Photographier des toiles dans les musées

Au cours de ces derniers jours j’ai arpenté les musées (Met, Guggenheim…) et les galeries de peinture de Chelsea. A New-York les photographies sont autorisées à peu près partout, ça fait partie des libertés… Cependant, il n’est pas toujours facile de photographier les peintures :
– les dessins, les aquarelles et les gouaches sont systématiquement recouverts d’une vitre de protection et sont moins éclairées de façon à limiter les reflets,
– les toiles de valeur, sauf les monumentales (pour des raisons techniques), sont également recouvertes d’une vitre,
– les cadres sont souvent proéminents et leur partie supérieure crée une ombre, car l’éclairage vient la plupart du temps du plafond, en même temps, le haut du tableau est plus éclairé que le bas,
– pour prendre une bonne photo, il est important que l’axe optique se confonde avec la ligne perpendiculaire au centre du tableau, ce n’est possible qu’à condition que si le tableau ne soit pas trop haut, et que vous ne soyez pas trop petit.
Comme il est difficile dans la pratique de se trouver sur cette perpendiculaire, en raison de la foule, de la hauteur du tableau, de la position qui donne le moins de reflets, l’image obtenue n’est pas un rectangle, mais un pseudo quadrilatère dont les côtés ne sont ni parallèles ni droits.
Les logiciels de retouche de photo permettent de redresser l’image et d’approcher le rectangle parfait, mais cela cause certaines déformations par rapport à l’original.
J’ai photographié vendredi au “Met” le “massacre des innocents” de François-Joseph Navez (diapo #1), puis j’ai redressé l’image avec PhotoShop et corrigé les niveaux, sans toucher au contraste, à la luminosité, aux couleurs et à la saturation (diapo #2), j’ai ensuite ajouté un cadre doré plus sobre que le cadre d’origine que je n’avais pas photographié en entier (diapo #3). Et enfin, cerise sur le gâteau, j’ai repris une photo de la même oeuvre que j’ai trouvée sur la page Wikipédia de François-Joseph Navez, la page en anglais, car la photo ne figure pas sur la page en français, et j’ai mis le même cadre doré (diapo #4).

Ce qui est intéressant, et c’est la raison pour laquelle j’ai publié cet article, c’est que ces deux photos issues de prises de vues différentes, la mienne et celle qui est publiée dans Wikipédia, affichent des couleurs très semblables, c’est la preuve que les appareils numériques modernes déforment moins les couleurs que les appareils et les traitements argentiques. La photo de Wikipédia a été légèrement recadrée (pas par moi) avec un peu de perte dans les contours de l’image. On distingue bien dans les deux photos l’ombre portée du cadre.

J’ai utilisé un tout petit appareil de poche, le Samsung DV180F, mon Nikon, trop encombrant, est resté en France.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *