Le Kreisker, dernier petit hôtel de Saint-Quay

Le KreiskerTous les petits hôtels pour voyageurs n’ont pas été évincés par les réseaux Low Cost, et à Saint-Quay-Portrieux l’Hôtel Kreisker, situé au-dessus du café bar éponyme, offre 6 chambres à 50 m de la plage du Casino, pour des prix modiques. Ça faisait longtemps que j’avais envie d’essayer cet hôtel, et j’ai pu le tester à l’occasion d’un court déplacement.
J’ai passé deux jours dans la chambre n°7, au deuxième étage, qui donne sur la rue Jeanne d’Arc (photo depuis la chambre). Réservation par téléphone – j’ai juste donné mon nom – il fallait que j’arrive avant 20 heures. Une chambre confortable, chauffée, la literie et les draps sont impeccables, salle de douche (mitigeur à l’écossaise), WC à broyeur, pas le top mais ça marche, télévision avec quelques chaînes, éclairage bien disposé. Au petit déjeuner : un verre de jus de fruits, une boisson chaude, un croissant, du pain, du beurre et de la confiture. 42€ pour la chambre, 5,50€ pour le petit-déjeuner, le sourire en plus, je recommande.

La curieuse maison “TY UHEL”, 13 rue Jeanne d’Arc, est à nouveau en vente ! Tout comme juste un peu plus haut, sur le même trottoir, le grand bâtiment de la Congrégation religieuse des Filles des Saints Cœurs de Jésus et Marie (catholique).

Faut-il interdire les marchés de Noël ?

Après l’affreux attentat du marché de Noël devant l’église du souvenir*, les marchés de Noël vont-ils être interdits, dans toute l’Europe, comme les feux d’artifices après l’attentat de Nice ?
Les auteurs de l’attentat ont visé une nouvelle fois un symbole religieux chrétien. Faut-il faire disparaître tous les symboles religieux chrétiens de l’espace public ? C’est ce que pense notre justice qui continue à interdire les crèches dans les mairies, pour satisfaire les associations laïques qui font le jeu de l’UOIF.

(*) L’église du souvenir (Kaiser-Wilhelm-Gedächtniskirche) a été en partie détruite le 23 novembre 1943 par un bombardement aérien de la Royal Air Force sur Berlin, pas un bombardement sur des objectifs militaires, mais un bombardement sur le cœur de la ville destiné à tuer et à blesser des civils pour faire plier Hitler. Un bombardement meurtriers et complètement inutile. A l’époque, non seulement on n’avait pas inventé les frappes chirurgicales, mais au contraire on faisait exprès de viser les civils. L’église a été partiellement reconstruite, avec un corps de bâtiment complètement différend, ce qui lui donne un aspect saisissant.

Alep, Mossoul, villes assiégées et bombardées

Bombardement à MossoulBombardements à Mossoul

Alep (est) et Mossoul, deux villes tenues par des forces rebelles et assiégées par des forces gouvernementales.

A Alep, l’armée Syrienne et son allié, la Russie, bombardent les rebelles (Fatah al Cham, émule d’Al Qaeda, et Ahrar al-Sham, mouvement salafiste soutenu par le Qatar) qui tiennent les quartiers Est de la ville et qui tirent des roquettes sur le reste de la ville.

A Mossoul, l’armée irakienne et la coalition internationale (Etats-Unis, France, etc.) bombardent les rebelles (Etat Islamique) qui tiennent la ville.

Dans les deux cas les bombardements font des morts et des blessés, dont des civils. Dans les deux cas les civils sont pris en otages. Dans les deux cas, les rebelles se rebellent.

Anne Hidalgo a éteint la tour Eiffel

Pour Alep, notre président de la République a parlé, les Nations Unies ont discuté et Anne Hidalgo a éteint la tour Eiffel, ce qui n’a pas manqué d’impressionner Bachar el Assad.

Pour Mossoul, rien de tout ça, pas de discours du président de la république, de discussions à l’ONU ou d’extinction de tour Eiffel.

Pourquoi ?

– parce qu’on est habitué à ce que les Américains bombardent et on trouve ça presque normal,
– parce que les rebelles de Mossoul ont fomenté des attentats en France, contrairement à ceux d’Alep,
– parce que les rebelles d’Alep sont soutenus par le Qatar, qui donne beaucoup d’argent à la France,
– parce que la Syrie est alliée avec les Russes, et que François Hollande déteste la politique de Poutine,
– parce qu’en 2013, François Hollande était sur le point d’attaquer la Syrie, aux côtés des rebelles pour renverser Bachar el Assad  et qu’il ne se remet toujours pas d’avoir été lâché par Barack Obama…

On nous parle sans arrêt d’Alep, mais presque jamais de Mossoul, alors que c’est là-bas que se jouent l’avenir de l’Etat Islamique, du salafisme et du djihadisme.

Alep, Mossoul, deux poids, deux mesures, deux traitements médiatiques complètement différents.

Taxis, VTC, les limites de l’ubérisation

Les VTC Uber sont vent debout devant la décision de la plateforme californienne de prélever désormais 25% du montant des courses (au lieu de 20 % auparavant). On peut les comprendre. Les plateformes internet de mise en relation entre fournisseurs et clients, maintenant qu’elles ont conquis le marché, augmentent leurs marges jusqu’à ce que ça casse, au niveau des fournisseurs ou des clients, Uber n’est pas le seul dans ce genre de mauvaises pratiques, les plateformes booking.com (marge moyenne 20%), ebay.fr (marge 10 %), et blablacar (marge 10%) ne font pas exception à la règle.

Les intermédiaires sont trop gourmands

Que les intermédiaires gagnent plus que les fournisseurs, ce n’est pas nouveau. Ce qui me surprend, c’est qu’il n’y ait pas plus de concurrence entre les plateformes internet, ce qui permettrait une baisse des commissions. Une exception : leboncoin.fr, gratuit pour les particuliers, qui a pris des parts de marché à ebay, trop gourmand.

VTC ou Taxi ?

Il y a deux semaines, de retour du Canada, j’avais commandé un VTC parisien, un indépendant, pas Uber. (J’avais fait appel à ses services 3 fois durant l’année pour des trajets Asnières – aéroports. Le tarif : 35 € pour Orly ou pour Roissy, bagages compris.) A l’arrivée au terminal E, pas de VTC et pas moyen de le joindre par téléphone, texto ou email. Dépités, nous nous dirigeons vers la file de taxis pensant payer beaucoup plus cher pour le trajet. Peu d’attente, voiture confortable, malgré les bouchons, arrivés à Asnières, bonne surprise, la note n’est que de 45€ bagages compris. Le lendemain je reçois un message d’excuses du VTC me disant que son véhicule avait été vandalisé et son téléphone volé et me proposant gentiment de me rembourser ma course, ce que j’ai refusé.

Lors de mon voyage aux Etats-Unis, j’ai vu des taxis partout, parfois des lignes de taxis, comme sur la photo (Cinquième avenue au droit de Central Park), il faut dire que jaunes, ils sont faciles à identifier. Pour aller à l’aéroport, nul besoin de réserver, il suffit de descendre dans la rue, de tendre le bras et 1 à 2 minutes plus tard vous êtes assis dans votre taxi.

Pas assez d’ADS

A Paris, le nombre insuffisant d’autorisations de stationnement (ADS), communément appelées licences, délivrées par le préfet de police entraîné la pénurie de taxis et favorisé l’émergence de transports alternatifs comme les VTC. Avec une concurrence très visible dans les aéroports où à la sortie de chaque avion de plus en plus d’hommes en costume noir arborent des panonceaux avec le nom des voyageurs qui ont réservé, où des rabatteurs dirigent les voyageurs vers les taxis officiels et où les clandestins essaient de trouver leur place en proposant discrètement des courses à prix soi disant cassé.

La solution évidente serait d’augmenter le nombre d’ADS, mais les pouvoirs publics ayant par le passé, on se demande bien pourquoi, permis aux taxis de revendre leurs ADS, il s’est institué un marché, tout à fait légal, de revente de ces licences, qui constituent, pour un taxi quittant le métier, un pécule de départ en retraite. Alors augmenter le nombre de licences leur porterait préjudice. Cependant, depuis octobre 2014, les nouvelles ADS sont octroyées pour une durée de 5 ans renouvelables et surtout incessibles. Ça devrait régler le problème sur le long terme. Restent les anciennes licences qui continuent à se vendre comme avant, cf. www.officiel-taxi.fr jusqu’à quand ?

Prends l’oseille et tire-toi

Pour ces VTC qui travaillent 48 heures par semaine pour à peine le SMIC, j’espère qu’émergeront rapidement des alternatives à Uber, des plateformes émanant ou au service de la profession qui prendront des marges plus honnêtes (5% du montant de la course, par exemple).

Avec des sociétés comme Uber, j’ai l’impression que l’objectif des dirigeants est de gagner le maximum d’argent possible aujourd’hui car ils sont en situation de quasi monopole, en grande partie grâce à la publicité que leur a fait l’Etat, en interdisant l’application Uber Pop, et ils savent que d’autres plateformes verront le jour, leur prenant des parts de marché et les contraignant à diminuer leurs marges. Alors, leur stratégie, c’est comme le titre d’un film de Woody Allen : “take the money and run”.

Un cochon pour rassurer les voyageurs ?

Lu sur internet :

Un cochon pour rassurer les voyageurs, employé par les services de l’aéroport de San Francisco ?

Pour mieux détendre les passagers angoissés par leur vol, l’aéroport de San Francisco a engagé un nouvel employé plutôt insolite.

Elle s’appelle LiLou et vous la croiserez peut-être lors de votre prochain passage à l’aéroport de San Francisco. La particularité de cette nouvelle employée dévouée au confort des voyageurs ? C’est une truie. L’aéroport a annoncé ses débuts sur son compte Twitter, le 5 décembre dernier.

Un animal à câliner. La truie fait partie d’une équipe de 300 animaux du nom de la “Wag brigade” créée il y a trois ans pour calmer les passagers angoissés à l’idée de prendre l’avion. Dans le cadre de la thérapie assistée par animal pour laquelle elle a été entraînée, la truie a pour mission de s’asseoir près des passagers et de se laisser caresser pour qu’ils se détendent avant leur vol. Avec sa veste bleue sur laquelle on peut lire “pet me” (“câline-moi” en français), sa jupe et sa casquette de commandant de bord, elle ne passe pas inaperçue.

Un succès immédiat. “C’est merveilleux de constater la surprise et le plaisir que LiLou procure aux gens pendant les visites thérapeutiques”, a expliqué une responsable du programme à la chaîne américaine CNN. Pourtant les critères pour entrer dans l’équipe sont stricts. “Les animaux doivent être désireux d’approcher les gens et accepter d’être manipulés indépendamment de l’âge, du sexe, de la race, de la taille, de l’équipement de mobilité et de l’habillement de la personne”, explique-t-on.

Un cochon dans l’aéroport une fois par mois. LiLou serait le seul cochon à répondre à tous ces critères dans tout le pays. La truie devrait intervenir à San Francisco une fois par mois.

Commentaires :

J’ai peine à croire la véracité de cette information, et je n’ose pas imaginer la même chose en France, la levée de boucliers des associations juives, musulmanes et islamiques…

Petit mensonge de Thierry Simelière

Petit mensonge de Thierry Simelière

Vendredi dernier, à 18h30, pour le dernier conseil municipal de l’année, j’avais donné ma procuration à Thierry Simelière, le maire de Saint-Quay-Portrieux.

Le même jour à 14h37, je lui envoie un message sur sa boîte mail, l’informant de ma démission du conseil municipal, en lui demandant de communiquer l’information le soir même lors de la réunion de ce conseil et de la transmettre mon message à l’ensemble des conseillers municipaux et des membres de la liste d’attente de la majorité.

Pour l’avoir côtoyé de près, je sais que Thierry Simelière a un smartphone et qu’il reçoit et lit ses alertes mails en temps réel.

Le conseil se passe, j’appelle le lendemain les amis qui y ont participé, pas d’annonce.

J’attends 24 heures et j’informe mes amis de ma démission, puis un peu plus tard mes collègues du conseil municipal, par mail, et enfin je publie l’information sur mon blog.

Un conseiller municipal, et un membre de la liste d’attente répondent à mon mail : Georges Brézellec, dans un message chaleureux, je l’en remercie vivement…, et Gilles Dunis.

Thierry Simelière, plus de 48 heures après la réception de mon mail, le fait suivre à tous les conseillers, en prétendant qu’il vient tout juste d’en prendre connaissance, mais en l’envoyant depuis l’adresse à laquelle je lui ai envoyé mon message, l’adresse avec laquelle il communique avec nous, les conseillers municipaux, et avec tout le monde, l’adresse principale de son iphone, dont il ne se sépare jamais, tsimeliere@orange.fr le message suivant :

Mesdames et messieurs les membres du conseil municipal
Je vous prie de trouver ci joint un courrier de Denis Roques envoyé sur une de mes boîtes mail privées et donc j’ai pris connaissance samedi matin
Cordialement
Thierry Simeliere

Une de ses boîtes mail privées ! Mais c’est la seule boîte mail depuis laquelle Thierry Simelière communique avec ses conseillers municipaux depuis son élection ! Et c’est l’adresse depuis laquelle il a fait suivre ma lettre de démission à tous les conseillers municipaux.

C’est un petit mensonge, je pense que s’il n’a pas voulu annoncer ma démission tout de suite, c’est parce qu’il avait besoin de temps, pour prendre contact avec Micheline Joulot, la suivante sur la liste et s’assurer qu’elle viendrait siéger avant de communiquer l’information au conseil municipal.

On devrait connaître bientôt mon remplaçant ou ma remplaçante.

Je ne vous oublierai pas

J’ai habité un peu plus de 5 ans à Saint-Quay-Portrieux, de janvier 2011 à juillet 2016. Ces cinq années ont passé à toute vitesse. J’ai rencontré des gens formidables, je me suis fait de bons amis et quelques ennemis. Je vais garder le contact avec mes amis et ne plus penser à mes ennemis.

Même si je viens régulièrement à Saint-Quay-Portrieux (j’y serai la semaine prochaine), je ne me sens plus en capacité de donner mon avis sur les affaires de la commune.  Aussi il m’a semblé logique de démissionner de mon mandat de conseiller municipal.

J’en ai informé le maire de la commune vendredi 9 décembre, en lui demandant de communiquer ma décision au conseil municipal du soir même…

Cliquez sur l’image pour lire ma lettre de démission.

Denis Roques

Offrez-vous une Kalashnikov pour Noël !

[AK 47 CO2 4,5 mm : arme de loisir, en vente libre]

Les Kalashnikov (AK 47) sont en promo chez l’armurerie Lavaux, c’est le moment d’en profiter ! Au moment où Bruno Le Roux, ardent partisan du renforcement des contrôles sur la circulation des armes à feu, vient d’être nommé Ministre de l’Intérieur, il est saisissant de voir autant de Kalashnikov vendues dans notre pays.

Kalashnikov

Qui achète des Kalashnikov (AK 47) ?

Pour avoir le droit d’acheter une AK 47, il faut être membre actif d’un club de tir, avoir passé un examen médical d’aptitude au tir, un QCM de sécurité, avoir effectué 3 séances de tir contrôlées en club dans les 12 derniers mois, obtenir l’accord du président du club de tir et du président de la fédération départementale, prouver la possession d’une armoire forte pour ranger l’arme, et enfin obtenir l’autorisation de la préfecture de votre département.

Autrement dit, il y a un certain nombre de filtres à l’achat : le jugement du médecin, du président du club de tir, l’enquête de police menée par la préfecture.

L’autorisation de détention vous permet uniquement de conserver l’arme à votre domicile, dans une armoire forte fermée à clé, et de la transporter à votre club de tir, inapte au tir (verrou sur la détente) dans une mallette fermée. Les munitions doivent être transportés dans une mallette distincte.

Sur les stands de tir, les responsables des clubs ne voient pas d’un bon œil les AK 47. Dans mon club, le TST de Lézardrieux, elles sont carrément interdites.

Ces armes ont plusieurs inconvénients pour la pratique du tir sportif :

Elles sont bruyantes, pas très précises, et les munitions, qui proviennent pour la plupart de surplus des pays de l’Est (comme les armes elles-mêmes), sont de qualité variable.

Alors la plupart des acheteurs utilisent leur AK 47, dans les clubs qui les acceptent, le lendemain de l’achat, puis ils la gardent chez eux avec le sentiment de fierté de celui qui possède ce que monsieur tout le monde n’a pas.

Ces gens-là ne présentent pas de danger, car leur arme est enregistrée et ils ne peuvent ni la donner ni la vendre.

Le seul danger est au niveau des munitions :

L’autorisation de détention d’une arme est assortie de l’autorisation d’acheter au plus 1000 cartouches par an et par arme. Les cartouches ne sont pas identifiées, elles pourraient faire l’objet d’un trafic (à Paris, à Marseille, etc., pas à Lézardrieux !), le remède serait de demander aux tireurs de conserver les étuis (douilles) des cartouches tirées, ou de faire signer une décharge à la personne ou au club à qui ils les ont cédées, car il est courant de procéder au rechargement des étuis vides des cartouches tirées, ça arrivera bien un jour, je ne dois pas être le seul à y avoir pensé.

Comment choisir son arme ?

Précision importante : les AK 47 vendues par les armuriers sont des armes semi-automatiques et pas automatiques comme les armes de guerre et celles des djihadistes. Sur une arme automatique, le fusil tire automatiquement toutes les cartouches du chargeur tant que le tireur garde son doigt appuyé sur la détente. Sur une arme semi automatique, il faut relâcher la détente et appuyer à nouveau pour tirer un autre coup, comme sur un pistolet.

Techniquement, les armes vendues aux particuliers ont été modifiées pour empêcher le tir en automatique. Malheureusement la modification est réversible et il n’est pas difficile de la remettre dans son état d’origine. Mais effectuer une telle modification exposerait le tireur sportif à la confiscation de son arme et au retrait de sa licence.

6 types d’armes sont vendues :

Les AK 47 authentiques, automatiques, de surplus des pays de l’Est. Vente uniquement aux membres d’une association de malfaiteurs ou aux terroristes islamistes, ça n’est donc pas pour vous.

Les AK 47 modifiées en semi-automatiques, de surplus de pays de l’Est ou fabrication neuve de Chine. Vente aux personnes disposant d’une autorisation préfectorale uniquement.

Les AK 47 neutralisées (démilitarisées) par un organisme agréé, comme Saint-Etienne. Ces armes sont impropres au tir, mais un grand nombre d’oragnes ayant été retirés, sciés, percés, leur aspect peu ragoûtant n’intéresse pas les acheteurs.

Les répliques d’AK 47 au calibre 22 LR, ces armes sont fonctionnelles, aptes au tir sportif, mais inaptes au grand banditisme ou au terrorisme, le chargeur est limité à 10 cartouches, c’est un bon compromis entre l’arme de guerre et l’airsoft.

Les répliques d’AK 47 tirant avec une cartouche de CO2 des billes en plastique ou en métal, faible dangerosité, mais aucun intérêt pour le tir sportif. C’est le cas de l’arme présentée dans le diaporama en tête de l’article.

Les répliques d’AK 47 purement factices, pour le plaisir des yeux.

Le danger des répliques, de l’air-soft et des balles à blanc

Pour ma part, je suis contre la diffusion d’armes factices, à blanc, air-soft, air comprimé, neutralisées, ayant l’apparence d’armes réelles. Ces armes en vente libre constituent un véritable danger pour la société, combien de braquages ont été effectués avec de telles armes ? Combien d’assaillants, équipés de ces jouets, se sont fait descendre par la police ou par des malfrats, qui croyaient que l’arme pointée vers eux était létale ?

J’attends que le législateur renforce la loi sur ce type d’armes et j’aimerais qu’elles fassent l’objet d’un suivi, comme les armes soumises à déclaration ou à autorisation.

J’ai retrouvé le CV mensonger de Bruno Le Roux

Bruno Le Roux, le nouveau ministre de l’intérieur, a menti sur son CV en prétendant qu’il était ancien élève de HEC et de l’ESSEC, deux écoles de commerce prestigieuses, ce qui est faux. Dès que l’affaire a été révélée par le site atlantico.fr et par le journal Marianne, le faux CV a disparu de la page du député : brunoleroux.org et de la page du ministre de l’intérieur sur le site interieur.gouv.fr. Sur le site du ministère de l’intérieur, on peut lire seulement : Biographie prochainement disponible.

Heureusement j’avais consulté cette biographie il y a deux jours et fait une impression d’écran :

CV de Bruno Le Roux

La même en mode texte :

Bruno Le Roux
Ministre de l’Intérieur depuis le 06 décembre 2016
Bruno Le Roux est né le 2 mai 1965 à Gennevilliers (Hauts-de-Seine).
Cursus :
Titulaire d’une maîtrise en sciences économiques, d’une maîtrise de gestion et d’un troisième cycle en stratégie.
Ancien élève de HEC et de l’ESSEC.
Carrière :
Très tôt engagé au Parti socialiste, il devient en 1989 adjoint chargé de la Culture de Gilbert Bonnemaison, le maire d’Epinay-sur-Seine. Il occupe par ailleurs de 1990 à 1992, le poste de directeur adjoint de cabinet de Pierre Mauroy, alors Premier secrétaire du Parti socialiste. Il est également Premier secrétaire de la fédération socialiste de la Seine-Saint-Denis.
Membre du Conseil National du Parti socialiste depuis 1994, Bruno Le Roux devient délégué national du PS, chargé des questions de sécurité et de police. Le rapport qu’il présente alors – La sécurité pour garantir la cohésion sociale – est adopté à l’unanimité par le Bureau National du parti socialiste. En 1997, le gouvernement de Lionel Jospin en reprendra les principales propositions lors du colloque de Villepinte.
Depuis 1996 il participe à tous les travaux parlementaires pour renforcer les contrôles sur la circulation des armes à feu dans notre pays. Il est notamment à l’initiative d’une proposition de loi visant à interdire la possession de toute arme à feu aux civils, exception faite des tireurs licenciés et des chasseurs disposant d’un permis de chasse.

Voici également une capture d’écran du site brunoleroux.org réalisée par le site atlantico.fr :

Biographie de Bruno Le Roux

[extrait du monde.fr du 10.12.2015] Les CV truqués, enjolivés, voire mensongers sont monnaie courante selon une étude réalisée par le cabinet de conseil en recrutement Florian Mantione en février 2013. Il en ressort que 75 % des CV seraient trompeurs, que 33 % des candidats s’attribuent “souvent” ou “toujours” un faux diplôme, que 64 % mentent sur la durée de précédents postes et 50 % sur leur rémunération actuelle.

Que risque-t-on en rédigeant un CV mensonger ?

Les peines peuvent aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. En septembre 2014, le TGI de Versailles a ainsi condamné à deux ans de prison avec sursis le “faux” architecte Philippe Leblanc, reconnu coupable “d’escroquerie” et “d’usurpation de diplôme”. Il avait bien commencé des études d’architecte mais ne les avait jamais terminées… ce qui ne l’avait pas empêché d’exercer pendant trente ans.
De même, Chantal Bouchoir, qui s’était prétendue psychologue alors qu’elle n’avait pas de diplôme, a été condamnée à deux ans de prison ferme, par le tribunal de Brive en mars 2013. Fin 2012, elle avait réussi à tromper la Fondation Chirac qui l’avait recrutée. La supercherie avait été découverte deux semaines après ses débuts grâce à son extrait de casier judiciaire. Celui-ci avait révélé qu’elle avait déjà été condamnée pour faux et escroqueries. [fin de l’extrait]

Bruno Le Roux sera-t-il sanctionné et démis de ses fonctions. Probablement pas, si on se réfère aux cas de Christine Taubira et de Jean-Christophe Cambadélis qui avaient faussement prétendu être titulaires d’un doctorat et qui n’ont pas été sanctionnés.

Pourtant, après ce qu’à subi Jérôme Cahuzac, on devrait  s’attendre à plus de sévérité vis-à-vis des politiques.

PS, suite au commentaire de Bernard Bruhat :

Rachida Dati n’est pas diplômée de l’Institut supérieur des affaires, pas plus que Nicolas Sarkozy n’est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, ni Bruno Le Roux de HEC et de l’ESSEC. Cependant il y a un point commun entre ces CV :

Il est écrit : “ancien élève de…” en référence à l’usage de d’écrire, par modestie “ancien élève de l’école polytechnique”, pour “diplômé de l’école polytechnique”.

Rachida Dati et Nicolas Sarkozy sont effectivement des anciens élèves, respectivement de l’Institut supérieur des affaires et de l’Institut d’études politiques de Paris, mais ils n’ont pas obtenu leur diplôme. Quant à Bruno Le Roux, j’imagine qu’il a suivi des cours ou des formations dispensés par HEC et l’ESSEC, sans être élève à part entière.

Ça me rappelle quand j’étais en prépa, un camarade qui m’avait dit que son père avait fait SUPELEC. J’en avais parlé à mon père qui avait fait SUPELEC à la même époque, non seulement il ne se souvenait pas de lui, mais il ne l’a pas trouvé non plus dans l’annuaire de l’école. J’ai eu plus tard le fin mot de l’histoire : le père de mon camarade avait suivi des cours à SUPELEC en tant qu’auditeur libre.

Pour conclure, méfiez-vous des mentions : “ancien élève de machin”, préférez “diplômé de machin” et demandez à voir le diplôme.

Port gratuit depuis la Chine

Il m’arrive souvent d’égarer des chargeurs usb. En magasin, ces petits appareils ne sont pas donnés. Du coup j’ai décidé de me réapprovisionner sur internet, ça évitera que je pollue la planète en me rendant en scooter chez Darty. J’ai ainsi acheté sur ebay un chargeur secteur 2 Ports USB au prix de 1,10€. Ce n’est pas cher, mais le plus surprenant, c’est que les frais de port sont gratuits, alors que l’objet est envoyé depuis la Chine. Quand on pense que le prix d’un timbre poste en France est de 0,80 € (il passe à 0,85€ au 1er janvier), on se demande comment ils font. Comment générer du profit en envoyant de Chine un chargeur USB pour 1,10 € port compris ?