Francis Picabia : Notre tête est ronde pour permettre à la pensée de changer de direction.

Le titre de cet article est une pensée de Francis Picabia, qui sert de titre à sa rétrospective au MoMA de New York. J’en cite une autre : “Si vous voulez avoir les idées propres changez-en comme de chemises.” Picabia, au cours de sa carrière artistique, qui a couvert la première moitié du 20° siècle, n’a cessé de s’essayer à différents mouvements artistiques (comme il changeait de chemise), sans en épouser aucun. Passant ainsi de l’impressionnisme à l’abstraction, au Ready Made, au Dada, au nu réaliste, à nouveau à l’abtraction et j’en passe.

Depuis le 21 novembre et jusqu’au 19 mars 2017, le Musée d’Art Moderne (MoMA) de New York expose, en collaboration avec le Kunsthaus de Zürich, une rétrospective de Francis Picabia, l’exposition qui comporte environ 200 œuvres, occupe tout le 6ème et dernier étage du musée. Le but de l’exposition est de présenter les changements de mouvance artistique de Picabia et son questionnement iconoclaste sur le sens et le but de l’art.

Parmi les photos que j’ai prises, voici un échantillon des différents genres de Picabia :

Les Pins, effet de soleil à Saint-Honorat (1906)Les Pins, effet de soleil à Saint-Honorat (1906)

Mariage Comique (1914)
Mariage Comique (1914)

SAMSUNG CAMERA PICTURES Parade amoureuse (1917)

Les Trois Grâces (1925)
Les Trois Grâces (1925)

Promenade des Anglais (1924)
Promenade des Anglais (1924)

Le Baiser (1925)Le Baiser (1925)

Salomé (1930)
Salomé (1930)

Gertrude Stein (1937)
Gertrude Stein (1937)

Femme à la sculpture grecque noire et blanche (1940)
Femme à la sculpture grecque noire et blanche (1940)

Adam et Ève (1942)
Adam et Ève (1942)

Niagara (1947)
Niagara (1947)

Discussion avec l’organisatrice de l’exposition :

Photographier des toiles dans les musées

Au cours de ces derniers jours j’ai arpenté les musées (Met, Guggenheim…) et les galeries de peinture de Chelsea. A New-York les photographies sont autorisées à peu près partout, ça fait partie des libertés… Cependant, il n’est pas toujours facile de photographier les peintures :
– les dessins, les aquarelles et les gouaches sont systématiquement recouverts d’une vitre de protection et sont moins éclairées de façon à limiter les reflets,
– les toiles de valeur, sauf les monumentales (pour des raisons techniques), sont également recouvertes d’une vitre,
– les cadres sont souvent proéminents et leur partie supérieure crée une ombre, car l’éclairage vient la plupart du temps du plafond, en même temps, le haut du tableau est plus éclairé que le bas,
– pour prendre une bonne photo, il est important que l’axe optique se confonde avec la ligne perpendiculaire au centre du tableau, ce n’est possible qu’à condition que si le tableau ne soit pas trop haut, et que vous ne soyez pas trop petit.
Comme il est difficile dans la pratique de se trouver sur cette perpendiculaire, en raison de la foule, de la hauteur du tableau, de la position qui donne le moins de reflets, l’image obtenue n’est pas un rectangle, mais un pseudo quadrilatère dont les côtés ne sont ni parallèles ni droits.
Les logiciels de retouche de photo permettent de redresser l’image et d’approcher le rectangle parfait, mais cela cause certaines déformations par rapport à l’original.
J’ai photographié vendredi au “Met” le “massacre des innocents” de François-Joseph Navez (diapo #1), puis j’ai redressé l’image avec PhotoShop et corrigé les niveaux, sans toucher au contraste, à la luminosité, aux couleurs et à la saturation (diapo #2), j’ai ensuite ajouté un cadre doré plus sobre que le cadre d’origine que je n’avais pas photographié en entier (diapo #3). Et enfin, cerise sur le gâteau, j’ai repris une photo de la même oeuvre que j’ai trouvée sur la page Wikipédia de François-Joseph Navez, la page en anglais, car la photo ne figure pas sur la page en français, et j’ai mis le même cadre doré (diapo #4).

Ce qui est intéressant, et c’est la raison pour laquelle j’ai publié cet article, c’est que ces deux photos issues de prises de vues différentes, la mienne et celle qui est publiée dans Wikipédia, affichent des couleurs très semblables, c’est la preuve que les appareils numériques modernes déforment moins les couleurs que les appareils et les traitements argentiques. La photo de Wikipédia a été légèrement recadrée (pas par moi) avec un peu de perte dans les contours de l’image. On distingue bien dans les deux photos l’ombre portée du cadre.

J’ai utilisé un tout petit appareil de poche, le Samsung DV180F, mon Nikon, trop encombrant, est resté en France.

Le phare de Groix par Paul Signac

Port Tudy, sur l’île de Groix, avec ses thoniers devant un des phares du port, huile sur toile, 1925, photographié ce matin au Metropolitain Museum de New-York. Transformations PhotoShop et superposition du détail du phare sur la dernière diapositive.

Thanksgiving Parade Balloon Inflation

Aux Etats-Unis, Thanksgiving est la fête la plus importante de l’année, et le défilé organisé depuis 1924 par la chaîne de magasins Macy’s est suivi par des millions de spectateurs, sur place et derrière les écrans. Le défilé commence à 9 heures du matin, mais il paraît qu’il faut être sur place  à 6 heures pour avoir une chance de bien le voir, je ne pense pas avoir ce courage.

En revanche, j’ai pu assister cet après-midi au gonflage des ballons. Photos prises depuis la 81° rue, côté nord, entre Central Park West et Colombus Avenue. Ce côté de la rue était fermée au public, mais le policier en faction a eu la gentillesse de me laisser passer. Les ballons sont gonflés à l’hélium, ils sont attachés par des cordes aux véhicules tracteurs et maintenus par des filets et des sacs de sable car ils passeront la nuit dehors, bien gardés par les organisateurs et les forces de police.

Le défilé partira jeudi matin à 9h du Musée d’Histoire Naturelle, il longera Central Park West jusqu’à Colombus Circle, puis il tournera à gauche dans la 59° rue (toujours le long du parc), jusqu’à la 6° avenue qu’il descendra jusqu’à la 34° rue (Herald Square), où il tournera à droite pour terminer au coin de la 7° avenue et de la 34° rue (Penn station), devant le magasin Macy’s.

macys

Tailles comparées de Manhattan et de Paris

A force d’arpenter Manhattan du nord au sud, j’ai voulu me rendre compte de ses dimensions par rapport à Paris, et j’ai superposé deux cartes issues de Google Maps, en assombrissant celle de Manhattan, pour la faire ressortir. On se rend compte que les distances sont relativement importantes, surtout du nord au sud, j’insiste là-dessus, parce que la carte du métro de New-York est volontairement déformée en largeur et traduit mal les distances nord-sud.

Manhattan Paris

Notez l’échelle, en bas à droite.

de Central Park à Harlem

Départ à pied de Central Park West au niveau de la 97° rue, nous remontons Central Park jusqu’à son extrémité nord, au niveau de Lenox Ave (Malcolm X Bld). Nous sommes à Harlem, nous continuons jusqu’à la 125° rue (Dr Martin Luther King Jr Bld), où se trouve le célèbre théâtre Apollo. Malcolm X (El-Hajj Malek El-Shabazz) et Martin Luther King étaient tous deux des prêcheurs noirs, le premier musulman, le second chrétienn, et des activistes de la cause noire, le premier violent, le second pacifiste, tous deux ont été assassinés, Malcolm X à Harlem, Martin Luther King à Memphis.

A noter que parfois les noms des rues ou des avenues portent un deuxième nom honorifique, ainsi Lenox Avenue porte aussi le nom de Malcolm X Boulevard, et la 125° rue, Martin Luther King Boulevard.

Trump Place 160 Riverside Boulevard, New-York

J’ai vu ce matin à la télévision que l’enseigne ‘Trump Place’ venait d’être retirée d’un immeuble situé 160 Riverside Boulevard, donnant également sur l’Hudson. L’immeuble n’appartient plus à Trump et les résidents ont demandé à ce que son nom soit enlevé. Je n’imaginais pas que l’enseigne serait retirée quand j’ai photographié l’immeuble, ce lundi :

Trump Place

Metropolitain Museum of Art

Il pleuvait aujourd’hui, un temps idéal pour visiter le “Met”, le musée des beaux arts New-Yorkais, l’équivalent du musée du Louvre. Il y avait tant à voir, nous n’avons visité que le rez-de-chaussée, mais j’y retournerai la semaine prochaine. J’ai photographié les œuvres que j’ai préférées. Je compléterai le diaporama dans les jours qui suivent, ça prend du temps de recadrer et redimensionner les images. Il est plus facile de photographier des toiles que des sculptures ou objets divers, qui sont souvent derrière des vitres, mal éclairés, trop proches les uns des autres, ou avec des visiteurs dans le champ de vision.

Tarifs d’entrée dans les musées :

Les tarifs affichés sont donnés à titre indicatif, c’est une ‘suggested donation’, vous pouvez donc théoriquement payer plus ou moins, si vous voulez, ou même rien du tout. Les employés vous posent parfois la question, mais pas toujours. Le tarif senior commence à partir de 65 ans, mais on ne vous demandera pas de justificatif.