A quand le GPS au programme du permis de conduire ?

L’utilisation d’un GPS est presque indissociable de la conduite automobile, les britanniques l’ont bien compris et ils ont décidé d’inclure une épreuve GPS dans l’examen du permis de conduire.

L’idée est de tenir compte du comportement réel des conducteurs sur les routes. Il s’avère que plus de la moitié des britanniques utilisent ces outils, et un sondage a révélé qu’une majorité estimait que cette épreuve supplémentaire permettrait une meilleure évaluation des capacités des conducteurs.

Les associations d’automobilistes handicapés sont favorables à ce changement, car ces fonctions sont particulièrement utiles aux conducteurs handicapés qui utilisent régulièrement un GPS.

L’introduction de systèmes de navigation par satellite contribuera grandement à rendre les routes plus sûres, a déclaré Andrew Jones, le ministre britannique des Transports.

Le test de navigation GPS remplacera le test actuel qui exigeait que le candidat soit capable de suivre une direction donnée sans autre instruction pendant 10 minutes, en s’aidant seulement des panneaux routiers. Les conducteurs suivront pendant 20 minutes les instructions de guidage d’un dispositif de navigation au tableau de bord.

La Wallonie a pris la même décision, à quand la France ?

Quant à nos auto écoles françaises, elles manifestent pour empêcher les candidats de s’inscrire par internet à l’examen du permis de conduire. Adieu le temps où il fallait bakchicher auprès de l’auto-école pour avancer sa date d’examen !

Beaucoup de bruit pour pas grand chose

Un pistolet ou un revolver à grenaille, un pistolet selon les journalistes, un revolver Flobert 9mm selon le procureur François Mollens.

J’ai entendu sur une radio que Ziyed Ben Belgacem aurait fait feu à 10 reprises dans un bar à Vitry sur Seine avec son arme. Difficile à croire car en 9mm, un barillet de revolver ne peut contenir que 6 munitions et ça prend du temps à recharger car il faut extraire les cartouches et les remplacer une par une, alors qu’avec un pistolet, il suffit d’extraire le chargeur, d’en insérer un nouveau et d’armer la culasse. Pendant le temps que le tireur recharge son revolver, il est complètement vulnérable, il est donc préférable d’en avoir deux, ce qui permet de tenir en joue les cibles pendant qu’on recharge.

Le pistolet ou le revolver à grenaille, c’est de la merde, à moins de viser à bout portant en pleine figure, ces saletés sont totalement inefficaces et font du mal pour rien. Et c’est une très mauvaise idée pour se défendre car l’agresseur blessé vous fera la peau ou vous poursuivra en justice selon que c’est lui ou vous qui aurez le dessus.

Ces trucs idiots étaient autrefois en vente libre et je me souviens que mon jeune beau-frère en avait acheté un. Je l’avais testé en tirant sur une feuille de papier. Ça ne tire pas droit, ça ne perce la feuille que si on tire à bout portant et ça laisse des traces sales comme un pot d’échappement. Désormais ces pistolets ou revolvers à grenaille sont soumis à autorisation de détention au même titre qu’un Colt Python 357 Magnum, autrement dit personne n’en achète et je pense qu’ils ne sont plus fabriqués du moins pour la France. Ce n’est pas le cas des pistolets ou revolvers “à blanc” qui font autant voire plus de bruit. Je crois que la plupart des pistolets ou revolvers à blanc ou à grenaille sont fabriqués en Zamak, un alliage de zinc, d’aluminium et de magnésium et de cuivre, qui fond à relativement basse température et se moule facilement, mais qui est peu résistant, ce qui rendrait ces armes complètement impropres à tirer une cartouche à balle réelle, d’autant plus qu’il y a une aiguille d’acier en travers du canon, qui empêcherait la progression d’une balle et ferait exploser le canon en cas d’utilisation. Pour rendre l’arme utilisable, il faudrait retirer l’aiguille d’acier et la chemiser avec un canon rayé, aussi difficile que de fabriquer une arme neuve.

A grenaille, à blanc, à air comprimé ou air-soft, les répliques d’armes sont très dangereuses pour ceux qui les manipulent, car un malfaiteur ou un policier armé croyant que ce sont de vraies armes n’hésitera pas à abattre leur porteur.

Pour en revenir à Ziyed Ben Belgacem, le surdiplômé (9 mentions à son actif), je suis surpris qu’il n’ait pas réussi à se procurer une vraie arme de poing, on raconte tout le temps qu’en Seine Saint-Denis il est enfantin de s’en procurer. Ou alors il était si con qu’il s’est fait fourguer un 9m à grenaille à la place d’un 357 Magnum (le 357 fait aussi 9mm de diamètre). Il existe des armes létales en vente libre (qui à mon avis ne devraient pas l’être), mais Ziyed l’ignorait sans doute.

Je m’étonne également qu’armé seulement de ce pistolet à grenaille il ait pu échapper à un contrôle de police. J’ai lu aussi dans sa biographie qu’il avait commis des attaques à main armée, était-ce aussi avec ce genre d’arme ? Deux points communs dans les attaques, contre les policiers et contre les forces de l’opération sentinelle : à chaque fois il s’en est pris à une femme, en tirant au visage de la policière puis en essayant de désarmer une soldate à Orly.

Je continue de penser que l’opération sentinelle telle qu’elle est organisée, est inefficace, même si les militaires d’Orly s’en sont bien tirés. Les soldats ne sont pas préparés à ce genre de situation, ils sont trop visibles et leurs armes sont inadaptées au combat rapproché, des pistolets semi-automatiques et des matraques télescopiques (voire des poignards ou des baïonnettes comme celles qui équipent les FAMAS)  seraient plus adaptés que le FAMAS trop encombrant et trop puissant (c’est une arme faite pour tirer de loin). Qui plus il y a toujours le risque que parmi les militaires il y ait un “radicalisé” ou un fou, même si le risque est très faible, multiplié par 10 000, il n’est plus négligeable.

Par ailleurs, si la prochaine fois ce n’est plus un “Allahou Akhbar” mais trois ou quatre fous d’Allah aguerris et décidés qui s’attaquent aux militaires en même temps, l’effet de la surprise aidant, le chances sont plutôt du côté des assaillants. Le meilleur moment pour attaquer un militaire, c’est quand il mange, ses deux mains sont posées sur la table, son fusil est suspendu sur sa chaise et son attention est concentrée sur son assiette. Je ne dis pas ça pour les terroristes, bien au contraire, je dis ça pour les militaires afin qu’is fassent plus attention et ne se fassent pas dérober leurs armes à leur insu comme les deux dans le Mac Do de Grenoble

Beaucoup de bruit pour pas grand chose

Enfin, pourquoi avoir fermé Orly Sud et Orly Ouest et interdit à tous les avions de décoller ou d’atterrir pendant une demi-journée ? Une fois que Ziyed a été abattu, il n’y avait plus aucun risque. Croyait-on à une réédition des attentats du 13 novembre 2015 ? Comme quand le Louvre a été fermé pendant une journée entière après l’attaque d’Abdallah El Hamahmy. Quand les attaques seront devenue quotidiennes (le plus tard possible), comme en Israël, on les traitera comme de banals accidents de la circulation et on reprendra plus rapidement une activité normale.

Une autre chose m’interpelle : comment se fait-il qu’il ait fallu au Louvre et à Orly plusieurs balles pour neutraliser les assaillants sachant que la munition 5,56 mm OTAN chambrée par le FAMAS, bien que de petit calibre et donc très légère, a une grande vitesse initiale, ce qui lui confère une énergie de 1700 à 1800 joules. Par ailleurs, en raison de sa forme allongée et de son centre de gravité situé très en arrière elle bascule a tendance à basculer en pénétrant la cible et elle la traverse en tournoyant quand elle n’explose pas, ce qui provoque d’énormes dégâts dans le corps de la cible. Alors comment Abdallah a-t-il survécu après avoir reçu 5 ou  6 balles dans le ventre et pourquoi a-t-il fallu tirer à trois reprises sur Ziyed avant qu’il soit neutralisé ?

Ci-dessous les caractéristiques des munitions utilisées par la force sentinelle et ceux utilisés par les terroristes , je parle de la Kalashnikov, pas du pistolet à grenaille :

Arme Munition Longueur cartouche Masse projectile Vitesse Énergie
FAMAS 5,56 OTAN 5,56 × 45 mm 3,95–5,18 g 930–772 m/s 1700–1830 J
Kalashnikov 7,62 x 39 M43 7,62 × 39 mm 6,5–7,8 720 m/s 1991 J

Le Kreisker, dernier petit hôtel de Saint-Quay

Le KreiskerTous les petits hôtels pour voyageurs n’ont pas été évincés par les réseaux Low Cost, et à Saint-Quay-Portrieux l’Hôtel Kreisker, situé au-dessus du café bar éponyme, offre 6 chambres à 50 m de la plage du Casino, pour des prix modiques. Ça faisait longtemps que j’avais envie d’essayer cet hôtel, et j’ai pu le tester à l’occasion d’un court déplacement.
J’ai passé deux jours dans la chambre n°7, au deuxième étage, qui donne sur la rue Jeanne d’Arc (photo depuis la chambre). Réservation par téléphone – j’ai juste donné mon nom – il fallait que j’arrive avant 20 heures. Une chambre confortable, chauffée, la literie et les draps sont impeccables, salle de douche (mitigeur à l’écossaise), WC à broyeur, pas le top mais ça marche, télévision avec quelques chaînes, éclairage bien disposé. Au petit déjeuner : un verre de jus de fruits, une boisson chaude, un croissant, du pain, du beurre et de la confiture. 42€ pour la chambre, 5,50€ pour le petit-déjeuner, le sourire en plus, je recommande.

La curieuse maison “TY UHEL”, 13 rue Jeanne d’Arc, est à nouveau en vente ! Tout comme juste un peu plus haut, sur le même trottoir, le grand bâtiment de la Congrégation religieuse des Filles des Saints Cœurs de Jésus et Marie (catholique).

Un cochon pour rassurer les voyageurs ?

Lu sur internet :

Un cochon pour rassurer les voyageurs, employé par les services de l’aéroport de San Francisco ?

Pour mieux détendre les passagers angoissés par leur vol, l’aéroport de San Francisco a engagé un nouvel employé plutôt insolite.

Elle s’appelle LiLou et vous la croiserez peut-être lors de votre prochain passage à l’aéroport de San Francisco. La particularité de cette nouvelle employée dévouée au confort des voyageurs ? C’est une truie. L’aéroport a annoncé ses débuts sur son compte Twitter, le 5 décembre dernier.

Un animal à câliner. La truie fait partie d’une équipe de 300 animaux du nom de la “Wag brigade” créée il y a trois ans pour calmer les passagers angoissés à l’idée de prendre l’avion. Dans le cadre de la thérapie assistée par animal pour laquelle elle a été entraînée, la truie a pour mission de s’asseoir près des passagers et de se laisser caresser pour qu’ils se détendent avant leur vol. Avec sa veste bleue sur laquelle on peut lire “pet me” (“câline-moi” en français), sa jupe et sa casquette de commandant de bord, elle ne passe pas inaperçue.

Un succès immédiat. “C’est merveilleux de constater la surprise et le plaisir que LiLou procure aux gens pendant les visites thérapeutiques”, a expliqué une responsable du programme à la chaîne américaine CNN. Pourtant les critères pour entrer dans l’équipe sont stricts. “Les animaux doivent être désireux d’approcher les gens et accepter d’être manipulés indépendamment de l’âge, du sexe, de la race, de la taille, de l’équipement de mobilité et de l’habillement de la personne”, explique-t-on.

Un cochon dans l’aéroport une fois par mois. LiLou serait le seul cochon à répondre à tous ces critères dans tout le pays. La truie devrait intervenir à San Francisco une fois par mois.

Commentaires :

J’ai peine à croire la véracité de cette information, et je n’ose pas imaginer la même chose en France, la levée de boucliers des associations juives, musulmanes et islamiques…

Hog’s Back Falls

Hog's back falls

A défaut des chutes du Niagara, les cascades artificielles de la rivière Rideau. La rivière Rideau prend sa source à Smith Falls, elle a été rendue navigable dans les années 1830 par le colonel By, de façon à desservir le sud d’Ottawa. Au niveau des chutes Hog’s Back Falls (les chutes du dos de cochon), la rivière se sépare en deux pour donner naissance au canal rideau. La rivière et le canal rejoignent tous deux la rivière Ottawa (rivière des Outaouais), affluent rive gauche du fleuve Saint-Laurent.

Hog's back falls

Oxford Mills : dans une ferme au Canada

Départ de Manhattan par une belle journée ensoleillée, départ pour Ottawa via La Guardia, l’aéroport de Queens à seulement 8 miles de Central Park. A l’arrivée à Ottawa, nous nous régalons d’une entrecôte (prime rib) aux asperges au Keg steackhouse, puis départ vers la ferme de mes amis à Oxford Mills où un bon feu de bois nous attendait dans le séjour. Les bûches d’érable qui brûlent dans le poêle parfument la pièce comme un sauna.

Au petit matin je découvre la vue depuis ma chambre :

Oxford Mills

Un petit tour dehors :

La maison

Michèle avec deux des quatre mini poneys de la ferme :

poneys

à suivre…

 

Francis Picabia : Notre tête est ronde pour permettre à la pensée de changer de direction.

Le titre de cet article est une pensée de Francis Picabia, qui sert de titre à sa rétrospective au MoMA de New York. J’en cite une autre : “Si vous voulez avoir les idées propres changez-en comme de chemises.” Picabia, au cours de sa carrière artistique, qui a couvert la première moitié du 20° siècle, n’a cessé de s’essayer à différents mouvements artistiques (comme il changeait de chemise), sans en épouser aucun. Passant ainsi de l’impressionnisme à l’abstraction, au Ready Made, au Dada, au nu réaliste, à nouveau à l’abtraction et j’en passe.

Depuis le 21 novembre et jusqu’au 19 mars 2017, le Musée d’Art Moderne (MoMA) de New York expose, en collaboration avec le Kunsthaus de Zürich, une rétrospective de Francis Picabia, l’exposition qui comporte environ 200 œuvres, occupe tout le 6ème et dernier étage du musée. Le but de l’exposition est de présenter les changements de mouvance artistique de Picabia et son questionnement iconoclaste sur le sens et le but de l’art.

Parmi les photos que j’ai prises, voici un échantillon des différents genres de Picabia :

Les Pins, effet de soleil à Saint-Honorat (1906)Les Pins, effet de soleil à Saint-Honorat (1906)

Mariage Comique (1914)
Mariage Comique (1914)

SAMSUNG CAMERA PICTURES Parade amoureuse (1917)

Les Trois Grâces (1925)
Les Trois Grâces (1925)

Promenade des Anglais (1924)
Promenade des Anglais (1924)

Le Baiser (1925)Le Baiser (1925)

Salomé (1930)
Salomé (1930)

Gertrude Stein (1937)
Gertrude Stein (1937)

Femme à la sculpture grecque noire et blanche (1940)
Femme à la sculpture grecque noire et blanche (1940)

Adam et Ève (1942)
Adam et Ève (1942)

Niagara (1947)
Niagara (1947)

Discussion avec l’organisatrice de l’exposition :

Photographier des toiles dans les musées

Au cours de ces derniers jours j’ai arpenté les musées (Met, Guggenheim…) et les galeries de peinture de Chelsea. A New-York les photographies sont autorisées à peu près partout, ça fait partie des libertés… Cependant, il n’est pas toujours facile de photographier les peintures :
– les dessins, les aquarelles et les gouaches sont systématiquement recouverts d’une vitre de protection et sont moins éclairées de façon à limiter les reflets,
– les toiles de valeur, sauf les monumentales (pour des raisons techniques), sont également recouvertes d’une vitre,
– les cadres sont souvent proéminents et leur partie supérieure crée une ombre, car l’éclairage vient la plupart du temps du plafond, en même temps, le haut du tableau est plus éclairé que le bas,
– pour prendre une bonne photo, il est important que l’axe optique se confonde avec la ligne perpendiculaire au centre du tableau, ce n’est possible qu’à condition que si le tableau ne soit pas trop haut, et que vous ne soyez pas trop petit.
Comme il est difficile dans la pratique de se trouver sur cette perpendiculaire, en raison de la foule, de la hauteur du tableau, de la position qui donne le moins de reflets, l’image obtenue n’est pas un rectangle, mais un pseudo quadrilatère dont les côtés ne sont ni parallèles ni droits.
Les logiciels de retouche de photo permettent de redresser l’image et d’approcher le rectangle parfait, mais cela cause certaines déformations par rapport à l’original.
J’ai photographié vendredi au “Met” le “massacre des innocents” de François-Joseph Navez (diapo #1), puis j’ai redressé l’image avec PhotoShop et corrigé les niveaux, sans toucher au contraste, à la luminosité, aux couleurs et à la saturation (diapo #2), j’ai ensuite ajouté un cadre doré plus sobre que le cadre d’origine que je n’avais pas photographié en entier (diapo #3). Et enfin, cerise sur le gâteau, j’ai repris une photo de la même oeuvre que j’ai trouvée sur la page Wikipédia de François-Joseph Navez, la page en anglais, car la photo ne figure pas sur la page en français, et j’ai mis le même cadre doré (diapo #4).

Ce qui est intéressant, et c’est la raison pour laquelle j’ai publié cet article, c’est que ces deux photos issues de prises de vues différentes, la mienne et celle qui est publiée dans Wikipédia, affichent des couleurs très semblables, c’est la preuve que les appareils numériques modernes déforment moins les couleurs que les appareils et les traitements argentiques. La photo de Wikipédia a été légèrement recadrée (pas par moi) avec un peu de perte dans les contours de l’image. On distingue bien dans les deux photos l’ombre portée du cadre.

J’ai utilisé un tout petit appareil de poche, le Samsung DV180F, mon Nikon, trop encombrant, est resté en France.

Le phare de Groix par Paul Signac

Port Tudy, sur l’île de Groix, avec ses thoniers devant un des phares du port, huile sur toile, 1925, photographié ce matin au Metropolitain Museum de New-York. Transformations PhotoShop et superposition du détail du phare sur la dernière diapositive.