la fleur de l’Aloe Vera

Saint Brévin l’Océan

RIMG_1078Une Aloe Vera en fleurs, c’est un événement, dans notre région. Celle-ci, plantée en pleine terre (ou plutôt en plein sable) dans un jardin de Saint-Brévin l’Océan, a lancé une remarquable hampe florale, au grand étonnement de mes amis. Merci à Isa pour la photo, j’attends impatiemment celle de la fleur éclose.
L’Aloe Vera fait partie de la famille des Aloès, connu depuis l’Antiquité, il a été adopté dans les médecines traditionnelles de nombreuses régions chaudes du monde, d’Europe, du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord d’abord, puis d’Inde, de Chine et d’Asie. Le gel d’aloès entre dans la composition de nombreux cosmétiques et boissons.

Sortie Géologique au Cap d’Erquy

L’Amicale des Moulin, Fontaines et Lavoirs, organise chaque lundi après-midi, pour ses membres, une marche, départ à 14h de la place de Verdun à Saint-Quay-Portrieux. Les parcours sont variés, GR34 bien sûr, mais aussi tous les petits chemins et sentiers pédestres dans la lande, les bois, au milieu des champs. La découverte de notre environnement immédiat, une promenade hygiénique et du lien social, on parle beaucoup en marchant. Une fois par mois le groupe se rend en covoiturage sur un départ de marche à quelques kilomètres ou dizaines de kilomètres de Saint-Quay-Portrieux. Et une ou deux fois par trimestre une marche à thème, avec des intervenants extérieurs. Ce lundi, marche le matin autour du cap d’Erquy (les légendes des photos s’affichent au survol de la souris) :

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L’après-midi était consacrée à la découverte des roches volcaniques d’Erquy avec le géologue Michel Guillaume qui montre ici les laves en coussins (pillows) :

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Vous retrouverez cet article sur le site : http://amicaledumoulin.com/

la faune de l’estran atlantique

On dirait une écriture, ce sont les arénicoles, ces petits vers cousins des vers de terre qui en se cachant dans le sable des plages forment ces dessins étranges. Des petits messages pour nous signaler leur existence et nous remercier de leur avoir laissé une plage vierge de pollution. Le ramassage manuel des détritus sur les plages, au lieu du ramassage mécanique, permet à ces vers et à toute la petite faune vivant dans le sable de survivre :
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Ces petites boules en forme d’éponges naturelles, semblables à des grains de riz soufflé, sont des amas d’oeufs de bulots, après que les larves soient sorties :
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la Chrysomèle du peuplier

Tiens, une coccinelle sans pois, me suis-je dit en voyant ce petit coléoptère rouge sur une feuille de peuplier. Encore une de ces invasions asiatiques. Pas facile de prendre la bébète en photo car la branche où il s’était posé était sans cesse agitée par le vent :
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Ce n’est pas une coccinelle, mais une Chrysomèle du peuplier, un insecte coléoptère phytophage (végétarien) de la famille des chrysomélidés. Comme tous les chrysomèles, la Chrysomèle du peuplier est oligophage, en l’occurence, elle ne consomme que les feuilles du tremble et du saule marsault sur lesquelles elle passe sa vie (et où elle fait ses besoins). En cas de danger, elle émet un liquide nauséabond à base d’acide salicylique. Je n’ai pas perçu d’odeur, elle ne s’est donc pas sentie menacée par le zoom.

les fleurs des dunes de Saint-Brévin l’Océan

La lande littorale de Saint-Brévin l’Océan abrite une flore protégée de l’érosion par des ganivelles et protégée des promeneurs par des clôtures. J’ai observé ces jolies petites fleurs jaunes, l’orpin brûlant (sedum acre), également appelé orpin âcre ou poivre des murailles, une plante vivace de la famille des Crassulacées, qui tapisse le sable de ses fleurs jaune vif étoilées. L’orpin brûlant tient son nom de sa saveur très piquante… évitez de les goûter !
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Mais j’ai également découvert d’autres petites fleurs jaunes, sans pétales, que je n’ai pas réussi à identifier, un lecteur pourra-t-il me donner leur nom ?
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Echium pininana

P1040549RÉgalement appelé Vipérine des Canaries ou Echium des Canaries, cette sensationnelle plante bisannuelle produit la première année de très belles feuilles lancéolées vert argenté couvertes de poils légèrement irritants, et l’année suivante une stupéfiante fleur de 4 mètres de haut ! Cette inflorescence spectaculaire apparaît très vite au printemps, et produit en été un épi de petites fleurs roses ou bleu violet. La plante meurt après floraison, mais les graines issues des fleurs génèrent de nombreux semis. L’appellation vipérine vient de la ressemblance de ses graines avec la langue d’un serpent. J’ai planté trois echiums, la première année ils ont poussé, la deuxième année chacun a produit une fleur de plus de 3 mètres de hauteur, je m’attendais à ce qu’ils meurent, car c’est une plante bisanuelle, mais sur chaque tige sont apparues de nouvelles pousses et de nouvelles fleurs, en chandelier. Les huit inflorescences au premier plan proviennent toutes de la même plante. Certaines se sont rompues à la base, mais les autres tiennent le coup et semblent danser au gré du vent.

L’Echium pininana, originaire de l’île de Ténérife, est très proche de l’Echium wildpretii. Un hybride de ces deux plantes est commercialisé : l’Echium Rose Fontaine.

les marronniers sont en fleurs

Le marronnier rouge est un hybride entre le marronnier commun à fleurs blanches, Aesculus hippocastanum et le pavier rouge à fleurs rouges Aesculus pavia. Plus petit que le marronnier blanc, le marronnier rouge donne peu de fruits, ces derniers sont peu épineux.

Beaucoup de marronniers rouges ont été plantés sur les quais, à Levallois :

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À Neuilly, où les plantations sont plus anciennes, il y a surtout des marronniers blancs :

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Mais chaque fois qu’un marronnier blanc meurt, il est remplacé par un marronnier rouge :

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mini trous noirs à la plage du moulin

20150407_162917REtables-sur-mer (22680) s’appelait autrefois Etables les Grottes, en effet, la falaise littorale entre la plage du Moulin et la plage des Godelins compte une vingtaine d’anfractuosités découvertes à marée basse. Devant la première grotte, en partant de la plage du moulin, en direction de la plage des Godelins, j’ai observé cet après-midi plusieurs trous cylindriques, d’un diamètre d’environ 5 cm, et d’une profondeur d’une dizaine de centimètres. Ces trous sont partiellement remplis de sable et d’eau.

Qui a foré ces mystérieux trous noirs ? Pourquoi ? Abattage de roches ? Ancrages ? Carottages géologiques ou géotechniques ? J’espère qu’un lecteur pourra éclairer ma lanterne.

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