11- L’ordre d’urgence
Il faut savoir que la STEP récupère toutes les eaux gravitaires de Tréveneuc et une partie de celles de Plourhan, que pour l’instant les coûts d’exploitation sont partagés au prorata. Que les investissement sont principalement à la charge de SQPx, que les villes de Tréveneuc et Plourhan ont un potentiel de développement urbain supérieur à Saint Quay Portrieux, que ces villes sont limitées en développement, la saturation de La STEP entraînant la suspension de permis de construire, bref, qu’on le veuille ou non, on est déjà dans l’inter-quelque chose. A terme la compétence assainissement va devenir communautaire, (un deux, trois ans ?), c’est la loi qui le spécifiera.
– faut-il attendre qu’elle le devienne ou commencer maintenant ?
– Il faut en effet savoir que lorsqu’il s’agit d’embrasser de nouvelles compétences sans actifs dans les communes, c’est facile, la communauté prend tout à sa charge via l’impôt communautaire mais lorsqu’il s’agit de transfert des activités existantes, tout est transféré, les biens, le personnel, les dettes, les recettes et les subventions périodiques.
Par exemple pour le pole nautique, la ville a transféré les bâtiments, les bateaux et continuera à payer les subventions annuelles. La réalité est qu’il y a des négociations avec des gagnants et des perdants, en tous cas sur le court terme.
– il faut savoir que les budgets annexes doivent être équilibrés et que, par soucis de bonne gestion, le bilan annuel présente toujours un résultat positif pour parer à toute éventualité. La plupart du temps les résultats s’additionnent d’année en année.
A Saint Quay Portrieux, le résultat actuel est de l’ordre de 1 300 000 €, ce qui constitue une provision pour les gros investissements à venir. Je pense qu’il sera également transféré.
Comme suite aux audits cités ci-avant, un plan pluriannuel d’investissement a été fait par la mandature précédente.
Alors quelle sera la base de la négociation avec les autres villes de la Communauté de Communes ?
– Faut-il envisager un renouvellement complet en un endroit plus excentré très coûteux mais avec l’idée d’être la ou une des grandes stations centrales du Sud Goëlo ?
– Faut-il récupérer partiellement les installations existantes ? On dispose d’assez de réserve foncière au droit de la STEP pour agrandir ou faire du neuf sur place.
– L’audit suggère que le béton des ouvrages de la STEP est usé.
Il faut se défier de ce genre d’affirmation que les élus aiment entendre mais qui sont souvent professées avec beaucoup de légèreté par les bureaux d’audit. Par ce genre de formule les bureaux d’étude font basculer les décisions importantes en un trait de plume en s’économisant beaucoup de temps de travail et de responsabilités. Je ne saurais trop inciter les personnes maintenant en charge de ce dossier à se faire leur propre opinion et à ne pas se laisser influencer par ce genre de conclusion.
– Faut-il changer de processus d’épuration comme l’a fait Binic ?
– Définir un ordre des priorités ?
Pour ma part, j’aurai souhaité lancer sans attendre les travaux périphériques indépendants de la STEP et qui n’interfèrent pas :
– le relevage des eaux à la Comtesse
– l’investigation des défauts des collecteurs du port en temps masqué en vue de déclencher les travaux de réparation/renouvellement, avant tous travaux d’aménagement de la zone Portrieux. Je crains en effet qu’il soit nécessaire de tout défoncer et renouveler. J’espère me tromper !
– Réparer l’émissaire en mer, en raison de l’injonction préfectorale.
– Créer les bassins de rétention de la Comtesse puis de la Duchesse Anne.
– Changer la conduite de refoulement du poste de relèvement des Fontaines vers la STEP, sous Netto, en raison de sa section insuffisante entraînant des débordements de la bâche.
Mathieu Tanon.
Fin du feuilleton Eaux de Baignade, bientôt un document en téléchargement.
Je viens de faire le tour de l’actualité à propos des pollutions récentes des eaux de baignade que je découvre et vous propose le commentaire suivant :
Tout d’abord, l’article en 11 épisodes que j’avais transmis a été entièrement rédigé de mémoire. S’il y a quelques imprécisions ou omissions, je vous demande de bien vouloir m’en excuser, j’en répondrai. Ensuite je ne sais pas être bref. Bref…
A l’analyse des faits et commentaires il y a plusieurs aspects, sur lesquels la municipalité pourrait apporter des réponses.
J’ai expliqué précédemment que nous le pensions mais j’en ai eu confirmation en effectuant des campagnes de mesures après mise au point de protocoles : les pollutions observées depuis que des analyses sont effectuées (plus de 25 ans) proviennent à quelques exceptions près exclusivement des pluies (épisodes pluvieux en langage technocratique), soit directement, soit indirectement.
Il y a un lien direct entre un épisode pluvieux et une pollution.
Les exceptions sont les dysfonctionnements de plus en plus rares des postes de relèvement et de la station d’épuration. Les dysfonctionnements sont connus car enregistrés et analysés. La municipalité peut nous éclairer s’il y a eu des dysfonctionnements. Aux termes de la loi il peuvent être gérés et provisoirement ne pas avoir de conséquences sur le classement des plages. J’y reviendrai. Je suis enclin à penser que la concomitance de deux pollutions en deux endroits différents un jour de pluie identifie clairement la pluie comme cause probable. Un certain nombre d’âneries ont été écrites sur la couleur du sable source de pollution etc, j’y reviendrai également.
Ceci étant dit je voudrai faire valoir plusieurs aspects.
Les analyses sont effectuées environ une fois tous les 15 jours mais de manière aléatoire. La ville ne connaît pas par avance les dates d’intervention. Elles peuvent être comparées les une aux autres puis-qu’effectuées au même moment par rapport à la marée descendante. Leurs interprétations instantanées sont aléatoires. Ont peut tout à fait passer à coté d’épisodes de pollutions ou au contraire dramatiser la réalité. C’est une question de statistiques et plus les moyennes couvrent une longue période et plus elles sont fiables.
Techniquement les seuls moyens de « contenir » les pollutions occasionnées par les épisodes pluvieux dépendent des bassins de retenue recommandés par les bureaux qui ont fait l’audit des bassins versant, à savoir à la Comtesse et à la Duchesse Anne, soit d’assurer une meilleure dispersion en prolongeant les émissaires.
Jusqu’en 2016 (date à vérifier), les maires disposent d’un outil pour effacer une pollution : il s’agit de l’anticiper selon le profil des eaux de baignades affiché, et de prendre un arrêté pour interdire la baignade avant ou au plus tard au moment du risque identifié. Il s’agit d’un principe de précaution pour la santé publique mais aussi d’effacer les conséquences administratives de classement. Ainsi les mesures sont effectuées, publiées mais non comptabilisées.
Mais attention, à partir de 2016 ce ne sera plus possible, ce sera pollution = punition administrative.
Lors de la mandature « Blanc », les arrêtés étaient prêts, imprimés et il suffisait de les dater, les faire signer puis de les afficher dès qu’une alerte était donnée. Je suppose que rien n’a changé. Nous avons procédé ainsi une fois pour le dysfonctionnement du poste de relevage de la Comtesse et une fois pour un épisode pluvieux.
Concernant la couleur jaune de l’eau assimilée à une pollution soit par le remue-ménage du sable soit par la présence des baigneurs (pourquoi pas des Parisiens ou d’autres ethnies!), il s’agit d’une belle ânerie. La couleur comme je l’ai déjà expliqué n’a pas de rapport avec la pollution sans quoi toutes les plages d’estuaires et de cotes sableuses seraient fermées ! L’opacité n’est pas considérée par la loi. La couleur provient des fines contenue dans le sable, qui proviennent essentiellement de l’argile que l’on trouve sous le sable. Dès qu’il y a des vagues ou que des personnes marchent sur le sable recouvert d’eau, il y a brassage et coloration. Les jours de mauvais temps, on observe par exemple distinctement une traînée jaune trouvant sa source à l’extrémité ouest de la plage de la Comtesse, endroit ou la couche de sable s’est réduite à une peau de chagrin depuis la création du port d’Armor. Après le reflux de la mer, l’argile est souvent découverte.
Les courants sont connus, prévisibles et simulés avec des logiciels. Il n’y a pas de mystères, tout au plus une incompréhension. C’est grâce au logiciel que la courantologie a été simulée devant les plages de Saint-Quay et que l’évacuation de la station d’épuration a pu passer de 3 h à 4 h évitant à la ville le renouvellement de la conduite avec une belle économie à l’appui. Les bureaux d’étude n’y avaient pas pensé, il a fallu leur tordre le coude pour relancer le logiciel.
A la Comtesse les services techniques ont pris l’initiative en 2001 de prolonger et dévier l’émissaire des eaux de pluie qui débouchait devant la cahute des surveillants de plage. Belle maçonnerie qui débouche plus bas à l’ouest, au droit de la falaise dans un empierrement. Je suppose que l’évacuation, plus bas, dans les cailloux favorise une meilleure dispersion.
On pourrait tout à fait prolonger l’émissaire actuel de la plage du Casino, au-delà du mur de la jetée de l’Isnain pour les mêmes raisons.
je rentre ce soir d’une absence de quelques jours, découvre le sujet et vous répondrai naturellement demain l’esprit clair !
Je laisserai Mathieu Tanon vous répondre pour ce qui concerne les eaux de baignade. Je vous rappelle que ses articles sur les eaux de baignade sont réunis ici, sous la forme d’un document pdf. Pour ce qui est des bulletins municipaux, le dernier paru est bien le n°66 de janvier 2014, vous pouvez encore le téléharger sur l’ancien site de la mairie, ainsi que les bulletins municipaux 56 à 65, ici , mais dépéchez-vous, ce site fermera tôt ou tard. Cela fait quelques mois que « Le Phare » n’est plus distribué dans les boîtes à lettres, vous pouvez cependant vous le procurer en Mairie, à l’Office de Tourisme et chez certains commerçants. Et le dernier numéro est en ligne sur le site de la Ville. Pour la communication de la Mairie, je vous invite à contacter le service au moyen de ce formulaire.
Sur le lien gouvernemental ci-après (trouvé sur le site de la Ville) j’ai pu voir les renseignements concernant la qualité des eaux de baignades de St Quay.
Apparemment, toutes les plages sont d’excellente ou de bonne qualité, sauf entre le 4 et le 7 Août pour le Casino et la Comtesse.
baignades.sante.gouv.fr/
Monsieur Tanon,
Vos articles sur les eaux de baignade sont très instructifs. Dommage que vous ne réagissiez pas à l’actualité, à savoir la mauvaise qualité des eaux à St-Quay cet été. Je l’ai sû au départ par « Le blog de Michel », j’ai ensuite recherché des informations sur votre site et sur celui de la mairie, mais rien sur le sujet. Ce matin je reçois une alerte par email du journal « Le Télégramme », à propos de cette histoire d’eaux de baignade. A ce qu’il parait, ça serait à cause des camping-cars. C’est vrai qu’il y en a partout, on m’avait pourtant dit que la nouvelle municipalité devait leur trouver un emplacement adapté (et payant), c’est un ami qui a été à un café citoyen avec le Maire qui me l’a dit. Pourquoi la mairie ne dit-elle rien sur le sujet, et pourquoi vous ne dites rien non plus ? Autre chose, sur le site de la ville de Saint-Quay-Portrieux, j’ai essayé de télécharger le dernier bulletin municipal, mais en cliquant sur « Le bulletin n°66 – Janvier 2014 », j’arrive sur une page d’erreur : « 404 Page non trouvée ». Il n’y a plus de bulletin municipal alors ? Le dernier, il est de janvier 2014 ? C’est comme « Le Phare », le petit dépliant vert, on l’a plus dans les boîtes à lettres, il est seulement sur internet ?
Christophe, résident secondaire en mal d’information.
La somme avancée pour tous les travaux à venir est de 6.000.000 d’euros.
On comprend l’intérêt d’avoir acté par anticipation un emprunt de 3.000.000 d’euros.
Je reviendrai avec une petite note.sur les emprunts.
Vous avez une idée du coût des travaux ?