Les paillotes de La Grande Motte démontées sans sécurité vis à vis du public

C’est l’automne aujourd’hui, mais cela fait déjà une semaine que le démontage des paillotes des plages privées de La Grande Motte a commencé. Va et vient incessant, tout au long de la semaine, de fourgons, de semi-remorques, de grues, d’élévateurs et autres engins de chantier sur la plage, au ras de baigneurs, avec force klaxon s’ils ont choisi de poser leur serviette sur le parcours des véhicules de chantier. Le tout accompagné des bruits divers et variés des engins et de l’outillage électrique des ouvriers. Aujourd’hui dimanche le chantier était à l’arrêt, mais partout autour de la paillote outre les engins de chantier, des panneaux métalliques, des planches parfois à moitié enfouies dans le sable, avec parfois des vis ou des clous qui dépassent. Un chantier de démolition sans balisage et sans protection au milieu d’une plage ouverte à un public nombreux. C’est une honte ! C’est non seulement un manque de respect pour les vacanciers de septembre et pour les baigneurs du dimanche, mais c’est aussi un risque d’accident : marcher pied nu sur une planche garnie de clous, trébucher ou se fracasser le crâne sur un profilé métallique…

L’entreprise chargée du démontage se comporte comme si elle était sur un chantier de travaux publics balisé et fermé, aucune mesure de protections des baigneurs n’a été mise en place, aucun panneau de danger, aucun affichage.

Comment la mairie peut-elle laisser faire ça ?

Je viens de laisser le message suivant sur le site internet de la ville de La Grande Motte :

J’attire votre attention sur le non respect de la sécurité des baigneurs par les entreprises chargées du démontage de la paillote “Bikinis Beach”. Aujourd’hui dimanche 23 septembre, alors que la plage était pleine de vacanciers et de baigneurs, le chantier de démontage n’était pas sécurisé, pas balisé, pas protégé, aucun panneau de danger n’avertissait les vacanciers du danger à stationner ou à circuler à proximité des engins de chantiers et des éléments démontés.
Tout autour de la paillote et bien loin de l’emprise qu’elle occupait lorsqu’elle était en activité : des remorques, des engins de chantier des profilés métalliques, des planches parfois lardées de vis. Un risque de blessure en marchant nu-pieds sur un clou ou une vis fiché dans une planche enfouie dans le sable ou en cas de chute sur un objet métallique lors d’une activité de plage comme jeu de ballon ou de raquettes.
En cas d’accident, la responsabilité de la mairie qui laisse faire serait engagée.
Je ne parle pas du désagrément pour les vacanciers de septembre de ces chantiers envahissants, de ces véhicules qui roulent à vitesse exagérée au ras des baigneurs et qui klaxonnent quand un vacancier est allongé sur leur chemin (pas balisé).
Ça donne une très mauvaise image de la station et c’est regrettable.
Il est urgent de rappeler les règles de sécurité aux entreprises qui interviennent sur le domaine public.

Les barrières Delpierre auront bientôt 100 ans

Alfred Delpierre, maire de Saint-Quay-Portrieux de 1919 à 1941, a été l’un des principaux artisans de l’essor de la station dans l’entre deux guerres. Il a laissé son nom à des barrières en béton, les “barrières Delpierre” qui sécurisent le GR 34, aussi appelé “chemin de ronde” ou “sentier des douaniers”, mais aussi les différentes plages, la plage du Casino, la plage de la Comtesse et le port d’échouage. Le nouveau port, le “port d’Armor” a hélas rompu avec la tradition et opté pour des barrières avec poteaux et câbles en inox. Ces barrières en béton étaient amenées à disparaître et à être remplacées au fur et à mesure de leur érosion, des affaissements de terrain et des tempêtes par des barrières à obsolescence programmées conçues par des designers 2.0.

Mais les barrières Delpierre n’avaient pas dit leur dernier mot et elles viennent de réapparaître autrement qu’en réfection de barrières endommagées, pour la première fois dans un équipement neuf, dans le cadre des travaux d’aménagement du port d’échouage du Portrieux. Amoureux de ce patrimoine semi-ancien, je salue cette initiative et je publie quelques photos que j’ai prises au Portrieux mercredi 4 avril.

Le quai de la République avec ses barrières Delpierre des années 1920 :

(Les palmiers sont des Trachycarpus fortunei)

Les barrières Delpierre modèle 2018 :

Les échelles horizontales :

Les poteaux :

Contrairement au PVC, à l’aluminium anodisé et même à l’inox, on est reparti pour cent ans.

Saint-Brieuc : un centre ville abandonné

C’était un centre ville plein de charme…

Dans le journal de 13h de TF1 du vendredi 6 avril 2018, il y avait un sujet sur le centre-ville abandonné de Saint-Brieuc.
J’ai extrait le reportage au format mp4, vous pouvez le voir sur cette page :

Ou en cliquant sur ce lien
– clic gauche : ouvre un nouvel onglet avec la vidéo
– clic droit : enregistre la vidéo sur votre ordinateur

La rue Saint-Guillaume

La rue Saint-Guillaume est la rue commerçante principale de Saint-Brieuc, je l’ai connue au début des années 70, du temps de sa splendeur, c’était avant l’arrivée des centres commerciaux en périphérie et des punks à chiens en centre ville.

Les raisons du déclin de Saint-Brieuc sont multiples, la ville souffre des conséquences de la grève du Joint Français en 1972, soutenue par la municipalité socialiste, qui a fait fuir les investisseurs et les industriels, elle souffre de l’implantation des zones commerciales dans les communes voisines et la difficulté de stationner au centre ville. La ville est grise et triste, et la présence depuis quelques années de pauvres hères, parfois agressifs, dans les rues commerçantes fait peur aux bourgeois et fait fuir les consommateurs. C’est un sujet à traiter en priorité, avant de gaspiller inutilement des fonds publics.

Plus généralement, le modèle économique des commerces en centre ville n’est valable que pour les grandes villes riches ou les petites villes touristiques. Ce sont la plupart du temps des commerces de luxe ou des commerces qui vendent les mêmes produits que dans les grandes surfaces ou sur internet, mais plus cher, et on aura beau injecter des millions d’euros de fonds publics dans le centre ville de Saint-Brieuc, créer des transports gratuits, la population de Saint-Brieuc, dont le pouvoir d’achat est faible, continuera à effectuer ses achats dans les grandes surfaces de la périphérie ou chez Lidl et la population aisée des communes avoisinantes, pour qui le centre ville de Saint-Brieuc agit comme un repoussoir, fera de plus en plus ses courses sur internet, ou dans les magasins de Rennes ou de Paris.

A lire aussi : Saint-Brieuc : un supermarché de la drogue démantelé dans une résidence

Changement de décor à Vannes, la préfecture du Morbihan, une ville de taille équivalente qui a su garder un centre ville attractif. Vannes, une ville bourgeoise, traditionnellement ancrée à droite, la ville a eu pour maire de 1965 à 1977 Raymond Marcellin, ministre de l’intérieur lors des grèves de 1968 et acteur du retour à l’ordre après le retour triomphal du Général.

La démographie comparée de Saint-Brieuc et de Vannes révèle à elle seule l’évolution de ces deux préfectures bretonnes :

Démographie de la ville de Saint-Brieuc (Côtes d’Armor) :

Démographie de la ville de Vannes (Morbihan) :

Casse-toi, je vais t’éclater

Un accueil bon enfant

Court extrait d’un reportage de France 3 dans la coquette cité HLM Ozanam adossée à la vieille ville de Carcassonne, là où vivait Redouane Lakdim avant qu’il ne soit tué par la gendarmerie dans le magasin Super U de Trèbes :

Un accueil bon enfant qui a surpris les journalistes locaux peu habitués à fréquenter les cités et peu coutumiers des éléments de langage et du dynamisme des habitants.

L’immigration est une chance pour la France

Il est du devoir de l’État et des citoyens de favoriser la venue d’immigrés et de réfugiés et de faciliter leur intégration. Cependant quelques partisans de la théorie du grand remplacement sont hostiles au projet de loi asile et immigration du gouvernement :

J’ai suivi le fil bleu de Poitiers

En revenant d’Arcachon, dimanche 4 mars, comme nous étions en avance et que je voulais éviter les bouchons sur la N118 en rentrant à Paris, nous nous sommes arrêtés à Poitiers pour une visite rapide de la ville. Ne la connaissant pas, j’ai demandé à mon GPS de me conduire à la Cathédrale, pensant qu’elle était en centre ville. La voici, avec ses reflets en trompe l’œil dans le tarmac :

Nous nous éloignons de la cathédrale en suivant une ligne bleue (le fil bleu) tracée au sol :

Il y a même une boutique Free à Poitiers :

Le fil bleu nous conduit à l’église Notre Dame la Grande :

Autrefois les églises étaient peintes, à l’extérieur comme à l’intérieur, mais peu ont conservé leur peinture comme celle-ci :

Un centre ville réservé aux piétons qui a conservé ses maisons à colombages :

Ça vaut le coup de casser un long trajet autoroutier en s’arrêtant dans des villes moyennes. Poitiers valait le détour. Le fil bleu nous a permis de revenir à la voiture sans avoir à utiliser de GPS.

La dernière prière du vendredi à la mairie de Clichy ?

La dernière prière

Pas de prière du vendredi aujourd’hui, l’épreuve de force pour l’imam et les fidèles habitués à venir se prosterner tous les vendredis en face de la mairie de Clichy, au 89 boulevard Jean-Jaurès aura lieu vendredi 24 novembre. Journée test pour la police qui va faire son possible pour les disperser, en application de la décision de Pierre Soubelet, le Préfet des Hauts-de-Seine, qui n’a fait qu’appliquer l’injonction du ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, qui a déclaré qu’il ne pouvait y avoir de prières de rue à Clichy-la-Garenne, mais que les musulmans de cette ville devaient avoir un lieu de culte décent. Une prise de position motivée par la mobilisation le 10 novembre 2017 d’une centaine d’élus de la République, qui s’étaient opposés à une prière de rue du vendredi en entonnant la Marseillaise. pendant que les hauts parleurs des croyants entonnaient la Chahada : Allahou akbar, achhadou an lâ illâha illa-llâh, wa-achhadou anna Mouḥammadan rassoûlou-llâh…

L’origine de ces prières de rues remonte à mars 2017 quand le maire de Clichy, Rémi Muzeau (LR), décide de fermer un lieu de culte dans le centre de Clichy, propriété de la ville, arguant qu’ils peuvent célébrer leur culte à la grande mosquée de Clichy, 19 Rue des 3 Pavillons. Mais les fidèles musulmans considèrent qu’elle est excentrée, de fait elle est à 1,3 km à pied de la Mairie, côté Saint-Ouen.


أَشْهَدُ أَنْ لْاَ إِلَـهَ إِلْاَّ ٱلله وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّداً رَسُولُ ٱلله

Alors qu’à Ploermel la Mairie va devoir retirer la croix qui coiffe la sculpture érigée en hommage à Jean-Paul II, alors que la crèche de la Mairie de Béziers vient d’être à nouveau interdite, il semblait pour le moins incongru de continuer à tolérer en plein centre de Clichy et le long de l’avenue la plus fréquentée un office religieux sur la voie publique.

Mais à Clichy, le conflit puise ses sources au-delà d’un simple déplacement de lieu de culte. C’est un conflit de territoires lié au développement de Levallois et au changement de majorité municipale.

Revenons 70 ans en arrière :

Après la libération de Paris en 1944, la reprise économique et le baby boom ont poussé les parisiens des riches arrondissements de l’ouest, 16ème et 17ème, à s’installer plus à l’ouest, à Neuilly sur Seine, où de nombreux programmes immobiliers voyaient le jour. A l’époque un jeune couple de cadres avec enfants pouvait s’y acheter un appartement neuf, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.

Pourquoi Neuilly ? Parce que c’était une des rares cités de la petite couronne à ne pas être dirigée par des communistes. Boulogne est restée de gauche jusqu’en 1971, date de l’arrivée de Georges Gorse à la Mairie, et Levallois jusqu’en 1983 quand Patrick Balkany a pris la place de Parfait Jans, un communiste pur et dur.

Ce n’est donc qu’à partir de 1971 et de 1983 que Boulogne et Levallois ont commencé à se développer. Et les enfants des “bourgeois”, qui s’étaient installés à Neuilly dans les années 1950, ont acheté à Boulogne ou à Levallois. A Levallois une autre migration s’est accomplie quand la communauté juive de Seine-Saint-Denis et du Val d’Oise, en particulier de Sarcelles, a dû émigrer, poussée dehors par les exactions de certains musulmans.

Ce qui s’est passé à Boulogne et à Levallois est en train de se produire à Clichy : le 26 juin 2015, Rémi Muzeau, député-suppléant de Patrick Balkany de 2012 à 2017 a été élu maire, mettant un terme à 70 ans de mandat socialo-communiste. Disciple de Patrick Balkany, Rémi Muzeau s’efforce de mettre en oeuvre les recettes qui ont fait le succès de Levallois : attirer les entreprises et les CSP+, améliorer le cadre de vie et relancer la construction immobilière.

Et Clichy est en train de devenir une commune attirante : pour les enfants des familles de Levallois qui ne trouvent plus de place dans leur ville devenue très dense et très chère, pour les habitants du 17ème qui cherchent un logement plus grand et plus confortable, et pour la communauté juive chassée de la Seine Saint-Denis et du Val d’Oise.

D’autres facteurs vont favoriser l’attirance de la ville : le prolongement de la ligne 14, le tramway et le nouveau ministère de la justice à la porte de Clichy.

Dans ces perspectives, les musulmans sont devenus trop voyants, c’est la raison pour laquelle on les incite à aller prier à l’autre bout de Clichy, près de Saint-Ouen (Saint-Ouen est aussi une ville tenue par la gauche sans discontinuité depuis 1876, par les communistes depuis 1945, et passée à droite en 2014).

Ainsi la migration et le regroupement de la communauté musulmane au nord de Paris, dans la Seine-Saint-Denis et dans le Val d’Oise devrait s’accentuer, en même temps que l’exode des juifs de la Seine Saint-Denis vers les Hauts de Seine. Parallèlement, en même temps que la ville de Paris reste rose, la petite couronne, jadis ceinture rouge, a viré au bleu.

On ne peut aller contre le regroupement des communautés, c’est ce qui au cours de l’histoire a diversifié les langages, les cultures et les coutumes.

Liberté Egalité Fraternité aux frontons des Mairies

L’inscription de la devise républicaine “Liberté, Égalité, Fraternité” sur les frontons des mairies n’est régie par aucun texte officiel et elle n’est pas obligatoire. En revanche, la “LOI n° 2013-595 du 8 juillet 2013 d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République” stipule que “La devise de la République, le drapeau tricolore et le drapeau européen doivent figurer à la façade de tout établissement scolaire public ou privé sous contrat”.

Nonobstant, l’inscription de la devise républicaine est devenu un enjeu électoral lors des dernières élections municipales. Des observateurs attentifs ont pointé les mairies sur lesquelles elle ne figurait pas. Et les maires nouvellement élus se sont empressés d’apposer la devise sur le fronton ou sur la façade de leurs hôtels de ville.

La devise républicaine ne figurait pas sur la mairie du XIXème arrondissement de Paris bien que le bâtiment ait été construit entre 1876 et 1878, sous la IIIème république donc. Soit l’inscription n’a jamais existé, soit elle a été effacée à l’occasion de la réfection du monument, en effet une rangée de pierres du linteau de la fenêtre du 1er étage a été changée.

L’oubli a été réparé, en même temps que les lettres “MAIRIE DU XIX ARRT” ont été redorées, la devise républicaine a été inscrite en lettres dorées sur le linteau de la fenêtre du 1er étage. Cependant la devise est si haute et en si petites lettres qu’elle est quasiment invisible. Était-ce là le but ?

© La photo de droite a été extraite d’un article du site laconnectrice.wordpress.com.

L’Oursin Vert d’Octobre 2017 est paru

L’Oursin Vert est une Publication hasardomadaire des groupes locaux du Goëlo et de Saint Brieuc d’ Europe Ecologie – Les Verts Bretagne, l’édition d’Octobre 2017 a été diffusée à 1174 exemplaires, vous la trouverez en cliquant sur l’Oursin à droite. J’avais déjà mentionné cette revue dans un post du 6 février 2016. Dans le numéro d’octobre 2017 que je viens de recevoir j’ai été particulièrement intéressé par les articles sur la taxation des yachts, sur le Glyphosate, et sur la défusion de Binic Etables.

Quel âge avait le cyprès de Lambert du Portrieux ?

En réponse à Bernard Bruhat qui regrette que je délaisse notre bonne ville de Saint-Quay-Portrieux (j’y suis cependant assez souvent, j’y étais début octobre), un petit article non polémique consacré au Cyprès de Lambert qui a été abattu lors des travaux du quai de la République.

La souche de l’arbre est au milieu de la photo (5 octobre 2017) :

Quai de la République

C’était un cyprès de Lambert, la section du tronc m’a permis d’estimer son âge à une quarantaine d’années environ. Vous pouvez compter vous mêmes les cernes ou anneaux de croissance, pour ma part j’en ai compté 41, ils sont numérotés en chiffres verts (agrandir l’image) l’arbre a été semé ou bouturé en 1976 et a du être planté en 1977 ou 1978 :

section du tronc

La plupart des Cyprès de Lambert plantés à Saint-Quay-Portrieux étaient destinés à former des haies, très peu ont été plantés isolément. Comme ce sont des arbres de haute taille, il était difficile de maintenir ces haies à une faible hauteur au-delà d’une vingtaine d’années, aussi la plupart de ces arbres ont été abattus et ceux qui restent sont souvent un vestige d’une ancienne haie, c’est peut-être le cas de celui-ci. Ce n’est pas une grosse perte car il dépérissait. J’espère que les arbres qui seront plantés sur l’esplanade seront indigènes ou acclimatés au climat local.

Avez-vous noté que les haies sont très soumise à la mode ? Selon les années on a planté des Troènes, des Cyprès de Lambert, des Cyprès de Leyland, des Laurier-Cerise, des Eleagnus… Souvent l’espèce plantée permet de dater l’époque de construction de la maison. Il en est de même de l’arbre unique planté devant la maison dans un petit lotissement. Je me souviens que dans les années 1980, dans le midi, le Mûrier Platane était très à la mode, comme l’est l’Olivier aujourd’hui, un arbre qu’on plante à tort et à travers en dehors de son habitat naturel.