Pour qui voterez-vous dimanche ?

Vous ne savez pas encore pour qui vous voterez dimanche. Les casseroles du champion des Républicains, la défaveur du champion socialiste et l’émergence spectaculaire de Macron et de Mélenchon ont remis en question votre premier choix. Vous hésitez car vous pensez à tort que vous êtes libre de votre choix. Mais au final, une fois que vous vous serez résolu à éliminer les candidats qui n’ont aucune chance d’accéder au second tour, il y a de fortes chances que vous votiez en fonction de votre classement socio politique :

Vous êtes : de gauche de droite
 Pauvre Vous voterez

Mélenchon

Vous voterez

Le Pen

Riche Vous voterez

Macron

Vous voterez

Fillon

Philippe Poutou veut désarmer la Police

Déclaration de Philippe Poutou :

“Peut-être que si la police n’était pas armée, les mecs ils viseraient pas… Parce que ça c’est des gens qui pètent les plombs, qui sont prêts à tuer, qui font un peu n’importe quoi, donc ces gens-là… Alors après on sait pas, la part suicidaire, ou la part – y compris idéologique évidemment – de Daech, parce que c’est des gens là qui reprennent l’idéologie de Daech, on sait pas trop… Mais ce qui est sûr c’est qu’aujourd’hui on a ce problème-là…
S’ils n’étaient pas armés, peut-être qu’ils n’auraient pas été visés les policiers, c’est ça qu’on sait pas non plus, c’est ça le problème qui est posé, c’est que plus les policiers seront armés et plus on nous expliquera qu’il faut armer et qu’il faut viser les quartiers populaires par exemple, et ben plus peut-être… Non mais il y a un engrenage de violence, c’est ça qu’il faudrait arriver à expliquer.”

Peut-être que Philippe Poutou a raison, comme les terroristes s’en prennent maintenant directement aux forces de police, pour protéger la population, il faudrait mettre mettre en place, dans tous les lieux sensibles des policiers non armés qui serviraient de cibles sacrificielles aux terroristes.

Quand je pense que plus des 500 élus ont donné leur parrainage à ce type !

Les bons et les mauvais bombardements

Il y a de bons et de mauvais bombardements. Un mauvais bombardement, c’est un bombardement lancé par un pays ou un groupe armé non allié des Etats-Unis d’Amérique, un bon bombardement, c’est un bombardement lancé par les Etats-Unis ou leurs alliés.

Un mauvais bombardement part d’une mauvaise intention : asseoir une dictature, assouvir un peuple, s’opposer aux Etats-Unis d’Amérique.

Le bon bombardement part d’une bonne intention : rétablir la paix, il ne  ne vise que des cibles militaires, il est très précis, “chirurgical”. Même si un bombardement déroge à ces règles, si c’est un bombardement américain, c’est un bon bombardement, comme par exemple : le bombardement au phosphore de la ville de Dresde, sans objectif stratégique, des milliers d’enfants gravement brûlés ; les bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki, le bombardement de Nagasaki n’avait pour but que de tester un modèle de bombe différent ; les bombardements au napalm des populations civiles au Vietnam ; le massacre des réfugiés de la route de Bassorah en Irak lors de la première guerre du Golfe. Au total les Etats-Unis, gendarme du monde ont tué plus de un million de personnes en 100 ans par leurs bombardements, et ce n’est pas prêt de s’arrêter :

Hier Donald Trump a fait ce qu’aucun président américain avant lui n’avait jamais osé : lancer la plus puissante bombe non-nucléaire jamais employée. Cette bombe GBU-43/B, connue sous l’acronyme MOAB (Massive Ordnance Air Blast), ou bombe à effet de souffle massif, est surnommée la “mère de toutes les bombes” (“mother of all bombs” en anglais, “MOAB”).

D’une puissance équivalente à 11 tonnes de TNT, “MOAB” est mille fois moins puissante que “Little Boy” la bombe atomique d’Hiroshima (13 à 16 000 tonnes de TNT).

L’ancien président afghan, Hamid Karzai, a dénoncé l’utilisation de cette bombe surpuissante : “I vehemently and in strongest words condemn the dropping of the latest weapon, the largest non-nuclear #bomb, on Afghanistan by US military. This is not the war on terror but the inhuman and most brutal misuse of oru country as testing ground for new and dangerous weapons. It is upon us, Afghans, to stop the #USA.”.

Jusqu’où ira Donald ?

Donald Trump, une fois élu président des Etats-Unis a cru pouvoir mettre en oeuvre les mesures qu’il avait proposées durant sa campagne électorale. Mais ses interdictions d’entrée sur le territoire américain des ressortissants de certains pays musulmans ont été invalidées par des juges fédéraux. (Je n’ai pas étudié de près la juridiction américaine, mais j’ai noté avec étonnement qu’un seul juge fédéral du fin fond des 50 états a le pouvoir d’annuler une décision du président.). Ça a beaucoup énervé Donald.

Faute d’avoir réussi à empêcher les islamistes-terroristes-musulmans d’entrer sur le territoire des Etats-Inis, Donald a essayé d’amender l’Obama Care, le système de sécurité sociale lancé par son prédécesseur, Barack Obama. Mais là non plus, pas de résultat probant pour le moment.

Donald habite la Maison Blanche en célibataire, sa femme Mélania n’avait aucune envie de s’enterrer dans cette ville moyenne où les afro-américains sont majoritaires et où il ne se passe rien. Le soir, à la nuit tombée, Donald, vêtu de son peignoir blanc immaculé errait dans les couloirs de la maison blanche en se demandant ce qu’il allait bien pouvoir faire pour marquer son autorité. Il y avait bien le mur (entre le Mexique et les Etats-Unis), mais il a été refroidi par l’offre de Lafarge.

Le bombardement à l’arme chimique de Bachar El Assad est tombé à pic. Notre Donald, touché par les photos des enfants syriens gazés, a demandé à ses généraux de bombarder la Syrie. Et illico presto, 59 missiles Tomahawks ont été tirés vers Al-Chaayrate (photo ci-contre), la base militaire d’où était partie la présumée attaque chimique. Cinq avions ont été détruits, les bâtiments où sont stockés les armes chimiques et la piste sont restés intacts, des enfants ont été tués dans le village avoisinant, 5 avions pour 59 missiles, c’est typiquement une frappe chirurgicale américaine. Donald voulait faire un coup politique mais ne voulait pas trop affaiblir l’armée syrienne, nécessaire dans la lutte contre l’Etat Islamique. Alors il a pris soin de prévenir Vladimir, qui a aussitôt appelé Bachar afin qu’il retire ses avions de la base. Les cinq avions détruits étaient incapables de décoller et plus cotés à l’argus. Un peu comme les 59 Tomahawks dont la date de péremption approchait.

Il n’en reste pas moins que les Etats-Unis ont frappé un pays souverain, contre qui ils ne sont pas en guerre et qui ne les a jamais agressés, un pays avec à sa tête un président élu au suffrage universel, et commis un acte de guerre sans déclaration de guerre et sans préavis.

Un président américain a peu de pouvoir dans son pays, mais en tant que chef des armées, il dispose d’un pouvoir considérable (c’est la même chose pour le président français) lui permettant d’attaquer n’importe quel pays dans le monde sans demander l’autorisation Sénat.

Fort de son succès en Syrie, Donald rêve déjà de détrôner Kim Jong-un. Il vient d’envoyer une armada en mer de Chine.  Mais Kim dispose de l’arme nucléaire, il n’en a pas beaucoup, mais suffisamment pour ravager Séoul, la capitale de la Corée du sud avec ses 10 millions d’habitants, n’est qu’à quelques kilomètres de la frontière entre les deux Corées.

Jusqu’où ira Donald ?

Vers un second tour Mélenchon – Le Pen ?

Pour la première fois, selon un sondage Kantar Sofres-Onepoint, le candidat de La France insoumise, crédité de 18% des voix, passerait devant François Fillon (17%) au premier tour, toujours dominé par Marine Le Pen et Emmanuel Macron, tous deux à 24%. Dans la foulée va-t-il réussir à doubler Macron ? Dans le cas d’un deuxième tour Mélenchon – Le Pen, le premier est donné gagnant, de peu. Hamon est largement distancé, si Fillon perd encore plus de terrain, ses électeurs vont-ils voter pour Macron pour éviter Mélenchon ? Le suspense s’intensifie et je me demande s’il y aura tellement d’abstensions ou de votes pour les petits candidats tant l’enjeu si Mélenchon ou Le Pen devait être élu(e) président(e) est important.
Nota : Le sondage quotidien Présitrack met Mélenbchon à 18% mais crédite encore Fillon de 19%.

Quels sont les membres du cabinet noir de l’Élysée ?

J’ai publié le 4 février un mail provenant de l’entourage de François Fillon qui révélait la source du Canard Enchaîné et relatait le parcours du dossier. Lors de l’entretien qu’il a accordé mardi à France Inter, François Fillon a confirmé qu’il savait qui avait transmis un dossier à charge contre lui aux journalistes du Canard enchaîné, qu’il en connaissait les circonstances, qu’il savait qui avait ébruité les PV de ses auditions… De fait il s’est appuyé sur le contenu de ce mail sans nommer les protagonistes, les membres du cabinet noir, Gaspard Gantzer et Thomas Cazenave qui se sont sentis visés et n’ont pas tardé à réagir.

François Fillon a déclaré : “J’ai les dates, les jours, les personnes qui ont communiqué les documents, etc. Ça viendra, le moment venu, je poursuivrai tous ceux qui sont à l’origine de cette affaire”. Mais vrai ou faux, tout le monde sait qui il vise depuis longtemps et ses révélations ne seront pas un scoop.

Gaspard Gantzer a déclaré que les accusations implicites du candidat LR sont “de la pure calomnie”. “Il veut déposer une plainte ? Eh bien, qu’il le fasse. Mais il n’a aucun élément, aucune preuve. Et il faudra aussi qu’il nous explique en quoi lui serait calomnié puisqu’il ne conteste nullement les informations sorties par Le Canard enchaîné.”. Le contentieux qui touche François Fillon porte en effet sur l’interprétation des faits, non sur leur existence.

En attendant, le climat délétère installé par cette polémique sur le prétendu “cabinet noir” de François Hollande a des répercussions fâcheuses. Gaspard Gantzer et Thomas Cazenave ont reçu, tous deux, des menaces de mort. Thomas Cazenave a déposé une plainte contre X. Il est temps pour tout le monde que la campagne s’achève.

Trump a tiré 59 missiles Tomahawk sur la Syrie

Donald Trump n’a pas tardé à réagir au raid aérien de l’aviation syrienne sur Khan Shaykhun, une petite ville contrôlée par les rebelles dans le nord-ouest de la Syrie (sur la M5, à mi chemin entre Alep au nord et Homs au sud, cf. carte), qui aurait fait au moins 72 morts, dont 20 enfants, victimes d’un gaz encore non identifié.

Selon le Pentagone, 59 missiles auraient été tirés depuis des navires de la marine américaine. La frappe a visé l’aérodrome de Shayrat qui serait “directement lié” à l’attaque chimique selon l’administration américaine.

Damas de son côté a démenti “catégoriquement avoir utilisé toute substance chimique ou toxique à Khan Cheikhoun” et son allié russe développe la piste d’un bombardement de l’armée syrienne ayant touché un entrepôt contenant de substances toxiques. Pourtant, les premiers éléments et témoignages recueillis sur le terrain s’opposent à cette thèse.

La décision de Bachar El Assad d’utiliser l’arme chimique est difficilement compréhensible :

  • à qui profite le crime ?
  • l’intérêt de l’arme chimique est de tuer un grand nombre d’ennemis, militaires, rebelles ou civils sans endommager les habitations et les matériels,
  • 72 morts dans une attaque chimique, c’est évidemment trop, mais ça ne rentre pas dans le cadre des objectifs de cette arme, c’est-à-dire exterminer une population,
  • mais surtout il ne pouvait pas ignorer que c’était le meilleur moyen pour retourner les occidentaux contre lui, alors que certains commençaient à le considérer comme un mal nécessaire dans la lutte contre Daesh.

En revanche, la décision de Trump s’explique facilement :

  • l’émotion, évidemment, en pensant à ses propres enfants et petits enfants
  • réaffirmer le leadership américain en tant que gendarme de la planète,
  • faire oublier le soutien de la Russie durant la campagne électorale américaine,
  • faire oublier les bombardements de civils à Mossoul,
  • mettre le bazar au Proche Orient pour faire remonter les cours du pétrole (grâce aux gaz de schistes, les américains sont désormais exportateurs d’hydrocarbures).

Si Trump avait été un “sage”, il aurait pris son téléphone et appelé Bachar pour lui dire “Stop your fucking chemical bombings or I’ll launch my Tomahawks”, il aurait attendu les résultats de l’enquête sur l’utilisation de l’arme chimique, il aurait saisi le conseil de sécurité, bref il aurait utilisé la méthode diplomatique. Mais Trump est un peu comme Obélix : on frappe d’abord et on discute ensuite. Bachar El Assad lui a offert un prétexte sur un plateau. Obama n’avait rien fait après l’attaque chimique au gaz Sarin, le 21 août 2013, qui avait fait plusieurs centaines de morts (1400 selon les Etats Unis) dans les environs de Damas. Mais les présidents américains se suivent et ne se ressemblent pas.

La boutique de la France Insoumise

Jean-Luc Mélenchon mène une campagne très moderne, chaîne YouTube, hologramme, il s’est approprié la lettre grecque φ (phi) comme logo, et à l’image des candidats américains, il a lancé une boutique d’accessoires : badges collectors, colliers, sacs, mugs frappés du sigle φ, quelque part ce signe φ me fait penser au signe de la secte des Cigares du Pharaon de Tintin et Milou (Hergé), un Φ majuscule un peu tordu avec deux points. Mais ce que je préfère de loin dans la boutique Mélenchon, c’est le vin insoumis, Cuvée la Rebelle- Claude Buchot, d’une vigne cultivée sans molécules chimiques ni pesticides et où la bouillie bordelaise est remplacée par des huiles essentielles, voici le lien, si vous voulez en commander.

Hommage à Liu Shaoyo : “La police m’a frappé dans le dos, j’ai fini à l’hosto”

par Thibault Yu, 39 ans, président de l’UTO, union des transporteurs et organisateurs du tourisme à Levallois. Chinois, il habite en France depuis 25 ans.
THIBAULT A PARTICIPÉ AU RASSEMBLEMENT EN HOMMAGE À LIU SHAOYO, LE CHINOIS TUÉ PAR UN POLICIER. AVEC SES AMIS, ILS ONT FAIT FACE À UN DÉFERLEMENT DE VIOLENCES. COMME D’AUTRES, IL A FINI À L’HOSTO.

J’ai entendu qu’un Chinois était mort. Au bureau le lendemain, j’ai appris que ma collègue était amie avec la fille de la victime, Liu Shaoyo. Elle lui a raconté que son père s’était fait tuer chez lui par un policier. Une version différente de celle publiée dans le Parisien, où on parle d’un “assaillant”. Je voulais savoir ce qu’il s’était réellement passé et rendre hommage. Un rassemblement non violent, mais j’ai fini à l’hôpital.
Il y avait un rassemblement devant le commissariat, et donc j’y suis allé avec un collègue au tout début, vers 20h. Rapidement, quelques personnes sont arrivées avec des bougies. On a commencé à les allumer et les poser au sol, devant le commissariat. Les gens se réunissaient autour.

On était de plus en plus nombreux. Certains ont commencé à crier :

“Assassins, assassins !”

Lacrymos et coups de matraque

J’étais en train d’allumer des bougies, accroupi sur le sol, en pensant à la personne tuée et à sa famille, quand ça a commencé à chahuter derrière moi. Je n’y ai pas prêté plus attention que ça. Puis j’ai vu des petites bouteilles d’eau lancées en direction de la police. Je me suis dit « ok, ça ne tue pas ça, c’est pas trop grave ».
Quelques secondes après le jet de bouteilles, j’ai pris des coups de matraque dans mon dos. Je n’ai pas compris tout de suite que c’était la police. J’ai senti aussi le gaz lacrymogène : on nous gazait.
Personne n’a compris ce qui était en train de se passer. On n’était pas là pour chercher l’affrontement, on n’était pas préparés à ça. A la télé on voit souvent les flics qui se font taper par les jeunes, ils s’enfuient et voilà. Mais ça ne s’est pas passé comme ça.

On veut partir, ils tapent

Il y avait des jeunes filles avec nous, je leur ai dit “il faut partir, ils sont trop forts”, mais elles ne voulaient pas s’en aller. Mon collègue a commencé à filmer les policiers avec son téléphone, mais l’un d’eux a tapé dessus avec son bâton télescopique. Mon collègue s’est énervé. Il a crié :

“Vous devez me rembourser mon téléphone !”

Là, les policiers se mettent à nous encercler et à nous séparer du reste de la foule. On était peut-être quatre ou cinq. Mon collègue leur crie encore dessus, alors ils se mettent à nous frapper. Je leur dis “on s’en va, on recule”. Mais les policiers continuent à nous gazer et nous frapper avec leurs bâtons télescopiques.

Je m’écroule par terre, j’ai envie de vomir

Ils sont une bonne quinzaine, à moins de cinq mètres, et je réalise qu’ils nous visent avec leurs pistolets à gros canon dont je ne connais pas le nom [des LBD, les nouveaux Flash-Balls]. Ils nous tirent dessus avec une arme qui explose à nos pieds en faisant beaucoup de bruit [une grenade de désencerclement]. Je prends peur.
On recule mais la police continue à nous poursuivre et à nous gazer. C’était vraiment effrayant. Au bout d’un moment, on se retrouve coincés par les barrières et les flics arrivent de partout. Ils commencent à nous donner des coups de poings, et je m’écroule par terre.

A l’hôpital, j’ai vu arriver les autres victimes

J’entends qu’on crie qu’il y a un blessé, ça semble les calmer un peu. On m’emmène à l’hôpital, j’ai envie de vomir et j’ai mal partout, mon épaule et mon bras droit sont gonflés. J’ai vu arriver les autres victimes, dont un manifestant qui a eu cinq points de suture au visage. Quand je le vois, totalement ensanglanté, je suis horrifié.
Un autre collègue à moi, arrivé plus tard au rassemblement, s’est fait casser le genou. Même si je vomis dans la nuit et que mes côtes me font mal, je me dis que je ne m’en sors pas si mal à côté d’eux.

Nous voulions rendre hommage

Ce qui me met en colère c’est qu’on n’avait pas l’intention de faire le bordel. On était venus pour rendre hommage. C’est d’ailleurs la première fois que je me fais taper par la police. Je fais partie d’une association qui a déjà aidé la police à respecter l’ordre public : on a assuré la sécurité pendant les manifestations du 4 septembre en 2016.
Le vice-président est un ancien de la légion étrangère. Bref, on a de très bonnes relations avec la police en général. Je n’ai jamais imaginé que ça pouvait dégénérer comme ça.

Propos recueillis par Alice Maruani (streetpress)

Présitrack 2017 : les courbes se croisent

Je continue à publier tous les jours les résultats du sondage quotidien Présitrack 2017, pour y accéder, il vous suffit de cliquer sur le menu “Présitrack 2017” en haut et à droite de la page. Deux faits marquants aujourd’hui : le croisement des courbes de Jean-Luc Mélenchon et de Benoît Hamon, Mélenchon parvient enfin à son but : passer devant le Parti Socialiste. Mais Benoît Hamon est-il le parti socialiste ? Pas sûr, si l’on voit le nombre de membres éminents de ce parti qui rejoignent Emmanuel Macron.

Un Emmanuel Macron qui fait désormais jeu égal avec Marine Le Pen, à eux deux ils rassemblent 50% des sondés.Les courbes vont-elles se croiser, comme l’indiquent un autre sondage, ou diverger à nouveau comme le 10 mars ?

Mes prévisions : je pense que l’écart entre Hamon et Mélenchon va s’accentuer, en même temps que les défections de socialistes soutiens de Hamon. Ça devrait renforcer Macron, mais en même temps le positionner plus à gauche qu’à droite et de fait, certains des républicains qui vont quitter Fillon devraient se reporter sur Nicolas Dupont-Aignan et en moindre mesure sur Marine Le Pen.

Au final, le vote utile, c’est Macron ou Le Pen, c’est une évidence pour les électeurs de gauche, mais pas pour ceux de droite qui sont privés d’un candidat qui honore leurs valeurs (dont l’honnêteté).