Une idée qui m’a traversé la tête hier soir en écoutant un programme consacré à la création du nouveau parti “les républicains”, je ne pensais pas être le seul à avoir cette idée, mais je n’ai rien trouvé d’équivalent dans les médias.
Le Front Républicain est une expression créée par Jean-Jacques Servan-Schreiber, pour désigner la coalition électorale de centre gauche nouée à l’occasion des élections législatives de janvier 1956, pour contrer le mouvement poujadiste.
L’expression a été reprise sous la Cinquième République, pour désigner le rassemblement, lors d’une élection, de partis politiques de droite et de gauche contre le Front national (FN), considéré par ceux-ci comme un parti d’opposition au régime républicain.
En créant le nouveau parti “les républicains”, Nicolas Sarkozy a fait très fort, outre sa victoire dans les recours judiciaires contre l’appropriation du nom, il a éclipsé Alain Juppé, peu impliqué dans ce changement, et il a surtout ruiné toute vélléité de rassemblement d’un “Front Républicain” chez les électeurs de gauche, car un “Front Républicain” serait vite assimilé à la fusion des noms “Front national” et “les républicains”.
Depuis que le père fondateur et épouvantail du Front national a été mis sur la touche et depuis que Florian Philippot se réclame ouvertement “gaulliste”, le rassemblement des droites, républicaines et frontistes est inéluctable. D’autant plus que Marion Maréchal-Le Pen devrait faire un carton en PACA. C’est le rassemblement des gauches qui a permis à François Mitterrand d’être élu président de la république en 1981. Nicolas Sarkozy ne l’a pas oublié.
(Je ne doute pas que les lecteurs comprendront que c’est une analyse et pas une prise de position.)
Après toutes les innombrables affaires judiciaires en cours d’instruction ou de procédure, il était indispensable que l’UMP change de nom. Tous les partis qui ont quelque chose à faire oublier font de même. Autre exemple : FN et Bleu Marine. Cela n’influe pas sur l’opinion des français qui ne sont pas imbéciles à ce point.
Quant au Front Républicain, nous verrons bien si, après annonce des différents programmes politiques de la présidentielle de 2017, certains “républicains” préfèrent la démocratie au fascisme comme ce fut le cas dans l’élection législative du Doubs.
Un nouveau changement de nom d’un parti politique, c’est, hélas, pas nouveau.
Il en est de même de grandes entreprises nationales comme, dernièrement « Engie ».
Dans toute cette poudre aux yeux, quelles sont les retombées exactes pour l’intéressé.
Quels sont les coûts réels d’une telle modification ?
Réunions, logo, cabinets d’études, vote, changements de toutes les en-tête (merci pour l’écologie), modification de tous les documents officiels, les statuts, etc.
Sans compter que, en matière politique, les Français vont finir par s’y perdre.
En avons-nous vraiment les moyens ?
Le plus important n’est pas l’enveloppe, mais le contenu !
Mais nos politiques (de tout bord) semblent l’avoir oublié…
Votons, avant tout, pour la capacité des hommes à diriger, et non pas pour des partis politiques soucieux de leur seul score.