Internet, à l’image de la langue d’Ésope, est à la fois la meilleure et la pire des choses. La pire lorsqu’il permet à certains de recruter des terroristes, d’acheter des armes et de fomenter des attentats. La meilleure lorsqu’il permet l’expression de la démocratie directe. La République Française continue de proposer des rendez-vous électoraux à échéance de 5 ou 6 ans. Organiser une élection au niveau national mobilise beaucoup d’énergie et il est nécessaire également de donner du temps aux élus pour dérouler leur programme et mener à bien les projets pour lesquels les citoyens les ont choisis. Se posent parfois en cours de mandat des questions imprévues ou portant sur des sujets non abordés pendant les campagnes électorales. Je pense par exemple à l’accueil des migrants et à la fusion des communautés territoriales. Des questions pour lesquelles on sent que les citoyens aimeraient bien pouvoir donner leur avis et être écoutés. Les référendums au niveau national n’ont plus la cote depuis que le peuple se permet de répondre par la négative aux propositions du gouvernement, comme lors du référendum sur la constitution européenne en 2005. Sans parler du référendum sur le traité de Maastricht en 1992, où le oui était passé de justesse. Alors on évite et on se contente de prendre le pouls de l’opinion par sondage.
La Confédération Helvétique, en revanche, considérée par beaucoup comme une championne de la démocratie, a inventé la votation. Un dispositif que beaucoup de Français voudraient voir adopter. A défaut de votation, nous avons la manifestation… et la pétition…
La pétition, comme celle qui concerne la fusion des intercommunalités, en application de la loi NOTRe, une pétition organisée par le “Collectif Citoyen du Sud Goëlo” avec le titre : “Oui à la fusion avec Lanvollon Plouha et Leff Communauté !”. Une pétition qui semble remporter plus qu’un succès d’estime, avec plus de 280 signataires à l’heure où j’écris.
Évidemment une signature sur internet, sur un site privé, n’a pas la valeur d’un vote officiel avec inscription sur une liste électorale, carte d’électeur et contrôle d’identité. Mais c’est une heureuse initiative et ce n’est qu’un début, imaginons des votes sécurisés, avec identification par le numéro d’électeur, le numéro de sécurité sociale ou par un autre identifiant unique (impôts, employeur, etc.) qui permettrait de s’assurer que les votants habitent bien sur le territoire concerné par le vote.
Pour en revenir à la pétition pour la fusion avec Lavollon et Leff, c’est dommage qu’il n’y ait pas en parallèle une pétition pour la fusion avec Saint-Brieuc Agglo, ça permettrait de dégager une majorité.
Pour ma part, j’ai écouté et je continue d’écouter les avis de mes concitoyens, je me suis déjà fait ma propre opinion, mais j’attends la présentation des deux scénarios de fusion, jeudi soir à Binic, pour valider ou infirmer mon ressenti et pour me prononcer en toute connaissance de cause pour ou contre le projet de fusion du préfet, lorsqu’on me le demandera.
L’ouverture totale des barrières douanières a supprimé de nombreux emplois dans le monde du transport international.
Sans parler des nombreux fonctionnaires douaniers qui ont été recasés dans des emplois plus ou moins utile.
De plus, cela a conduit à la suppression des statistiques douanières qui permettaient à chaque état de maîtriser les produits qui entre sur son territoire.
Nous avons donc rapidement été envahi par les produits Chinois, via d’autres pays Européens peu sourcilleux sur le contrôle des origines (Italie par exemple).
Alain Peyrefitte a écrit un magnifique ouvrage très futuriste à l’époque « Quand la Chine s’éveillera… le monde tremblera. »
Pour l’Angleterre, je me souviens d’une parole du Général de Gaulle (dont apparemment Laurent Fabius semble s’être inspiré avec moins de talent) :
« L’Angleterre est comme une femme. Je la veux nue, entièrement nue. »
Il faisait allusion, bien sur, au Commonwealth, qui inonde l’Europe des ses moutons « made in Angleterre ».
Pour l’Europe, tout comme le problème actuel du regroupement des CC, les politiciens de tout poil ne sont pas assez visionnaires pour envisager le futur avec sérénité.
Il est vrai que Sarko a tenté de limiter la casse en prêtant aux banques ! En revanche, il n’avait rien vu venir. tellement il avait confiance dans son ami Bush (le fils).
Je ne vois pas en quoi le traité de Maastricht a coûté des emplois. Cela mérite développement. Pour moi, c’est l’absence de compétitivité des entreprises. Voir la part de l’industrie dans le PIB. entre 2002 et 2012. Il a fallu un gouvernement socialiste pour enfin s’occuper de la compétitivité des entreprises. Que de temps perdu.
Quant à la Turquie merci de reconnaître que le visionnaire Sarkozy était, si ma mémoire est bonne, favorable à l’entrée de le pays dans la CEE. On en reparle maintenant pour “aider” la Turquie à stopper les migrants. Coût 3 milliards. Bien joué Erdogan !
Sur le nombre de pays, je suis entièrement d’accord avec mon ami. Laurent Fabius, en 2005, préconisait un noyau dur de 6 ou 12 pays. Et sûrement pas les anglais !
« Le krach financier de 2007 ».
Curieux, c’est justement le traité de Lisbonne qui a permit de s’en sortir, grâce au forcing du Président de la République de l’époque, un certain « Sarko »…
Comme je le disais précédemment, la monnaie unique n’était qu’un volet (certes indispensable) du traité de Maastricht.
La réponse de M. Bruhat est très politicienne (on dit habituellement langue de bois) puisqu’elle ne se cantonne qu’à l’Euro, en faisant fi des autres volets du traité de Maastricht qui a coûté de nombreux emplois à la France (rien que dans l’entreprise où j’étais, 5000 salariés en France ont vu leur métier disparaître).
D’autres erreurs ont été commises pour la construction de l’Europe, notamment son élargissement immodéré, avant de finir sa construction à 12, en harmonisant les taxes, les régimes sociaux, les prélèvements sur les salaires, etc…
On parlait même de la Turquie qui est maintenant dans le collimateur de la communauté internationale.
Nos élus marchent sur la tête !
Quels sont les français et les chefs d’entreprise qui regrettent le franc et fustigent l’euro. Mis à part le FN qui veut ruiner les français ? Et est-ce bien le moment de faire le procès de François Mitterrand 20 ans après sa mort ? Quelle délicatesse !
Faut-il rappeler que cette monnaie nous a sauvé notre pays lors du krach financier de 2007. Je ne parle pas de notre système social qui a évité à la France les malheurs de la Grèce.
Pleine adhésion à ces propos, même s’il n’y a pas lieu de voter pour ou contre cet excellent article !
La monnaie unique n’était qu’un des volets du Traité de Maastricht.
Mais, voilà, le rusé « Tonton » n’a basé sa campagne que sur ce point pour tromper les Français.
M. Bruhat, vous vous êtes fait berné, en croyant aveuglement le grand satan !
Pour mémoire, le traité de Maastricht portait sur la monnaie unique : l’Euro. Aujourd’hui que l’euro est moins fort par rapport au dollar, personne ne s’en plaint. Merci Tonton !
Le traité de Lisbonne a été voté après l’arrivée de Sarko car il ne plaisait pas aux amis libéraux européens de monsieur l’Ex. Qui avait raison : les « nonistes » du référendum populaire de 2005 ou les députés de droite élus en 2007 qui ont voté sans sourciller et sans se préoccuper du vote précédent ?
Je pense qu’on a déjà la réponse !
Il est vrai que la majorité des pays européens sont à droite ou à l’extrême droite. Donc, pas ou plus d’harmonisation fiscale et sociale à espérer. Les lobbyistes de Bruxelles veillent… en attendant le traité transatlantique !
Mais on est loin des préoccupations de proximité où les élus s’occupent plus de leur destin politique que de l’intérêt général de leurs concitoyens. On ne se lassera pas de le répéter…
Concernant la pétition et la réunion de Plourhan :
– Qui en sont les véritables auteurs ?
– Qui a été convié à cette réunion ?
– Comment en a été faite sa publicité ?
Un « Comité » mystère qui ne donne aucun nom sur son site, même en allant dans « qui sommes-nous ».
Une réunion qui se tient, comme par hasard à Plourhan…
J’avoue ne pas apporter beaucoup de crédit à cette démarche qui me parait plus politicienne qu’autre chose.
Et pourtant, je serais plus du côté de la fusion avec les CC proches.
Il serait grand temps que nos élus rengainent leur artillerie lourde et se décident à travailler ensemble pour le bien futur de leurs administrés.
Et sur ce point, c’est au Président de la CC du Sud-Goëlo de montrer l’exemple et d’être moteur dans l’information et dans l’explication sérieuse des différentes possibilités.
Jusqu’à présent, c’est plutôt des réunions en petit comité, des dossiers préparés d’avance sans concertation et des rancunes tenaces.
Dans 15 jours le dossier sera bouclé…
Le Traité de Maastricht, suivi de Schengen sont les bases de la descente en enfer de la démocratie en Europe et son ouverture vers un « vaste foutoir ».
Mais voilà « Tonton » tenait absolument à marquer son empreinte avant de partir, quelles que soient les conséquences qu’il n’aurait pas à vivre. Il n’avait qu’une idée, construire une Europe des régions, dirigée par des politiciens, qui aurait privé le peuple de tout droit à la parole.
Ces disciples continuent, malheureusement, cette oeuvre destructrice de la Démocratie Française !
Combien d’entre vous on lut le Traité de Maastricht avant de voter ?
L’avez-vous trouvé facilement en librairie (il avait été retiré de la vente avant le suffrage).
Pour ma part, je l’ai étudié en profondeur et j’ai pu organiser une réunion publique, avec débat, dans ma ville. Résultat, plus de 82 % de votes contre, malgré une ville votant habituellement à gauche au niveau national.
Pour en revenir aux projets de fusion, à quel date se tiendra la réunion publique à Saint Quay-Portrieux promise à de maintes reprises par le maire ?…
Je suis assez d’accord avec Monsieur Roques sur la consultation des administrés sur des sujets qui n’étaient pas à l’ordre du jour ou ne figuraient pas dans les programmes d’une campagne électorale, et qui sont intervenus depuis l’élection. Le problème étant le coût de l’organisation d’un référendum national (1 milliard d’euros) et la désaffection pour ce geste citoyen. C’est ce que Ségolène Royal appelait « la démocratie participative » en 2007, et fustigée par la droite qui, dès l’arrivée au pouvoir de son candidat, avait renié le vote populaire de 2005 et fait adopter le traité de Lisbonne qui contredisait totalement ce que le peuple avait décidé dans sa majorité. C’est ce qu’on appelle du « foutage de gueule » ! Surtout lorsqu’on assiste au spectacle de cette Europe sans gouvernement économique et sans stratégie de défense qui laisse les terroristes s’installer tranquillement. Chacun pour soi. Visionnaire le Sarko !
En revanche, localement, l’organisation de référendums « privés » par les maires des communes concernées sur les projets de fusion serait une vraie preuve de démocratie, d’intelligence et de respect du citoyen contribuable.
On peut rêver !