Les paillotes de La Grande Motte démontées sans sécurité vis à vis du public

C’est l’automne aujourd’hui, mais cela fait déjà une semaine que le démontage des paillotes des plages privées de La Grande Motte a commencé. Va et vient incessant, tout au long de la semaine, de fourgons, de semi-remorques, de grues, d’élévateurs et autres engins de chantier sur la plage, au ras de baigneurs, avec force klaxon s’ils ont choisi de poser leur serviette sur le parcours des véhicules de chantier. Le tout accompagné des bruits divers et variés des engins et de l’outillage électrique des ouvriers. Aujourd’hui dimanche le chantier était à l’arrêt, mais partout autour de la paillote outre les engins de chantier, des panneaux métalliques, des planches parfois à moitié enfouies dans le sable, avec parfois des vis ou des clous qui dépassent. Un chantier de démolition sans balisage et sans protection au milieu d’une plage ouverte à un public nombreux. C’est une honte ! C’est non seulement un manque de respect pour les vacanciers de septembre et pour les baigneurs du dimanche, mais c’est aussi un risque d’accident : marcher pied nu sur une planche garnie de clous, trébucher ou se fracasser le crâne sur un profilé métallique…

L’entreprise chargée du démontage se comporte comme si elle était sur un chantier de travaux publics balisé et fermé, aucune mesure de protections des baigneurs n’a été mise en place, aucun panneau de danger, aucun affichage.

Comment la mairie peut-elle laisser faire ça ?

Je viens de laisser le message suivant sur le site internet de la ville de La Grande Motte :

J’attire votre attention sur le non respect de la sécurité des baigneurs par les entreprises chargées du démontage de la paillote “Bikinis Beach”. Aujourd’hui dimanche 23 septembre, alors que la plage était pleine de vacanciers et de baigneurs, le chantier de démontage n’était pas sécurisé, pas balisé, pas protégé, aucun panneau de danger n’avertissait les vacanciers du danger à stationner ou à circuler à proximité des engins de chantiers et des éléments démontés.
Tout autour de la paillote et bien loin de l’emprise qu’elle occupait lorsqu’elle était en activité : des remorques, des engins de chantier des profilés métalliques, des planches parfois lardées de vis. Un risque de blessure en marchant nu-pieds sur un clou ou une vis fiché dans une planche enfouie dans le sable ou en cas de chute sur un objet métallique lors d’une activité de plage comme jeu de ballon ou de raquettes.
En cas d’accident, la responsabilité de la mairie qui laisse faire serait engagée.
Je ne parle pas du désagrément pour les vacanciers de septembre de ces chantiers envahissants, de ces véhicules qui roulent à vitesse exagérée au ras des baigneurs et qui klaxonnent quand un vacancier est allongé sur leur chemin (pas balisé).
Ça donne une très mauvaise image de la station et c’est regrettable.
Il est urgent de rappeler les règles de sécurité aux entreprises qui interviennent sur le domaine public.

Halte à la casse des pois !

Green PeasConnaissez-vous les pois ?

Je ne parle pas des petits pois, ni des pois chiches ou des pois cassés, je parle des pois tout court, les pois verts secs entiers. Vous n’en avez probablement jamais vu, pour la simple raison que dans notre pays, les pois sont systématiquement cassés. On trouve des pois verts entiers en Amérique du Nord, le Canada et le Mexique étant de gros producteurs, au Royaume Uni (photo), aux Pays Bas, mais pour une raison qui m’échappe, on n’en trouve pas en France alors qu’on trouve facilement des pois chiches, des lentilles, des fèves ou des haricots, secs et pas cassés. Une exception cependant avec la société Germ’line qui commercialise depuis  1994 des graines à germer bio, dont des pois verts, en sachet de 200 g (voir en fin d’article). Malheureusement ces pois vert ne sont disponibles dans aucune enseigne bio, il faut les acheter sur internet, et les frais de livraison représentent 3 fois le prix du sachet.

Pois ou petits pois, quelle est la différence ?

Je me suis souvent demandé pour quelle raison les petits pois portaient l’adjectif petit, alors qu’en anglais on les appelle tout simplement peas (pois) ou green peas (pois verts) ou garden peas (pois du jardin). Les pois anglais ou américains sont d’ailleurs plus gros que les petits pois français, plus gros surtout que nos petits pois en conserve qui se flattent d’être fins ou extra-fins (très petits), mais ce n’est pas la raison qui fait que nous appelons les pois frais petits pois.  Le terme petit pois désigne des jeunes graines vertes de pois, récoltées avant leur maturité.  On qualifie souvent de verts les fruits pas mûrs, comme les haricots verts qui sont des gousses de haricots non matures, ou les fèves vertes dont on ne mange que la graine, comme le petit pois, et par analogie il aurait été plus judicieux d’appeler pois verts les petits pois.

Comment manger les petits pois ?

Si les pois anglais et américains sont plus gros que les pois français, c’est parce que l’étiquette anglaise interdit d’écoper (to scoop) les pois avec sa fourchette, que ce soit avec la main droite (il est interdit d’utiliser sa fourchette avec la main droite) ou avec la main gauche, il convient de les piquer avec le bout de la fourchette en s’aidant du couteau, ce n’est pas facile et on n’en prend pas beaucoup à la fois, voir la vidéo ci-dessous :

Les gros petits pois de Géant Vert

Aussi, pour remédier à cette situation délicate, la marque américaine Green Giant (géant vert) a lancé sur le marché en 1925 des petits pois plus grands que les espèces habituelles, ces gros petits pois ont rapidement conquis le monde anglo-saxon, surtout depuis l’arrivée des surgelés, mais en France où on mange les petits pois en utilisant la fourchette comme une cuillère, la mode est longtemps restée aux petits pois fins et extra fins, surtout pour les petits pois en boîtes ou en bocaux de conserve (personnellement je n’aime pas du tout, mais ceux qui ont été habitués tout petits à manger des boîtes de conserves en raffolent). Cependant, presque cent ans après leur introduction aux Etats-Unis, les gros petits pois se répandent en France, en surgelés grâce à Picard et sur les marchés, en gousses fraîches.

Pois Vert BioPourquoi casse-t-on les pois ?

J’en reviens aux pois tout courts, les pois cueillis à maturité et séchés. Wikipedia les appelle pois cassés, comme si les pois entiers n’existaient pas. Non seulement on a banni leur commercialisation, mais on a même banni leur nom dans le dictionnaire. Qui casse ces pois et pourquoi les casse-t-on ? Pour retirer le tégument et le germe qui seraient indigestes ? Un syndicat des casseurs de pois aurait-il le monopole de la distribution des pois et imposerait-il ses pratiques ? Les deux cotylédons auraient-t-ils tendance à se se séparer tout seuls lors du séchage et des manipulations ? Comme je l’ai écrit en début d’article, les seuls pois disponibles sur notre marché sont les pois à germer Germ’line (photo).

Etes-vous un moron ?

Si vous avez voyagé aux Etats-Unis ou vu Larry David dans le monologue d’introduction du film Whatever Works de Woody Allen, vous devez avoir une petite idée de ce qu’est un moron.

Pour Larry David, un moron, au même titre qu’un imbécile ou une chenille, c’est quelqu’un qui ne pense pas comme lui.

Trump est-il un moron ?

Rex Tillerson, Secrétaire d’Etat à la maison Blanche jusqu’à sa mise à pied le 13 mars 2018 par Donald Trump aurait affirmé que ce dernier était un moron, une déclaration non démentie qui a fait beaucoup de bruit outre atlantique.

Etymologie et antériorité

Le terme moron vient du grec ancien “μωρός” qui désigne un idiot. Ce mot a été utilisé au début du vingtième siècle pour catégoriser les déficients mentaux. Aux Etats Unis d’Amérique, les individus dont le Quotient Intellectuel était inférieur à 70 étaient, jusqu’au début des années 1970, ainsi classés :

0 < QI < 25 :   idiots

26 < QI < 50 :   imbeciles

51 < QI < 70 :   morons

Je me souviens d’un classement équivalent, illustré de photos ou de croquis éloquents, dans un ouvrage de médecine datant du début du vingtième siècle, que j’avais trouvé dans la maison de mes grands parents et dont je consultais avec une curiosité malsaine les effrayantes pages illustrées. Il y avait, dans l’échelle croissante des QI, des crétins, des idiots et des imbéciles. Je n’ai pas retrouvé cet ouvrage, ni dans les archives de famille, ni sur internet où le politiquement correct a effacé toute référence à cette classification obsolète.

Comme les mots idiot et imbécile, le mot moron est passé du langage médical au langage courant.

Il n’existe pas d’équivalent sémantique en français, comme terme approchant, j’ai à l’esprit imbécile, con, beauf et conformiste, ça vous donne une idée, cependant le moron est plus intelligent que l’imbécile.

Quel genre de moron êtes-vous ?

Pour savoir si vous êtes un moron, et le cas échéant, de quel type exactement, je vous propose ce test sous forme de quiz :  https://www.gotoquiz.com/what_kind_of_moron_are_you

Désolé, le test est en anglais, mais faites un effort, ça en vaut la peine, car il n’y a de pire moron que le moron qui s’ignore.

les ponts en béton armé ne sont pas éternels


Le viaduc Morandi, à Gênes, avant sa rupture.

On ne connaît pas encore la cause et l’origine de la rupture du viaduc Morandi à Gènes. La cause immédiate, car la cause profonde semble être liée à des défauts de fabrication du béton et au vieillissement de la structure. Tout le monde se demande pourquoi ce viaduc s’est effondré. Pour ma part, ce qui me surprend plutôt, c’est que si peu de ponts ou de viaducs s’effondrent. Tous les éléments sont pourtant réunis pour de telles catastrophes :

Le béton armé n’est pas un matériau pérenne :

– le béton des ouvrages de génie civil est soumis à des contraintes élevées, à des vibrations et aux intempéries, sa composition et sa fabrication doivent être particulièrement soignées et contrôlées pour obtenir un matériau résistant et de faible porosité ; la moindre modification du dosage des différents ingrédients : graviers, sables, ciment, additifs, ou la moindre modification des conditions de mise en œuvre : température extérieure, traitement des reprises de bétonnage, vibration, cure du béton (pour éviter sa dessication)  peut faire chuter considérablement ses caractéristiques mécaniques et physiques.

– les armatures en acier du béton se corrodent irrémédiablement et inéluctablement au cours du temps, lorsque l’ouvrage est jeune elles sont protégées de l’oxydation par le béton qui les enrobe, le béton naturellement alcalin passive et protège les aciers de la corrosion, mais au fil du temps, l’action de l’eau de pluie et du gaz carbonique de l’air provoque la carbonatation du béton, ce qui a pour effet de diminuer son pH et d’annuler son action passivante sur les armatures, ce qui provoque leur corrosion. La rouille fait gonfler les aciers et ceux-ci font éclater le béton, provoquant sa ruine.

Le béton précontraint lui aussi est peu pérenne.

Rappelons que dans le béton précontraint, les aciers sont tendus pour exercer en permanence une contrainte de compression sur le béton et augmenter ainsi la résistance du matériau composite béton acier. Cependant :

– le béton flue dans le temps sous l’effet de la précontrainte et perd ainsi ses qualités mécaniques,

– les aciers fluent aussi, ce qui diminue l’effet de la précontrainte.

Il faut imposer une durée de vie maximales aux ouvrages

Au bout d’une trentaine d’années, la plupart des ouvrages d’art en béton armé ou précontraint, comme les ponts et les viaducs ne sont plus en mesure de résister aux charges et aux contraintes pour lesquelles ils ont été conçus.

Comme dans le nucléaire civil, où les ouvrages, construits pour une période de temps déterminée au départ (30 à 50 ans), à l’issue de laquelle ils doivent être démantelés, il serait pertinent d’estimer la durée de vie des ouvrages d’art tels que les ponts et les viaducs dés leur conception et de provisionner leur remplacement ou leur réfection totale au bout d’un certain nombre d’années. Cela permettrait lors de l’appel d’offres de privilégier les projets les plus durables dans le temps.

Au moment où j’écris cet article, je regarde C dans l’air où un architecte intervenant dans l’émission, Boris Weliachew, interrogé sur la différence* entre un pont et un viaduc, n’a pas su trouver la réponse et a bredouillé qu’un viaduc c’est plus important qu’un pont. Quand à Axel de Tarlé, voulant parler du viaduc de Gennevilliers, il a cité le pont d’Aubervilliers…

(*) un pont franchit une rivière, un viaduc franchit une vallée.

Pourquoi certains ponts et viaducs romains sont encore debout ?


Le pont du Gard (un viaduc en réalité)

Parce que ces ouvrages étaient construits en pierre, un matériau beaucoup plus durable que le béton (qui n’est qu’une pierre artificielle) et en acier (qui rouille), et parce que ces pierres étaient assemblées de façon à ne subir que des contraintes de compression (piles et voutes), alors que les ouvrages en béton armé sont soumis à des contraintes de flexion et de traction qui provoquent l’ouverture de fissures et à terme la rupture de l’ouvrage.

Paradoxalement, plus un ouvrage est ancien, plus il est résistant, nos ouvrages modernes calculés au plus juste, sont souvent mal construits, et nécessitent une maintenance lourde et difficile.

Dans l’ordre, les matériaux les plus résistants au temps et aux intempéries sont : la pierre, le bois, la fonte, le fer*, l’acier, le béton. Les ouvrages d’art modernes sont réalisés en béton et en acier.

(*) la Tour Eiffel a été réalisée en fer, pas en acier, Gustave Eiffel l’a voulu ainsi car le fer présente une durabilité supérieure à l’acier, et il se déforme beaucoup avant de rompre, ce qui évite des ruptures brutales.

Une galle du chêne pédonculé

Je cherchais les glands sur un chêne pédonculé, quand j’ai aperçu ce que j’ai pris d’abord pour un fruit, de la taille d’une prune et de l’aspect d’un melon :

La chose (ce n’est pas un fruit) est fixée directement sur le rameau du chêne. C’est une galle qui abrite une larve d’insectes gallicole, évidemment ça ne se mange pas.

Lieu de l’observation : Gujan  Mestras (bassin d’Arcachon).

La même galle à côté d’un gland du même chêne pédonculé :

On dirait un smiley !

Exactement !

Un mois et demi depuis le dernier article publié ! J’avais pourtant emporté en vacances mon dernier ordinateur portable, un Lenovo surpuissant, ma nouvelle tablette Samsung et trois smartphones, mais la famille, les amis, la piscine et la plage ont pris le dessus. Pourtant les sujets chauds n’ont pas manqué : la coupe du monde de football, l’affaire Benalla, la piscine de Macron, la canicule.

La coupe du monde de ballon rond

Dès le début de la coupe du monde, j’ai cessé de regarder la télévision et d’écouter la radio, tant le sujet, omniprésent sur toutes les chaînes d’informations ne m’intéressait pas. Je ne suis d’ailleurs pas le seul à ne m’être pas intéressé aux matchs, nous étions en effet 48 millions de Français à ne pas avoir regardé la finale, soit presque les 3/4 de la population. Et pourtant il était plus facile de la regarder ou de l’écouter à la radio au moment où tous les postes de l’espace public et privé la diffusaient.

L’affaire Benalla

Si Chirac avait été président, il aurait dit que l’affaire a fait pschitt ! Alexandre Benalla a été le bouc émissaire d’une guerre de pouvoir entre la gendarmerie et la police d’un côté et les services de l’Elysée de l’autre. On nous a présenté ce garçon comme un barbouze payé 10 000 € par mois, vivant dans un 300 m2 au Quai Branly, possédant une voiture de police suréquipée, qu’il était promis aux plus haut postes de l’état, on parlait de le nommer préfet. Il s’est avéré que son salaire n’était que de 6000 €, que son (futur) appartement de fonction ne mesurait que 80 m2, que la voiture équipée de gyrophares faisait partie du parc automobile de l’Elysée. Mais ces révélations sont venues trop tard, après que l’incendie médiatique a eu lieu. Je souhaite à Alexandre Benalla une reconversion dans la sécurité privée, nul doute qu’il n’aura pas de mal à y parvenir. Cette affaire a eu au moins un effet positif : éclipser l’euphorie suivant la coupe du monde dont on n’a rapidement plus parlé.

La canicule

L’été a été beau : ensoleillé, sec et chaud, comme l’hiver a été froid et pluvieux. Quand j’étais à l’école primaire, on m’avait appris que c’était dû aux saisons. Quand j’étais enfant, à Marseille, dans les années 1950, on ne mesurait pas la pollution, les taux d’Ozone (O3) et d’oxydes d’azote (NO2), les taux de particules, les façades des immeubles étaient noires de la fumée des usines, des cheminées, des poëles à charbon et des voitures. De ma fenêtre en étage élevé, au pied de la colline de Notre Dame de la Garde, je voyais le nuage gris de pollution recouvrir la ville.

Depuis, les immeubles ont été nettoyés, les façades sont redevenues blanches ou couleur pierre, et on a trouvé le coupable à l’origine de la pollution : le coupable, c’est le pauvre, celui qui vit en banlieue avec sa vieille voiture de plus de 10 ans.

Les causes de la pollution urbaine sont multiples : résidentiel et tertiaire, industrie, production d’énergie, traitement des déchets, transport ferroviaire, aéroports, navigation fluviale, chantiers et carrières, etc.

Au total, les émissions de CO2 de la région Ile de France sont de 49 669 000 tonnes par an. 12,2 millions de personnes vivent en Île de France. Un être humain rejette en moyenne 1 kg de CO2 par jour. Je multiplie 365 par 12,2 millions et j’ajoute forfaitairement 20% pour tenir compte des animaux domestiques (chiens, chats, oiseaux, poissons, etc). 365 x 12 200 000 x 1,2 = 5 343 600 000 kg = 5 343 600 tonnes.

Emissions de CO2 par an en Île de France : 49 669 000 tonnes

Emissions liée à la respiration humaine et animale : 5 343 600 tonnes

% des émissions liée à la respiration : 5343600 / 49669000 = 10,8 %

Plus de 10% du CO2 est dû à la respiration des Franciliens et de leurs animaux domestiques !

Sans compter les touristes qui respirent aussi.

Je propose donc que les jours de forte pollution, l’accès à Paris soit interdit non seulement aux véhicules Crit’Air 4 et 5, mais aussi aux banlieusards, aux provinciaux, aux touristes et aux chiens.

Exactement

Vous vous demandiez pourquoi j’avais intitulé cet article “exactement”.

Ça devait être le sujet de mon propos, mais je me suis égaré au fur et à mesure que j’écrivais.

Avez-vous remarqué ces deux expressions qui émaillent tous nos propos depuis quelques mois ? Il s’agit d’exactement et de “du coup”. Exactement a remplacé les oui, c’est vrai, c’est clair ou tout à fait, comme du coup a remplacé donc, de fait et par conséquent.

Un tic chasse l’autre : En parallèle, les mots ou expressions comme “alors” (véritable tic de langage), “c’est clair“, “tout à fait“, “au jour d’aujourd’hui“, “tout ce qui tourne autour” ont tendance à disparaître petit à petit, comme les “entre guillemets” mimés avec deux doigts de chaque main.

En revanche, “on va pas se mentir”, “en mode” (en mode piscine, en mode vacances…), “on va sur” (en cuisine : on va sur des notes poivrées, en voyage : on va sur Paris), “après” (à la place de en revanche ou par contre) ont encore un bel avenir.

Articles en projet

Automobile : bonus-malus, comment j’ai réparé un impact sur mon pare-brise pour moins d’un Euro, comment j’ai rénové mes optiques de phare, comment j’ai masqué des rayures sur ma carrosserie. Armes : nouvelle législation, armes de collection, armes à poudre noire.

Mon tour de France

Après La Grande Motte, Marseille, Saint-Brevin l’Océan, Saint-Quay-Portrieux, je continue mon tour de France par la baie d’Arcachon. N’en profitez pas pour visiter mon appartement, depuis le cambriolage de mes deux voisins d’immeuble, j’ai fait installer une alarme, des pièges non létaux et des caméras connectées. Je vous conseille d’en faire de même, vous partirez en vacances tranquilles.

Bonnes vacances à tous !

Arnaque à la voiture pas chère sur le site LaCentrale.fr

Un Rav4 dans cet état pour 1500 €, c’est vraiment une affaire, même pour un diesel :

L’annonce vient tout juste d’être publiée, je veux être le premier à profiter de la bonne affaire, j’envoie un mail au vendeur et  à peine 3 minutes  plus tard je reçois sa réponse :

Bonjour

Excusez moi pour le retard de mon mail
Je vous informe que ma TOYOTA  RAV 4 II (2) 115 D-4D VX 5P est toujours disponible au prix de 1500€ ferme.Elle est idéale car elle consomme très peu avec une assurance bon marché, Elle est en très bon état et roule parfaitement , pas de frais à prévoir, carrosserie superbe, Entretien garage – Contrôle technique OK,carnet d entretien complet à jour,suivi intégral.Elle sort de révision + vidange + dernières factures disponibles.

Je suis actuellement en déplacement pour des raisons professionnelles et avant mon départ , je l’ai confiée à mon beau frère un transporteur particulier mandaté spécialisé dans des livraisons de voiture à domicile qui va vous rencontrer afin de conclure la transaction avec vous .Il vous livrera la voiture à votre domicile sans aucun frais car j’ai déjà tout payé avant mon voyage. Lorsque ma voiture vous sera présentée vous aurez à l’essayer et vérifier tous ses documents  avant de donner votre accord pour son achat ainsi vous passerez à la signature des documents de la vente que j’ai pré-établi à la préfecture avant mon départ.Alors si vous êtes vraiment intéressés, veuillez vite me faire parvenir vos coordonnées comme suit pour une livraison effective selon bien sûr votre disponibilité:

VOTRE NOM
VOTRE PRENOM
VOTRE ADRESSES DOMICILIAIRES
VOTRE CODE POSTAL
VOTRE NUMERO TELEPHONE ET FIXE
JOUR DE LIVRAISON

TOYOTA  RAV 4 II (2) 115 D-4D VX 5P Année 2005 Kilométrage 235000 km Diesel Nombre de portes 5 Puissance fiscale 8 CV Puissance 116 ch  4 roues motrices barres de toit  jantes alu rétroviseurs rabattables électriquement Intérieur  banquette fractionnable banquette rabattable prise 12V  chargeur de CD siège conducteur réglable hauteur climatisation automatique volant réglable en hauteur volant multifonctions.

Avez-vous remarqué les trois pavés que Google (nouvelle version) a rajoutés à la fin du message ?
Google a tout de suite détecté qu’il s’agissait d’une arnaque !

J’ai signalé l’annonce à La Centrale et elle a été immédiatement retirée :

INFO-CENTRALE <info-centrale@lacentrale.fr> 11:24 (Il y a 19 minutes)

Bonjour,
Nous avons bien pris note de votre mail, nous venons de supprimer cette annonce.
CordialementService INFOS

Info-centrale@lacentrale.fr
0177490180
22-28 rue Joubert
75 009 PARIS

Il faut toujours se méfier des prix alléchants et ne jamais se déplacer ou données ses coordonnées avant d’avoir eu un contact par téléphone. Et évidemment aller voir et essayer la voiture avant de l’acheter. Heureusement que les ficelles des vendeurs sont un peu grosses, celui-là ne sait pas que les documents de vente ne se font plus en préfecture mais en ligne.

Combien faut-il de temps pour dépasser un camion à 80 km/h ?

La vitesse sera limitée à 80 km/h sur les routes de France à partir du 1er juillet 2018. Cela concerne en majorité les routes à deux voies.

Combien faut-il de temps pour dépasser un camion à 80 km/h ?

Je me suis demandé combien de temps il faudrait à une voiture pour dépasser un camion roulant à une vitesse légèrement inférieure 80 km/h sans dépasser la vitesse de 80 km/h.

Je considère une voiture A, d’une longueur de 4,70 m et un camion B, d’une longueur de 18,75 m (un semi-remorque).

A l’instant t = 0 :

– les véhicules A et B roulent l’un derrière l’autre à la même vitesse : 70 km/h
– Le véhicule A respecte la vitesse de sécurité de 2 secondes
– le véhicule A accélère vivement pour atteindre la vitesse de dépassement autorisée : 80 km/h

Je suppose que le véhicule A est puissant et je néglige le temps qu’il met pour passer de 70 à 80 km/h

Je considère comme origine des distances parcourues par les deux véhicules la position de l’avant du véhicule A à l’instant t = 0. La position du véhicule B à l’instant t est égale à sa longueur + la distance de sécurité, soit LB + 2 vB.

La distance parcourue par le véhicule A est : xA = vA * t
La distance parcourue par le véhicule B est : xB = LB + 2 vB + (vB * t)

La fin du dépassement intervient lorsque le véhicule A a dépassé le véhicule B de sa longueur + la distance de sécurité.
Cela s’écrit :
xA = xB + LA + 2 vB
vA * t = LB + 2 vB + (vB * t) + LA + 2 vB
vA * t = vB * t + LB + 2 vB + LA + 2 vB
(vA – vB) * t = 4 vB + LB + LA
t = (4 vB + LA + LB) / (vA – vB)

La distance parcourue par le véhicule A voiture durant le dépassement est : D = t * vA

J’ai fait le calcul pour différentes vitesses du camion, de 70 à 79 km/h

v camion 70 km/h 71 km/h 72 km/h 73 km/h 74 km/h 75 km/h 76 km/h 77 km/h 78 km/h 79 km/h
temps 36 s 41 s 47 s 54 s 63 s 77 s 97 s 131 s 198 s 400 s
distance 810 m 910 m 1035 m 1195 m 1409 m 1709 m 2158 m 2907 m 4405 m 8898 m

On voit clairement qu’il est quasiment impossible de dépasser un camion, même roulant à 70 km/h sur une route à 2 voies : 36 secondes et 810 mètres, on a rarement une telle visibilité.

Et j’ai refait le calcul en supposant que je dépasse le camion en accélérant beaucoup plus, à 130 km/h, le temps du dépassement :

v camion 70 km/h 71 km/h 72 km/h 73 km/h 74 km/h 75 km/h 76 km/h 77 km/h 78 km/h 79 km/h
temps 6 s 6 s 6 s 7 s 7 s 7 s 7 s 7 s 8 s 8 s
distance 219 m 225 m 232 m 238 m 245 m 252 m 260 m 267 m 275 m 284 m

Je pense qu’il devrait y avoir deux limitations de vitesse sur les routes à deux voies : une limitation de vitesse en circulation normale et une limitation de vitesse au cours du dépassement d’un véhicule roulant en dessous de la limitation de vitesse en circulation normale, ceci afin de pouvoir effectuer un dépassement dans de bonnes conditions de sécurité.

Vente de voitures en gants blancs chez Osenat à Fontainebleau

Ventes de voitures de collection à Fontainebleau

Les amateurs de voitures anciennes et de collection avaient l’embarras du choix, en ce dernier week end de printemps.

A Fontainebleau, en face du château, la maison de vente Osenat proposait à la vente, samedi et dimanche des véhicules exceptionnels.

Le clou de la vente, inattendu, fût cette Renault Nervastella de 1931 estimée à 4000 – 6000 € dont le prix s’est envolé à 105 000 € :

Notez le pare-brise en verre feuilleté “triplex” fortement opacifié en raison du vieillissement de la résine insérée entre les deux faces en verre. Fort heureusement la glace est plate et il sera facile d’en fabriquer une nouvelle en découpant  une plaque de verre feuilleté.

Une vente en gants blancs

Lors de la vente de samedi, tous les véhicules proposés ont trouvé acquéreur, à des prix souvent bien supérieurs aux estimations.

Le grand chelem, en quelque sorte.

Chez les commissaires priseurs on appelle ça une vente en gants blancs.

Aussi, juste après la vente du dernier lot, le n°54, le commissaire-priseur, Jean-Pierre Osenat a sorti une paire de gants blancs, les a enfilés pour célébrer la première vente en gants blancs de sa longue carrière. J’ai pu saisir l’instant avec mon smartphone, du haut de la tribune, la photo n’est pas nette car il n’y avait pas assez de lumière et j’étais loin, cependant sous le sigle Mobiloil on distingue bien maître Osenat qui agite ses gants blancs, applaudi par l’assistance   :

Dans les jardins de la maison de vente j’ai photographié cette Trèfle Citroën en vente dimanche 17 juin :

Le bouchon de radiateur a été retiré pour éviter qu’il ne soit volé.

Terre armée : obsolescence programmée

Cet article fait suite à Terre armée : une technique à proscrire, que j’ai publié il y a quelques jours. Guillaume, de la Direction de la Communication Terre Armée, m’a fait l’honneur d’apporter un commentaire et je l’en remercie.

La terre armée, qu’est-ce que c’est et à quoi ça sert ?

Le but de la technique est de réaliser des remblais avec des parements verticaux, de façon économique, sans utiliser la technique du béton armé plus lourde et plus onéreuse.

On va associer pour cela 3 éléments : de la terre de remblai, des armatures en acier ou en fibres synthétiques et des plaques de béton de parement (écailles). En tirant partie des qualités de chaque matériau : le faible coût et la résistance à la compression de la terre, la résistance à la traction de l’acier, la tenue du béton vis à vis des intempéries et la possibilité d’obtenir un parement architectonique adapté à l’environnement.

Les armatures de la terre armée

Contrairement aux ouvrages de génie civil qui font appel à des armatures rondes de forte section (jusqu’à 50 mm de diamètre), les armatures utilisées en terre armé sont des plats en acier galvanisé d’une épaisseur maximale de 5 mm (3mm pour les premiers ouvrages). Il existe également des armatures synthétiques, cependant, selon le constructeur, elles sont réservées aux ouvrages légers.

La durée de vie des ouvrages

La tenue dans le temps des ouvrages en terre armée est essentiellement liée à la vitesse de corrosion des armatures en acier. La durabilité des ouvrages varie considérablement selon la qualité des armatures et l’environnement. Dans un milieu sec, comme dans les zones désertiques des Etats-Unis ou de l’Australie, les armatures ne se corrodent presque pas et les ouvrages résisteront probablement au-delà d’une centaine d’années. Dans un milieu humide ou avec une alternance de sècheresse et de précipitations, la perte d’épaisseur des armatures liée à la corrosion diminue inéluctablement leur résistance jusqu’à provoquer la ruine de l’ouvrage. La présence de chlorures dans le remblai ou dans les eaux d’infiltration est un facteur aggravant.

La prévention

Le problème est que les armatures ne sont pas visibles et les travaux d’approche pour les atteindre et les inspecter sont difficiles : il est impossible de retirer une écaille sans risque de voir le remblai s’écouler et se décompacter, aussi il faut procéder par forage et c’est délicat. Cependant, depuis quelques années des témoins sont mis en place à la construction qui permettent d’effectuer des contrôles périodiques de l’état de la corrosion des armatures.

La réparation

Dès lors qu’une corrosion plus rapide que prévue a été détectée, il est possible de conforter les ouvrages sans avoir à démonter les écailles. La méthode consiste à forer des ancrages dans le remblai, en perçant les écailles, et à les relier ensuite aux écailles à l’aide de croix de Saint André en saillie.

Obsolescence programmée

Les techniques modernes de construction permettent d’édifier rapidement des ouvrages spectaculaires et souvent peu chers. Cependant ces ouvrages ne sont pas pérennes, leur obsolescence à court terme est certaine, il est parfois possible de la mesurer ou de la reporter.

La plupart des oeuvres humaines sont calculées pour tenir jusqu’à la fin de leur durée de garantie contractuelle, de 2 à 7 ans pour les voitures, 10 ans pour le gros oeuvre des maisons. Pour les gros ouvrages, centrales nucléaires, ouvrages d’art, on estime qu’une durée de 30 à 70 ans est un bon objectif, cependant personne, ni le constructeur, ni l’assureur, ne garantira l’ouvrage au-delà de 10 ans.

Lorsqu’un maître d’ouvrage se voit proposer deux techniques différentes, l’une pérenne (plusieurs centaines d’années) et chère, l’autre bon marché mais peu durable, il se voit le plus souvent contraint d’utiliser cette dernière, économiquement plus rentable.

Nous vivons dans une ère moderne…