C’est bien une bombe qui était à l’origine de la destruction de l’avion russe de la compagnie Metrojet qui s’est écrasé dans le Sinaï le 31 octobre et a causé la mort de 224 personnes. Une bombe artisanale peut-être, mais terriblement efficace, petite cause, grands effets.
J’ai pour habitude de vitupérer contre les contrôles de sécurité dans les aéroports, il y a quelques années, à Toulouse, un agent de sécurité avait confisqué la boîte de foie gras de mon amie parce qu’elle pesait 65g alors que la limite était de 50g. J’étais mécontent. A Montréal, tout un patacaisse parce que mon amie avait oublié une bouteille d’eau en plastique de 25cl dans son sac à dos. Une analyse chimique sur le sac pour déterminer s’il ne présentait pas de traces de substances dangereuses ou prohibées, sans parler des remontrances de l’agent de sécurité, c’est tout juste s’il ne l’a pas conduite au poste.
Au Caire (Egypte), comme à Antalia (Turquie), j’ai passé les contrôles avec une bouteille d’eau de 1 litre (ou 1,5 litres), que j’avais oubliée dans mon sac, cela remonte à moins de 5 ans. Pas étonnant que la canette de bière ait pu franchir les contrôles.
Il va falloir s’habituer aux contrôles de sécurité un peu partout, mais de grâce, que les agents de sécurité passent moins de temps à fouiller le sac à main des vieilles dames en manteau pour privilégier les profils potentiellement dangereux.
Ségolène Royal a préconisé l’installation de portiques dans les gares. Aujourd’hui il n’y a même pas besoin de kamikaze pour faire sauter un train, il suffit de monter dans un TGV, de déposer une valise piégée dans l’espace bagages et de régler la minuterie pour qu’elle explose sur un tronçon à grande vitesse et le tour est joué. Il y a mieux en pire, mais je le garde pour moi.
Aujourd’hui il y a plus de contrôles pour entrer dans un musée que pour monter à bord d’un train ou d’un métro. Autrefois, il fallait acheter un ticket de quai pour pouvoir accéder aux voies, et on était fréquemment contrôlé. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Je crois me souvenir que le ticket de quai a été aboli lors de la mise en place du billet cartonné, ce qui a du correspondre à l’arrivée du TGV, dans les années 80. Dans certaines gares, l’accès aux quais est réservé aux voyageurs munis d’un titre de transport, cela dépend beaucoup de la configuration des lieux. A la gare de Lyon, par exemple, le hall est immense et on peut vouloir y accéder uniquement pour aller déjeuner au restaurant “Le Train Bleu”, je vous conseille d’y aller un jour, le cadre est splendide.
La SNCF indique que l’étiquetage des bagages est obligatoire, mais je n’ai jamais vu le moindre contrôle. Pourquoi ne pas mettre en place un étiquetage lié au billet de train, une étiquette fournie avec le billet ou qu’on pourrait imprimer à un distributeur ou chez soi en cas de billet acheté par internet ? Il suffirait au contrôleur de scanner les bagages pour s’assurer que leur propriétaire est bien dans le train. Les portiques, ça coûte cher et ça ne crée pas beaucoup d’emplois en France. En attendant leur mise en place, pourquoi ne pas envisager un contrôle d’identité des passagers, comme cela se fait dans les avions ? Un billet de train nominatif pour tous, associé à la production d’une pièce d’identité, les deux contrôlés avec les bagages avant l’accès aux quais. Je suis certain que tout ça va venir.
Peut-on encore affirmer : “Aujourd’hui mieux qu’hier et moins bien que demain.” ?

je suis d’accord pour un renforcement, mais franchement cela représente une goutte d’eau dans l’océan, nous ne connaissons pas notre ennemi. Que mes propos ne soient pas mal interprétés s »il vous plait, mais je suis étonné qu’une bande aussi bien organisée ait put faire aussi peu de morts. J’ai passé 9 ans en compagnie de combat, dans le génie, dont 3 ans dans une partie NBC, deux stages commandos et 2 stages mines explosifs en secteur allemand, et croyez moi il y a mieux à faire et sans passer par la syrie (je reprends une partie de ton texte : Aujourd’hui il n’y a même pas besoin de kamikaze pour faire sauter un train, il suffit de monter dans un TGV, de déposer une valise piégée dans l’espace bagages et de régler la minuterie pour qu’elle explose sur un tronçon à grande vitesse et le tour est joué. Il y a mieux en pire, mais je le garde pour moi.) Le pire est à craindre car ils sont fanatiques, ils se font tuer pour un idéal, endoctrinés comme les Japonais pendant la deuxième guerre mondiale, ou nos troupes pendant la « grande guerre » 10000 en 1 jour ! Ils montaient face aux mitrailleuses o ils étaient fusillés, je me souviens d’une manœuvre à BITCHE ou un aspirant m’a demandé la mêmechose au titre d’un exercice de monter avec mon groupe face à une mitrailleuse sur un terrain en pente, avec de la forêt de chaque coté, non c’et abruti il voulait que nous montions en terrain découvert, j’ai refusé, je ne vous raconte pas ! Direction chez le capitaine, je vous jure sur la tête de mes gamins, celui qui à pris une « raclée » a été l’aspirant… anecdote d’un passé. Aujourd’hui le mal est partout autour de nous.
Un cachet pour une attaque chimique !!! face à un gaz sarin dans une lieu fermé, c’est Noël avant l’heure, franchement nous avons une telle lourdeur administrative en France, que nous avons le temps de mourir 10 fois avant d’être soigné, les incidents se sont passés sur PARIS, mais si nous reprenons le cas du TGV en pleine campagne, que va-t’il se passer avec la désertification des hôpitaux ? Et vous faites cela sur 2 ou 3 trains. Ne donnons surtout pas d’idées à ces fous de Dieu, et prions pour la paix. Patrick.
La différence, c’est qu’autrefois la SNCF, service public, avait un personnel bien formé en nombre suffisant. Maintenant, elle doit faire du fric en payant de moins en moins ses employés de plus en plus précaires et moins nombreux. Les usagers sont devenus des clients… C’est le progrès.