Les bouteilles de vin prennent des formes différentes selon les régions. Les plus répandues sont celles de Bordeaux et de Bourgogne. A quelques détails près, la bouteille de Bourgogne se décline dans les vins de Champagne, des pays de Loire, du val de Loire, du Jura, du Beaujolais, de Savoie, des Côtes du Rhône, des Costières de Nîmes, etc. La bouteille de Bordeaux domine dans le sud-ouest et dans le sud, notamment dans l’Hérault, dans la région de Bandol, etc. D’autres formes de bouteilles marquent les terroirs : Alsace, Côtes de Provence (conique ou à corset), Gaillac, Jura… Sans comper les bouteilles de négociants, comme J.P. Chenet.
La bouteille de Bordeaux se cantonne au quart sud-ouest de la France, sur les deux futures régions Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes et Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. Cependant le département du Gard, qui fera partie de la nouvelle région LRMP, a adopté la bouteille de Bourgogne. Mais le Gard n’est pas le seul à avoir troqué la bouteille de Bordeaux contre celle de Bourgogne : l’Hérault s’y met aussi, comme j’ai pu le constater au rayon vins du super-U de la Grande-Motte, où des vins du Languedoc (Hérault) se sont coulés dans des flacons de Bourgogne :
A l’exception du Saint-Chinian qui reste fidèle à la bouteille de Bordeaux.


Oui, Gilles, étude difficile, d’autant plus que j’ai voulu élargir le champ d’investigation aux bouteilles de Pastis, fort en vogue dans le Sud. Fort heureusement, une cure de « Salvetat », l’eau ferrugineuse du coin, m’a aidé à me remettre de ces dégustations.
Et bien Denis, cette étude n’a t’elle pas été trop difficile à réaliser ?
Pour bien étudier l’aspect d’une bouteille il faut en vider son contenu, non ?
Et Bourvil a beaucoup souffert avec « l’eau ferrugineuse »…
Très belle étude sur les us et coutumes des vignerons. Pour mettre tout le monde d’accord, je rappellerai cette phrase d’Alfred de Musset : « Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse. »