La campagne pour les élections départementales a démarré et les professions de foi commencent à être distribuées dans les boîtes à lettres :

Le scrutin est binominal mixte majoritaire à deux tours. Chaque canton élit un binôme homme et femme. Une fois élus, les deux membres du binôme exercent leur mandat indépendamment l’un de l’autre.
Pour être élu au premier tour de scrutin, un binôme doit recueillir la majorité absolue des suffrages exprimés et un nombre de suffrages au moins égal au quart des électeurs inscrits. Au second tour, la majorité relative suffit.
Pour qu’un binôme puisse se présenter au second tour, il doit avoir obtenu au premier tour un nombre de voix au moins égal à 12,5% du nombre des électeurs inscrits dans le canton.
Si un seul binôme de candidats remplit cette condition, le binôme ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages après lui peut se maintenir au second tour. Si aucun binôme ne remplit cette condition, seuls les deux binômes arrivés en tête peuvent se maintenir au second tour.
Si au moins deux binômes remplissent les conditions ci-dessus mais qu’un seul de ces binômes fait acte de candidature pour le second tour, cette circonstance ne libère pas une place au second tour pour un binôme présent au premier tour mais ne remplissant pas les conditions pour se présenter au second tour.
En résumé : les deux binômes arrivés en tête au premier tour sont qualifiés pour le second tour. Le troisième binôme devra réunir un nombre de voix d’au moins 12,5% des inscrits pour y figurer également. Si la participation au scrutin est faible comme on peut s’y attendre, il y aura peu de triangulaires au deuxième tour, en effet, avec un taux de participation de 50%, il faudra réunir 25% des voix au premier tour pour avoir le droit de se présenter au second tour.
Effectivement, d’autant plus que les candidats vont faire campagne en faisant de nombreuses promesses qu’ils ne sont pas sur de tenir (comme toujours diront certains, ce qui n’est pas mon cas).
D’où l’incohérence de ses réformes politiciennes au seul bénéfice des partis politique.
Je ne crois pas, personnellement, que la démocratie soit condamnée; il y a malentendu sur le contenu du concept;
Par contre, le gouvernement n’a pas encore fait voter le contour des compétences si bien que l’on se retrouve à voter pour élire un conseil dont on ne connait pas encore la liste précise des compétences; c’est invraisemblable; Nos gouvernants se moquent des citoyens !
Cette explication du mode de scrutin a un avantage énorme.
Elle nous fait toucher du doigt l’imbécillité de cette réforme des Cantons qui :
– diminue le nombre de cantons dans le département (avant la suppression des départements ?),
– augmente quand même le nombre d’élus malgré la volonté initiale de la limiter,
– ne permet que des candidatures issues de partis politiques,
– présente un binôme qui, ensuite, exercera son mandat en toute indépendance l’un de l’autre.
Comme aurait dit le Général De Gaule « La Chienlit » !
Cette réforme, comme celle des Régions, poursuit des buts précis :
– permettre aux politiciens de préserver leurs pouvoirs,
– continuer de professionnaliser la politique,
– construire une Europe des Régions (chère aux socialistes) pour éloigner les décisions politiques du Citoyen.
La Démocratie est en voie de disparition en France, de manière insidieuse.