[publié le 26 mars 2015 à 13h41] Andreas Lubitz, 28 ans, semble être le seul responsable de l’accident tragique du vol Barcelone-Paris. Cet accident est à rapprocher de celui du Boeing 767, vol Egyptair 990, Los Angeles-Le Caire, le 31 octobre 1999, lorsque le copilote, Gameel Al-Batouti a profité du fait que le pilote était allé aux toilettes pour précipiter l’avion en mer.
Deux responsables dans cet accident :
– un homme, Andreas Lubitz, 28 ans, l’auteur présumé (suicide ou malaise ?) du crash,
– la porte blindée séparant la cabine de pilotage du reste de l’appareil.
Cette porte blindée, destinée à protéger l’avion d’une attaque d’un terroriste, mais qui a empêché le commandant de bord de revenir à son poste de commande.
Le mieux est l’ennemi du bien, comme cette porte blindée, j’ai entendu, sur RMC, un auditeur, pilote de ligne, dire que sur British Airways, un pilote ne pouvait s’absenter de la cabine qu’à condition qu’un autre membre de l’équipage vienne tenir compagnie au pilote restant. Cette mesure devrait être immédiatement mise en oeuvre dans toutes les compagnies.
[complément le 26 mars 2015 à 20h40] La porte de cockpit blindée a été imposée par les Américains après les attentats du 11 septembre 2001, ce n’est pas la première fois qu’un pilote s’enferme pour provoquer un crash. Selon l’AFP, certaines compagnies ont décidé d’imposer dés vendredi la présence d’au moins deux personnes dans le cockpit : Easyjet, Norwegian, Air Transat… (il était temps), d’autres appliquaient déjà cette mesure.
Au fur et à mesure de l’arrivée de nouvelles informations sur cette catastrophe il y a de quoi être stupéfait.
Le co-pilote aurait fait un séjour en asile psychiatrique.
– Comment aurait-il pu passer tous les tests d’aptitude au pilotage d’avions de ligne ?
Il aurait encore été soigné pour son état dépressif et se remettait difficilement d’une rupture amoureuse.
– Comment sa famille, ses amis, ses collègues ne s’en sont pas rendus compte ?
Il était en arrêt de travail et son employeur n’était pas au courant.
– Sur ce dernier point, il me semble impératif que les arrêts de travail soient transmis à l’employeur par le corps médical. Comment un médecin, qui a estimé que son patient n’était pas en situation d’assurer convenablement son travail, peut laisser celui-ci décider de travailler ou non ? J’ai connu ce même problème durant mes 42 années de carrière, dans le transport national et international, où je ne savais pas toujours si les conducteurs que je mettais sur les routes étaient aptes à la conduite d’un poids lourd, ou, plus récemment, avaient encore leurs points de permis de conduire…
Des réformes doivent entreprises rapidement pour la sécurité de tous.
Excellente mesure que celle de British Airways (si elle est avérée).
Face à l’impensable de cette tragédie, nous avons tous cherché des moyens techniques pour pallier ce genre de situation.
En réalité, la réponse d’une présence humaine permanente de 2 personnes dans le cockpit est la plus simple, la plus facile à mettre en place et certainement la plus sûre.