribution forcée vers les pays émergents où les industriels américains délocalisent leur production. La Chine et l’Inde ont le droit de construire des centrales à charbon, alors que les Etats-Unis se verraient interdire l’exploitation de nouvelles ressources fossiles et la construction de nouvelles centrales à charbon. L’accord porterait préjudice au redémarrage de l’économie américaine. Le président américain ne ferme pas complètement la porte, il envisage de revenir dans l’accord de Paris ou dans un nouvel accord, avec de meilleures conditions pour les Etats-Unis. Les autres signataires de l’accord accepteront-ils un compromis ?

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