à Levallois, l’opération sentinelle ne sert à rien…

… et pas qu’à Levallois ! Il faut confier notre sécurité intérieure à la police nationale et à la gendarmerie et pas à des militaires dont la présence ne dissuade pas les fauteurs de troubles mais au contraire les attire et les stimule.

Ironie du sort, l’attentat d’aujourd’hui à Levallois, c’était Place de Verdun, devant la salle des fêtes où nous nous étions retrouvés après les obsèques de Thomas. Ce n’est pas une place, c’est juste une rue, qui longe au nord le HLM de style stalinien de l’époque communiste de Levallois (avant Balkany) et au sud le pavillon des fêtes et le parc de la Planchette. Depuis la photo, la plate-forme autour de la salle des fêtes a été végétalisée comme le parc.

Cette rue est censée être fermée à la circulation, mais les bornes qui empêchent l’accès sont en permanence baissées. Car au pied du HLM, stationnent les véhicules des militaires de l’opération sentinelle, ils occupent aussi des locaux au rez-de-chaussée. Je connais bien l’endroit car je m’y suis rendu à plusieurs reprises pour préparer la réception à l’issue des obsèques de Thomas. Je m’y suis rendu à pied, en scooter et en voiture, j’ai stationné plusieurs fois mon scooter ou ma voiture. Nous sommes entrés et sortis dans l’enceinte de la salle des fêtes. A aucun moment les jeunes soldats ne m’ont demandé quoi que ce soit. Je les voyais, indolents, assis ou faisant les cent pas, avec l’air de s’ennuyer ferme, et absolument pas aux aguets, comme s’ils étaient sûrs que rien ne devrait arriver. Quand ils marchent à plusieurs avec leurs fusils mitrailleurs, aucun ne se retourne pour assurer les arrières. Ils ne contrôlent ni les piétons ni les véhicules qui passent ou qui stationnent. Quand on stationne des forces de sécurité au pied d’un HLM public où on peut accéder (et s’échapper) de tous les côtés (sans compter les jets éventuels de machines à laver et autres projectiles depuis les fenêtres), la moindre des choses est de contrôler les accès, de jour comme de nuit.

Ça m’a choqué au point que j’ai failli écrire un article là-dessus, mais je ne voulais pas mettre en danger ces forces censées nous protéger, mais qui ne sont même pas capables d’assurer leur propre sécurité. Je pense sérieusement que les jeunes guetteurs qui assurent la sécurité de la vente de drogue dans les halls d’immeubles de la Seine-Saint-Denis sont infiniment plus vigilants et aguerris que ces pauvres militaires à qui je ne confierais même pas la surveillance d’une entrée de supermarché.

Le chauffard, Hamou Benlatreche, était seul dans sa BMW (série 2), aucun des nombreux soldats n’a réussi à l’arrêter ou à stopper sa voiture, pourtant les militaires étaient tous armés et les sorties de la Place de Verdun sont sinueuses et étroites. Ont-ils seulement tiré une balle ? Si l’agresseur avait été armé ne serait-ce que d’un Glock 17 (comme celui d’Adam Djaziri), il aurait fait un carnage. J’avais l’impression quand je passais là que les militaires étaient en vitrine, comme des poupées de foire. Il faut vraiment que les pouvoirs publics s’interrogent sur l’utilité, sur le professionnalisme et sur la motivation de ces forces de l’ordre, il faut surtout définir un cahier des charges, rédiger une feuille de route, tester à l’improviste les réactions des militaires, etc.

Levallois est une ville sensible, la ville abrite une forte communauté juive alimentée depuis peu par l’exode des juifs chassés par les arabo-musulmans des banlieues cosmopolites de Paris, notamment la Seine Saint Denis, mais elle est surtout le siège de la SDAT (sous direction anti-terroriste), de l’unité de coordination de la lutte antiterroriste (UCLAT), et j’en passe… De quoi attirer les antisémites, les antimilitaristes et les allahouakhbaristes de tous poils.

Mais qui sont les hommes de l’opération sentinelle ? Sûrement pas de vrais soldats, de ceux qui font la guerre contre des vrais ennemis, de ceux qu’on parachute en terrain hostile, de ceux qui se battent contre des vrais méchants comme les islamistes de Daesh. J’imagine plutôt que l’armée a envoyé des plantons, des novices, des bleus comme on dit, mais pas ses meilleurs éléments qu’elle réserve aux théâtres d’actions de pointe.

Alors, arrêtons l’hypocrisie et renvoyons tous ces gens, ceux de l’opération sentinelle, ceux du plan vigie-pirate, ceux qui fouillent les sacs à l’entrée des centres commerciaux, les agents de sécurité des aéroports… et confions notre sécurité intérieure à de vrais professionnels sérieux, formés et aguerris : la police nationale et la gendarmerie.

PS1 : Patrick Balkany a été le premier maire de France à faire installer des caméras de vidéo surveillance dans sa ville, suscitant énormément de critiques notamment de la part des communes de gauche qui ont depuis adopté le même dispositif. Un maire présent dans sa ville et disponible même en plein mois d’août.

PS2 : Le suspect a été interpellé sur l’A16 à 13h30, entre Boulogne et Calais, l’homme a essayé de s’enfuir, il a été blessé par balle par la police.Un policier aurait été blessé aussi, par le tir d’un autre policier (Le type n’était pas armé, ce qui prouve que les policiers sont aussi nuls que les militaires, à qui se fier ?). Le suspect, Hamou Benlatreche, un algérien en situation irrégulière en France, et bien connu des services de police, est domicilié à Bezons où son domicile a été perquisitionné, son action a peut-être été inspirée par des idéaux islamiques.

PS3 : Les militaires armés jusqu’aux dents se laissent rouler dessus sans tirer une seule balle. Les policiers tirent sur tout ce qui bouge y compris sur leurs collègues, même quand les suspects ne sont visiblement pas armés. Il ne suffit pas de donner des armes aux militaires et aux policiers, il faut leur apprendre à s’en servir afin qu’ils tirent à coup sûr sur les délinquants, et que sur les délinquants.

Mon voisin Népalais a marié son fils

Samedi dernier mon voisin Népalais mariait son fils, j’ai admiré les tenues traditionnelles multicolores des jeunes femmes qui partaient pour la fête. Mon voisin était habillé à l’occidentale d’un costume gris très élégant.

Cet homme était guide de haute montagne, au cours d’une expédition il a eu les pieds gelés, ce qui a mis fin à sa carrière. Qu’à cela ne tienne, son client, un Français de bon cœur, l’a fait venir en France et l’a aidé à s’insérer. Il travaille dans le bâtiment. En 2000 il a obtenu la nationalité française.  Son fils est médecin et la mariée aussi.

Une ombre dans ce mariage : 4 couples n’ont pas pu venir car leurs demandes de visa ont été refusées par les autorités consulaires françaises, 3 couples vivant au Népal et un en Israël. Ils avaient tous acheté leurs billets d’avion aller-retour, avaient déposé leur demandes de visa accompagnées de tous les justificatifs, certificat d’hébergement compris. En revanche les invités venant des Etats-Unis n’ont eu aucune difficulté.

Les autorités françaises ont-elles craint une immigration massive en provenance du Népal ?

Mon voisin m’a dit tous les tracas qu’il avait chaque fois qu’il revenait en France de l’étranger, le policier des frontières triturant son passeport (français) dans tous les sens au point que la dernière fois il a dû lui dire : « arrêtez, vous allez le déchirer ». Sa famille et ses amis au Népal ont les plus grandes difficultés à venir lui rendre visite, il manque toujours un papier au dossier, une attestation, un justificatif de ressources, un papier qui n’a pas été demandé au départ.

Autre chose qui m’a énervé aujourd’hui, je viens d’apprendre qu’une femme, Béatrice Huret, qui a aidé un Iranien, Mokhtar, à sortir de la jungle de Calais, qui l’a hébergé, l’a aimé et l’a aidé à rejoindre l’Angleterre, risque maintenant dix années de prison. Un agriculteur du pays niçois, Cédric Herrou, qui allait chercher des migrants en Italie, a comparu devant le tribunal correctionnel de Nice, il encourrait jusqu’à cinq années de prison, il a été acquitté.

Autrement dit, la peine encourue est de 5 ans de prison pour aider un migrant à entrer dans notre pays, et de 10 ans pour en aider un à sortir. Heureusement que ces peines ne sont pas appliquées !

Et si on laissait les gens entrer et sortir de notre pays quand ils veulent, avec ou sans papiers (ça s’appelle la liberté) ? Et si on dénonçait les accords du Touquet ? Et si on réservait les prisons aux criminels ou aux personnes dangereuses pour leurs semblables ou l’ordre public ?

Adam Lofti Djaziri fiché S et détenteur d’armes

Les faits :

Selon les médias, Adam Lofti Djaziri aurait « assailli » un fourgon de police en patrouille sur les Champs Élysées en fonçant dedans avec sa voiture qui a pris feu après l’impact, et aurait péri suite à l’accident.

Une bonbonne de gaz, une kalachnikov, deux armes de poing et des munitions ont été trouvés dans son véhicule. Il y avait de quoi « éventuellement faire sauter cette voiture », a rapporté le ministre.

La thèse de l’attentat est peu crédible

Tout dans cette affaire me parait peu crédible : L’homme possédait des armes de poing (pistolets ou revolvers), des armes longues (carabines, fusils…) et les munitions qui vont avec, avec l’autorisation de sa préfecture de résidence. Il fréquentait un club de tir sportif et son carnet de tir était à jour.

S’il avait voulu commettre un attentat, il lui suffisait de dissimuler deux pistolets chargés sous une veste, à la ceinture ou dans les poches, deux Glock 17 par exemple, 34 coups sans recharger, ça aurait fait un carnage. Pas besoin de Kalashnikov lourde, encombrante, peu pratique pour du tir rapproché dans la foule, et dont le chargeur ne contient que 30 cartouches.

S’il avait projeté de faire exploser sa voiture, il l’aurait bourrée de bouteilles de gaz et il aurait installé un dispositif de mise à feu, il lui suffisait de déclencher le système lors de l’arrêt à un feu rouge, de sortir de la voiture et de s’éloigner rapidement.

Et si c’était un accident ?

Et si Adam Lofti Djaziri qui circulait en voiture sur les Champs Élysées, peut-être à vive allure, avait été distrait par son téléphone portable ou ébloui par le soleil et fait un écart de conduite qui aurait causé l’accident ?

Redoutait-il un contrôle de police, ce qui l’aurait rendu nerveux ? Il était autorisé à transporter des armes, à condition que ce soit pour un trajet domicile club de tir* et à condition que les armes ne soient pas chargées, soient verrouillées par un système à clé ou à combinaison (verrou de pontet) les rendant inaptes au tir et soient stockées dans une mallette indépendamment des munitions. Il n’est pas interdit de transporter des bouteilles de gaz dans sa voiture, les particuliers ne sont pas soumis à la réglementation ADR**.

(*) Où est son club de tir ? Il serait logique qu’il soit dans l’Essonne, son département de résidence. Son club de tir est-il ouvert le lundi ?

(**) L’ADR (Accord for Dangerous goods by Road) ne s’applique pas pour les particuliers lorsqu’ils transportent des bouteilles de GPL (butane / propane). Ces bouteilles, ainsi transportées, doivent être destinées à leur usage personnel ou domestique ou à des activités de loisirs ou de sports (1.1.3.1 a) de l’ADR).

Cependant un certain nombre de précautions, relevant du bon sens et de sécurité, doivent être prises pour transporter des bouteilles de GPL :

  • S’assurer que le robinet est bien fermé étanche (absence d’odeur).
  • Ne pas transporter de bouteille de GPL sans chapeau. Il protégera le robinet en cas de choc.
  • Caler efficacement la bouteille de GPL dans le véhicule, même pour un petit trajet.
  • Ne jamais fumer lors de toutes manutentions de bouteilles de GPL…

Panne d’essence

Il n’y a plus d’essence en Ile de France ! Après les queues de plusieurs centaines de mètres à l’amont de chaque station, il y a moins de queue maintenant que les pompes sont fermées et que les anxieux ont fait le plein. Pour ma part j’avais fait le plein de ma voiture et de mon scooter avant la grève et j’attends que ça passe. D’après les autorités, toutes les stations services devraient être réapprovisionnées dans la journée. La pénurie est fortement liée au comportement d’une partie des consommateurs qui en temps normal ne font pas le plein de leur réservoir quand il est vide et qui en temps de crise se précipitent pour faire le plein et parfois remplir des jerrycans. Si chaque Français faisait le plein chaque fois qu’il passe à la station, ça permettrait à la plupart de tenir le temps de la crise sans avoir à passer à la pompe. Cliquer sur la carte (capture d’écran jeudi 1er juin à 12h59) pour afficher les stations en pénurie partielle ou totale.

d’Ilan à Sarah Halimi, la France indigne

En prenant connaissance des circonstances de l’atroce assassinat de Sarah Halimi, et en particulier de l’attitude des policiers qui prévenus très tôt ont laissé faire, je n’ai pu m’empêcher de penser au sketch des inconnus : Le commissariat de police”, un sketch qui prend aujourd’hui une résonance terrible.

La tribune initialement publiée par Atlantico, le 25 mai 2017 :

Lettre ouverte à Gérard Collomb :
d’Ilan à Sarah Halimi, la France indigne.
Par Alexandra Laignel-Lavastine

“Dix ans plus tard, nous en sommes donc au même point. D’un Halimi à l’autre, d’Ilan à Sarah, nous sommes même devant un cas d’école auquel ceux qui scrutent l’inconscient collectif et ses pathologies seraient bien inspirés de s’intéresser.”

Monsieur le ministre,

Une femme juive, médecin, surprise dans son sommeil, est atrocement torturée pendant plus d’une heure. Elle a 65 ans et elle vit dans un modeste immeuble du XIème arrondissement de Paris, rue Vaucouleurs. Le meurtrier, qui s’introduit chez elle par le balcon, s’acharne avec une violence inouïe sur sa victime, provoquant une vingtaine de fractures au corps et au visage, avant de la défenestrer, agonisante, du troisième étage. Pendant ce temps, la police (aussitôt prévenue) est sur le palier. Les trois hommes armés n’interviennent pas.

Les voisins (plusieurs dizaines de personnes) entendent ses hurlements. Ils ne bronchent pas. Les médias nationaux sont alertés. Ils n’enquêtent pas et passent le meurtre sous silence. Elle s’appelait Sarah… Sarah Halimi.

Cette scène épouvantable ne s’est pas déroulée en 1942, avant ou après la Rafle du Veld’hiv, mais… dans la nuit du 3 au 4 avril 2017 aux cris de “Allah Akbar”, dans un minuscule HLM situé à quelques encablures du Bataclan. Une marche blanche à sa mémoire sera organisée le dimanche d’après à Belleville. Elle s’est heurtée à des “Mort aux Juifs !” de la part de jeunes des cités avoisinantes, certain ajoutant : “On a nos kalach !”. Dans la foulée, le procureur de Paris, François Molins, s’est empressé d’expliquer qu’il fallait attendre le résultat de l’enquête avant de se prononcer sur la nature du crime. Sait-on jamais : une femme juive âgée sauvagement massacrée par un vigoureux islamiste de 27 ans au lourd passé de délinquant (condamnations multiples pour trafic de drogue et violences) pourrait bien relever d’une simple querelle de voisinage… D’autant que le criminel, Kada Taoré, d’origine malienne, la traitait régulièrement de “sale juive”, si bien qu’elle avait confié à son entourage la crainte qu’il lui inspirait. “Nous sommes en guerre”, annonçait Manuel Valls le 13 janvier 2015, “pour que les musulmans n’aient plus honte et pour que les Juifs n’aient plus peur”. Remarquable bilan. Vous venez donc, Monsieur le ministre, de prendre vos fonctions dans un pays où il est redevenu possible d’assassiner des Juifs sans que nos compatriotes ne s’en émeuvent outre mesure. À cet égard, vos prédécesseurs, de droite comme de gauche, ont eux aussi préféré ne pas regarder plus loin que le bout du balai avec lequel ils enfouissaient la poussière sous le tapis. Aucun n’a été la hauteur. Le serez-vous ? Ce dimanche 21 mai, sur la chaîne de télévision i24News, le frère de Sarah Halimi déclarait avec une extraordinaire dignité : “J’ai attendu sept semaines avant de m’exprimer. Le silence de mort qui continue d’entourer l’assassinat de ma sœur est insupportable”. Un fait divers ? Même pas. Dans l’atmosphère déliquescente qui règne au pays de Dieudonné, pour qui “les Juifs sont des chiens” (on se tord de rire), il faut croire qu’un chien écrasé mérite effectivement plus d’attention qu’une Juive assassinée.

En votre âme et conscience, je sais, Monsieur le ministre, que vous partagez ce diagnostic. Je me souviens vous avoir accompagné en Roumanie au début des années 90, peu après la chute du communisme, pour y promouvoir la démocratie, en général assez peu compatible avec l’antisémitisme. À l’époque, nous nous inquiétions ensemble de voir certaines élites d’Europe de l’Est renouer avec leur vieille passion antijuive. Mais voilà que la judéophobie qui fait désormais couler le sang en Europe ne vient plus de l’extrême droite : elle est de facture musulmane.
Beaucoup plus embarrassant… Malgré cette mutation, je me prends à espérer que votre fermeté et vos convictions d’alors sauront arracher la France d’aujourd’hui à son somnambulisme. Car comme le remarque l’un des deux avocats de la famille Halimi, Maître William Goldnadel, “le meurtrier aurait été blond aux yeux bleus, toute la France serait descendue dans la rue. Il est islamiste, toute la France rase les murs”.

C’est ainsi que de ce crime antisémite, il ne fut pas question pendant la campagne présidentielle. Quant aux journalistes, qu’on a vu autrement plus zélés dans l’“affaire Théo”, tous se sont mis au garde-à-vous — une première ! — devant les appels à la prudence de Monsieur le procureur. Hormis la presse juive, seul un journal texan en a parlé. Or, le rapport de police vient de tomber et les avocats ont tenu une conférence de presse ce lundi 22 mai pour s’étonner de la “chape de plomb” qui pèse sur cette affaire. De fait, l’enquête confirme ce que nous savions déjà sur le calvaire de la malheureuse. En pire. Son bourreau l’a massacrée en récitant des sourates du Coran et en la traitant de “Satan” en arabe (l’attaque a été enregistrée par un voisin). Après l’avoir achevée à la barbe des trois policiers de la Bac présents dans l’immeuble dès 4 heures, mais qui attendaient… des renforts, le tueur est repassé chez les voisins par le même balcon et s’est remis à prier. Les renforts sont arrivés. L’interpellation a eu lieu à 5 heures 35. L’homme n’a pas résisté. Sarah Halimi, elle, gisait, morte, sur le trottoir.

Ces faits sont gravissimes. Mais on trouve une fois de plus, contre vents et marées, le moyen de se rassurer à bon compte. Tout comme le massacreur de Nice, le djihadiste de Belleville serait “fou”. Ouf, on respire ! À ce titre, et parce qu’il était un peu “exalté”, les policiers ne l’ont pas incarcéré, mais envoyé dans un hôpital psychiatrique où il est toujours soigné aux frais du contribuable. Dans ce domaine, on ne lui connaît toutefois aucun antécédent.
Vous vous souvenez peut-être, Monsieur le ministre, que ce déni a déjà tué sur le sol français. On comment ne tirer aucune leçon des errements policiers durant la séquestration (23 jours) du jeune Ilan Halimi, kidnappé, martyrisé et assassiné parce que Juif par le Gang des barbares en 2006. Le quai des Orfèvres s’était entêté à suivre la piste, absurde mais moins dérangeante, d’un règlement de compte entre bandes. Le patron de la PJ lui-même n’en démordait pas, y compris après la capture de Youssouf Fofana qui s’était tranquillement enfui en Côte-d’Ivoire (où des agents du Mossad l’arrêteront) : Il n’y a pas et il ne saurait y avoir d’antisémitisme en France ! Pas de chance, la justice retiendra l’antisémitisme comme circonstance aggravante.

Dix ans plus tard, nous en sommes donc au même point. D’un Halimi à l’autre, d’Ilan à Sarah, nous sommes même devant un cas d’école auquel ceux qui scrutent l’inconscient collectif et ses pathologies seraient bien inspirés de s’intéresser. Vous aussi, M. le ministre, et de très près. Deux Juifs suppliciés dont la mort aurait pu être évitée avec un brin de jugeote, cela commence à faire beaucoup. Alors oui, c’est insupportable et c’est désormais votre affaire. C’est insupportable pour les Juifs, mais cela devrait l’être plus encore pour les non-Juifs.

Du moins dans une démocratie “normale” et bien portante. Car la recrudescence de l’antisémitisme constitue toujours un baromètre infaillible s’agissant d’évaluer la santé morale d’une société. Or, qu’avons-nous sous les yeux en 2017 ? La haine autorisée et le passage à l’acte décomplexé des uns. La cécité volontaire et l’approbation, silencieuse ou joyeuse, des autres. Et, last but not least, la tragique indifférence du plus grand nombre.

Il est vrai que si le bourreau n’avait pas le bon profil, la victime non plus. À cet égard, auriez-vous remarqué, M. le ministre, l’étrange phénomène que voici ? Aussi longtemps que nos barbares de fabrication locale ne tuaient que des Juifs — Ilan Halimi en 2006, les enfants de Toulouse en 2012, un couple au Musée juif de Bruxelles en mai 2014, des gens faisant leurs courses Porte de Vincennes en janvier 2015, la réplique de Copenhague juste après et déjà oubliée, ce n’était pas bien grave. Ils devaient quand même être un peu “coupables” puisque cela fait deux mille ans qu’on le dit. Dans le lot, il y avait certes quelques soldats “arabes” et autres journalistes “islamophobes” qui l’avaient peut-être un peu cherché. On n’allait pas en faire une histoire. Mais au Bataclan, des “Français innocents”, pour reprendre le lapsus de Raymond Barre après l’attentat antisémite de la rue Copernic en 1980, c’était inacceptable ! Ce refrain, sans que ceux qui l’entonnent pensent nécessairement à mal, nous y avons eu droit sur tous les tons au lendemain du 13 novembre : “Mais pourquoi nous ? Pourquoi la France ? Pourquoi des innocents ?”.

Et pourquoi s’arrêter en si bon chemin au beau milieu du sanglant été 2016 ? Le 31 juillet, une tribune signée par une centaine de personnalités musulmanes procédait ainsi à une soustraction bizarre. Elles réclamaient une réorganisation de l’islam de France “après l’assassinat de caricaturistes, après l’assassinat de jeunes écoutant de la musique, après l’assassinat d’un couple de policiers, après l’assassinat d’enfants, de femmes assistant à la célébration de la fête nationale, aujourd’hui l’assassinat d’un prêtre célébrant la messe”. Cherchez l’erreur… Tous les attentats récents étaient énumérés, sauf ceux ayant visé des Juifs, collectivement massacrés ou individuellement poignardés et blessés. Sans doute par distraction. Des réactions outrées ? Si peu…

Que comptez-vous faire, Monsieur le ministre, pour secouer cette terrifiante apathie ? Il ne suffira pas, cette fois, de briser les avertisseurs d’incendie, forcément “néo-réactionnaires”, pour que le feu s’éteigne de lui-même. Un tour de passe-passe où nos bien-pensants de service s’illustrent depuis 2002. À moins que vous ne choisissiez d’avoir tort avec les djihadistes plutôt que d’avoir raison avec les réalistes ? On ne s’en sortira pas non plus à pratiquer la pensée magique et à communier dans ce catéchisme antédiluvien selon lequel le Mal ne saurait en aucun cas surgir du camp du Bien, celui des anciens “damnés de la terre”».  Votre mandat sonnera-t-il, dans ce domaine, la fin de la récréation ?

Car vous le savez bien : persister à ne pas appeler un chat un chat, à minimiser (“actes isolés” et “loups solitaires”), à euphémiser (“les enfants perdus du djihad”), à excuser, à banaliser et — en désespoir de cause — à psychiatriser, nous mènera droit dans le mur. Il se trouve en effet que nos ennemis de l’intérieur ne sont ni fous ni nihilistes. Ils sont islamistes. Et qu’ils haïssent au moins autant la France laïque que les Juifs dans leur ensemble, logés à la même enseigne. Nous comptons sur vous pour le rappeler haut et fort. Et oser nommer clairement l’ennemi pour cesser d’ajouter à la confusion des esprits et au malheur du monde. Il y faudra un peu de courage car vous ne vous ferez pas que des amis au sein de votre famille politique. Mais cela vaudra toujours mieux que de rester dans l’histoire comme un compagnon de route de ce que Jacques Julliard, l’icône de la Deuxième gauche, appelle “le parti collabo”. Ce parti aux yeux duquel « tout est bon pour suggérer que ces crimes [djihadistes] ne sont pas des crimes, mais des conséquences » (de l’exclusion, du chômage, du racisme). Par où le politiquement correct fait cause commune avec le politiquement abject.
On attend de vous, M. le ministre, que vous incarniez le parti de la France réveillée et non plus celui de l’angélisme face à la haine antijuive qui gangrène le cerveau de nombreux jeunes musulmans français — paumés ou radicalisés. L’historien Georges Bensoussan, l’auteur d’Une France soumise (Fayard, 2017), n’a pas dit autre chose au micro d’Alain Finkielkraut sur France-Culture. Ce pourquoi un extravagant procès lui a été intenté cet hiver pour “incitation à la haine raciale », procès dans le cadre duquel le Parquet a réussi l’exploit de requérir contre lui. Brisons le thermomètre pour croire le malade guéri ! C’est dire si vous n’aurez pas la tâche facile dans un contexte où nous avons franchi, depuis « Charlie », un pas supplémentaire dans l’art de se crever les yeux : au refus de voir ce que l’on voit s’est ajouté le refus de savoir ce que l’on sait. Car vous n’ignorez pas ce que montrent depuis trois ans toutes les enquêtes d’opinion, à savoir que les stéréotypes antijuifs sont les plus répandus en France au sein de trois catégories de la population : les sympathisants du Front national, les militants d’extrême gauche et les musulmans (auto-définis comme tels). Et vous en conviendrez, abdiquer de la plus élémentaire lucidité ne saurait faire, en l’espèce, une politique. Car sans problème, point de solutions.

Une lourde charge, Monsieur le ministre, pèse sur vos épaules. Il y va de votre honneur. Et de celui de la France.

Alexandra Laignel-Lavastine

Elle vient de publier : “Pour quoi serions-nous encore prêts à mourir ? : Pour un réarmement intellectuel et moral face au djihadisme

Docteur en philosophie, historienne des intellectuels européens au XXème siècle face aux totalitarismes, spécialiste de la Shoah, universitaire, essayiste, traductrice, longtemps critique au quotidien Le Monde, Alexandra Laignel-Lavastine a reçu le Prix de l’Essai européen en 2005 pour Esprits d’Europe (Calmann-Lévy 2005), un hommage aux dissidents de l’Est ; et le Prix de la Licra 2015 pour La Pensée égarée. Islamisme, populisme, antisémitisme : essai sur les penchants suicidaires de l’Europe (Grasset). Elle a, entre autres, enseigné à la Sorbonne, à l’EHESS, et à la NYU. Elle collabore aussi à plusieurs médias. Elle est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages, la plupart traduits à l’étranger. Elle vit entre Paris et Jérusalem.

Renault piraté par WannaCrypt, la faute à qui ?

… la faute à Microsoft, à internet et peut-être à Google.

Autrefois l’informatique industrielle, celle qui pilote les centres de production, n’était pas connectée à Internet et vivait à l’abri des cyberattaques.

Les premiers virus informatiques ont été créés dans les années 1970, à l’époque ils se propageaient par des disquettes, puis plus tard par les réseaux informatiques internes et enfin par l’internet.

Aujourd’hui tout fonctionne en réseau : les ordinateurs domestiques, les téléphones portables, les tablettes, les données sont sur le cloud (des serveurs de données) et l’informatique industrielle est reliée aussi à cette immense toile, notamment pour les mises à jour des logiciels, les commandes, les approvisionnements, la gestion du personnel, etc.

Et personne n’échappe à cette mise en réseau : Vous achetez un téléphone juste pour téléphoner, vous achetez un ordinateur pour écrire votre courrier, votre biographie ou pour stocker vos photos ? Pour que ça fonctionne il faudra que vous vous connectiez à internet, que vous créiez des comptes utilisateurs, des adresses email et que vous renseigniez vos nom, prénom, date de naissance, adresse, numéro de carte de crédit, etc.

C’est aujourd’hui la même chose dans les entreprises et dans les groupes industriels. Autrefois les automates étaient programmés en interne et étaient indépendants les uns des autres, indépendants des réseaux informatiques de l’entreprise et des réseaux externes, aujourd’hui tout est lié.

Windows est une usine à gaz créée en 1986 pour servir d’interface graphique à MS-DOS et sans cesse améliorée et mise à jour, mais jamais repensée. Windows, c’est un mot anglais qui signifie fenêtres, ça devrait plutôt s’appeler Doors (portes), car les failles de sécurité de ce système, les portes par lesquelles on peut arriver à contrôler à distance une machine ou un système, sont innombrables, au point que Microsoft publie presque chaque jour des mises à jour de sécurité pour cadenasser ces portes par où pénètrent les pirates.

Les solutions pour éradiquer les virus informatiques sont les mêmes que les solutions pour éradiquer les virus aviaires : il faut confiner les systèmes pour éviter la propagation. C’est ce que Renault est en train de faire en stoppant ses sites de production. Au-delà des mesure ponctuelles en réaction à cette attaque mondiale, il faudra envisager de rendre les systèmes industriels imperméables aux réseaux, aux disquettes (en voie de disparition), clés USB, smartphones et internet.

Sinon, demain, ça ne sera plus Renault, mais le réseau bancaire, les centrales nucléaires, la force de frappe qui seront attaqués. Imaginez un programme qui vide tous les comptes bancaires d’un groupe de personnes ou d’entreprises pour les transférer sur des comptes offshore, un programme qui mette les centrales nucléaires à la puissance maximum et empêche les systèmes de régulation d’entrer en oeuvre, les barres de contrôle du réacteur de s’abaisser, qui déclenche l’envoi d’ordres de lancement de têtes nucléaires, etc.

Ça serait autre chose que les attentats low cost des soldats de l’Etat Islamique.

Il appartient aux Etats, à l’Europe et à l’ensemble de la communauté internationale de prendre la mesure de ce danger et de mettre en oeuvre les mesures permettant d’y remédier.

Un seul candidat à l’élection présidentielle avait compris la menace et avait prévu une ligne dans son programme à cet effet :

Créer une 4ème armée pour la cyber-défense, indépendante des sociétés informatiques.

Ce candidat, c’était Jean Lassalle.

Pour en revenir à la cyber attaque mondiale en cours, elle exploite une faille de sécurité que Microsoft avait corrigée au mois de mars, vous ne risquez donc rien si vous avez fait les mises à jour de votre système ou si vous avez activé la mise à jour automatique, mais si vous êtes encore sous Windows XP, vous risquiez l’infection, car Microsoft ne publiait plus de mises à jour pour ce système. Mais devant la menace, il a publié une mise à jour de sécurité exceptionnelle valable pour Windows XP.

 

Mylan go home !

Je ne supporte pas la publicité pour la firme pharmaceutique américaine Mylan qui envahit les antennes radio depuis quelques mois. L’activité principale de Mylan Laboratories Inc. (Canonsburg, Pennsylvanie) est la commercialisation de médicaments génériques. Mylan fabrique donc des copies de médicaments dont les brevets sont tombés dans le domaine public. Et Mylan, à travers ses campagnes de publicité, essaie de persuader les consommateurs que ses produits sont meilleurs que les originaux. A quoi ça sert ? Allez-vous demander à votre médecin de vous prescrire un médicament Mylan, un ersatz à la place d’un médicament original ? Allez-vous lui dire : “Docteur, j’ai mal au dos, donnez-moi du Mylan” ou “Docteur, je suis constipé, prescrivez-moi du Mylan”, etc. Qu’aurez-vous à y gagner ? Un médicament moins performant, passer pour un publivore auprès du médecin et enrichir une firme américaine qui ne fait aucun effort de recherche et qui profite de l’expiration des brevets et de la complaisance des pouvoirs publics pour commercialiser des copies de médicaments qui contiennent bien la molécule active, mais pas toujours sous la formule la plus efficace et parfois associée à des excipients provoquant des effets indésirables. Cette publicité est scandaleuse. Il appartient aux laboratoires pharmaceutiques et à leurs visiteurs médicaux de promouvoir leurs produits auprès des praticiens et non auprès des patients. Tout l’argent dépensé dans la publicité pour la promotion des médicaments et des mutuelles grève le coût des dépenses de santé pour les patients ou pour les organismes sociaux.

Omerta à Ploumelière

Ça faisait longtemps que je n’avais pas eu de nouvelles de Thierry Cimetière, le maire de Ploumelière. Il m’a appelé ce samedi matin à 10h33 pour me demander de retirer un commentaire publié sur ce site (une preuve qu’il est un lecteur assidu), un commentaire publié la veille, 21 avril à 19h26.  Il était dans le même état d’angoisse qu’en 2014, lors de la campagne des municipales, quand il redoutait des révélations… Quand il me demandait d’appeler son concurrent, pour lui promettre un poste s’il s’abstenait de l’attaquer sur le plan personnel. Quand il m’appelait, chaque fois que je publiais un article qui pouvait concerner de près ou de loin sa personne ou la politique locale afin que je le modifie. Mais alors c’était une simple “recommandation amicale”. Aujourd’hui, la menace est précise, une menace de poursuites de police ou de gendarmerie et le ton est menaçant (le même ton qu’il utilise en privé lorsqu’il affronte ceux qui ne sont pas d’accord avec lui et dont il sait qu’il n’a rien à craindre). J’ai déjà donné… Et j’ai retiré immédiatement le commentaire. Puis dans un second temps, j’ai censuré les parties qui pouvaient prêter à caution et je l’ai republié, c’est ce qui s’appelle ménager la chèvre et le chou.
Les commentaires sur ce site sont publiés sans approbation préalable*, j’estime que c’est ça, la liberté. Je supprime les spams (publicités déguisées) qui auraient échappé au widget de détection automatique et quand j’ai le temps, si nécessaire, je corrige les coquilles ou fautes de Français des commentaires. Je n’ai jamais eu à supprimer des commentaires racistes, homophobes, sérophobes, antisémites,… car le cas ne s’est jamais produit.

(*) Les commentaires qui comportent 2 liens ou plus (une des caractéristiques typiques d’un commentaire indésirable (spam) est son nombre important de liens) sont gardés dans la file d’attente jusqu’à ce que je les approuve.

A quand le GPS au programme du permis de conduire ?

L’utilisation d’un GPS est presque indissociable de la conduite automobile, les britanniques l’ont bien compris et ils ont décidé d’inclure une épreuve GPS dans l’examen du permis de conduire.

L’idée est de tenir compte du comportement réel des conducteurs sur les routes. Il s’avère que plus de la moitié des britanniques utilisent ces outils, et un sondage a révélé qu’une majorité estimait que cette épreuve supplémentaire permettrait une meilleure évaluation des capacités des conducteurs.

Les associations d’automobilistes handicapés sont favorables à ce changement, car ces fonctions sont particulièrement utiles aux conducteurs handicapés qui utilisent régulièrement un GPS.

L’introduction de systèmes de navigation par satellite contribuera grandement à rendre les routes plus sûres, a déclaré Andrew Jones, le ministre britannique des Transports.

Le test de navigation GPS remplacera le test actuel qui exigeait que le candidat soit capable de suivre une direction donnée sans autre instruction pendant 10 minutes, en s’aidant seulement des panneaux routiers. Les conducteurs suivront pendant 20 minutes les instructions de guidage d’un dispositif de navigation au tableau de bord.

La Wallonie a pris la même décision, à quand la France ?

Quant à nos auto écoles françaises, elles manifestent pour empêcher les candidats de s’inscrire par internet à l’examen du permis de conduire. Adieu le temps où il fallait bakchicher auprès de l’auto-école pour avancer sa date d’examen !

Travaux sur Autoroutes et Péages.

Depuis plusieurs mois, de très nombreux travaux sont entrepris simultanément sur les autoroutes A11 et A81 entre Paris et Rennes.

  • Les aires de services sont toutes en refonte totale (mis à part une ou deux exceptions),
  • certaines aires de parkings et de repos sont en maintenance ou en travaux,
  • de nombreux tronçons de chaussées sont en réfection totale.

Il résulte de ces travaux plusieurs désagréments :

  • L’accueil des aires de services se fait dans des bungalows, les voies d’accès sont défoncés, l’état des toilettes..,
  • impossible de s’arrêter sur certaines aires, surtout que l’on découvre leur fermeture à la dernière minute,
  • rétrécissement à une seule voie de circulation, quand ce n’est pas un basculement de chaussée, avec circulation à double sens.

Bien entendu, les vitesses sont réduites à l’approche de ces travaux à 110km/h, 90km/h et même 50km/h (avec de nombreux contrôles à l’appui). De ce fait les temps de parcours sont augmentés de manière très importante.
Par contre le montant des péages ne diminue pas (au contraire) alors que le service attendu n’est pas là. Mais, demain, le ciel sera plus beau, en attendant, nous payons…