Après les assises du Goëlo, samedi dernier, nous venons d’apprendre que Binic et Etables-sur-Mer vont fusionner, ainsi en ont décidé les élus des deux conseils municipaux, à une forte majorité. Ainsi Binic, devenue une commune à part entière après avoir été détachée de la paroisse d’Étables-sur-Mer en 1821, constituera avec Etables une nouvelle commune de près de 7000 habitants, la plus peuplée du canton. Et redeviendra à terme le nouveau chef lieu du canton à la place de Plouha. Quelle sera la position de Saint-Quay-Portrieux ? On peut lire dans Le Télégramme du 6 novembre “Des rapprochements envisagés avec Lantic et avec Saint-Quay n’ont pas abouti pour l’instant”.
© Source : Ouest France
Eh oui, la mémoire semble me faire défaut.
Merci Denis de tes précisions, j’avais complètement mis de côté le seuil des 10 000 habitants.
Eh bien, il ne reste plus que Tréveneuc…
Il y a autant de bonnes raisons, en termes d’histoire et de géographie, pour fusionner Etables-sur-Mer et Binic qu’Etables-sur-Mer et Saint-Quay-Portrieux, voire de fusionner les trois communes pour n’en faire plus qu’une. Sauf que la fusion des trois conduirait à une commune de plus de 10 000 habitants qui ne serait plus éligible au cadeau fiscal des villes fusionnées, le seuil à ne pas dépasser étant précisément de 10 000 habitants. Des dotations supplémentaires limitées cependant à trois années. La fusion de deux communes moyennes devrait permettre des réductions des dépenses de fonctionnement, mais à la seule condition de procéder à des réductions de personnel ! En même temps l’élargissement du territoire imposera aux équipes techniques des temps de trajets plus longs. J’imagine qu’il doit exister une taille idéale de commune fonction de la géographie (relief, moyens de communications), de la densité de la population, de l’activité économique, de seuils administratifs, etc., au-delà de laquelle le bilan des avantages et des inconvénients liés au regroupement cesse d’être positif. Ce seuil est peut-être de 10 000 habitants, ce serait la raison pour laquelle le législateur aurait décidé de ne pas accompagner la fusion de communes au-delà de cette taille.
Entièrement d’accord avec Mr Picolet ainsi qu’avec ceux qui veulent que ça bouge au profit des contribuables et non des élus obnubilés par leurs mandats rémunérés, en faisant des économies de fonctionnement. Avec un peu de bon sens, un minimum d’intelligence et d’altruisme, on devrait y arriver ! Il y a un large consensus sur ce sujet.
Je suis ravi de voir que plusieurs positions s’avancent vers une fusion plus large de Binic et d’Étables avec Saint Quay-Portrieux, pour faire un mariage à 3, et même 4, pour ne pas oublier Tréveneuc.
Certaines idées d’y incorporer Plourhan et même Lantic, paraissent utopiques et non fondées.
En effet, dans ces conditions où s’arrêter ?
Les élus ont à effectuer un choix d’une importance capitale, jamais vu depuis de nombreuses années.
C’est l’avenir de notre petit bout de Bretagne qui est en jeu.
Certes une fusion des 4 Communes ne serait pas sans poser quelques difficultés à maintenir en place tous les élus actuels. Mais, c’est justement l’un des enjeux de cette réforme attendue depuis très longtemps par tous les courants de pensée politique.
Ce que l’histoire retient d’un “homme » politique, c’est sa capacité à honorer son mandat en défendant les intérêts des électeurs qu’il représente, et pas le nombre d’élections qu’il a remporté personnellement, que ce soit en tant que maire, conseiller départemental, conseiller régional, député, sénateur ou même président de la République.
Alors, Mesdames et Messieurs les Élus, faites le bon choix pour Saint Quay-Portrieux, que ce soit pour la fusion des Communes précitées ou pour le regroupement des EPCI.
Mais faites vite !
Sortons par le haut de la situation en nous unissant à Binic et Etables. Ces trois communes forment évidemment un tout géographique, économique, et social.
il est surtout INDISPENSABLE que les fusions envisagées se fassent pour le bien des habitants et non pas en fonction des intérêts personnels et des egos des élus, comme le dit Bernard Bruhat. Nous sommes fatigués de ces luttes de pouvoir et d’intérêts personnels qui plombent la politique et dégoûtent les électeurs.
commentaires sur commentaires… : les arguments géographiques et économiques de proximité, voire de symbiose, avancés par G.P. me paraissent incontournables et d’une éclatante réalité. Comment les remettre en avant ? La piste avancée par H.V, (tant qu’à faire, allons-y pour les 3 communes ensemble), constitue probablement une des pistes pour en sortir par le haut. Mais il y en a peut-être d’autres, trouvables avec à la fois beaucoup de hauteur de vue, bienveillante, et beaucoup de bon sens de terrain inspiré par les besoins et les aspirations de ceux qui vivent aux endroits concernés, au quotidien. Ex : les quinocéens, en grand nombre, qui vont faire leurs courses à Carrefour et Lidl n’ont pas « l’impression » d’aller à Etables, la vue sur le port du Portrieux et la vie sur ce port (dont le « marché ») font partie intégrante de celles des « tagarins » de Port es leu… etc. Ce sont en fait des biens communs indivisibles que les raisonnements politiques, administratifs, et d’intérêt général ne peuvent que prendre en compte. Tout le reste peut ouvrir à toutes sorte d’interprétations, me semble-t-il.
Mais en final, « la recherche du Bien Commun, parce qu’elle se sait relative, doit déboucher autant que possible sur des décisions réversibles. Puisque, dans ce domaine il n’y a pas de vérité majuscule, mais seulement du préférable, puisqu’il n’y a pas de certitude préalable, mais de conjectures et des réfutations, il s’agit de se rappeler que l’on est faillible et de l’assumer ». D’ailleurs cette faillibilité assumée donne en retour bien plus d’autorité au discernement et à la décision prise, parce que chacun sait que la décision est un risque qui est pris.
La fusion d’Etables et de Binic est une bonne nouvelle dans un pays qui compte trop de municipalités. Saluons au passage le courage des conseils municipaux se font hara-kiri pour la moitié d’entre eux . Il faut peut être regretter que celle-ci se soit décidée dans le secret. Mais puisque c’est fait et qu’il existe des synergies entre Saint Quay Portrieux et Etables, pourquoi s’arrêter en si bon chemin et ne pas envisager une fusion à trois pour faire une entité d’un peu plus de 10 000 habitants ?
Y a t-il vraiment un soupçon de logique et d’intérêts communs sur ce rapprochement, la question reste posée ?
Certes, Binic revient à ses origines en se rapprochant d’Etables dont elle n’était, il y a fort longtemps, qu’une petite dépendance.
Toutefois, faut-il se tourner vers le passé ou l’avenir dans ce genre de démarches ?
Pourquoi un rapprochement entre Étables et Saint Quay Portrieux n’a t-il pas été envisagé ?
Il me semble qu’une fusion entre ces deux dernières communes aurait été plus logique et plus porteur, pour, entre autres, les raisons ci-après :
– Proximité des 2 centres-villes,
– Imbrication très importante des 2 territoires,
– Le pôle économique d’Etables (zi des Islandais) se trouve déjà sur le territoire moral de Saint Quay,
– Le Port es Leu se trouve sur le territoire de quel Commune ?
– Différentes associations ou activités sont déjà partagées,
– Etc.
N’y aurait-il pas un problème d’ego de certains élus de ces Communes qui s’apprêtent à se marier ?
Une nouvelle fois, une décision prise à la va-vite sans véritable dialogue, réflexion sérieuse, et surtout concertation des habitants concernés.
Enfin des maires qui prennent leurs responsabilités et qui cherchent à mutualiser leurs dépenses pour le bien de leurs administrés contribuables et non pour celui de leur intérêt personnel…
A bons entendeurs !…