SO OUEST

(de notre envoyée spéciale à Paris)
20131130_175005R Le nouveau centre commercial de Levallois : SO Ouest. Bâti à l’emplacement des ateliers de Gustave Eiffel, là où étaient préparées les éléments de charpente de la tour Eiffel.

Les enjeux de l’intercommunalité

CC_Sud_Goëlo_logo_2012La France recense 35 000 communes, pour 65 millions d’habitants. C’est énorme en comparaison de l’Allemagne, qui n’en compte que 11 000 pour 85 millions d’habitants. Jusqu’à l’adhésion de dix nouveaux membres au 1er janvier 2004, la France dénombrait à elle seule autant de communes que tous les autres pays membres de l’union européenne.
Le nombre élevé de communes est une des raisons pour lesquelles se sont créées progressivement des structures intercommunales rassemblant les communes pour mutualiser leurs moyens et leurs actions. Ces structures se déclinent en quatre entités, selon la population des territoires rassemblés : la communauté urbaine, la métropole, la communauté d’agglomération et la communauté de communes. Ces quatre structures sont des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), à fiscalité propre.

La communauté urbaine est l’entité la plus ancienne, en effet, les premières communautés urbaines ont été créées par la loi 66-1069 du 31 décembre 1966, avec Bordeaux, Lille, Lyon et Strasbourg, rejointes par Marseille, Toulouse, Nantes, Nancy, Brest, Le Mans, Dunkerque, Arras, Le Creusot, Cherbourg et Alençon. Selon la loi n° 2010-1563 du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales, les communautés urbaines sont censées regrouper des agglomérations de plus de 450 000 habitants, cependant, la plupart d’entre elles ont été fondées avant la promulgation de cette loi, et certaines comptent moins de 450 000 habitants.

La métropole est l’entité la plus récente, créée par la loi n°2010-1563 du 16 décembre 2010. C’est la forme la plus intégrée des intercommunalités, qui ne concerne que les territoires de plus de 500 000 habitants. Les métropoles se distinguent des communautés classiques (communautés urbaines ou d’agglomération) car elles exercent à la fois des compétences déléguées classiquement par les communes membres, mais également des compétences ordinairement dévolues aux départements et régions.

La communauté d’agglomération prévoit une importante intégration des communes membres. Elle regroupe plusieurs communes formant, à la date de sa création, un ensemble de plus de 50 000 habitants d’un seul tenant et sans enclave, autour d’une ou plusieurs communes centre de plus de 15 000 habitants. Le seuil démographique de 15 000 habitants ne s’applique pas lorsque la communauté d’agglomération comprend le chef-lieu du département ou la commune la plus importante du département. Le seuil démographique de 50 000 habitants est réduit à 30 000 habitants lorsque la communauté d’agglomération comprend le chef-lieu du département. Par la population comme par le degré de coopération, elle se trouve à un niveau intermédiaire entre la communauté de communes et la communauté urbaine.

La communauté de communes prévoit une intégration limitée des communes membres. Elle regroupe plusieurs communes d’un seul tenant et sans enclave. Elle a pour objet d’associer des communes au sein d’un espace de solidarité, en vue de l’élaboration d’un projet commun de développement et d’aménagement de l’espace. Par la population comme par le degré de coopération, elle constitue la forme la moins intégrée des EPCI à fiscalité propre, et est conçue pour faciliter la gestion locale de l’espace peu urbanisé.

Les enjeux de l’intercommunalité
Les structures intercommunales, en mutualisant les ressources et les moyens, ont amélioré l’offre de services rendus aux populations et ont permis au petites communes de disposer de services qu’elles n’auraient pas pu s’offrir en étant seules.
Cependant la médaille a son revers car le transfert de compétences d’une commune à l’intercommunalité s’est souvent fait par un “copier-coller” et non par un “couper-coller”. Et de fait il peut exister  des doublons au sein de ces deux entités.
Par ailleurs, les représentants intercommunaux, élus indirectement ont été quelque peu coupés de leur électorat. Et ils n’ont cessé d’œuvrer à l’aménagement du territoire, à la création de nouveaux services, entraînant une inflation des dépenses de l’intercommunalité non compensée par une réduction des dépenses des communes.
Au final on a rajouté une couche de plus au millefeuille administratif (région, département et commune) et on a aggravé le poids de la fiscalité sur les habitants.
Qui aura le courage de lancer une grande réforme des structures de l’Etat, en particulier des collectivités ?
Le changement du mode d’élection des représentants au sein des communautés de communes : l’espoir d’une meilleure visibilité et compréhension des rôles entre la commune et l’intercommunalité ?

stquay.com fait arrondir les angles

Dans le billet ‘zigzag‘ daté du 4 novembre 2013, nous avions ironisé sur la géométrie des bordures des nouveaux trottoirs devant les ‘enfants terribles’ et la ‘fleur de blé noir’.
Quelle ne fut pas notre surprise cet après-midi en revenant sur les lieux, de constater que les angles ont été adoucis, comme l’attestent ces deux photos prises aujourd’hui, 24 novembre 2013.

2013-11-23 16.19.16R 2013-11-23 16.20.12R
Pour mémoire, les photos prises le 4 novembre :

2013-11-03 14.04.46R 2013-11-03 14.05.40R
Il y avait bien quelque chose qui clochait, stquay.com l’a fait remarquer. Et, ça a été rectifié pour le bien de tous !

Brèves du conseil municipal du jeudi 7 novembre

Depuis l’élection complémentaire du 20 septembre 2012, qui a vu l’élection de sept conseillers municipaux hostiles à Dominique Blanc, le maire de Saint-Quay-Portrieux, les réunions du conseil municipal sont devenues au fil du temps le théâtre d’affrontements entre certains conseillers et le maire. C’est même devenu un événement local au point que de nombreux Quinocéens viennent assister tous les mois à ces joutes verbales. La séance de jeudi n’a pas échappé à la règle.

Votes :

Parmi les dix-sept propositions citées à l’ordre du jour, seize ont été approuvées et une a été rejetée : il s’agissait de l’approbation du budget supplémentaire 2013 du cinéma Arletty. Ce rejet n’aura aucune incidence dans la mesure où la Chambre Régionale des Comptes approuvera ce budget sur réquisition du Préfet, saisi par Dominique Blanc.

Chaque proposition a fait l’objet de contestations, même le budget annexe “port”, qui portait sur un montant de 40 €, n’a recueilli que 14 voix pour et 9 abstentions.

Les clous de la soirée ont été :

Alain Laurent accusant Georges Brézellec, absent à la réunion, de s’être entendu avec Dominique Blanc pour voter l’étude de la délégation de service public du casino.

Mathieu Tanon contestant et votant contre la demande de subvention au profit du vieux gréement le “Saint Quay”. Son argumentaire a été publié aujourd’hui sur un blog sous le titre Navi rudentibus expression latine signifiant “le bateau navigue”.

Un élu reprochant à Isabelle Quéré de n’avoir pas fait avancer le dossier jumelage, inscrit dans les promesses de campagne de sa liste 2008.

Comme à l’accoutumée, Dominique Blanc a permis à chacun d’exprimer son point de vue en demeurant serein sous les invectives, pilotant le conseil comme le ferait un capitaine de navire par gros temps.

Le dernier point à l’ordre du jour était le choix de l’emplacement de la patinoire pour les fêtes de fin d’année. Après avoir laissé chacun s’exprimer, le maire a indiqué qu’il prendrait seul la décision, en tenant compte des différents avis exprimés.

Après le conseil, le public a pu librement s’exprimer, notamment une dame, qui n’a pas voulu donner son nom et qui a vivement critiqué l’aménagement du carrefour boulevard du général de Gaulle – rue Jeanne d’Arc.

Que les personnes nommées dans cet article, n’hésitent pas à soumettre un commentaire ou à demander une rectification si elles estiment que leurs propos ont été mal retranscrits.

zigzag

2013-11-03 14.04.46R 2013-11-03 14.05.40R
Les bordures de trottoir à peine posées, beaucoup s’interrogent à la vue de la chaussée en zigzag de la rue du commandant Malbert : Un parcours de maxigolf  ? De l’art urbain, sponsorisé par un carrossier ou un fabricant de pneumatiques ?
Vous l’avez compris, le but de cet aménagement est de ralentir la vitesse des véhicules et de permettre aux restaurateurs, les Enfants Terribles et la Fleur de Blé Noir de créer des terrasses facilement accessibles et sécurisées.

Les réverbères perdent la boule

2013-10-08 17.02.21RLes réverbères du port perdent leurs sphères lumineuse au profit de cônes, le remplacement est effectué progressivement, dès que les lampes arrivent en fin de vie, ce qui donne un aspect un peu étrange à ceux qui portent à la fois des sphères et des cônes. Techniquement, d’après ce que nous avons pu observer, les nouveaux dispositifs d’éclairage sont munis d’un réflecteur, qui devrait augmenter leur efficacité, et d’un cache qui permettra de réduire la pollution lumineuse qui cache les étoiles et interfère avec l’astronomie. Ce sont bien des réverbères car ils utilisent la réverbération optique, phénomène de réfléchissement des rayons lumineux par une surface, et non plus de simples lampadaires. Lors d’une prochaine enquête, notre reporter ira nuitamment sur le port comparer l’efficacité des deux dispositifs.

zone bleue

desprunes
Les prunes commencent à tomber sur les automobiles stationnées sur la nouvelle zone bleue créée il y a un mois et demi devant la maison de la presse.
Après une période d’observation bienveillante, pour permettre aux automobilistes de s’approvisionner en disques de stationnement et de s’habituer à les utiliser, la police municipale a commencé à dresser des procès verbaux.
Rappelons que la zone bleue est active toute l’année, du lundi au samedi de 9 h à 12 h et de 14 h à 19 h, ainsi que le dimanche et les jours fériés de 9 h à 12 h. Pendant ces périodes, le stationnement est autorisé gratuitement pour une durée de 1 heure maximum.
Il vous en coûtera 17€ si vous dérogez à ces règles.
Les disques de stationnement sont distribués gratuitement à l’hôtel de ville, sur présentation d’un justificatif de domicile, une carte d’identité suffit. En revanche l’office de tourisme est en rupture de stock.

une prune

Après l’embouteillage du 29 juillet au cours duquel un semi-remorque s’était trouvé bloqué en remontant la rue de Geniet, provoquant un gros embouteillage au Portrieux, la municipalité a réagi et a missionné ses agents pour verbaliser les automobilistes qui, les jours de marché, stationnent leurs véhicules sur le trottoir, obligeant les piétons à se déporter sur la chaussée.
Une prune bien méritée !

interdiction de stationner

Les panneaux d’interdiction de stationner placés sur le côté droit de la rue de Geniet (en montant) sont-ils placés si haut que les automobilistes ne peuvent pas les voir ?
A chaque événement au port (foires, fêtes, concerts…) la mairie vient poser ou planter dans le trottoir des panneaux d’interdiction de stationner provisoires, voire installer des barrières de sécurité le long des trottoirs.
Le résultat est que les automobilistes, lorsqu’ils ne voient plus ces panneaux provisoires, stationnent sur le trottoir de droite, en particulier les lundis de marchés, gênant piétons et poussettes d’enfants qui doivent circuler dangereusement au milieu de la chaussée, et provoquant des embouteillages quand les semi-remorques du port n’arrivent plus à remonter la rue.
Une solution provisoire consisterait à installer les panneaux provisoires les lundis matin, et une solution définitive serait de renforcer la signalisation : peindre une bande jaune sur la bordure du trottoir ne coûterait pas bien cher à la commune et résoudrait ces problèmes récurrents.
En dernier ressort quelques barrières supplémentaires aux endroits où le trottoir est le plus large, dissuaderaient les récalcitrants.