Halte à la casse des pois !

Green PeasConnaissez-vous les pois ?

Je ne parle pas des petits pois, ni des pois chiches ou des pois cassés, je parle des pois tout court, les pois verts secs entiers. Vous n’en avez probablement jamais vu, pour la simple raison que dans notre pays, les pois sont systématiquement cassés. On trouve des pois verts entiers en Amérique du Nord, le Canada et le Mexique étant de gros producteurs, au Royaume Uni (photo), aux Pays Bas, mais pour une raison qui m’échappe, on n’en trouve pas en France alors qu’on trouve facilement des pois chiches, des lentilles, des fèves ou des haricots, secs et pas cassés. Une exception cependant avec la société Germ’line qui commercialise depuis  1994 des graines à germer bio, dont des pois verts, en sachet de 200 g (voir en fin d’article). Malheureusement ces pois vert ne sont disponibles dans aucune enseigne bio, il faut les acheter sur internet, et les frais de livraison représentent 3 fois le prix du sachet.

Pois ou petits pois, quelle est la différence ?

Je me suis souvent demandé pour quelle raison les petits pois portaient l’adjectif petit, alors qu’en anglais on les appelle tout simplement peas (pois) ou green peas (pois verts) ou garden peas (pois du jardin). Les pois anglais ou américains sont d’ailleurs plus gros que les petits pois français, plus gros surtout que nos petits pois en conserve qui se flattent d’être fins ou extra-fins (très petits), mais ce n’est pas la raison qui fait que nous appelons les pois frais petits pois.  Le terme petit pois désigne des jeunes graines vertes de pois, récoltées avant leur maturité.  On qualifie souvent de verts les fruits pas mûrs, comme les haricots verts qui sont des gousses de haricots non matures, ou les fèves vertes dont on ne mange que la graine, comme le petit pois, et par analogie il aurait été plus judicieux d’appeler pois verts les petits pois.

Comment manger les petits pois ?

Si les pois anglais et américains sont plus gros que les pois français, c’est parce que l’étiquette anglaise interdit d’écoper (to scoop) les pois avec sa fourchette, que ce soit avec la main droite (il est interdit d’utiliser sa fourchette avec la main droite) ou avec la main gauche, il convient de les piquer avec le bout de la fourchette en s’aidant du couteau, ce n’est pas facile et on n’en prend pas beaucoup à la fois, voir la vidéo ci-dessous :

Les gros petits pois de Géant Vert

Aussi, pour remédier à cette situation délicate, la marque américaine Green Giant (géant vert) a lancé sur le marché en 1925 des petits pois plus grands que les espèces habituelles, ces gros petits pois ont rapidement conquis le monde anglo-saxon, surtout depuis l’arrivée des surgelés, mais en France où on mange les petits pois en utilisant la fourchette comme une cuillère, la mode est longtemps restée aux petits pois fins et extra fins, surtout pour les petits pois en boîtes ou en bocaux de conserve (personnellement je n’aime pas du tout, mais ceux qui ont été habitués tout petits à manger des boîtes de conserves en raffolent). Cependant, presque cent ans après leur introduction aux Etats-Unis, les gros petits pois se répandent en France, en surgelés grâce à Picard et sur les marchés, en gousses fraîches.

Pois Vert BioPourquoi casse-t-on les pois ?

J’en reviens aux pois tout courts, les pois cueillis à maturité et séchés. Wikipedia les appelle pois cassés, comme si les pois entiers n’existaient pas. Non seulement on a banni leur commercialisation, mais on a même banni leur nom dans le dictionnaire. Qui casse ces pois et pourquoi les casse-t-on ? Pour retirer le tégument et le germe qui seraient indigestes ? Un syndicat des casseurs de pois aurait-il le monopole de la distribution des pois et imposerait-il ses pratiques ? Les deux cotylédons auraient-t-ils tendance à se se séparer tout seuls lors du séchage et des manipulations ? Comme je l’ai écrit en début d’article, les seuls pois disponibles sur notre marché sont les pois à germer Germ’line (photo).

Une galle du chêne pédonculé

Je cherchais les glands sur un chêne pédonculé, quand j’ai aperçu ce que j’ai pris d’abord pour un fruit, de la taille d’une prune et de l’aspect d’un melon :

La chose (ce n’est pas un fruit) est fixée directement sur le rameau du chêne. C’est une galle qui abrite une larve d’insectes gallicole, évidemment ça ne se mange pas.

Lieu de l’observation : Gujan  Mestras (bassin d’Arcachon).

La même galle à côté d’un gland du même chêne pédonculé :

On dirait un smiley !

Théoule sur mer


Le port de Théoule sur mer et le viaduc du chemin de fer Marseille-Menton.


Sur la carte du restaurant, la liste des allergènes et des produits dangereux : pain, œufs, poisson, lait céleri, moutarde, lupin, mollusques et SO2.  Allergiques, passez votre chemin.


Théoule fait partie de l’Esterel, le massif rocheux est formé de porphyre, une roche granitique qui favorise la flore des sols acides.


Le Chêne Liège se plait dans les sols acides.


Ses feuilles sont assez éloignées de celles des autres chênes.


Mais son écorce permet de le reconnaître facilement, en été ou en hiver.

Une pépite d’or géante


Une pépite d’or géante !


Combien peut-elle bien peser ?


488 g, plus que le reliquaire en or du cœur d’Anne de Bretagne !

La pépite est en réalité une pierre calcaire ramassée sur le plateau de Caussols et dorée à la bombe aérosol par une amie artiste. Le résultat est bluffant. Une vraie pépite d’or du même volume aurait une masse d’environ 3,5 kg.

La faune et la flore de Mouans-Sartoux

Mouans-Sartoux, une commune d’une dizaine de milliers d’habitants située à une dizaine de kilomètres au nord de Cannes, c’est là que je vais passer la semaine du 1er mai. Arrivé dimanche soir en TGV, heure, après un trajet sans encombre depuis Paris. 5h21 de voyage c’est beaucoup, heureusement le train n’était qu’à moitié rempli et les sièges en première sont très confortables. Une première classe accessible pour quelques euros de plus. Pluie sur Paris et foule vêtue de noir, soleil sur Cannes, bermudas et T shirts.

Cannes

L'Hôtel du Nord de Cannes
La façade face à la gare SNCF de Cannes avec le célèbre hôtel du nord et son sex shop au rez de chaussée. Cet hôtel miteux est le pire de toute la ville de Cannes : il est classé bon dernier par tripadvisor, 7 personnes sur 12 l’ayant jugé horrible, il est classé 121/126, mais les hôtels qui le suivent dans le classement n’ont reçu aucun avis à ce jour.

Mouans-Sartoux

La Fête du Miel à Mouans-Sartoux
A Mouans-Sartoux, la fête du miel bat son plein.

Eclaté d’une ruche.

La Fête du Au Miel à Mouans-Sartoux
Au milieu de la foule, ce monsieur était fier de montrer son iguane, l’animal a pris la couleur de sa peau et de son T shirt. C’est une femelle, âge de deux ans, elle n’est pas agressive et se laisse caresser sans rechigner.

La Fête du Miel à Mouans-Sartoux
Un stand était plus achalandé (+ de chalands) que les autres, j’en ai déduit que le miel du producteur devait être un des meilleurs, l’étiquette faisait artisanale contrairement à d’autres plus élaborées, j’ai demandé à Marc ce qui différenciait le miel bio des autres, il m’a dit  que c’étaient les matériaux utilisés pour les ruches qui devaient être qualifiés bio, c’est vrai que le miel est bio par essence, à moins que les abeilles aient butiné des fleurs de maïs ou de colza transgéniques. Son miel de garrigue est surtout à base de fleurs de thym, mais comme il y a d’autres fleurs que le thym dans la garrigue, il a préféré ce dernier terme. En tout cas, Mimi, la jeune chatte a flairé que le miel sentait bon.

Une terrasse au soleil

Une Terrasse au Soleil
Lundi matin, la terrasse ensoleillée.

Fleur de Courgette
Gros plan sur une fleur de courgette.

Fleur de Citronnier
Et sur une fleur de citronnier.

Coucher de soleil sur les Everglades

J’ai assisté au coucher de soleil sur les Everglades, hier soir vers 18h15 mais le ciel ne se prêtait pas à un rougeoiement intense. Le contraste est saisissant entre à l’ouest l’étendue sauvage et immense des Everglades, et à l’est les zones résidentielles sans interruption de Coral Springs jusqu’à la côte. L’autoroute 869, Sawgrass Expressway marque la limite entre ces deux mondes, l’un peuplé de poissons d’oiseaux et d’alligators et l’autre de voitures à quatre roues.

Quand j’ai quitté Paris, la météo annonçait de la pluie pour les 10 prochains jours, mais pas la moindre pluie si ce n’est une courte averse un matin, et depuis quelques jours, pas un nuage à l’horizon. La carte météo sur le journal du matin :

Marée basse et coquillages à Saint-Brevin-l’Océan

Plage de Pressigny

Pas moyen de faire du longe côtes ce lundi matin sur la plage de Pressigny à Saint-Brevin-l’Océan. La pente du fond est si faible qu’à cent mètres du rivage, l’eau arrivait à peine aux chevilles. La ligne de côte recule inexorablement en raison de la faible pente, des alluvions apportés par la Loire et des mesures de protection du cordon dunaire prises par la municipalité depuis une quinzaine d’années. Et la mer est de plus en plus loin…

Je n’ai pas pu m’empêcher de ramasser quelques coquillages, notamment des pholades blanches et des tellines délicates :

Les deux valves n’appartiennent pas aux mêmes individus.

La pholade blanche, ou Barnea candida (Pholadidae) à gauche :

Jusqu’à 6 cm. “Aile d’ange”. Coquille blanche, allongée, fine, fragile. Crochet loin du milieu. Près du sommet, on note un repli de la coquille. La texture fait penser à une lime. Les pholades vivent dans des trous quelles forent aussi bien dans des matériaux mous que dans les pierres les plus dures. A l’époque des navires en bois, elles perforaient les coques, un cauchemar pour les marins.

La telline délicate, ou Tellina tenuis (anciennement Angulus tenuis) (Tellinadae), à droite

2 à 2,2 cm. Coquille large, assez plate, translucide. Couleurs vives et variées, parfois roses. Les deux valves restent souvent soudées par un ligament solide, rappelant à plat la forme d’un papillon.

Chlorate de Sodium et Glyphosate

Le Chlorate de Sodium (NaClO3), utilisé en solution à 10 g par litre d’eau, constituait un désherbant très efficace.  Il agit en quelques heures, car l’oxygène qu’il contient détruit les structures cellulaires au niveau des racines. Après action, l’oxygène est éliminé et il ne reste plus dans le sol que du sel (chlorure de sodium), à une concentration de 6 g par litre d’eau, du sel rapidement lessivé par les pluies et sans dommages pour l’environnement.

Le Chlorate de sodium été interdit à la vente dans de très nombreux pays dont la France il y a une dizaine d’années. La raison officielle est que son usage pouvait être détourné pour fabriquer des explosifs. Pour éviter cet usage, les fabricants ont commercialisé le chlorate de sodium à une concentration de 60% puis en solution aqueuse. Mais rien n’y a fait, il a quand même été interdit. Et je me souviens qu’à l’époque les jardineries proposaient comme produit de substitution du Roundup (préparation à base de glyphosate), ce qui a boosté les ventes. J’imagine que les lobbyistes de Monsanto ne sont pas pour rien dans l’interdiction du chlorate.

J’estime qu’on devrait revenir sur cette interdiction. C’est un produit entièrement biodégradable, sans danger pour l’environnement aux doses préconisées. Et sans danger pour l’homme (sauf en cas d’absorption). Commercialisé à une concentration de 60% ou en solution, il ne peut pas être utilisé comme explosif. Qui plus est, les terroristes préfèrent utiliser des explosifs plus puissants comme le TATP (peroxyde d’acétone) qu’ils fabriquent à partir de produits en vente libre (acétone et eau oxygénée). Autoriser à nouveau le chlorate de sodium permettra de réduire l’utilisation du glyphosate et des autres moyens de désherbage nuisibles pour l’environnement comme le brûlage au chalumeau ou l’écobuage. A propos d’écobuage (débroussaillement par le feu), j’estime qu’on devrait trouver un autre nom, sans le suffixe éco car cette pratique n’a rien d’écologique, bien au contraire, et est la cause de nombreux incendies, comme récemment dans les Pyrénées et en Corse.

Quel âge avait le cyprès de Lambert du Portrieux ?

En réponse à Bernard Bruhat qui regrette que je délaisse notre bonne ville de Saint-Quay-Portrieux (j’y suis cependant assez souvent, j’y étais début octobre), un petit article non polémique consacré au Cyprès de Lambert qui a été abattu lors des travaux du quai de la République.

La souche de l’arbre est au milieu de la photo (5 octobre 2017) :

Quai de la République

C’était un cyprès de Lambert, la section du tronc m’a permis d’estimer son âge à une quarantaine d’années environ. Vous pouvez compter vous mêmes les cernes ou anneaux de croissance, pour ma part j’en ai compté 41, ils sont numérotés en chiffres verts (agrandir l’image) l’arbre a été semé ou bouturé en 1976 et a du être planté en 1977 ou 1978 :

section du tronc

La plupart des Cyprès de Lambert plantés à Saint-Quay-Portrieux étaient destinés à former des haies, très peu ont été plantés isolément. Comme ce sont des arbres de haute taille, il était difficile de maintenir ces haies à une faible hauteur au-delà d’une vingtaine d’années, aussi la plupart de ces arbres ont été abattus et ceux qui restent sont souvent un vestige d’une ancienne haie, c’est peut-être le cas de celui-ci. Ce n’est pas une grosse perte car il dépérissait. J’espère que les arbres qui seront plantés sur l’esplanade seront indigènes ou acclimatés au climat local.

Avez-vous noté que les haies sont très soumise à la mode ? Selon les années on a planté des Troènes, des Cyprès de Lambert, des Cyprès de Leyland, des Laurier-Cerise, des Eleagnus… Souvent l’espèce plantée permet de dater l’époque de construction de la maison. Il en est de même de l’arbre unique planté devant la maison dans un petit lotissement. Je me souviens que dans les années 1980, dans le midi, le Mûrier Platane était très à la mode, comme l’est l’Olivier aujourd’hui, un arbre qu’on plante à tort et à travers en dehors de son habitat naturel.

Larmes de bananier

Mes bananiers pleurent (moi aussi, mais pour une autre raison) : souvent de grosses gouttes apparaissent sur les feuilles, c’est la transpiration naturelle de la plante. J’ai photographié ce matin une goutte d’eau sur une feuille d’un Musa Acuminata Tropicana :

Pas facile de prendre des photos de très près, impossible d’utiliser le zoom, il faut se mettre en position grand angle, du coup l’appareil photo est presque collé à l’objet, il lui fait ombre et s’y reflète parfois. J’envisage l’achat d’une lentille permettant un grossissement supplémentaire.