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Nous avons la douleur de vous faire part du décès de la communauté de communes du Sud Goëlo, survenu dans sa quatorzième année. Sud Goëlo est morte des suites de la promulgation de la loi NOTRe, le 7 août 2015. Jusqu’au bout ses neuf amis fidèles ont essayé de la sauver, mais en dépit de leurs efforts elle s’est éteinte ce soir vendredi 11 décembre dans la salle du conseil municipal de Saint-Quay-Portrieux. Dans cette douloureuse épreuve, sa famille, ses amis et ses proches ont été très sensibles à vos nombreux témoignages de sympathie. Pas de discours, pas de fleurs, pas de couronnes, la cérémonie funèbre se tiendra dans l’intimité. Requiescat in pace Sud Goëlo est morte, vive Saint-Brieuc Agglo ! |
M. Bruhat, vous êtes vous déjà engagé dans un mandat électoral ?
Vous semblez tellement douter de la sincérité des élus (quels qu’ils soient, sauf votre aveuglement pour un seul parti politique) que cela serait surprenant.
C’est méconnaître la tâche des élus que de les critiquer sans cesse, sans chercher à comprendre leurs motivations.
Les 14 votants sont fidèles au maire UDI. Celui-ci a bien de la chance. Il aurait consulté ses administrés, la décision aurait probablement été différente. On est loin de la démocratie participative. L’axe Saint-Quay-Saint-Brieuc est bien confirmé. Intérêts personnels et avenir politique obligent. On ne les changera pas !
Pourquoi tout ramener à une politique de Parti Politique ?
Cela devient ridicule !
Tout le monde n’est pas « inféodé » comme peuvent l’être certains commentateurs.
Je peux vous assurer que dans les 14 votants « POUR », tous n’ont pas une sensibilité « UDI ».
Les Conseillers ont voté « en leur âme et conscience », sans pression ni ordre formel (scrutin à bulletins secrets).
Ils ont fait un choix en citoyens libres.
Choix qui ne correspond pas, vous l’avez compris, à mon opinion, mais que je respecte, tout comme les Elus qu’ils sont.
Choix politique purement UDI. Le reste n’a aucune importance pour les 14 inféodés. C’est nul de chez nul. Mais est-ce vraiment une surprise ?
Félicitations aux 9 courageux qui ont osé. Ils doivent en avoir lourd sur le coeur.
Choix difficile, effectivement pour les 23 Conseillers Municipaux de Saint Quay-Portrieux, en cette soirée du 11 décembre 2015.
Soit dire OUI au projet du Préfet et rejoindre une agglomération d’environ 160 000 habitants,
Soit dire NON à ce projet et rejoindre les CC de Lanvollon/Plouha et Leff Communauté pour un total d’environ 45 000 habitants.
Si aucun projet d’avenir n’a pu être étudié, par le calendrier imposé, toutefois, sur le projet du Préfet des certitudes existent sur le plan fiscal.
En effet un alignement des taux amène inexorablement une augmentation de toutes les taxes pour les Quinocéens.
En plus des ménages, ce sont les entreprises qui vont en pâtir le plus.
Sans compter une nouvelle taxe « Taxe Transport » qui existe déjà dans l’agglomération briochine.
L’emploi risque de s’en trouver profondément touché.
Il a été précisé que, par un mécanisme complexe (et non détaillé), il « pourrait » y avoir une neutralisation de ces augmentations (sous réserves d’un accord de l’ensemble des communes du nouvel EPCI). Même si nous sommes en période de Noël, je ne pense pas que le Père Noël nous amènera ce cadeau dans notre corbeille de mariage…
Quant aux avantages, présentés par les partisans du « POUR » liés à cette « absorption » par la grande agglomération, ils apparaissent bien faibles et ne reposent que sur des hypothèses, qui plus est sur des éléments non majeurs :
– Ecole de Musique,
– Culture,
– Développement en commun des ports du Légué, de Binic et du Port d’Armor (compétence éventuelle du Département, voire de la Région),
– Création d’un Club d’Entrepreneurs,
– Harmonisation des Offices de Tourisme,
– Etc.
Quant au développement économique lié à cette opération, il n’est qu’illusoire.
En effet, même si l’agglomération briochine tend à se développer vers l’Ouest, cela n’a aucun lien avec notre appartenance à cette agglomération.
Si ce développement s’effectue (difficile en période de crise), quoi qu’il en soit, les communes environnantes bénéficieront de retombées en matière d’emploi, d’habitat et donc de développement du commerce local.
Enfin, les services de l’agglomération de la « Ville-Préfecture » ne seront pas fermés aux Quinocéens. Il existera toujours des équipements hospitaliers, des services de l’Etat, des Universités, des Lycées, une Gare, etc.
Une dernière chose encore, sur nos futurs rapports avec nos voisins des communes environnantes.
Alors que la fusion Binic/Étables semble avoir fait long feu, suite à un désaccord des 2 communes sur ce projet de nouvel EPCI, comment le maire de St Quay-Portrieux pourra proposer à son homologue Tagarin, la semaine prochaine comme il l’a annoncé lors de la réunion publique du 9/11 dernier, une fusion entre nos deux communes alors que le problème est le même ?
Il en est de même pour Tréveneuc.
Sur les 6 communes du Sud-Goëlo, seules Binic et Saint Quay-Portrieux ont voté pour le projet du Préfet, les 4 autres se sont prononcés contre.
Maintenant, c’est joué !
Les Conseillers Municipaux de Saint Quay-Portrieux ont fait le choix, à 14 voix contre 9, de rejoindre la pieuvre préfectorale et de n’être représenté que par une seule voix contre 70 dans ce nouvel ensemble gigantesque.
Espérons, maintenant, que le doux rêve de nos Conseillers de négocier une neutralisation des taxes, et d’augmenter notre nombre de représentants voit le jour et ne reste pas dans la nuit des temps…
Difficile de dire Vive Saint Brieuc Agglo ! En regard du long terme, je trouve que c’est un grave contre sens. Alors que faire ? Déménager en Suisse pour y trouver une vraie culture de la démocratie et du référendum, y compris local ? Pas les moyens et bien sûr que non puisque nous aimons vivre ici. Mais alors ? Croire que, dans le temps, devant le constat des conséquences de ces décisions (entre autres probablement visibles sur nos impôts et taxes) l’imagination et l’intelligence reprendra le dessus pour des adaptations salutaires ? Pourquoi pas . Mais ce sont des grands mots devant ce qui semble une belle « erreur » qui laisse pantois.