Ανακάλυψη της Ρόδου και των Ελλήνων

Une semaine de détente à Rodos, c’est la première fois que je venais en Grèce, mais je n’étais pas passé loin, car les îles du Dodécanèse (étymologiquement douze îles), sont à une encablure de la Turquie, dont les montagnes au loin traversaient l’horizon vu de notre chambre.

La géographie

La plage et la côte turque vues de notre chambre d’hôtel.

J’avais déjà été frappé de la proximité des îles grecques des côtes Turques quand j’étais en Turquie et du peu d’échanges entre les deux pays, notamment commerciaux. Un peu dommage de faire venir des légumes de Grèce et d’Europe alors qu’il y en a en abondance tout à côté en Turquie.

L’île de Rhodes a une superficie de 1401 km2, ce qui la situe entre la Martinique et la Guadeloupe, mais avec environ 120 000 habitants, sa densité de population est trois fois plus faible que celle des Antilles françaises. Ça se voit, il y a de l’espace et les immeubles et les maisons ne sont pas entassés comme chez nous.

Les paysages me rappellent ma ville natale, Μασσαλία, les collines plus ou moins arides, les petites criques au bord de mer, les cyprès, les figuiers et les oliviers.

Pour découvrir l’île, rien de tel que louer un scooter, il y a des loueurs partout, 15 € par jour, assurance et casques compris pour un 125 cm3, aucune caution exigée, le loueur n’avait pas de gants à nous prêter, mais pas plus que les casques, les Rhodiens n’en portent pas. Contrairement à ce que j’imaginais, la circulation est aisée, les grecs sont courtois, ils s’arrêtent systématiquement pour laisser passer les piétons aux passages protégés, et les piétons traversent seulement quand la voie est libre. Les carburants sont un peu plus chers qu’en France, compter 1,75 € pour un litre de 95. Les routes sont bonnes et même sur la plus grande route de l’île, la 4 voies reliant Rhodes à Lindos, les automobilistes ne roulent pas très vite et font attention aux deux roues. Une particularité du code de la route est le panneau stop situé à une vingtaine de mètres avant chaque rond-point, suivi d’une balise de priorité au niveau du rond-point.

La langue grecque

L’alphabet grec comprend 24 lettres, du temps de la Grèce antique il n’y avait que des majuscules, les minuscules actuelles ont été introduites au milieu de notre ère (9ème – 10ème siècle).

Α α alfa Β β vita Γ γ gama Δ δ delta Ε ε epsilon Ζ ζ zita
Η η ita Θ θ thita Ι ι iota Κ κ kapa Λ λ lamda Μ μ mi
Ν ν ni Ξ ξ xi Ο ο omikron Π π pi Ρ ρ ro Σ σ (ς) sigma
Τ τ taf Υ υ ipsilon Φ φ/ϕ fi Χ χ chi Ψ ψ psi Ω ω omega

La prononciation indiquée est celle du grec moderne, la prononciation enseignée aux élèves et étudiants a été inventée en 1528 par Desiderius Erasmus (Erasme), elle ne correspond pas à la prononciation du grec moderne pas plus qu’elle ne correspondait à la prononciation du grec par les grecs du 16ème siècle.

Ceux qui ont étudié le grec ancien ou les mathématiques, qui utilisent certaines lettres grecques, celles qui diffèrent de l’alphabet latin, noteront quelques différences de prononciation, comme le B qui se prononce V, vita au lieu de béta et le Y qui se prononce I, ipsilon et non pas upsilon. On remarquera que les lettres H et I se prononcent I, et les lettres O et Ω se prononcent O.

Quelques mots courants entendus au restaurant :

KAΛHMEPA, καλημέρα (kaliméra) bonjour (le matin)

KAΛHΣΠEPA, καλησπέρα (kalispéra) bonsoir

ENXAPIΣTΩ,ευχαριστώ (efraristo) merci, (danke)

ΠAPAKAΛΩ, παρακαλώ (parakalo) s’il vous plaît ou je vous en prie (bitte)

L’album de voyage

L’entrée du port de Rhodes, le colosse aujourd’hui détruit devait se tenir à l’emplacement des statues d’elafos et d’elanos (le cerf et la biche) :

Vues rapprochées des cervidés :

à suivre…

Les paillotes de La Grande Motte démontées sans sécurité vis à vis du public

C’est l’automne aujourd’hui, mais cela fait déjà une semaine que le démontage des paillotes des plages privées de La Grande Motte a commencé. Va et vient incessant, tout au long de la semaine, de fourgons, de semi-remorques, de grues, d’élévateurs et autres engins de chantier sur la plage, au ras de baigneurs, avec force klaxon s’ils ont choisi de poser leur serviette sur le parcours des véhicules de chantier. Le tout accompagné des bruits divers et variés des engins et de l’outillage électrique des ouvriers. Aujourd’hui dimanche le chantier était à l’arrêt, mais partout autour de la paillote outre les engins de chantier, des panneaux métalliques, des planches parfois à moitié enfouies dans le sable, avec parfois des vis ou des clous qui dépassent. Un chantier de démolition sans balisage et sans protection au milieu d’une plage ouverte à un public nombreux. C’est une honte ! C’est non seulement un manque de respect pour les vacanciers de septembre et pour les baigneurs du dimanche, mais c’est aussi un risque d’accident : marcher pied nu sur une planche garnie de clous, trébucher ou se fracasser le crâne sur un profilé métallique…

L’entreprise chargée du démontage se comporte comme si elle était sur un chantier de travaux publics balisé et fermé, aucune mesure de protections des baigneurs n’a été mise en place, aucun panneau de danger, aucun affichage.

Comment la mairie peut-elle laisser faire ça ?

Je viens de laisser le message suivant sur le site internet de la ville de La Grande Motte :

J’attire votre attention sur le non respect de la sécurité des baigneurs par les entreprises chargées du démontage de la paillote “Bikinis Beach”. Aujourd’hui dimanche 23 septembre, alors que la plage était pleine de vacanciers et de baigneurs, le chantier de démontage n’était pas sécurisé, pas balisé, pas protégé, aucun panneau de danger n’avertissait les vacanciers du danger à stationner ou à circuler à proximité des engins de chantiers et des éléments démontés.
Tout autour de la paillote et bien loin de l’emprise qu’elle occupait lorsqu’elle était en activité : des remorques, des engins de chantier des profilés métalliques, des planches parfois lardées de vis. Un risque de blessure en marchant nu-pieds sur un clou ou une vis fiché dans une planche enfouie dans le sable ou en cas de chute sur un objet métallique lors d’une activité de plage comme jeu de ballon ou de raquettes.
En cas d’accident, la responsabilité de la mairie qui laisse faire serait engagée.
Je ne parle pas du désagrément pour les vacanciers de septembre de ces chantiers envahissants, de ces véhicules qui roulent à vitesse exagérée au ras des baigneurs et qui klaxonnent quand un vacancier est allongé sur leur chemin (pas balisé).
Ça donne une très mauvaise image de la station et c’est regrettable.
Il est urgent de rappeler les règles de sécurité aux entreprises qui interviennent sur le domaine public.

Les barrières Delpierre auront bientôt 100 ans

Alfred Delpierre, maire de Saint-Quay-Portrieux de 1919 à 1941, a été l’un des principaux artisans de l’essor de la station dans l’entre deux guerres. Il a laissé son nom à des barrières en béton, les “barrières Delpierre” qui sécurisent le GR 34, aussi appelé “chemin de ronde” ou “sentier des douaniers”, mais aussi les différentes plages, la plage du Casino, la plage de la Comtesse et le port d’échouage. Le nouveau port, le “port d’Armor” a hélas rompu avec la tradition et opté pour des barrières avec poteaux et câbles en inox. Ces barrières en béton étaient amenées à disparaître et à être remplacées au fur et à mesure de leur érosion, des affaissements de terrain et des tempêtes par des barrières à obsolescence programmées conçues par des designers 2.0.

Mais les barrières Delpierre n’avaient pas dit leur dernier mot et elles viennent de réapparaître autrement qu’en réfection de barrières endommagées, pour la première fois dans un équipement neuf, dans le cadre des travaux d’aménagement du port d’échouage du Portrieux. Amoureux de ce patrimoine semi-ancien, je salue cette initiative et je publie quelques photos que j’ai prises au Portrieux mercredi 4 avril.

Le quai de la République avec ses barrières Delpierre des années 1920 :

(Les palmiers sont des Trachycarpus fortunei)

Les barrières Delpierre modèle 2018 :

Les échelles horizontales :

Les poteaux :

Contrairement au PVC, à l’aluminium anodisé et même à l’inox, on est reparti pour cent ans.

Intoxication par les huîtres de Gujan-Mestras ?

J’adore les huîtres, j’en consomme beaucoup et je n’ai jamais été malade jusqu’à dimanche dernier.

Ce weekend end j’étais à Gujan-Mestras et j’ai fait une mauvaise expérience avec les huîtres du bassin d’Arachon.

Dimanche matin j’ai acheté trois douzaines d’huîtres (12 n°2 et 24 n°3), chez Huîtres Cap Noroît 29 Rue du Port de Larros, 33470 Gujan-Mestras.

Je les ai ouvertes moi-même, elles étaient bien fermées, vivantes, pleines d’eau, sans vase et ne sentaient pas mauvais.

A midi nous étions 8 adultes à table, 6 sur 8 ont consommé des huîtres au déjeuner, 6 huîtres chacun + les trois des treize à la douzaine.

Dans la soirée j’ai été pris de fièvre et de nausées et j’ai rendu mon déjeuner et mon dîner.

Un des autres convives a eu des nausées dans la soirée puis des troubles digestifs.

Chez les quatre autres convives qui ont mangé des huîtres, les troubles se sont manifestés dans la nuit de lundi à mardi.

Les deux personnes qui n’ont pas mangé d’huîtres se portent très bien.

J’ai appelé le commerce pour signaler l’intoxication, mais ça ne l’a pas ému particulièrement et on ne m’a pas demandé mes coordonnées pour un suivi.

J’ai donc appelé la direction départementale de la protection des populations (DDPP) et j’ai expliqué à mon interlocuteur (plutôt réceptif) ce qui nous était arrivé, j’ai confirmé par mail, j’ai été rappelé par un autre chargé d’affaires qui va mener une enquête, affaire à suivre…

6 convives ayant mangé 6 huîtres chacun ont été malades, 2 convives n’en ont pas mangé et se portent très bien, le doute n’est donc pas possible, c’est la faute des huîtres.

Les huîtres ou les oeufs ?

J’ai été rappelé par la DDPP et j’ai indiqué tout ce que nous avions mangé durant le weekend.

Et je me suis rendu compte que les 6 intoxiqués dont je fais partie avaient tous mangé une omelette au dîner du dimanche soir, alors que les rescapés étaient déjà repartis en Bretagne. Les œufs bio provenaient du super U de Gujan-Mestras.

Alors, huîtres ou œufs ? L’enquête est en cours…

La pêcherie municipale de Corsept

La pêcherie municipale de Corsept (44560), au sud de l’estuaire de la Loire et en face de la raffinerie de pétrole de Donges témoigne du contraste saisissant entre le nord de l’estuaire très industrialisé, avec la ligne TGV, l’aéroport de Montoir, les chantiers navals de Saint-Nazaire, l’usine Airbus, la raffinerie de pétrole de Donges, et le sud, rural et bucolique, avec ses vaches, ses pêcheries, ses pistes cyclables.

Photo prise avec mon téléphone Wiko Wim Lite et stylisée automatiquement par Google Photos.

Marée basse et coquillages à Saint-Brevin-l’Océan

Plage de Pressigny

Pas moyen de faire du longe côtes ce lundi matin sur la plage de Pressigny à Saint-Brevin-l’Océan. La pente du fond est si faible qu’à cent mètres du rivage, l’eau arrivait à peine aux chevilles. La ligne de côte recule inexorablement en raison de la faible pente, des alluvions apportés par la Loire et des mesures de protection du cordon dunaire prises par la municipalité depuis une quinzaine d’années. Et la mer est de plus en plus loin…

Je n’ai pas pu m’empêcher de ramasser quelques coquillages, notamment des pholades blanches et des tellines délicates :

Les deux valves n’appartiennent pas aux mêmes individus.

La pholade blanche, ou Barnea candida (Pholadidae) à gauche :

Jusqu’à 6 cm. “Aile d’ange”. Coquille blanche, allongée, fine, fragile. Crochet loin du milieu. Près du sommet, on note un repli de la coquille. La texture fait penser à une lime. Les pholades vivent dans des trous quelles forent aussi bien dans des matériaux mous que dans les pierres les plus dures. A l’époque des navires en bois, elles perforaient les coques, un cauchemar pour les marins.

La telline délicate, ou Tellina tenuis (anciennement Angulus tenuis) (Tellinadae), à droite

2 à 2,2 cm. Coquille large, assez plate, translucide. Couleurs vives et variées, parfois roses. Les deux valves restent souvent soudées par un ligament solide, rappelant à plat la forme d’un papillon.

Les Arches de Noé de La Grande Motte

Je n’avais jamais vu ni entendu parler de l’Arche de Noé (Arca Noae) jusqu’à ce que j’en trouve sur la plage cet été. Cinq seulement, ce coquillage est relativement rare et surtout ceux que j’ai trouvés étaient à demi enfoncés dans le sable, je pensais que c’étaient des bucardes et ce n’est que parce que je m’étais accroupi pour ramasser un autre coquillage que je les ai vus.

Les coquillages ne présentent pas tous les mêmes zébrures, mais je pense cependant qu’ils appartiennent tous à l’espèce Arca Noae et non Arca Zebra, les zébrures de cette dernière étant orientées différemment.


Noter la forme de la charnière, très longue et parfaitement rectiligne, elle est munie d’une multitude de petites dents, agrandir la photo ci-dessus pour les voir.

Les Bucardes et les Coques de La Grande Motte

Profitant de mes vacances à La Grande Motte, j’ai ramassé des coquillages refoulés par les vagues sur l’estran de la plage du Couchant. Ces coquillages sont assez ordinaires, rien à voir avec les magnifiques coquillages de mers tropicales, cependant j’ai pris du plaisir à dénicher les plus rares et à essayer d’identifier les différentes espèces que j’ai ramassées. J’ai acheté sur Amazon un petit livre où j’ai trouvé des photos de tous les coquillages que j’ai ramassés. Le titre du livre est “Les coquillages”, de Cédric Audibert & Michel Le Quélent, aux éditions Jean-Paul Gisserot. Prix 3€. Les photos et les descriptions de ce petit livre sont beaucoup plus précises que ce que j’ai pu trouver sur internet, Wikipédia notamment.

J’ai l’intention de publier plusieurs articles consacrés à chaque espèce de coquillage que j’ai récoltée. Je commence aujourd’hui par les Bucardes et les Coques, les coquillages les plus emblématiques des plages d’Occitanie.

Bucardes et Coques

Je me souviens encore des roudoudous que vendait le boulanger de la rue Villa Paradis à Marseille dans les années cinquante. Une coquille remplie d’une confiserie en sucre que je suçais en allant à l’école. La bucarde est sans doute le coquillage le plus répandu sur l’estran du Golfe d’Aigues Mortes, à La Grande Motte notamment, c’est aussi le plus ramassé par les promeneurs, aussi, en saison estivale, j’ai trouvé surtout de petits sujets.

Les appellations Bucardes et Coques se recoupent et désignent parfois les mêmes espèces. Cependant, le terme Bucarde est plutôt réservé aux Acanthocardia et le terme Coque aux Cerastoderma, dont la Cerastoderma edule, celle qui est vendue sur les étals de fruits de mer.

Afin de classifier les coquillages que j’ai ramassés, je me suis intéressé à la couleur, à la forme générale de la coquille, et au relief des côtes.

1) La Bucarde tuberculée “Acanthocardia tuberculata”

C’est un des coquillages les plus répandus sur la plage du Couchant, ils sont de couleur orange ou blanc, les tubercules sont peu visibles sur les petits sujets, ici une bucarde orange :

Noter la forme presque symétrique de la coquille et le fort relief des côtes. Les cotes ne sont visibles qu’à leurs extrémités en raison de l’épaisseur de la coquille.

Bucarde blanche :

Bucarde tuberculée :

2) La Bucarde épineuse “Acanthocardia aculeata”,

Elle doit être assez rare car je n’ai trouvé qu’un sujet. La coquille est beaucoup plus fine que celle de la bucarde tuberculée.

Les épines sont surtout présentes sur la partie droite, plus rectiligne. Noter la forme et la finesse de la coquille.

3) La bucarde “Acanthocardia paucicostata”

Là aussi je n’ai trouvé qu’un seul sujet. Comme la bucarde épineuse, sa coquille est très fine, on la reconnait à ses côtes espacées avec de fines arêtes sur le dessus :

Noter la forme des côtes, elles sont bien visibles, de la naissance aux extrémités.

4) La coque glauque “Cerastoderma glaucum”

Un peu moins abondante que les bucardes, j’ai cependant ramassé une dizaine de sujets. Elle se distingue de la bucarde par sa forme plus dissymétrique avec un côté plus allongé que l’autre. Sa coquille est épaisse et le relief de ses côtes peu prononcé.

Noter le peu de relief des côtes comparativement aux bucardes. Les cotes ne sont visibles que sur le bord, et les dentelures sont peu prononcées.

5) La coque commune “Cerastoderma edule”

On pourrait la confondre avec une bucarde, car sa forme est plus symétrique que celle de la coque glauque. Seul le faible relief de ses côtes permet de la distinguer.

— à suivre —

Coquillages de l’estran de La Grande Motte

Profitant des grandes marées de la Grande Motte (amplitude 21 cm), j’ai ramassé des coquillages sur la plage du couchant, dans le sable mouillé en bordure de plage. Les coquillages sont tout petits car une machine vient régulièrement nettoyer le sable et broie ou enlève tout ce qui dépasse quelques centimètres.

Sur la photo ci-dessus, de gauche à droite et de haut en bas :

[L1] 1 bucarde épineuse, 5 bucardes de différentes couleurs, 2 turitelles, 1 escargot à identifier,
[L2] 1 mactre coralline, 3 mactres de différentes couleurs, 1 dosine, 1 turitelle, 1 escargot de mer, 1 éclat de murex épineux,
[L3] 2 arches de Noé, 1 escargot, 1 moule, 1 escargot,
[L4] 8 pétoncles, 1 couteau, 1 balane , 1 pied de pélican, 1 fragment d’os ?,
[L5]  2 tellines bivalves, 1 telline rose, 3 concrétions, 1 fragment d’escargot, 4 balanes fixées sur une coquille de moule,
[L6] 7 anomies (pelure d’oignon), 1 balane et deux concrétions.