Je ne vous oublierai pas

J’ai habité un peu plus de 5 ans à Saint-Quay-Portrieux, de janvier 2011 à juillet 2016. Ces cinq années ont passé à toute vitesse. J’ai rencontré des gens formidables, je me suis fait de bons amis et quelques ennemis. Je vais garder le contact avec mes amis et ne plus penser à mes ennemis.

Même si je viens régulièrement à Saint-Quay-Portrieux (j’y serai la semaine prochaine), je ne me sens plus en capacité de donner mon avis sur les affaires de la commune.  Aussi il m’a semblé logique de démissionner de mon mandat de conseiller municipal.

J’en ai informé le maire de la commune vendredi 9 décembre, en lui demandant de communiquer ma décision au conseil municipal du soir même…

Cliquez sur l’image pour lire ma lettre de démission.

Denis Roques

Offrez-vous une Kalashnikov pour Noël !

[AK 47 CO2 4,5 mm : arme de loisir, en vente libre]

Les Kalashnikov (AK 47) sont en promo chez l’armurerie Lavaux, c’est le moment d’en profiter ! Au moment où Bruno Le Roux, ardent partisan du renforcement des contrôles sur la circulation des armes à feu, vient d’être nommé Ministre de l’Intérieur, il est saisissant de voir autant de Kalashnikov vendues dans notre pays.

Kalashnikov

Qui achète des Kalashnikov (AK 47) ?

Pour avoir le droit d’acheter une AK 47, il faut être membre actif d’un club de tir, avoir passé un examen médical d’aptitude au tir, un QCM de sécurité, avoir effectué 3 séances de tir contrôlées en club dans les 12 derniers mois, obtenir l’accord du président du club de tir et du président de la fédération départementale, prouver la possession d’une armoire forte pour ranger l’arme, et enfin obtenir l’autorisation de la préfecture de votre département.

Autrement dit, il y a un certain nombre de filtres à l’achat : le jugement du médecin, du président du club de tir, l’enquête de police menée par la préfecture.

L’autorisation de détention vous permet uniquement de conserver l’arme à votre domicile, dans une armoire forte fermée à clé, et de la transporter à votre club de tir, inapte au tir (verrou sur la détente) dans une mallette fermée. Les munitions doivent être transportés dans une mallette distincte.

Sur les stands de tir, les responsables des clubs ne voient pas d’un bon œil les AK 47. Dans mon club, le TST de Lézardrieux, elles sont carrément interdites.

Ces armes ont plusieurs inconvénients pour la pratique du tir sportif :

Elles sont bruyantes, pas très précises, et les munitions, qui proviennent pour la plupart de surplus des pays de l’Est (comme les armes elles-mêmes), sont de qualité variable.

Alors la plupart des acheteurs utilisent leur AK 47, dans les clubs qui les acceptent, le lendemain de l’achat, puis ils la gardent chez eux avec le sentiment de fierté de celui qui possède ce que monsieur tout le monde n’a pas.

Ces gens-là ne présentent pas de danger, car leur arme est enregistrée et ils ne peuvent ni la donner ni la vendre.

Le seul danger est au niveau des munitions :

L’autorisation de détention d’une arme est assortie de l’autorisation d’acheter au plus 1000 cartouches par an et par arme. Les cartouches ne sont pas identifiées, elles pourraient faire l’objet d’un trafic (à Paris, à Marseille, etc., pas à Lézardrieux !), le remède serait de demander aux tireurs de conserver les étuis (douilles) des cartouches tirées, ou de faire signer une décharge à la personne ou au club à qui ils les ont cédées, car il est courant de procéder au rechargement des étuis vides des cartouches tirées, ça arrivera bien un jour, je ne dois pas être le seul à y avoir pensé.

Comment choisir son arme ?

Précision importante : les AK 47 vendues par les armuriers sont des armes semi-automatiques et pas automatiques comme les armes de guerre et celles des djihadistes. Sur une arme automatique, le fusil tire automatiquement toutes les cartouches du chargeur tant que le tireur garde son doigt appuyé sur la détente. Sur une arme semi automatique, il faut relâcher la détente et appuyer à nouveau pour tirer un autre coup, comme sur un pistolet.

Techniquement, les armes vendues aux particuliers ont été modifiées pour empêcher le tir en automatique. Malheureusement la modification est réversible et il n’est pas difficile de la remettre dans son état d’origine. Mais effectuer une telle modification exposerait le tireur sportif à la confiscation de son arme et au retrait de sa licence.

6 types d’armes sont vendues :

Les AK 47 authentiques, automatiques, de surplus des pays de l’Est. Vente uniquement aux membres d’une association de malfaiteurs ou aux terroristes islamistes, ça n’est donc pas pour vous.

Les AK 47 modifiées en semi-automatiques, de surplus de pays de l’Est ou fabrication neuve de Chine. Vente aux personnes disposant d’une autorisation préfectorale uniquement.

Les AK 47 neutralisées (démilitarisées) par un organisme agréé, comme Saint-Etienne. Ces armes sont impropres au tir, mais un grand nombre d’oragnes ayant été retirés, sciés, percés, leur aspect peu ragoûtant n’intéresse pas les acheteurs.

Les répliques d’AK 47 au calibre 22 LR, ces armes sont fonctionnelles, aptes au tir sportif, mais inaptes au grand banditisme ou au terrorisme, le chargeur est limité à 10 cartouches, c’est un bon compromis entre l’arme de guerre et l’airsoft.

Les répliques d’AK 47 tirant avec une cartouche de CO2 des billes en plastique ou en métal, faible dangerosité, mais aucun intérêt pour le tir sportif. C’est le cas de l’arme présentée dans le diaporama en tête de l’article.

Les répliques d’AK 47 purement factices, pour le plaisir des yeux.

Le danger des répliques, de l’air-soft et des balles à blanc

Pour ma part, je suis contre la diffusion d’armes factices, à blanc, air-soft, air comprimé, neutralisées, ayant l’apparence d’armes réelles. Ces armes en vente libre constituent un véritable danger pour la société, combien de braquages ont été effectués avec de telles armes ? Combien d’assaillants, équipés de ces jouets, se sont fait descendre par la police ou par des malfrats, qui croyaient que l’arme pointée vers eux était létale ?

J’attends que le législateur renforce la loi sur ce type d’armes et j’aimerais qu’elles fassent l’objet d’un suivi, comme les armes soumises à déclaration ou à autorisation.