la faune de l’estran atlantique

On dirait une écriture, ce sont les arénicoles, ces petits vers cousins des vers de terre qui en se cachant dans le sable des plages forment ces dessins étranges. Des petits messages pour nous signaler leur existence et nous remercier de leur avoir laissé une plage vierge de pollution. Le ramassage manuel des détritus sur les plages, au lieu du ramassage mécanique, permet à ces vers et à toute la petite faune vivant dans le sable de survivre :
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Ces petites boules en forme d’éponges naturelles, semblables à des grains de riz soufflé, sont des amas d’oeufs de bulots, après que les larves soient sorties :
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la Chrysomèle du peuplier

Tiens, une coccinelle sans pois, me suis-je dit en voyant ce petit coléoptère rouge sur une feuille de peuplier. Encore une de ces invasions asiatiques. Pas facile de prendre la bébète en photo car la branche où il s’était posé était sans cesse agitée par le vent :
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Ce n’est pas une coccinelle, mais une Chrysomèle du peuplier, un insecte coléoptère phytophage (végétarien) de la famille des chrysomélidés. Comme tous les chrysomèles, la Chrysomèle du peuplier est oligophage, en l’occurence, elle ne consomme que les feuilles du tremble et du saule marsault sur lesquelles elle passe sa vie (et où elle fait ses besoins). En cas de danger, elle émet un liquide nauséabond à base d’acide salicylique. Je n’ai pas perçu d’odeur, elle ne s’est donc pas sentie menacée par le zoom.

les fleurs des dunes de Saint-Brévin l’Océan

La lande littorale de Saint-Brévin l’Océan abrite une flore protégée de l’érosion par des ganivelles et protégée des promeneurs par des clôtures. J’ai observé ces jolies petites fleurs jaunes, l’orpin brûlant (sedum acre), également appelé orpin âcre ou poivre des murailles, une plante vivace de la famille des Crassulacées, qui tapisse le sable de ses fleurs jaune vif étoilées. L’orpin brûlant tient son nom de sa saveur très piquante… évitez de les goûter !
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Mais j’ai également découvert d’autres petites fleurs jaunes, sans pétales, que je n’ai pas réussi à identifier, un lecteur pourra-t-il me donner leur nom ?
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Echium pininana

P1040549RÉgalement appelé Vipérine des Canaries ou Echium des Canaries, cette sensationnelle plante bisannuelle produit la première année de très belles feuilles lancéolées vert argenté couvertes de poils légèrement irritants, et l’année suivante une stupéfiante fleur de 4 mètres de haut ! Cette inflorescence spectaculaire apparaît très vite au printemps, et produit en été un épi de petites fleurs roses ou bleu violet. La plante meurt après floraison, mais les graines issues des fleurs génèrent de nombreux semis. L’appellation vipérine vient de la ressemblance de ses graines avec la langue d’un serpent. J’ai planté trois echiums, la première année ils ont poussé, la deuxième année chacun a produit une fleur de plus de 3 mètres de hauteur, je m’attendais à ce qu’ils meurent, car c’est une plante bisanuelle, mais sur chaque tige sont apparues de nouvelles pousses et de nouvelles fleurs, en chandelier. Les huit inflorescences au premier plan proviennent toutes de la même plante. Certaines se sont rompues à la base, mais les autres tiennent le coup et semblent danser au gré du vent.

L’Echium pininana, originaire de l’île de Ténérife, est très proche de l’Echium wildpretii. Un hybride de ces deux plantes est commercialisé : l’Echium Rose Fontaine.

les pommiers sont en fleurs

Les marronniers de Paris, c’est une chose, mais les pommiers en fleurs dans notre Goëlo, en ce moment, c’est une merveille, n’oublions pas, il y a peu de temps St Quay s’appelait  “St Quay sous les pommiers”.

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les marronniers sont en fleurs

Le marronnier rouge est un hybride entre le marronnier commun à fleurs blanches, Aesculus hippocastanum et le pavier rouge à fleurs rouges Aesculus pavia. Plus petit que le marronnier blanc, le marronnier rouge donne peu de fruits, ces derniers sont peu épineux.

Beaucoup de marronniers rouges ont été plantés sur les quais, à Levallois :

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À Neuilly, où les plantations sont plus anciennes, il y a surtout des marronniers blancs :

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Mais chaque fois qu’un marronnier blanc meurt, il est remplacé par un marronnier rouge :

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la bernache cravant

La bernache cravant se plaît beaucoup sur nos côtes, et à Saint-Quay-Portrieux en particulier, il y en avait hier à la grève noire et cet après-midi à la plage de la Comtesse :

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mini trous noirs à la plage du moulin

20150407_162917REtables-sur-mer (22680) s’appelait autrefois Etables les Grottes, en effet, la falaise littorale entre la plage du Moulin et la plage des Godelins compte une vingtaine d’anfractuosités découvertes à marée basse. Devant la première grotte, en partant de la plage du moulin, en direction de la plage des Godelins, j’ai observé cet après-midi plusieurs trous cylindriques, d’un diamètre d’environ 5 cm, et d’une profondeur d’une dizaine de centimètres. Ces trous sont partiellement remplis de sable et d’eau.

Qui a foré ces mystérieux trous noirs ? Pourquoi ? Abattage de roches ? Ancrages ? Carottages géologiques ou géotechniques ? J’espère qu’un lecteur pourra éclairer ma lanterne.

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Au fil de la Berzéoué, ruisseau côtier.

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Le ruisseau de la Berzéoué prend sa source à la Ville Hamon à Plourhan, au confluent de deux ruisseaux, dont l’un alimente une fontaine située au bord de la route venant de Kerestidet. De là il rejoint le fossé qui longe la rue du Clos de Pierre, puis la rue du Clos du Roy pour passer en souterrain sous la rue de Ruello (La Rue où Est l’Eau). Il resurgit à côté du faux puits puis s’écoule à l’air libre, passe sous le Pont Griset et parvient au lavoir de la Garenne (ou de la Berzéoué), rue de la Garenne. Puis il file en direction de la station d’épuration qu’il traverse en souterrain, ainsi que la D786. Au débouché du talus de la D786, il passe entre deux maisons récentes et alimente le lavoir de Merle. Il traverse la rue de Merle en souterrain, passe à travers une propriété privée et rejoint le parc de la Duchesse Anne à travers lequel il serpente sous une succession de petits ponts en bois. Enfin il s’enfonce dans un avaloir pour traverser en souterrain la partie basse du parc. On peut encore l’apercevoir sous deux grilles situées de part et d’autre du portail d’entrée.

Suivez le ruisseau de la Berzéoué, depuis sa source jusqu’à la fin de son parcours à ciel ouvert :

Après le parc, la Berzéoué passe sous la place de Verdun, sans doute près du presbytère où existait aussi un lavoir, traverse ce qui était autrefois la plaine des sablons pour rejoindre la mer dans l’émissaire qui sépare la plage du Casino de la grève noire.

Des sept lavoirs que la Berzéoué alimentait autrefois, au long de son cours de 2 km : La Ville Hamon, Ruello, Saint-Thomas (à la Ville En haut), La Garenne, Merle, La Bourgade et le Presbytère, seuls deux lavoirs ont été conservés : le lavoir de la Garenne et le lavoir de Merle.

Ces lavoirs sont le plus souvent entretenus par les riverains, parfois par les services techniques de la Mairie. Chaque année, au mois de juin, l’Amicale des Moulin, Fontaine et Lavoirs visite un lavoir, relève ses dysfonctionnements et procède à son nettoyage.