Le Covid-19 et la collectivisation

Je lis dans les médias : “Le port du masque en entreprise devient obligatoire à partir du 1er septembre sauf dans les bureaux individuels”.

Et je réalise combien les évolutions de notre société, depuis cent ans, ont  contribué à nous rendre plus vulnérables vis à vis des épidémies.

Il y a cent ans, il y avait moins de transports en commun qu’aujourd’hui, beaucoup se rendaient à pied ou à vélo sur leur lieu de travail, dans les trains, les voyageurs étaient assis dans des compartiments, avec des fenêtres donnant vers l’extérieur et facilement entrebaillables. Les rares personnes qui travaillaient dans des bureaux disposaient le plus souvent d’un bureau individuel et n’étaient pas confinés dans un “open space”. Dans les commerces, on ne touchait à rien, on commandait les articles face à un comptoir derrière lequel se trouvaient les employés qui vous servaient. Les abricots ou les pêches que vous achetiez n’avaient pas été palpés 20 fois par d’autres clients.

On nous a vendu les transports en commun, les bus, les métros, les trams, on a supprimé, neutralisé ou rétréci des voies de circulation destinées aux voitures.

Et subitement on se rend compte que cette collectivisation des transports est  un des vecteurs de la contagion.

Le gouvernement incite les employeurs à promouvoir le télétravail.

Les salariés essaient de quitter les villes, surtout ceux qui vivent dans des appartements, et recherchent des maisons plus loin, plus grandes et moins chères, tout en restant compatibles avec un télétravail et une présence au bureau une fois par semaine.

Le prix des maisons dans les lieux de vacances (Atlantique, Méditerranée) flambent, alors que les prix des appartements locatifs à Paris, surtout les Airbnb, stagnent. On assiste au même phénomène au Canada et aux Etats-Unis.

Va-t-on continuer dans la collectivisation, au niveau du logement, des transports et du travail, au risque de continuer à faciliter la transmission des pandémies, ou va-t-on enfin donner aux gens plus d’espace (décentralisation, mise sur le marché de terrains à bâtir spacieux et à des prix abordables) et plus d’autonomie (+ de pistes cyclables, + de routes, + de voies rapides) ?

 

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