Quel bel emblème pour la France que notre devise nationale ! Toutefois, à y regarder de plus près, combien de Français se retrouvent-ils sous cette bannière ? Les récents événements horribles, perpétrés par quelques fanatiques décérébrés, et leurs conséquences, nous amènent à y réfléchir un peu. Liberté, Egalité, Fraternité. De multiples textes de Loi régissent ces 3 mots. Heureusement, quelques vieilles maximes, proverbes et/ou dictons, que nos aînés ont eu la sagesse de nous transmettre, viennent compléter ou modérer cet arsenal juridique de belle manière.
Liberté !
La liberté de chacun s’arrête où commence celle des autres. Quelle Liberté pour la France ? Liberté, liberté chérie ou Liberté, liberté Charlie ? Au nom de la Liberté, peut-on s’autoriser à troubler la morale et la quiétude de tout à chacun ? Peut-on blesser des êtres dans leurs croyances les plus profondes, quelle que soit la religion concernée ? Les récentes manifestations anti-françaises ou anti-catholiques dans le monde ne sont pas provoquées par des extrémistes. L’humour est un art difficile qui se doit, toujours, de rester sur le fil du rasoir entre dérision et diffamation. Dans les lignes de « Charlie » je n’ai que rarement trouvé cet équilibre. C’est plutôt de l’humour de bas étage, grinçant, gratuit, souvent fondé sur des rumeurs, dont le seul but est d’être « bête et méchant » comme son prédécesseur. Ses auteurs ont-ils eu, jamais, une action positive envers la société ? Non, jamais. Ils sont là pour la contester et la détruire comme tout bon « anar ».
Egalité !
Coluche nous rappelait « Il y en a qui sont plus égaux que d’autres ». C’est le cas de la Presse qui se prétend au-dessus de toute morale et qui a plus de Liberté que les autres concitoyens. Au nom de la « Liberté de la Presse » ils peuvent écrire n’importe quoi. Un procès ? Peu importe, c’est déjà prévu dans le prix du journal. Des révélations sur une enquête policière ? La corruption et la protection des sources font de ces « Messieurs » des intouchables.
Fraternité !
Pour être fraternel, il faut savoir respecter autrui ! « Respect », le mot est lâché. Même dans les « quartiers » ce mot circule à tout bout de champ sans qu’il ait, encore, de la signification pour celui qui le prononce. Chez « Charlie » ce mot est inconnu, rayé des dictionnaires de synonymes. La Fraternité c’est aussi savoir accueillir son prochain avec ses idées, son caractère, ses convictions, ses croyances, etc. Rien de tout cela dans « Charlie » ! Je me suis associé tout naturellement au mouvement qui s’est déclenché à l’issue des derniers événements. Non pas pour soutenir « Charlie », mais pour montrer la blessure de la France dans les fondements de notre République. J’ai aussi acheté le dernier « Charlie », pour n’y retrouver que de vagues dessins posés en vrac, des diatribes contre tout ce qui bouge et des provocations inutiles. En plus, ces « Messieurs » préfèrent s’attaquer à des morts, des idées ou des croyances, plutôt qu’à des êtres vivants qui, au nom de la liberté, pourraient avoir « le droit de réponse ». Lamentable !
Liberté, Egalité, Fraternité ! Ce fut un beau rêve !
Gilles Picolet
Et bien non M. Bruhat, je ne lis aucun des journaux que vous citez.
Pour connaître la manière (j’y ai participé) dont est souvent réalisé un journal, national ou régional, je me prive de ces lectures tendancieuses que chacun achète, effectivement, en fonction de ses propres opinions.
La véritable presse d’information n’existe plus. L’essentiel, c’est de vendre, et ce quel que soit le titre et les moyens utilisés.
Le « Canard », il est vrai, est un peu différent par son humour. Toutefois ses journalistes rentrent bien dans la catégorie des individus « plus égaux que d’autres » que je dénonçais dans mon propos.
De même, je n’ai pas parlé des aides que perçoit la Presse, et sur ce plan, je ne sais pas si « Charlie » reçoit aussi son obole.
Quoi qu’il en soit mon propos n’était pas de m’attaquer à la « sacro-sainte Presse », mais de dénoncer tous les extrémismes d’où qu’ils proviennent, et de rappeler que le bien vivre ensemble passe, aussi, par le respect d’autrui.
Sur ce plan les « journalistes » de « Charlie » peuvent presque s’apparenter à leurs bourreaux.
Il est évident que Monsieur Picolet préfère Le Figaro, Valeurs Actuelles ou Minute. Chacun a ses valeurs et est libre de lire la presse bien pensante qui diffuse ce que leur souffle la classe économique dirigeante.
Mais, heureusement, il y a aussi Le Canard Enchaîné ou Médiapart pour révéler certaines affaires gênantes aux Français, avec des informations parfaitement vérifiées. Voilà de vrais médias libres, indépendants, car sans publicité, et ne dépendant pas de grands patrons richissimes.
Charlie vit (mal) avec 50.000 tirages. Personne n’est obligé de l’acheter. Mais au moins, ils ne dépendent de personne.
En tout cas, félicitations à lui d’avoir pu se procurer Charlie Hebdo, journal caricatural et anti-religion. Je n’ai pas encore réussi, malgré les 7 millions d’exemplaires vendus !