Pourquoi les djihadistes crient-ils “Allah Akhbar”

Frère Rachid explique dans cette vidéo en arabe, sous-titrée en Français les origines du cri de guerre des Musulmans :

Frère Rachid (né en 1971 à Sidi Bennour (Maroc)) est un chrétien marocain converti de l’islam qui est l’un des télévangélistes chrétien évangélique les plus connus du Moyen Orient. Il dirige une émission hebdomadaire le jeudi soir sur la chaîne satellitaire chrétienne Al Hayat TV, basée en Égypte, où il fait débattre des intellectuels des deux religions.

Source : Wikipédia

Le revolver 1892 reste une arme dangereuse !

J’ai lu dans la presse que Cherif Chekatt, le tireur de Strasbourg abattu par la police aujourd’hui aurait utilisé un revolver modèle 1892. Ce revolver, fabriqué par la Manufacture d’Armes de Saint-Etienne de 1892 à 1924 en 385 000 exemplaires équipait principalement les officiers de 1914 à 1918 et en 1940, la troupe quant à elle était équipée de fusils. Il a aussi été donné en cadeau à la fin de la guerre aux officiers méritants (ainsi que des Luger P08 pris à l’ennemi).

Ce revolver à 6 coups tire des cartouches de 8 mm, un calibre qui n’est plus utilisé aujourd’hui, mais que fabrique encore le manufacturier italien Fiocchi, à destination des possesseurs de ces armes anciennes.

Les caractéristiques de ces munitions sont les suivantes :

Calibre : 8 Lebel
Ogive blindée, masse : 7,19 g (111 grains)
Vitesse : 280 m / s
Energie : 282 joules ( 1/2 x 0,00719 x 280^2 )
Longueur maximale de l’ogive : 27,40 mm
Longueur maximale de la cartouche : 37,00 mm

L’ogive 8 mm Lebel est un peu plus légère qu’une 9 mm Parabellum : 7,19 g contre 8,0 g, elle est propulsée avec moins d’énergie (282 joules contre 518 joules), mais ça ne la rend pas moins létale pour autant car au lieu de traverser le corps de part en part, elle y reste logée en dissipant toute son énergie cinétique dans les chairs ou dans les organes.

Les amateurs d’armes auraient voulu que ce revolver soit classé dans la catégorie des armes anciennes, ce qui leur aurait permis de le détenir sans autorisation mais dans sa grande sagesse le législateur l’a maintenu dans la catégorie des armes soumises à autorisation de détention (catégorie B1).

Ça n’a pas suffi à empêcher l’adorateur d’Allah de s’en procurer un car beaucoup d’armes ont été cachées en Alsace lors des deux guerres mondiales. Les munitions ne sont cependant pas en vente libre et il n’a pu se les procurer qu’auprès d’un tireur sportif autorisé à détenir un revolver 8 mm et à acheter les cartouches qui vont avec. J’imagine que la police a inspecté la liste des détenteurs de 1892 dans le Bas Rhin et a interrogé les présidents de clubs de tir.

A propos de la dangerosité de cette arme, j’ai trouvé cet argumentaire édifiant sur le site de l’Union Française des amateurs d’Armes, j’ai souligné les passages qui m’ont interpellé :

Le revolver mle 1892 ce mal aimé !
lundi 19 décembre 2011

Tous les amateurs d’armes déplorent la volonté du gouvernement de vouloir classer le 1892 dans une “restrictive” ce qui empêchera les collectionneurs de le détenir librement.
Trouver une dangerosité à cette arme conçue il y a 120 ans laisse perplexe

Du fait des destructions subies pendant les deux guerres, les guerres coloniales et celles effectuées par les pouvoirs publics depuis ces 30 dernières années, le 1892 est devenu une arme rare très recherchée par les collectionneurs.

La munition 8 mm est une munition d’arme de poing peu performante largement dépassée dès le début du XXe par les munitions américaines en cal 38 et 45, et, les munitions allemandes en 9 mm parabellum. Elle n’est plus fabriquée en France depuis de nombreuses années.
Les munitions anciennes fonctionnent rarement, les plus récentes encore fabriquées par la firme FIOCCHI en Italie dans les année 70 sont peu répandues en France et sont de toutes façons soumises à autorisation.

Largement dépassée dès le début de la première guerre mondiale à cause du mauvais choix de sa munition, le 1892 reste certainement la plus belle fabrication de la Manufacture Nationale de St Etienne et témoigne de l’extraordinaire savoir faire de l’arquebuserie française de la fin du XIXe

En conclusion, le revolver 1892 du fait de la rareté de l’arme et de sa munition ne présente pas un grand danger pour la sécurité publique. Si sa détention devient accessible aux collectionneurs (sous conditions), le danger sera encore moins important.

Comment faire baisser le prix de l’électricité ?

Le gouvernement a déclaré que les tarifs de l’électricité n’augmenteraient pas au 1er janvier 2019. Comment va-t-il s’y prendre ? La dernière fois que les tarifs de l’électricité ont été gelés, par décision de Ségolène Royal, les concurrents d’EDF ont fait un procès à l’Etat, qu’ils ont gagné, et le gel a été annulé, avec un effet rétroactif. Le seul moyen de faire baisser le prix de l’électricité serait de faire baisser les taxes.

Combien de taxes sur l’électricité ?

Comme je l’ai fait pour l’essence et le diesel, j’ai analysé les taxes sur l’électricité en me basant sur ma dernière facture (cliquer sur l’image pour en voir le détail).

consommation : 1082 kWh
abonnement : 14,74 €   /   consommation : 96,08 €
montant HT : 110,82 €
taxes 67,55 € (TCFE 10,35 €, CSPE 24,35 €, CTA 2,73 €, TVA 30,12 €)
% taxes sur HT 61 %
kWh HT : 0,10 €   /   kWh TTC : 0,16 €

Les taxes sur l’électricité représentent 61% du prix de la fourniture hors taxes.

Avant l’application de la TVA, l’électricité est soumise à différentes taxes :
– la TCFE ou Taxe sur la consommation finale d’électricité, au profit des collectivités locales
– la CSPE ou Contribution au Service Public de l’Electricité finance les obligations d’achat (électricité éolienne), la gratuité de l’électricité pour les personnes démunies, la péréquation tarifaire (tarif identique dans les outremers),
– la CTA ou Contribution Tarifaire d’Acheminement, destinée à financer les retraites des agents EDF et Gaz.

La TVA s’applique non seulement sur le prix hors taxes de l’électricité, mais aussi sur les taxes !

Pourquoi tant de taxes ?

Parce que grâce au parc nucléaire et au parc hydraulique, le prix de vente de l’électricité hors taxes est un des moins chers d’Europe, ce qui a permis à l’Etat au fil des années de se servir sur les consommations d’électricité des particuliers. Et par le principe des vases communicants, plus il y aura de gens en précarité à qui on offrira la gratuité du courant électrique, plus le prix de vente public de l’électricité augmentera.

Il est inique de taxer autant un produit de première nécessité comme l’électricité. Pourquoi ne pas taxer aussi les abonnements internet ? Une taxe pour les collectivités locales car les câbles et les fibres transitent par le domaine public, une taxe pour la péréquation tarifaire, car les prix d’abonnement des box sont les mêmes partout, une taxe pour faire bénéficier de la gratuité les personnes démunies. Une taxe pour financer les retraites des employés d’Orange de Bouygues, de SFR et de Free. Et enfin une TVA sur les taxes.

Baisser les taxes pour faire baisser le prix de l’électricité ?

Il suffirait pour cela de supprimer la TVA sur les taxes et de l’asseoir seulement sur le prix hors taxes de l’électricité !

Le prix des carburants aux Etats-Unis et la politique de Macron

A l’heure où la hausse des taxes sur les carburants est contestée par le mouvement des gilets jaunes, voyons quel est le prix de l’essence et du diesel aux Etats-Unis. Aujourd’hui, les prix moyens sont les suivants :

Essence (Regular Gasoline) : $ 2.477 USD/gal
Diesel (Diesel Fuel) : $ 3.162 USD/gal

Sachant qu’un gallon correspond à  3,78541 litres et qu’un dollar vaut 0,88 €, les prix de l’essence et du diesel aux Etats-unis sont les suivants :

Essence : 0,575 € / litre (2.477 x 0,88 / 3,78541)
Diesel : 0,735 € / litre (3.162 x 0,88 / 3,78541)

Pourquoi tant de différence avec les prix français ?

Parce qu’aux Etats-Unis, les taxes sur l’essence et sur le diesel  ne représentent que 16 % du prix, alors qu’en France elles représentent 61,6 % du prix de l’essence et 57 % du prix du diesel :

Mais si on considère maintenant le taux de taxes, soit le montant des taxes divisé par le prix hors taxes, comme la TVA, dont le taux normal est de 20 %, le taux de taxes sur l’essence est de 160 % et le taux de taxes sur le diesel de 133 %, à comparer avec un taux de 19 % aux Etats-Unis, un pays où les salaires sont bien plus élevés qu’en France.

Il est pertinent de rééquilibrer les taxes entre le diesel et l’essence, mais ce rééquilibrage devrait se faire sur une longue période de temps, au moins une dizaine d’années, de façon à ne pas pénaliser les automobilistes qui ont acheté récemment des voitures diesel pour faire des économies de carburant. Et surtout ce rééquilibrage devrait voir la baisse des taxes sur l’essence parallèlement à la hausse des taxes sur le diesel.

Les gilets jaunes ont bien compris que la hausse des taxes à la fois sur le diesel et sur l’essence n’a pas pour objet de réduire les émissions de CO2, mais plutôt de remplir les caisses de l’Etat en faisant participer les français modestes, ceux qui ne paient pas ou peu d’impôts et pas ou peu de taxe d’habitation.

Il y avait des dispositifs plus justes pour inciter les français à réduire leur consommation de carburant, je pense notamment au malus automobile, mais celui-ci devrait être réformé car en l’état il favorise beaucoup l’achat de véhicules diesel ou hybrides rechargeables au détriment des voitures à essence.

L’attitude du pouvoir macronien vis à vis des français qui revendiquent consiste depuis le début à essayer de compenser une hausse de taxes ou d’impôts par la baisse d’une autre taxe ou la mise en place d’un dispositif aidé.

Aux retraités qui manifestent contre la hausse de la CSG la réponse invariable : “on va supprimer la taxe d’habitation”.

Pas dupes les retraités, qui pour beaucoup ont vu leur taxe d’habitation augmenter et non pas diminuer.

Aux gilets jaunes qui demandent l’annulation de l’augmentation des taxes sur le carburant, on propose une prime à la conversion pour acheter une voiture électrique hors de prix ou à très faible autonomie, une prime pour changer leur chaudière, la modération de la hausse des prix de l’électricité et du gaz, la gratuité des préservatifs (make love, not war).

Ne pas donner satisfaction à une revendication légitime, proposer à la place un dispositif d’aide pour l’achat de quelque chose qui n’a rien à voir, jeter des miettes en exonérant les très très modestes, non seulement ça ne sert à rien, mais en plus c’est coûteux pour les finances publiques et donc pour le contribuable ou le taxé.

Un président élu par surprise (affaire Fillon venant à point nommé), élu par défaut (il fallait faire barrage au FN), dont c’est le premier mandat électif, un président trop jeune et inexpérimenté, mais “qui se la pète”, des députés 2.0 eux aussi inexpérimentés et hors sol, qui grisés par leurs promotions se la pètent aussi, avions-nous besoin de ça en cette période de crise ? Nul doute que Nicolas Sarkozy ou François Hollande auraient été plus à l’écoute des Français et auraient mieux géré la contestation.