Adam Lofti Djaziri fiché S et détenteur d’armes

Les faits :

Selon les médias, Adam Lofti Djaziri aurait “assailli” un fourgon de police en patrouille sur les Champs Élysées en fonçant dedans avec sa voiture qui a pris feu après l’impact, et aurait péri suite à l’accident.

Une bonbonne de gaz, une kalachnikov, deux armes de poing et des munitions ont été trouvés dans son véhicule. Il y avait de quoi “éventuellement faire sauter cette voiture”, a rapporté le ministre.

La thèse de l’attentat est peu crédible

Tout dans cette affaire me parait peu crédible : L’homme possédait des armes de poing (pistolets ou revolvers), des armes longues (carabines, fusils…) et les munitions qui vont avec, avec l’autorisation de sa préfecture de résidence. Il fréquentait un club de tir sportif et son carnet de tir était à jour.

S’il avait voulu commettre un attentat, il lui suffisait de dissimuler deux pistolets chargés sous une veste, à la ceinture ou dans les poches, deux Glock 17 par exemple, 34 coups sans recharger, ça aurait fait un carnage. Pas besoin de Kalashnikov lourde, encombrante, peu pratique pour du tir rapproché dans la foule, et dont le chargeur ne contient que 30 cartouches.

S’il avait projeté de faire exploser sa voiture, il l’aurait bourrée de bouteilles de gaz et il aurait installé un dispositif de mise à feu, il lui suffisait de déclencher le système lors de l’arrêt à un feu rouge, de sortir de la voiture et de s’éloigner rapidement.

Et si c’était un accident ?

Et si Adam Lofti Djaziri qui circulait en voiture sur les Champs Élysées, peut-être à vive allure, avait été distrait par son téléphone portable ou ébloui par le soleil et fait un écart de conduite qui aurait causé l’accident ?

Redoutait-il un contrôle de police, ce qui l’aurait rendu nerveux ? Il était autorisé à transporter des armes, à condition que ce soit pour un trajet domicile club de tir* et à condition que les armes ne soient pas chargées, soient verrouillées par un système à clé ou à combinaison (verrou de pontet) les rendant inaptes au tir et soient stockées dans une mallette indépendamment des munitions. Il n’est pas interdit de transporter des bouteilles de gaz dans sa voiture, les particuliers ne sont pas soumis à la réglementation ADR**.

(*) Où est son club de tir ? Il serait logique qu’il soit dans l’Essonne, son département de résidence. Son club de tir est-il ouvert le lundi ?

(**) L’ADR (Accord for Dangerous goods by Road) ne s’applique pas pour les particuliers lorsqu’ils transportent des bouteilles de GPL (butane / propane). Ces bouteilles, ainsi transportées, doivent être destinées à leur usage personnel ou domestique ou à des activités de loisirs ou de sports (1.1.3.1 a) de l’ADR).

Cependant un certain nombre de précautions, relevant du bon sens et de sécurité, doivent être prises pour transporter des bouteilles de GPL :

  • S’assurer que le robinet est bien fermé étanche (absence d’odeur).
  • Ne pas transporter de bouteille de GPL sans chapeau. Il protégera le robinet en cas de choc.
  • Caler efficacement la bouteille de GPL dans le véhicule, même pour un petit trajet.
  • Ne jamais fumer lors de toutes manutentions de bouteilles de GPL…

Un climatiseur, un trou, c’est tout !

Il a fait chaud cet après-midi à Asnières et plus largement en île de France. J’avais anticipé les températures élevées de la “belle saison” peut-être accentuées par le réchauffement climatique global. Et élaboré des stratégies : rejoindre une région tempérée par l’Océan, comme la Bretagne, l’Irlande ou l’Ecosse, une cave , un habitat troglodyte ou des catacombes, ou passer mes journées dans un centre commercial. Peu tenté par ces solutions, j’ai préféré commander un climatiseur sur le site Leroy-Merlin. Et cet après-midi j’ai installé la chose; un flexible à raccorder, un trou dans le mur et mon appartement à retrouvé sa fraîcheur.

Moins de 300€, 3500 watts de froid, comment ai-je pu m’en passer jusqu’à aujourd’hui ?

Partie de cartes à la Garenne Colombes

Hier c’était le dernier dimanche de printemps et le jour le plus long de l’année avec aujourd’hui, le premier jour de l’été. J’ai passé la journée dehors, ou plus exactement sur une terrasse abritée de la forte chaleur, avec mes amis. Apéritif (connaissez-vous l’anisette Gras ?). Déjeuner avec salade de tomates et entrecôte à la plancha (barbecue Weber), puis partie de belote toute l’après-midi, avec quelques discussions sur les règles, celles de la belote “contrée” n’étant pas uniformisées. Est-on obligé de fournir de l’atout si l’adversaire a coupé et si on ne peut pas monter ? Peut-on surenchérir si on n’a pas enchéri au premier tour ? Peut-on changer de couleur après un contre ? Combien marque l’équipe gagnante qui a contré lorsque le demandeur a chuté ? La belote a-t-elle une quelconque utilité pour l’équipe qui n’a pas demandé le contrat ? En tant que Marseillais, je défendais ma “belote contrée”, mai j’étais seul contre trois, aussi à la troisième manche, nous sommes revenus à la belote classique, avec distribution de 5 cartes d’abord et de 3 cartes après qu’un de joueurs a pris. Ça n’a pas empêché notre équipe de gagner… A l’occasion, je publierai les règles de ma belote marseillaise.

Pendant que nous jouions, l’heure tournait, et la fin du scrutin approchait. Nous étions quatre, deux avaient voté, Adèle et Maud, deux pas encore Ashton et moi. Ashton habite dans une petite commune du Val d’Oise,  à presque une heure de la Garenne Colombes, l’heure avançait, nous étions bien, il était certain que nos candidats respectifs l’emporteraient avec une confortable avance, aussi nous avons décidé de ne pas aller voter.

L’abstention constituera un acte citoyen, un signe donné par la population et ce tant que le vote blanc ne sera pas reconnu à sa pleine valeur, d’une part par la mise à disposition de bulletins vierges et d’autre part par la validation de la victoire d’un candidat uniquement s’il obtient plus de 50% des suffrages exprimés.

Mon abstention était mon acte citoyen de ce dimanche et je le revendique, en même temps, à travers cette abstention (outre ma passion immodérée pour la belote), j’ai exprimé mon désaccord sur le calendrier électoral, ces élections au début de l’été, c’est trop tard, surtout quand ça tombe un weekend de Pentecôte, la succession des présidentielles et des législatives, ça n’est pas une bonne idée, ne parlons pas des primaires.

Après la belote et le dîner (rebelote du déjeuner), ce n’est que vers 21h45 que nous avons allumé le poste, les résultats étaient attendus et la fin de la soirée électorale fut peu palpitante.

Cependant je fus ravi d’apprendre l’élection de Jean-Luc Mélenchon, je pense qu’il apportera beaucoup de bien à ma ville natale de Marseille (j’espère qu’il va s’y implanter), de Manuel Valls pour qui j’avais voté à la primaire socialiste (un homme qui mérite un avenir politique), d’Emmanuelle Ménard à Béziers, une ville où j’ai habité pendant dix ans et qui est en train de se redresser grâce à un maire exceptionnel (eu égard à tous ceux qui l’ont précédé et je parle en connaissance de cause), de Gilbert Collard, qui nous manquerait s’il n’était plus député, de Nicolas Dupont Aignan, un homme courageux et sincère. Ravi de l’élimination des frères anti-européens Philipot, des écologistes politiques comme Cécile Duflot (elle n’est même plus sur la page wikipédia des écologistes français) et Emmanuelle Cosse. Déçu de l’élimination au premier tour de Benoît Hamon, un homme courageux, honnête et sincère, qui avait des idées qui méritaient vraiment d’être déployées (le revenu universel, les perturbateurs endocriniens…).

Avec des élus de valeur, une équipe soudée, je souhaite de tout mon cœur que notre président Emmanuel Macron redresse la France et la porte au firmament des nations, ça sera facilité par le président américain aux cheveux orange en voie d’impeachment, par la première ministre britannique brexitée (et bientôt exitée), par une chancelière allemande cajolée, par un président russe respecté et honoré…

Vas-y Emmanuel, et attends le moment opportun pour éjecter Ferrand et Bayrou.

PS (lundi 20h00) : pour Ferrand, c’est fait, et en douceur chapeau ! Bayrou n’a qu’à se tenir tranquille.