Wish you were here

Thomas, mon amour, marmotton…
Le sommeil était ton refuge, et aujourd’hui tu dors profondément.
Tu me parlais souvent de tes tourments, de tes cauchemars, j’espère que tu n’as plus peur à présent, que tu te sens bien là où tu es, libre, enfin…
C’est la seule chose qui pourrait m’apaiser…
Pour ma part, mon rêve éveillé à tes côtés s’est transformé en cauchemar en une fraction de seconde. Je suis terrorisée.
Depuis que tu n’es plus là, je me sens nue… exposée aux yeux de tous, vidée, dévastée. J’ai perdu mon enveloppe protectrice… ma carapace, faite de ton amour et de ta force.
Une partie de moi s’est envolée avec toi.
Nous avions souvent évoqué ensemble l’invention qui nous ferait rêver, et notre choix se portait toujours sur la téléportation… nous souhaitions pouvoir nous envoler tous les 2 sur une île déserte pour échapper à la réalité quelques minutes…
Quelques minutes ne sont plus suffisantes aujourd’hui, et je préférerais une machine à remonter le temps, pour pouvoir fuir ma réalité, et retourner à jamais dans celle qui était la nôtre.
Je serai toujours celle que tu appelais ta loupiote, prête à clignoter pour toi en permanence, prête à t’éclairer, à te guider, dans tes joies et dans tes peines… dans ton sommeil à présent…
Tu m’appelais ton souriceau, et rêvais de pouvoir me glisser dans ta poche, pour que l’on soit ensemble en permanence. J’espère qu’aujourd’hui et pour toujours, tu resteras là contre moi…
Mon loup… mon ptit loup… je t’ai aimé au 1er regard… au 1er glaçon. Je t’aime, comme jamais tu n’as pu te l’imaginer… et je t’aimerai toute ma vie…
J’aimerais pour finir, et pour rendre hommage à ton amour de la musique, prononcer le titre d’une chanson qui prend tout son sens aujourd’hui…
wish you were here…

Un tourbillon de vie

Avec Charlotte, François, Thomas et moi même (Adrien), chaque repas ou réunion de famille était comme un film de Woody Allen, où tous les protagonistes s’interrompent, parlent les uns sur les autres, s’invectivent, font de l’esprit (enfin je crois), se disputent parfois, rigolent beaucoup.

Combien de fois avons-nous entendu Maman voler au secours des invités imprudents qui s’aventuraient à notre table. « Ne parlez-pas tous en même temps », « Parlez moins vite », « Finissez vos phrases », nous disait-elle.

Thomas ne dérogeait pas à la règle. A ce petit jeu il était peut-être le meilleur d’entre nous (ou le pire, c’est selon). Il était un vrai tourbillon. Un tourbillon de paroles, un tourbillon de gestes, un tourbillon de vie, un tourbillon d’amour, un tourbillon d’humour, un tourbillon d’humeurs, aussi.

Il y a quelques années, j’avais passé une soirée avec Thomas et une de mes proches amies qui le voyait pour la première fois. Avant même la fin de la soirée, elle m’avait dit, en rigolant : « Ah mon dieu, un seul Roques c’est déjà dur à suivre, mais là avec deux, je vois double, j’entends double, je ne comprends rien, vous êtes insupportables ». Cela m’avait empli de joie. Comme si je ne m’étais pas encore rendu compte, que malgré toutes nos différences, nous étions tous, tous les 4, si semblables, si proches.

Il y a deux semaines, passée l’effroyable nouvelle, nous nous sommes mis à pleurer en pensant à tous les échanges que nous avions eu chacun avec Thomas. S’ils n’étaient pas toujours réguliers, ils étaient toujours bourrés de références, de clins d’œil, de codes, d’humour, compris de nous seuls, et peu de mots suffisaient pour nous comprendre. J’ai pleuré en pensant à ces références que lui seul et moi connaissions, à tout ce que j’ai pu partager avec lui en exclusivité et que je ne pourrais plus jamais partager.

Puis, nous avons voulu voir les choses autrement. Tenter de faire émerger, au-dessus des pleurs et des peurs, le bonheur que nous avions eu de vivre cette complicité, plutôt que le malheur d’en constater la fin. La tâche sera difficile, et longue, mais j’aime penser que c’est Thomas qui nous donnera la force de la surmonter. Tous ces échanges, ces références personnelles, ces moments partagés, nous les avons vécus, plus personne ne pourra nous les enlever, plus rien ne pourra les abimer. Nous gardons ces instants ancrés en nous, intacts, cristallisés, ils y ont toute leur place, et nous comptons sur eux pour le restant de nos vies.

Ils ne sont pas idéalisés, embellis, faux, mais vrais, pleins, et nous voulons qu’ils nous rappellent Thomas comme il était tout entier, avec ses qualités mais aussi ses défauts. Un tourbillon, qui était tout à la fois. Quelqu’un à la fois d’attachant, de sensible, d’impatient, d’aimant, de désordonné, de poli, de rigolo, de spirituel, de gentil, d’inquiet, d’intelligent, de pas ponctuel, de beau, d’insaisissable, de libre, de vivant.

Adrien Roques

ton âme est belle et pure

Thomas, nous tous ici présents, n’avions jamais imaginés nous trouver rassemblés ainsi autour de toi.
Tu es parti à un moment charnière, au moment où tu venais de faire un choix de vie, au moment où tu terminais tes études de médecine, au moment où tu avais plein de projets.
Ton avenir a été brisé mais ta trop courte vie a été bien remplie, la médecine t’a passionné depuis ton plus jeune âge, tu étais très doué en informatique, je me souviens quand tu as monté un ordinateur alors que tu n’avais que 13 ou 14 ans, tu étais curieux de tout, tu as voyagé, tu as fait beaucoup de rencontres, et par-dessus tout, tu cherchais un sens à la vie, tu avais choisi comme devise de ton compte Twitter :
« Docteur ès recherche du sens de l’existence ».
Tu as été baptisé à Sérignan, dans l’Hérault, près de Béziers, la ville où tu es né, ton parrain et ta marraine sont ici avec nous.
Tu es ici dans l’église où tu as a reçu ta première communion, où tu as fait ta profession de foi et ta confirmation, tout près de l’école primaire Sainte Marie et du collège Saint-Justin où tu as étudié.
Après cette cérémonie, nous irons au cimetière de Levallois où tu reposeras, nous passerons près de l’appartement où tu as grandi, près de la piscine où tu aimais nager, près du conservatoire où tu as appris à jouer du piano, près des anciens tennis qui jouxtaient le cimetière.
Notre famille n’habite plus Levallois et je remercie chaleureusement l’équipe municipale qui nous a accordé une dérogation pour t’inhumer au cimetière et qui nous a prêté le pavillon des fêtes où nous nous réunirons après les obsèques.
Je regrette aujourd’hui de ne pas t’avoir assez dit combien je t’aimais et je t’estimais. Il ne faut jamais oublier de dire aux gens qu’on les aime.
Thomas, tous ceux qui te connaissaient appréciaient ton intelligence, ton humour et ta gentillesse.
Les témoignages que j’ai reçus des praticiens chez qui tu exerçais, de tes co-internes, de tes amis de fac et de lycée disent tous la même chose :
Tu étais quelqu’un de bien.
Mon fils, je suis fier de toi et je suis heureux de tous les moments que j’ai passés avec toi.

Je voudrais vous lire un extrait d’un message que m’a envoyé Ingrid Reinhard, de l’hôpital Saint-Antoine à propos de Thomas :
« Je le revois arrivant chaque matin, son sac à dos sur l’épaule, d’où, rituellement et avant toute autre chose, il sortait sa grande bouteille de Coca Light toujours terminée bien avant la fin de la journée.
Je revois ses yeux rieurs trop souvent cerclés de cernes, son sourire et ses belles fossettes et je l’entends encore de son ton pince-sans-rire, faire ses blagues décalées mais drôles qui le rendaient différent mais tellement attachant.
Je me vois relire ses comptes-rendus toujours parfaits ou acquiescer lorsqu’il attendait mon aval pour débuter ou modifier un traitement.
Thomas était non seulement un excellent interne, efficace, prompt à la tâche et toujours gentil et prévenant avec les patients, l’équipe et ses co-internes, mais c’était surtout, même s’il s’en défendait, en jouant la désinvolture, un jeune homme tendre et très touchant.
J’aimerais pouvoir vous raconter tant d’autres choses… sa grosse voix, ses pantalons serrés, sa candeur à certains moments, ses cheveux en pétard… »

Et un autre témoignage, que je viens de recevoir :
« Ce weekend j’étais en Bretagne, en regardant le ciel étoilé samedi soir, j’ai vu une étoile filante : je pensais à Thomas à ce moment et me suis dit que Thomas a été lui aussi une étoile filante ; un être brillant dont le passage marque l’esprit mais dont la lumière s’est éteinte trop vite. »

Vous, ici présents, êtes venus parfois de très loin, vous avez interrompu vos activités, Thomas, tous tes amis n’ont pas pu venir, mais je sais qu’ils pensent très fort à toi, en ce moment.
Tu as laissé des traces dans nos mémoires et dans nos cœurs, nous ne t’oublierons pas, mon petit Tom, nous penserons très fort à toi et très souvent.
Je me souviens de ta naissance, dès que je t’ai vu, je me suis écrié : qu’il est beau. C’est vrai que tu étais beau, Thomas, mais tu avais aussi du cœur et ton âme était belle et pure.
Je prie pour qu’elle continue à s’épanouir, avec toutes les autres, avec celle d’Aurélien, ton cousin germain, parti il y a 3 ans à l’âge de 17 ans, je prie pour qu’elle continue de s’épanouir dans la lumière, dans la joie et dans la paix.

Message diffusé à l’hôpital Paul-Brousse en hommage à Thomas.

Madame, Monsieur,

Nous avons la profonde tristesse de vous faire part du décès de Thomas-Louis Roques, survenu brutalement à l’âge de 29 ans.

Thomas-Louis Roques a fait ses études de médecine à l’université Pierre et Marie-Curie (Paris VI). Il effectuait sa dernière année d’internat dans le département de psychiatrie et d’addictologie du site Paul-Brousse.

Estimé pour sa compétence, son intelligence et sa justesse clinique, Thomas-Louis Roques a également marqué ses collègues par sa bienveillance et son souci de l’autre, qui s’exprimaient aussi bien à l’égard des patients que des professionnels. Ceux qui ont eu le plaisir de travailler à ses côtés durant les derniers mois garderont en mémoire son humour très fin et son sourire. L’ensemble du département de psychiatrie et d’addictologie, à qui il manque déjà, ne l’oubliera pas.

Nous nous associons à la douleur de sa famille et de ses proches et leur adressons nos plus sincères condoléances. Les obsèques auront lieu jeudi 20 juillet à 10h, à l’église Saint Justin, Parvis Jean-Paul II, Place d’Estienne d’Orves, à Levallois-Perret.

Elsa Genestier Pr Jacques Duranteau Pr Amine Benyamina
Directrice du groupe hospitalier Président de la CMEL Chef du département de psychiatrie et d’addictologie de Paul-Brousse

Évangile de JC selon SM (13, 1‑23)

Nous sommes allés ce matin à la messe à Saint-Justin à Levallois et nous avons rencontré le père Jacek à la sortie de l’église. Aujourd’hui j’ai écouté attentivement l’évangile et l’homélie et j’ai vraiment eu le sentiment que le message de Jésus m’était destiné :

Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord de la mer. Auprès de lui se rassemblèrent des foules si grandes qu’il monta dans une barque où il s’assit ; toute la foule se tenait sur le rivage. Il leur dit beaucoup de choses en paraboles : « Voici que le semeur sortit pour semer. Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger. D’autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde. Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché. D’autres sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés. D’autres sont tombés dans la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »
Les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? » Il leur répondit : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume des Cieux, mais ce n’est pas donné à ceux-là. À celui qui a, on donnera, et il sera dans l’abondance ; à celui qui n’a pas, on enlèvera même ce qu’il a. Si je leur parle en paraboles, c’est parce qu’ils regardent sans regarder, et qu’ils écoutent sans écouter ni comprendre. Ainsi s’accomplit pour eux la prophétie d’Isaïe : Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas. Le cœur de ce peuple s’est alourdi : ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouché les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, que leur cœur ne comprenne, qu’ils ne se convertissent, – et moi, je les guérirai. Mais vous, heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles entendent ! Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu.
Vous donc, écoutez ce que veut dire la parabole du semeur. Quand quelqu’un entend la parole du Royaume sans la comprendre, le Mauvais survient et s’empare de ce qui est semé dans son cœur : celui-là, c’est le terrain ensemencé au bord du chemin. Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux, c’est celui qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie ; mais il n’a pas de racines en lui, il est l’homme d’un moment : quand vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, il trébuche aussitôt. Celui qui a reçu la semence dans les ronces, c’est celui qui entend la Parole ; mais le souci du monde et la séduction de la richesse étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit. Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la Parole et la comprend : il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. »

La pousse sur la photo sort du bitume du trottoir. Il n’y avait ni bitume ni trottoirs du temps de Jésus.

Devoir de mémoire 2.0

Que faire de l’ordinateur de quelqu’un qui n’est plus et dont on n’a pas le mot de passe ? Faut-il essayer de lire les données pour retrouver des textes ou des photos ? Doit-on essayer de récupérer les identifiants de connexion à son compte de messagerie ? Quels sont les moyens légaux de le faire ? Faut-il le faire ? Pour prévenir ceux qui ne l’auront pas été ? Pour répondre à des courriers électroniques, personnels, amicaux ou professionnels, à des relances de contrats (téléphone, internet…).

Les obsèques de Thomas-Louis Roques

Les obsèques de Thomas auront lieu Jeudi 20 juillet 2017 à Levallois, les horaires sont

1) à 10h à l’église Saint-Justin de Levallois, place d’Estienne d’Orves (au bout de la rue Voltaire), métro Anatole France ou train Clichy-Levallois

2) à 12h au cimetière, 101 rue Baudin (au bout de la rue Raspail), dans la deuxième allée, à l’est de l’allée principale, à gauche en allant vers la seine, à peu près en face d’un banc, il est possible d’entrer en voiture dans le cimetière et de la stationner pendant l’inhumation

3) après le cimetière (vers 13h), nous nous réunirons à la salle des fêtes de Levallois, 1 place de Verdun, le pavillon est au sud du parc de la planchette dont il fait partie, accès possible en voiture pour déposer des personnes, il y a un PC de Vigipirate en face de l’entrée, dites que vous venez pour la cérémonie de recueillement, la salle sera ouverte jusqu’à 17h, il est prévu une restauration légère.

La cérémonie à l’église sera célébrée par le père Jacek, curé de la paroisse, Bruno sera à l’orgue.

Revenez sur cette page, je compléterai les informations au fur et à mesure.

d’un ami de La Treille à Marseille

Cher Denis,
Lorsque Marie m’a annoncé la disparition de ton fils Thomas j’ai été atterré. Comme je l’ai dit a Jean, mes convictions religieuses ont été ébranlées. Ce sentiment je l’avais déjà ressenti au décès d’une jeune maman de mes amies. Comment accepter ce qui est indicible ?
Nous sommes impuissants lorsqu’on est confronté à un tel malheur. Un sentiment de révolte nous envahit. Difficile de trouver l’apaisement.
Au décès de mon père, après une longue maladie, j’ai retrouvé un peu de sérénité en revoyant tous les moments heureux qui ont refait surface. J’ai cru bon de les écrire et souvent j’ai lu et relu ces lignes qui contenaient des repères de mon existence.
Essaie ce que j’ai considéré comme une thérapie.
Sache Denis que je partage ton chagrin au moment où je traverse des heures difficiles.
Jacques Piastrelli

Thomas-Louis vu par Ingrid Reinhard

C’est avec effroi que j’ai appris, lundi, la disparition de Thomas, avec lequel j’ai eu la chance de travailler pendant trois mois de février à mai 2016 lors de son stage au Département d’Aval des Urgences (DAU), unité fonctionnelle du service de Médecine Interne de l’hôpital Saint-Antoine.
Je le revois arrivant chaque matin, son sac à dos sur l’épaule, d’où, rituellement et avant toute autre chose, il sortait sa grande bouteille de Coca Light toujours terminée bien avant la fin de la journée.
Je revois ses yeux rieurs trop souvent cerclés de cernes, son sourire et ses belles fossettes et je l’entends encore de son ton pince-sans-rire, faire ses blagues décalées mais drôles qui le rendaient différent mais tellement attachant.
Je me vois relire ses comptes-rendus toujours parfaits ou acquiescer lorsqu’il attendait mon aval pour débuter ou modifier un traitement.
Thomas était non seulement un excellent interne, efficace, prompt à la tâche et toujours gentil et prévenant avec les patients, l’équipe et ses co-internes, mais c’était surtout, même s’il s’en défendait, en jouant la désinvolture, un jeune homme tendre et très touchant .
Il nous donnait de temps en temps des nouvelles via un fil de conversation WhatsApp partagé avec ses anciennes co-internes et Maria Chauchard, ma consœur PH au DAU, c’est ainsi qu’il nous avait dit avoir fait le mois dernier une crise convulsive en se rendant en stage à Paul Brousse.
Il nous avait recontactées, Maria et moi, le vendredi 30 juin car il devait se rendre à Saint-Antoine mardi 4 juillet et voulait en profiter pour passer nous voir… j’avoue ne pas m’être inquiétée ou offusquée de son absence car les anciens internes disent souvent qu’ils vont passer puis ne le font pas. Je le regrette aujourd’hui.
Je ne pourrai malheureusement pas être présente jeudi à Levallois mais mes pensées vous accompagneront, tout comme elles le font depuis ce lundi.
Je vous prie, Monsieur, de recevoir mes très sincères condoléances.
Mes pensées sont avec vous et votre famille et entièrement dédiées à Thomas.
Ingrid Reinhard

J’aimais vraiment beaucoup Thomas et étais ravie de savoir qu’au décours de son stage, il allait passer à Saint Antoine et me donner des nouvelles régulièrement.. il est d’ailleurs repassé à deux reprises.
J’aimerais pouvoir vous raconter tant d’autres choses… sa grosse voix, ses pantalons serrés, sa candeur à certains moments, ses cheveux en pétard…
La photo est une photo animée (« live photo »). Si vous appuyez dessus vous pouvez m’entendre dire à Thomas « tu ne souris pas », d’où le sourire radieux l’instant qui suit , sourire qui fait rire ses co-internes qui le regardent avec tendresse… je suis heureuse qu’il se soit senti assez à l’aise et confortable pour m’offrir ce beau sourire non seulement sur cette photo mais à plusieurs reprises durant son stage au DAU.
Et je suis sincèrement heureuse d’avoir eu la chance de rencontrer votre fils, quelqu’un de rare et de gracieux même si l’on pouvait deviner de temps en temps chez lui des heures sombres…
Encore une fois, mes pensées sont pour lui et avec vous…
Ingrid

PS de Denis : je ne sais pas comment afficher la photo animée sur PC Windows

Thomas-Louis Roques reposera au cimetière de Levallois, dans les Hauts De Seine (92300)

Nous envisageons les obsèques de Thomas jeudi 20 juillet à 10h00 à l’église Saint-Justin de Levallois, et vers 12h30 au cimetière de Levallois. A confirmer… Je suis en recherche d’un lieu pour nous réunir après les cérémonies.

Nous avons rendez-vous ce matin, Marie-Françoise et moi chez un entrepreneur de pompes funèbres, ami de Charlotte et Pascal. A la suite des auditions de la Police, le permis d’inhumer a été accordé hier après-midi. Nous en saurons plus sur la date des obsèques de Thomas et sur le déroulement de la journée. La cérémonie religieuse aura lieu à l’église Saint-Justin de Levallois, où il a fait sa première communion et sa confirmation. J’espère que les nouvelles orgues de l’église pourront jouer, elles étaient en cours de réglage hier après-midi quand je suis passé à l’église. Thomas reposera au cimetière de Levallois, ça a du sens car nous sommes très attachés à cette ville, où Charlotte, François, Adrien et Thomas on fait leurs études et où Charlotte et Pascal ont été mariés par le maire, Patrick Balkany, qui avait prononcé un chaleureux discours sans notes avec un mot personnel pour chacun. Nous n’habitons plus la commune, mais Sylvie Ramond, adjointe au Maire nous a accordé une dérogation, merci à elle pour ses mots gentils, et merci à Isabelle Prigent, la conservatrice du cimetière pour son accueil… C’est un joli cimetière, il est situé au bout de la rue Raspail où nous avons habité pendant 15 ans, il est au bord de la Seine et à côté du club de Tennis (fermé depuis) où Thomas jouait. Thomas sera près de Louise Michel, de Maurice Ravel, de Gustave Eiffel.

Merci à vous, les amis de Thomas, les soignants, la famille bien sûr, qui m’ont appelé, qui m’ont envoyé des mails ou des sms, je les conserve précieusement, pour les rassembler dans un livre d’or. Je vais vous répondre…