Hommage à Liu Shaoyo : “La police m’a frappé dans le dos, j’ai fini à l’hosto”

par Thibault Yu, 39 ans, président de l’UTO, union des transporteurs et organisateurs du tourisme à Levallois. Chinois, il habite en France depuis 25 ans.
THIBAULT A PARTICIPÉ AU RASSEMBLEMENT EN HOMMAGE À LIU SHAOYO, LE CHINOIS TUÉ PAR UN POLICIER. AVEC SES AMIS, ILS ONT FAIT FACE À UN DÉFERLEMENT DE VIOLENCES. COMME D’AUTRES, IL A FINI À L’HOSTO.

J’ai entendu qu’un Chinois était mort. Au bureau le lendemain, j’ai appris que ma collègue était amie avec la fille de la victime, Liu Shaoyo. Elle lui a raconté que son père s’était fait tuer chez lui par un policier. Une version différente de celle publiée dans le Parisien, où on parle d’un “assaillant”. Je voulais savoir ce qu’il s’était réellement passé et rendre hommage. Un rassemblement non violent, mais j’ai fini à l’hôpital.
Il y avait un rassemblement devant le commissariat, et donc j’y suis allé avec un collègue au tout début, vers 20h. Rapidement, quelques personnes sont arrivées avec des bougies. On a commencé à les allumer et les poser au sol, devant le commissariat. Les gens se réunissaient autour.

On était de plus en plus nombreux. Certains ont commencé à crier :

“Assassins, assassins !”

Lacrymos et coups de matraque

J’étais en train d’allumer des bougies, accroupi sur le sol, en pensant à la personne tuée et à sa famille, quand ça a commencé à chahuter derrière moi. Je n’y ai pas prêté plus attention que ça. Puis j’ai vu des petites bouteilles d’eau lancées en direction de la police. Je me suis dit « ok, ça ne tue pas ça, c’est pas trop grave ».
Quelques secondes après le jet de bouteilles, j’ai pris des coups de matraque dans mon dos. Je n’ai pas compris tout de suite que c’était la police. J’ai senti aussi le gaz lacrymogène : on nous gazait.
Personne n’a compris ce qui était en train de se passer. On n’était pas là pour chercher l’affrontement, on n’était pas préparés à ça. A la télé on voit souvent les flics qui se font taper par les jeunes, ils s’enfuient et voilà. Mais ça ne s’est pas passé comme ça.

On veut partir, ils tapent

Il y avait des jeunes filles avec nous, je leur ai dit “il faut partir, ils sont trop forts”, mais elles ne voulaient pas s’en aller. Mon collègue a commencé à filmer les policiers avec son téléphone, mais l’un d’eux a tapé dessus avec son bâton télescopique. Mon collègue s’est énervé. Il a crié :

“Vous devez me rembourser mon téléphone !”

Là, les policiers se mettent à nous encercler et à nous séparer du reste de la foule. On était peut-être quatre ou cinq. Mon collègue leur crie encore dessus, alors ils se mettent à nous frapper. Je leur dis “on s’en va, on recule”. Mais les policiers continuent à nous gazer et nous frapper avec leurs bâtons télescopiques.

Je m’écroule par terre, j’ai envie de vomir

Ils sont une bonne quinzaine, à moins de cinq mètres, et je réalise qu’ils nous visent avec leurs pistolets à gros canon dont je ne connais pas le nom [des LBD, les nouveaux Flash-Balls]. Ils nous tirent dessus avec une arme qui explose à nos pieds en faisant beaucoup de bruit [une grenade de désencerclement]. Je prends peur.
On recule mais la police continue à nous poursuivre et à nous gazer. C’était vraiment effrayant. Au bout d’un moment, on se retrouve coincés par les barrières et les flics arrivent de partout. Ils commencent à nous donner des coups de poings, et je m’écroule par terre.

A l’hôpital, j’ai vu arriver les autres victimes

J’entends qu’on crie qu’il y a un blessé, ça semble les calmer un peu. On m’emmène à l’hôpital, j’ai envie de vomir et j’ai mal partout, mon épaule et mon bras droit sont gonflés. J’ai vu arriver les autres victimes, dont un manifestant qui a eu cinq points de suture au visage. Quand je le vois, totalement ensanglanté, je suis horrifié.
Un autre collègue à moi, arrivé plus tard au rassemblement, s’est fait casser le genou. Même si je vomis dans la nuit et que mes côtes me font mal, je me dis que je ne m’en sors pas si mal à côté d’eux.

Nous voulions rendre hommage

Ce qui me met en colère c’est qu’on n’avait pas l’intention de faire le bordel. On était venus pour rendre hommage. C’est d’ailleurs la première fois que je me fais taper par la police. Je fais partie d’une association qui a déjà aidé la police à respecter l’ordre public : on a assuré la sécurité pendant les manifestations du 4 septembre en 2016.
Le vice-président est un ancien de la légion étrangère. Bref, on a de très bonnes relations avec la police en général. Je n’ai jamais imaginé que ça pouvait dégénérer comme ça.

Propos recueillis par Alice Maruani (streetpress)

Stop aux micro-giratoires !

Les giratoires ou carrefours giratoires, ou rond-points avec priorité à gauche, on connaît, la France est championne d’Europe en la matière. Gilles Picolet dans un précédent article a expliqué comment se comporter dans ces carrefours.

Ce qui me chagrine, ce sont ces micro-giratoires, avec un îlot central de la taille d’une grosse pizza qu’il est impossible de contourner pour revenir d’où on vient. Ces giratoires de poupées sont protégés par des panneaux de priorité et j’ai le sentiment que le véhicule prioritaire est celui qui craint le moins pour la peinture de sa carrosserie. Pour ma part, ne sachant pas qui doit passer en premier, je cède le passage systématiquement.

Voici ce qu’écrit Wikipédia à leur sujet : Il est également possible de rencontrer des “micro-giratoire” dont le diamètre extérieur peut être inférieur à 8 et même 6 mètres. La zone entourant l’îlot central ne peut plus être considérée comme une chaussée, puisqu’un véhicule léger classique ne peut y circuler normalement. Un tel carrefour étant dépourvu d’une chaussée circulaire digne de ce nom, il ne peut plus être considéré comme un carrefour giratoire. Un tel dispositif amène à prôner une notion de priorité à gauche et la mise en place d’une notion de priorité pour couper la route d’un véhicule venant en face afin de tourner à gauche, toutes notions absolument contraires au code de la route et créant une situation de risques et dangers extrêmes même pour les conducteurs les plus prudents.

Analyse de Guernica de Pablo Picasso

Guernica, huile sur toile de Pablo Picasso (1881-1973) – 1937 – 3,51 m x  7,52 m.

La guerre civile éclate en Espagne en 1936 entre les républicains et les nationalistes. Le 26 avril 1937, les bombardiers allemands, appelés par Franco détruisent la petite ville de Guernica. “Guernica” est la représentation d’une scène de ce massacre.

Au premier plan :
De gauche à droite : une femme avec un enfant dans ses bras, un taureau, un homme allongé avec une épée dans la main droite, un cheval, une lampe au plafond, une femme apparaissant à une fenêtre et brandissant une lampe à pétrole, une femme s’enfuyant, un personnage en proie aux flammes d’une habitation. Les expressions sont fortes (femme criant de douleur, cheval terrorisé, soldat mort…), et accentuées par la déformation de l’ensemble des personnages.

Au deuxième plan :
Des architectures intérieures alternent avec des vues extérieures, des portes, des fenêtres, des flammes, des toits, un dallage, une colombe). La visée est horizontale.

La lumière :
Il y a plusieurs sources lumineuses : la lampe du plafond, la lampe à pétrole, les ouvertures vers l’extérieur (portes et fenêtres). La lumière divise la scène en deux parties (gauche et droite).
Les contrastes de valeurs mettent en évidence les personnages du premier plan par rapport au second plan, mettent en évidence l’action et les expressions des personnages. Le rôle de la lumière : le plafonnier symbolise les bombes donc la destruction, la lampe à pétrole symbolise la résistance, l’espoir, l’éclairage extérieur symbolise la vérité, donc la représentation et la lumière sont séparés.

La couleur / la matière : Absence de couleurs. Utilisation du noir et blanc et d’une variété de gris (ainsi que des gris colorés). Les personnages sont mis en évidence par une teinte plus claire que les décors. Les gris sont obtenus avec des aplats ou par graphismes (cheval). L’absence de couleur est volontaire. Le rôle du noir et blanc : dramatisation de la scène, accentuation de l’idée de mort. Les croquis préparatoires étaient, eux, en couleur. Le noir et blanc fait également référence aux coupures et aux images de journaux que Picasso a utilisées dans ses recherches.

La composition,  l’espace :
1- Un axe vertical divise le tableau en 2 grandes parties, ainsi que la lumière (partie gauche beaucoup plus sombre que la partie droite).
2- Quatre parties correspondent aux différents groupes de personnages : 1) femme à l’enfant (L’enfant mort dans les bras de sa mère se rapprochent-ils d’une autre image à portée universelle, celle d’une piéta ? ) et taureau (symbole de la force brute, de la cruauté). 2) cheval (symbole du peuple sacrifié) et lampe(symbole de l’espoir). 3) les deux femmes. 4) le personnage bras en croix dans les flammes (référence au “Tres de Mayo” de Goya).

3- Composition classique de type pyramidale, délimitée, à droite, par la femme qui s’enfuit, et à gauche par le soldat mort ou plus exactement par la ligne imaginaire qui part de sa main, ces deux personnages permettent d’unifier l’ensemble des parties du tableau. A la base de la pyramide, il y a la mort représentée par le soldat, et au sommet la promesse de revanche symbolisée par la lampe brandie. Il y a une opposition entre l’élan de la femme de droite qui se dirige vers la lumière et le taureau qui s’en détourne.
Connotation: L’horizontale évoque la mort au contraire de la verticale qui signifie l’élan vers la vie. Le mouvement, qui part dans plusieurs sens différents, est figé. Le rôle de la composition : Fragmenter l’espace et de donner une impression de désordre (désordre organisé).

4- Jeux de regards :
Attirer le regard vers la lampe (espoir, revanche). Quant au taureau, il symbolise la brutalité, la violence et représente les nationalistes, la lampe du plafond (les éclats, les bombes), les flammes, représentent la domination de l’ennemi. Les regards convergent vers ces éléments sauf le taureau qui nous regarde : manière d’introduire le spectateur dans l’oeuvre ou représente t’il une menace ? La colombe, elle est dans l’ombre, et montre le désespoir de la population. Elle fait écho au personnage de droite et au cheval (symbole du peuple) inspiré d’une crucifixion réalisée en 1930 : Sacrifice du peuple républicain espagnol

Interprétation :
Cette oeuvre dénonce le massacre d’innocents par les nationalistes aidés des nazis, l’oeuvre dégage une sensation d’horreur. Picasso, par la déformation des personnages, vise une expression accrue. Le noir et blanc ajoute à la dramatisation de la scène. Il utilise une caractéristique propre au style cubiste : la représentation simultanée face/profil, il fragmente l’espace au maximum afin d’amplifier l’idée de désordre et affirme la bi- dimensionnalité du tableau en interdisant toute profondeur (tuiles du toit..)

© http://artplafox.blogspot.fr

Parents radicalisés : comment agir ?

Le Vieux Port de Marseille

Le Vieux Port de Marseille vu de Notre Dame de la Garde

Ce samedi soir j’ai assisté avec mes parents à la messe anticipée du 4e dimanche de carême dans la basilique de Notre Dame de la Garde à Marseille, l’évangile du jour était un texte de Saint-Jean relatant un épisode où Jésus rend la vue à un aveugle de naissance :

Afficher l'évangile

De très beaux chants accompagnés à l’orgue ont ponctué l’office religieux. Pendus aux plafonds des maquettes de bateaux et d’un avion offerts par les navigateurs qui ont été sauvés d’un naufrage par la bonne mère, aux murs des plaques de marbre exprimant la reconnaissance des malades guéris ou des candidats ayant été reçus à leur examen grâce à l’intersession de la vierge Marie (ces témoignages s’appellent des ex-voto). Un lieu de ferveur émouvant.

Mes parents sont des catholiques radicalisés, des “catholistes” ils vont à l’église (la mosquée des catholiques) le dimanche pour assister à la messe (la prière des catholiques) et pour prier leurs Dieux (il y en a trois en fait, Jésus, l’équivalent de Mahomet, Dieu le père, l’équivalent de Allah, et l’Esprit Saint (l’ange Gabriel dans l’Islam). Ils font le carême (l’équivalent du Ramadan, sauf qu’on peut manger le jour, mais pas de viande le vendredi), ils achètent des Navettes* de Saint-Victor (une sorte de gâteau du Ramadan), leur appartement regorge de tapis persans (mais pas de tapis de prière), de statues de la Sainte-Vierge (la mère de Jésus le fils de Dieu, mais elle n’est pas marié à Dieu), de croix, d’icônes religieuses, d’anges dorés et de timbales de baptême en argent dans des petites vitrines, et même une photo du pape François, ils ont voté pour François Fillon aux primaires, ils sont abonnés à “La Croix” et à “Valeurs Actuelles”, ils regardent tous les soirs C dans l’air à la télévision, mon père s’affiche souvent avec des symboles vestimentaires comme un blazer bleu marine et une cravate. Dois-je m’inquiéter de cette radicalisation, y a-t-il un risque de passage à l’acte ?

(*) La navette est une pâtisserie traditionnelle cylindrique, façonnée en forme de petite barque (navette) de 7 à 8 cm de long créée pour commémorer l’arrivée du Saint-Lazare et des deux « Maries » – Sainte-Marie Magdeleine et Sainte-Marthe qui mouillèrent à Saintes-Maries-de-la-Mer, en Provence, le 2 février, il y a près de 2000 ans.
Près de l’abbaye de Saint-Victor, dans le cœur de Marseille, le four des navettes n’a pas cessé de cuire cette pâtisserie depuis 1781. Mais quand vient la Chandeleur, le second jour de février, après la procession, tout le monde déguste des navettes. L’archevêque de Marseille bénit une fournée de ces biscuits et le 12 février, la Vierge noire de l’abbaye fait une apparition dans ladite chapelle.

Utilisation correcte des giratoires

En matière de civisme, nombre de nos concitoyens automobilistes ont une fâcheuse tendance à oublier d’utiliser les clignotants qui semblent être une option sur certains modèles.

D’autres, sans mauvaise volonté, ignorent peut-être la pratique ci-après qui, dans un giratoire évite bien des désagréments.

Le fait, en entrant sur un giratoire, de mettre son clignotant à gauche indique que l’on ne prend pas la première sortie.

Le maintenir précise que l’on continue à tourner et l’on s’approche alors du rond central (notamment sur les giratoires à 2 voies), cela permet aux véhicules sur les voies entrantes de connaitre nos intentions.

Et l’on ne met son clignotant à droite qu’à l’approche de la sortie que l’on veut prendre, en se décalant sur la droite.

Pour ceux qui ne savent pas encore utiliser les clignotants sur un rond point, voici un dessin très explicite.

Bien sur il peut y avoir un oubli, nul n’est infaillible, mais, utilisée dans la majorité des cas, cette pratique rend la conduite plus souple et les automobilistes plus détendus.

Opération voisins vigilants à Saint-Quay-Portrieux

L’opération “Voisins Vigilants”, lancée il y a quelques mois par la municipalité porte enfin ses fruits. Un premier résultat notable grâce à la dénonciation d’un citoyen de la ville, un ressortissant français, que nous appellerons “Monsieur B.”, qui aurait stationné sa voiture devant chez lui pour décharger ses courses, l’été dernier. Une situation inacceptable révélée par une “autorité en pointe” de la ville. L’individu est en fuite, il aurait quitté Saint-Quay-Portrieux, mais il est activement recherché par les équipes du réseau “Voisins Vigilants”, et il devrait être rapidement retrouvé et interpellé. Le dispositif “Voisins Vigilants” avec son réseau d’informateurs et de référents (pour la plupart d’anciens fonctionnaires de police et de gendarmerie), couplé à un réseau de caméras de surveillance réparties sur tout le territoire de la commune et qui observent 24 h sur 24 les mouvements des citoyens, a permis de faire baisser considérablement la criminalité ces derniers mois, et il est désormais possible de circuler dans les rues de Saint-Quay-Portrieux à la nuit tombée sans risque de se faire attaquer par un sauvageon ou de se faire voler son porte-monnaie par un dealer. Un coup de chapeau à l’équipe municipale qui peut être fière du dispositif mis en place.

Présitrack 2017 : les courbes se croisent

Je continue à publier tous les jours les résultats du sondage quotidien Présitrack 2017, pour y accéder, il vous suffit de cliquer sur le menu “Présitrack 2017” en haut et à droite de la page. Deux faits marquants aujourd’hui : le croisement des courbes de Jean-Luc Mélenchon et de Benoît Hamon, Mélenchon parvient enfin à son but : passer devant le Parti Socialiste. Mais Benoît Hamon est-il le parti socialiste ? Pas sûr, si l’on voit le nombre de membres éminents de ce parti qui rejoignent Emmanuel Macron.

Un Emmanuel Macron qui fait désormais jeu égal avec Marine Le Pen, à eux deux ils rassemblent 50% des sondés.Les courbes vont-elles se croiser, comme l’indiquent un autre sondage, ou diverger à nouveau comme le 10 mars ?

Mes prévisions : je pense que l’écart entre Hamon et Mélenchon va s’accentuer, en même temps que les défections de socialistes soutiens de Hamon. Ça devrait renforcer Macron, mais en même temps le positionner plus à gauche qu’à droite et de fait, certains des républicains qui vont quitter Fillon devraient se reporter sur Nicolas Dupont-Aignan et en moindre mesure sur Marine Le Pen.

Au final, le vote utile, c’est Macron ou Le Pen, c’est une évidence pour les électeurs de gauche, mais pas pour ceux de droite qui sont privés d’un candidat qui honore leurs valeurs (dont l’honnêteté).

Les “courants” du PS tournent à l’affrontement.

Ci-après les extraits d’un article de Ouest-France, qui en dit long sur le respect des engagements pris :

La Haute Autorité des primaires citoyennes a dénoncé dans un communiqué le “comportement” de Manuel Valls, qui ne parraine pas Benoît Hamon, le candidat à la présidentielle du PS, et critique son programme.
La HAPC rappelle que, “comme tous les autres candidats, Manuel Valls a signé de sa main la Charte éthique de la primaire qui précisait ceci :  “Je m’engage à soutenir publiquement le (la) candidate qui sera désigné-e à l’issue des primaires citoyennes et à m’engager dans sa campagne” ”.
La HAPC “constate qu’un tel comportement contrevient gravement au principe de loyauté et à l’esprit même des primaires dont l’engagement principal consiste à soutenir sans réserve le candidat sorti vainqueur .  Au-delà du manquement à la parole donnée, Manuel Valls livre une analyse politique condamnant le programme du candidat issu des Primaires citoyennes auxquelles il a participé”.
Dimanche, dans le JDD, M. Valls avait indiqué ne pas croire “que l’avenir de la France passe par une sortie du nucléaire, par l’abandon des règles et des interdits – je pense bien sûr à la légalisation du cannabis – par le dénigrement de cette valeur qu’est le travail, par une fuite en avant avec le gonflement de notre dette, qui n’est que la promesse de hausses d’impôts.  Faire croire tout cela, c’est trahir le passé de ma famille politique. C’est surtout livrer la France à ceux qui préparent le pire des avenirs”.

Le début de la déconfiture pour le PS, ou une machination machiavélique de la bande à Hollande (digne du Grand Satan Mitterrand), pour mettre en avant le candidat Macron ?

les déclarations de patrimoine des candidats à la HATPVP

La Haute Autorité a publié les déclarations de patrimoine des candidats à l’élection présidentielle :

Intéressant de voir comment les patrimoines correspondent aux lignes politiques de leurs détenteurs. J’imagine un jeu : partir du patrimoine et de sa répartition (immobilier, banque, voitures), et essayer de positionner son détenteur sur l’échiquier (ou plutôt le demi-cercle) politique.

Les déclarations d’intérêts et de patrimoine de Bruno Le Roux

J’ai voulu consulter les déclarations d’intérêts et de situation patrimoniale de Bruno Le Roux sur le site de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique. Elles n’y sont pas. Y étaient-elles avant l’affaire ou ont-elles été retirées ? En revanche, la plupart des déclarations des ministres en exercice sont disponibles en téléchargement.

Pendant ce temps, ça se gâte tous les jours un peu plus pour Fillon.