Pourquoi la France va perdre le concours de l’Eurovision ?

Il m’arrive de regarder le concours de l’Eurovision à la télé, avec les fameux “Belgium eight points”…

Je m’étais souvent demandé pourquoi les candidats présentés par la France étaient aussi… je ne trouve pas les mots… nuls, ringards…

Jusqu’à ce que je regarde la finale du processus de sélection du candidat français présenté au concours, c’était le 26 janvier, une semaine avant que je m’envole prendre mes quartiers d’hiver en Floride.

J’ai écouté les différents candidats avec un intérêt mitigé jusqu’à ce que j’entende Seemone (prononciation Simone). Dès les premières notes au piano, mon attention était à son maximum, et quand Seemone a ouvert la bouche, le timbre de sa voix m’a littéralement envouté. Une voix qui semble fragile, comme un verre de cristal prêt à se rompre à tout moment. Des paroles touchantes.

Lors du vote des différents pays de l’Eurovision, Seemone a remporté la première place.

Mais lors du vote des seuls français, c’est Bilal Hassani qui a eu le plus de suffrages.

Et au final, en cumulant les points des deux votes, c’est Bilal Hassani qui a décroché le ticket pour Tel-Aviv.

Seemone n’était pas sur les réseaux sociaux, contrairement à Bilal Hassani qui cumule 480 000 followers sur Facebook. Qui j’imagine ont appelé en masse les studios de France 2…

J’ai fait écouter les chansons interprétés par Seemone et par Bilal Hassani à plusieurs amis américains, et tous ont préféré Semone.

Et vous, quel est votre avis ? Ecoutez ces deux chansons, le son seulement, vous ne serez pas distraits par le physique des chanteurs :

Seemone : tous les deux

 

Bilal Hassani : Roi

Zinzin et l’Alph-Art

Un mois depuis le dernier article, il s’est passé pourtant plein de choses, des gilets jaunes en colère, une nouvelle année, pour ma part une rénovation et une vente d’appartement, un achat de maison, et un déménagement à la fin du mois.

Cet après-midi, en repos pour quelques jours dans le midi,  je parcourais les albums de Zinzin* de mon enfance, à la recherche de détails, comme les modèles de téléphones utilisés et leur cohérence avec le pays et l’époque, et en allant chercher des informations complémentaires sur la toile, j’ai pu télécharger le dernier album de Zinzin, jamais publié, mais achevé par un jeune dessinateur canadien, Yves Rodier.

Pour les zinzinophiles qui ne l’ont jamais lu, cliquez sur l’image pour visualiser l’album.

Vous trouverez sur ce site belge les autres albums de Zinzin, les 23 officiels et d’autres qui ne valent rien, réalisés à partir de planches d’RG en changeant le texte des bulles.

(*) j’ai travesti le nom pour des raisons de copyright

 

Pourquoi les djihadistes crient-ils “Allah Akhbar”

Frère Rachid explique dans cette vidéo en arabe, sous-titrée en Français les origines du cri de guerre des Musulmans :

Frère Rachid (né en 1971 à Sidi Bennour (Maroc)) est un chrétien marocain converti de l’islam qui est l’un des télévangélistes chrétien évangélique les plus connus du Moyen Orient. Il dirige une émission hebdomadaire le jeudi soir sur la chaîne satellitaire chrétienne Al Hayat TV, basée en Égypte, où il fait débattre des intellectuels des deux religions.

Source : Wikipédia

Le revolver 1892 reste une arme dangereuse !

J’ai lu dans la presse que Cherif Chekatt, le tireur de Strasbourg abattu par la police aujourd’hui aurait utilisé un revolver modèle 1892. Ce revolver, fabriqué par la Manufacture d’Armes de Saint-Etienne de 1892 à 1924 en 385 000 exemplaires équipait principalement les officiers de 1914 à 1918 et en 1940, la troupe quant à elle était équipée de fusils. Il a aussi été donné en cadeau à la fin de la guerre aux officiers méritants (ainsi que des Luger P08 pris à l’ennemi).

Ce revolver à 6 coups tire des cartouches de 8 mm, un calibre qui n’est plus utilisé aujourd’hui, mais que fabrique encore le manufacturier italien Fiocchi, à destination des possesseurs de ces armes anciennes.

Les caractéristiques de ces munitions sont les suivantes :

Calibre : 8 Lebel
Ogive blindée, masse : 7,19 g (111 grains)
Vitesse : 280 m / s
Energie : 282 joules ( 1/2 x 0,00719 x 280^2 )
Longueur maximale de l’ogive : 27,40 mm
Longueur maximale de la cartouche : 37,00 mm

L’ogive 8 mm Lebel est un peu plus légère qu’une 9 mm Parabellum : 7,19 g contre 8,0 g, elle est propulsée avec moins d’énergie (282 joules contre 518 joules), mais ça ne la rend pas moins létale pour autant car au lieu de traverser le corps de part en part, elle y reste logée en dissipant toute son énergie cinétique dans les chairs ou dans les organes.

Les amateurs d’armes auraient voulu que ce revolver soit classé dans la catégorie des armes anciennes, ce qui leur aurait permis de le détenir sans autorisation mais dans sa grande sagesse le législateur l’a maintenu dans la catégorie des armes soumises à autorisation de détention (catégorie B1).

Ça n’a pas suffi à empêcher l’adorateur d’Allah de s’en procurer un car beaucoup d’armes ont été cachées en Alsace lors des deux guerres mondiales. Les munitions ne sont cependant pas en vente libre et il n’a pu se les procurer qu’auprès d’un tireur sportif autorisé à détenir un revolver 8 mm et à acheter les cartouches qui vont avec. J’imagine que la police a inspecté la liste des détenteurs de 1892 dans le Bas Rhin et a interrogé les présidents de clubs de tir.

A propos de la dangerosité de cette arme, j’ai trouvé cet argumentaire édifiant sur le site de l’Union Française des amateurs d’Armes, j’ai souligné les passages qui m’ont interpellé :

Le revolver mle 1892 ce mal aimé !
lundi 19 décembre 2011

Tous les amateurs d’armes déplorent la volonté du gouvernement de vouloir classer le 1892 dans une “restrictive” ce qui empêchera les collectionneurs de le détenir librement.
Trouver une dangerosité à cette arme conçue il y a 120 ans laisse perplexe

Du fait des destructions subies pendant les deux guerres, les guerres coloniales et celles effectuées par les pouvoirs publics depuis ces 30 dernières années, le 1892 est devenu une arme rare très recherchée par les collectionneurs.

La munition 8 mm est une munition d’arme de poing peu performante largement dépassée dès le début du XXe par les munitions américaines en cal 38 et 45, et, les munitions allemandes en 9 mm parabellum. Elle n’est plus fabriquée en France depuis de nombreuses années.
Les munitions anciennes fonctionnent rarement, les plus récentes encore fabriquées par la firme FIOCCHI en Italie dans les année 70 sont peu répandues en France et sont de toutes façons soumises à autorisation.

Largement dépassée dès le début de la première guerre mondiale à cause du mauvais choix de sa munition, le 1892 reste certainement la plus belle fabrication de la Manufacture Nationale de St Etienne et témoigne de l’extraordinaire savoir faire de l’arquebuserie française de la fin du XIXe

En conclusion, le revolver 1892 du fait de la rareté de l’arme et de sa munition ne présente pas un grand danger pour la sécurité publique. Si sa détention devient accessible aux collectionneurs (sous conditions), le danger sera encore moins important.

Comment faire baisser le prix de l’électricité ?

Le gouvernement a déclaré que les tarifs de l’électricité n’augmenteraient pas au 1er janvier 2019. Comment va-t-il s’y prendre ? La dernière fois que les tarifs de l’électricité ont été gelés, par décision de Ségolène Royal, les concurrents d’EDF ont fait un procès à l’Etat, qu’ils ont gagné, et le gel a été annulé, avec un effet rétroactif. Le seul moyen de faire baisser le prix de l’électricité serait de faire baisser les taxes.

Combien de taxes sur l’électricité ?

Comme je l’ai fait pour l’essence et le diesel, j’ai analysé les taxes sur l’électricité en me basant sur ma dernière facture (cliquer sur l’image pour en voir le détail).

consommation : 1082 kWh
abonnement : 14,74 €   /   consommation : 96,08 €
montant HT : 110,82 €
taxes 67,55 € (TCFE 10,35 €, CSPE 24,35 €, CTA 2,73 €, TVA 30,12 €)
% taxes sur HT 61 %
kWh HT : 0,10 €   /   kWh TTC : 0,16 €

Les taxes sur l’électricité représentent 61% du prix de la fourniture hors taxes.

Avant l’application de la TVA, l’électricité est soumise à différentes taxes :
– la TCFE ou Taxe sur la consommation finale d’électricité, au profit des collectivités locales
– la CSPE ou Contribution au Service Public de l’Electricité finance les obligations d’achat (électricité éolienne), la gratuité de l’électricité pour les personnes démunies, la péréquation tarifaire (tarif identique dans les outremers),
– la CTA ou Contribution Tarifaire d’Acheminement, destinée à financer les retraites des agents EDF et Gaz.

La TVA s’applique non seulement sur le prix hors taxes de l’électricité, mais aussi sur les taxes !

Pourquoi tant de taxes ?

Parce que grâce au parc nucléaire et au parc hydraulique, le prix de vente de l’électricité hors taxes est un des moins chers d’Europe, ce qui a permis à l’Etat au fil des années de se servir sur les consommations d’électricité des particuliers. Et par le principe des vases communicants, plus il y aura de gens en précarité à qui on offrira la gratuité du courant électrique, plus le prix de vente public de l’électricité augmentera.

Il est inique de taxer autant un produit de première nécessité comme l’électricité. Pourquoi ne pas taxer aussi les abonnements internet ? Une taxe pour les collectivités locales car les câbles et les fibres transitent par le domaine public, une taxe pour la péréquation tarifaire, car les prix d’abonnement des box sont les mêmes partout, une taxe pour faire bénéficier de la gratuité les personnes démunies. Une taxe pour financer les retraites des employés d’Orange de Bouygues, de SFR et de Free. Et enfin une TVA sur les taxes.

Baisser les taxes pour faire baisser le prix de l’électricité ?

Il suffirait pour cela de supprimer la TVA sur les taxes et de l’asseoir seulement sur le prix hors taxes de l’électricité !

Le prix des carburants aux Etats-Unis et la politique de Macron

A l’heure où la hausse des taxes sur les carburants est contestée par le mouvement des gilets jaunes, voyons quel est le prix de l’essence et du diesel aux Etats-Unis. Aujourd’hui, les prix moyens sont les suivants :

Essence (Regular Gasoline) : $ 2.477 USD/gal
Diesel (Diesel Fuel) : $ 3.162 USD/gal

Sachant qu’un gallon correspond à  3,78541 litres et qu’un dollar vaut 0,88 €, les prix de l’essence et du diesel aux Etats-unis sont les suivants :

Essence : 0,575 € / litre (2.477 x 0,88 / 3,78541)
Diesel : 0,735 € / litre (3.162 x 0,88 / 3,78541)

Pourquoi tant de différence avec les prix français ?

Parce qu’aux Etats-Unis, les taxes sur l’essence et sur le diesel  ne représentent que 16 % du prix, alors qu’en France elles représentent 61,6 % du prix de l’essence et 57 % du prix du diesel :

Mais si on considère maintenant le taux de taxes, soit le montant des taxes divisé par le prix hors taxes, comme la TVA, dont le taux normal est de 20 %, le taux de taxes sur l’essence est de 160 % et le taux de taxes sur le diesel de 133 %, à comparer avec un taux de 19 % aux Etats-Unis, un pays où les salaires sont bien plus élevés qu’en France.

Il est pertinent de rééquilibrer les taxes entre le diesel et l’essence, mais ce rééquilibrage devrait se faire sur une longue période de temps, au moins une dizaine d’années, de façon à ne pas pénaliser les automobilistes qui ont acheté récemment des voitures diesel pour faire des économies de carburant. Et surtout ce rééquilibrage devrait voir la baisse des taxes sur l’essence parallèlement à la hausse des taxes sur le diesel.

Les gilets jaunes ont bien compris que la hausse des taxes à la fois sur le diesel et sur l’essence n’a pas pour objet de réduire les émissions de CO2, mais plutôt de remplir les caisses de l’Etat en faisant participer les français modestes, ceux qui ne paient pas ou peu d’impôts et pas ou peu de taxe d’habitation.

Il y avait des dispositifs plus justes pour inciter les français à réduire leur consommation de carburant, je pense notamment au malus automobile, mais celui-ci devrait être réformé car en l’état il favorise beaucoup l’achat de véhicules diesel ou hybrides rechargeables au détriment des voitures à essence.

L’attitude du pouvoir macronien vis à vis des français qui revendiquent consiste depuis le début à essayer de compenser une hausse de taxes ou d’impôts par la baisse d’une autre taxe ou la mise en place d’un dispositif aidé.

Aux retraités qui manifestent contre la hausse de la CSG la réponse invariable : “on va supprimer la taxe d’habitation”.

Pas dupes les retraités, qui pour beaucoup ont vu leur taxe d’habitation augmenter et non pas diminuer.

Aux gilets jaunes qui demandent l’annulation de l’augmentation des taxes sur le carburant, on propose une prime à la conversion pour acheter une voiture électrique hors de prix ou à très faible autonomie, une prime pour changer leur chaudière, la modération de la hausse des prix de l’électricité et du gaz, la gratuité des préservatifs (make love, not war).

Ne pas donner satisfaction à une revendication légitime, proposer à la place un dispositif d’aide pour l’achat de quelque chose qui n’a rien à voir, jeter des miettes en exonérant les très très modestes, non seulement ça ne sert à rien, mais en plus c’est coûteux pour les finances publiques et donc pour le contribuable ou le taxé.

Un président élu par surprise (affaire Fillon venant à point nommé), élu par défaut (il fallait faire barrage au FN), dont c’est le premier mandat électif, un président trop jeune et inexpérimenté, mais “qui se la pète”, des députés 2.0 eux aussi inexpérimentés et hors sol, qui grisés par leurs promotions se la pètent aussi, avions-nous besoin de ça en cette période de crise ? Nul doute que Nicolas Sarkozy ou François Hollande auraient été plus à l’écoute des Français et auraient mieux géré la contestation.

Que révèle la Colère des Gilets Jaunes ?

Avant-propos

Très occupé depuis le début de l’année mois par deux rénovations d’appartements (en vue de les vendre et de m’acheter une maison), j’ai délaissé ce blog. La révolte des Gilets Jaunes m’a interpellé et je livre ici, un peu dans le désordre les réflexions qu’elle m’a inspirées. Je compléterai l’article au fur et à mesure.

Que s’est-il passé samedi à Paris ?

La manifestation des Gilets Jaunes samedi 24 novembre est sortie du cadre habituel des événements déclarés par les mouvements revendicatifs (syndicats, partis politiques, collectifs) et soumis d’habitude à l’autorisation de la préfecture de police qui valide le parcours et les horaires.

En réponse à la demande des Gilets Jaunes, la préfecture de police a choisi le Champ de Mars comme lieu de manifestation. Comme l’a dit un Gilet Jaune : “nous ne sommes pas des moutons pour qu’on nous parque sur un champ”. En effet le Champ de Mars est une immense pelouse assez râpée et encadrée d’avenues inhabitées faciles à contrôler par les forces de l’ordre, d’où il n’est même plus possible d’accéder à la tour Eiffel depuis qu’elle a été ceinturée d’un mur de 3 mètres de hauteur. Ce samedi, en prévision de la manifestation, l’accès à la Tour Eiffel était fermé et les touristes s’y sont cassé le nez, alors même qu’il n’y avait là que quelques dizaines de manifestants.

Les Gilets Jaunes se sont donc rendus au pied de la plus belle Avenue du Monde, non loin des lieux de pouvoir, l’Elysée, l’Assemblée Nationale et le Ministère de l’Intérieur. Ça n’a pas été une surprise pour le Ministère de l’Intérieur qui avait fait fermer les Champs Elysées et rassemblé d’importantes forces de police sur place.

Lors des grandes manifestations sur les Champs Elysées, comme le défilé du 14 juillet, tout ce qui encombre l’avenue est retiré : les véhicules stationnés à 2 ou 4 roues, les feux de circulation et bien évidemment les équipements des chantiers de voirie : matériel, panneaux, palissades, palettes, planches, etc. Ça n’a pas été le cas cette fois-ci, ce qui a permis aux manifestants les plus entreprenants de constituer des barricades et d’y mettre le feu.

Les pavés de l’avenue, le fameux pavé de Paris, le pavé de 68, ces pavés qui avaient été recouverts d’une couche de bitume après 1968 pour éviter que de futurs manifestants s’en servent de projectiles ou de matériau de barricades, ces pavés de 1968 ont été mis à profit par certains manifestants pour caillasser les fourgons des forces de la police.

Toute personne qui circule comme moi à Paris en deux roues peste contre le revêtement des chaussées où les pavés à moitié recouverts de bitume forment des creux et des bosses et parfois des trous qui mettent à mal le dos des usagers et les suspensions des véhicules. C’est une des raisons pour laquelle il y a tant de 4×4, SUV et Crossovers à Paris.

Certaines mauvaises langues ont affirmé que Christophe Castaner avait donné des ordres pour laisser faire les casseurs, afin de ternir l’image des Gilets Jaunes.

Qui sont les Gilets Jaunes ?

J’ai vu des retraités, des actifs, salariés ou chefs d’entreprise, des professions libérales parmi les Gilets Jaunes interviewés à la télévision, mais je n’ai vu ni cadres supérieurs ni chômeurs.

Ces Gilets Jaunes reflètent les catégories socio professionnelles les plus matraquées par le gouvernement Macron : les retraités et les travailleurs pauvres.

Pas de cadres supérieurs en revanche, pour qui (s’ils ne disposent pour beaucoup d’un véhicule de fonction avec le carburant payé par leur société) la dépense carburant représente peu dans leur budget, pas d’assistés (RSA, APL, locataires d’HLM) qui bénéficient déjà des fruits de la redistribution. Pas de riches non plus, mais le riche ne manifeste jamais.

A Paris il n’y avait pas d’habitants des banlieue, ni même de jeunes casseurs.

Des “petits blancs” selon BFM TV.

Aux yeux des Gilets Jaunes, la mesure phare d’Emmanuel Macron, la suppression de la taxe d’habitation, pas plus que la suppression des cotisations chômage pour les actifs, n’ont manifestement compensé la hausse des autres taxes (CSG sur les pensions) et le relèvement des tarifs publics (Electricité, Gaz, Timbre Poste…).

Cette France des travailleurs et retraités pauvres ou de revenus modestes a bien perçu le dédain voire le mépris des instances dirigeantes et des médias inféodés à leur égard (toutes les chaînes de la TNT), il n’y a que sur RT France (canal 359 sur la FreeBox) que j’ai pu trouver une information sinon objective mais du moins différente.

La proximité de Noël, les journées courtes et le froid, la mauvaise image due aux dégradations des casseurs abondamment mise à profit par le gouvernement auront probablement raison de la révolte des Gilets Jaunes.

Mais le dégoût et la rancœur perdureront et je ne doute pas qu’ils feront entendre leur voix au moment des prochaines échéances électorales.

La prime à la conversion

Le dispositif gouvernemental :

Le vieux véhicule mis au rebut doit être une voiture ou une camionnette, dont le poids total autorisé en charge n’excède pas 3,5 tonnes et répondant aux critères ci-après.

Ménage imposable Ménage non imposable
Véhicule diesel immatriculé avant 2001 Véhicule diesel immatriculé avant 2006
Véhicule essence immatriculé avant 1997

Le montant de la prime dépend du véhicule acheté et de la situation fiscale du foyer :

  • achat d’un véhicule électrique d’occasion ou d’un véhicule thermique (essence, diesel ou GPL) Crit’air 1 ou 2, neuf ou d’occasion, dont le taux de CO2 est inférieur ou égal à 130g/km → 1000 euros pour un foyer imposable, 2000 euros pour un foyer non imposable;
  • achat d’un véhicule électrique neuf → 2500 euros, sans condition de revenus;
  • achat d’un deux-roues, trois-roues motorisé ou quadricycle électrique neuf → 100 euros pour un foyer imposable, 1100 euros pour un foyer non imposable.

Donner une prime à ceux qui se séparent de leur voiture pour acheter un vélo ou pour prendre le transports en commun.

“Macron c’est Marie-Antoinette : vous n’arrivez pas à faire votre plein ? Achetez une nouvelle voiture. Vous ne pouvez plus acheter du fioul ? Changez votre chaudière ! ”(Tweet de François Ruffin de la France Insoumise).

Marie-Antoinette ou Louis XVI ?

Comme pour la taxe d’habitation, ces mesures relèvent de la volonté du gouvernement et pas d’une demande du peuple, pour ma part je considère cette prime comme inutile, injuste et néfaste à l’environnement.

Inutile parce que ces vieux véhicules disparaissent progressivement : le moteur fatigue, la carrosserie se corrode, le contrôle technique les refoule et leurs propriétaires, s’ils sont peu fortunés, se tournent naturellement vers des occasions en meilleur état.

Inutile parce qu’en vertu de la réglementation Crit’Air les véhicules concernés ne seront bientôt plus autorisés à rouler dans les grandes villes, ce qui incitera naturellement leurs propriétaires  à se tourner vers des véhicules d’occasion Crit’Air 3, c’est à dire immatriculés après le 1er janvier 1997 pour les essence et après le 1er janvier 2006 pour les diesel. Des véhicules très peu chers sur le marché de l’occasion.

Inutile parce que beaucoup de propriétaires de ces vieux véhicules habitent à la campagne, là où les particules sont moins nocives qu’en ville, et là où la pollution vient surtout des engins agricoles diesel et des pesticides.

Néfaste à l’environnement parce que la mise au rebut d’un véhicule en parfait état de marche (contrôle technique) pour le remplacer par un véhicule neuf dont la fabrication a consommé des matières premières, de la force de travail et a produit du CO2 et des particules (venant des usines, des navires et des camions qui ont transporté la voiture, des ouvriers qui se sont rendus au travail avec leurs voitures…). Pas besoin de chiffres pour imaginer un bilan négatif.

Injuste, notamment dans la distinction entre les ménages imposables et non imposables :

Madame A est célibataire, salariée, elle gagne 1400 € par mois, elle habite à Paris où elle loue 700 € par mois une chambre de 15 m2, elle paie 100 € de charges et 300 € par an de taxe d’habitation, compte tenu de ses revenus elle n’a pas droit à l’aide au logement et elle est imposable, son impôt annuel 100 €. Il lui reste 567 € chaque mois pour payer son électricité, son téléphone, sa nourriture, ses vêtements, ses transports.

Madame A n’a pas les moyens d’avoir une voiture et même si elle en avait une, elle ne pourrait pas bénéficier des mesures réservées aux personnes non imposables.

Monsieur B est célibataire (divorcé ou veuf), retraité, il a élevé au moins un enfant, sa pension est de 1400 € par mois, il habite à la campagne dans une maison individuelle, il paie par an 800 € d’impôt foncier, 400 € de taxe d’habitation, et 200 € d’eau, avec 1,5 parts fiscales il n’est pas imposable. Il lui reste 1283 € chaque mois pour payer son électricité, son téléphone, sa nourriture, ses vêtements, ses transports.

Monsieur B est propriétaire d’une Peugeot 106 à essence de 1996 qui malgré son âge roule encore bien car il s’en sert peu. Grâce à la prime à la conversion de 2000 €, il va pouvoir s’acheter une Peugeot 207 Diesel Société de 2006 au prix de 3000 €, et s’il attend le mois de janvier, il pourra grâce à la prime à la conversion de 4000 €, devenir propriétaire de la même voiture sans débourser 1 € (hormis le certificat d’immatriculation).

Ne prendre en compte que l’impôt sur le revenu, et pas les dépenses de logement (propriétaire, locataire, locataire HLM) non plus que le patrimoine dans les critères d’attribution de la prime à la conversion est profondément injuste.

Le bonus malus

Comme la prime à la conversion, cette prime est inutile, injuste et néfaste à l’environnement.

Inutile parce que les taxes sur les carburants sont déjà là pour inciter les automobilistes à opter pour des véhicules moins gourmands.

Injuste parce qu’elle ne s’applique qu’à l’achat de voitures électriques, ces voitures, hormis celles qui ont très peu d’autonomie (Peugeot Ion, Citroën Zéro) sont très chères à l’achat et rendent les voyages de plus de 300 km extrêmement compliqués en raison de la difficulté de trouver des bornes de recharge et du temps nécessaire à la recharge. Sans compter que les recharges rapides réduisent la durée de vie des batteries. Une mention spéciale à Renault qui loue ses batteries tout en limitant le kilométrage annuel.

Injuste quand les acheteurs fortunés de Tesla ou de BMW électriques, ces puissantes voitures de luxe, bénéficient d’une prime à l’achat de 6000 € financée par les acheteurs de voitures à essence de moyenne cylindrée, et peu ou pas par les acheteurs de voitures diesel.

La voiture électrique est néfaste à l’environnement compte tenu des conditions de fabrication des batteries et surtout de leur recyclage pour lequel rien n’est encore prévu (à quand la taxe recyclage pour les acheteurs de voitures électriques ?), pas de recyclage = mise en décharge, au déploiement de moyens de production et de nouvelles lignes électriques destinées à alimenter les stations de recharge rapides.

N’y aurait-il pas une absurdité à chauffer des maisons au fuel (émetteur de particules fines) au gaz ou avec des convecteurs électriques (au lieu de pompes à chaleur), et à bannir l’utilisation du gazole (équivalent du fuel) pour les voitures et imposer l’électricité et tous les inconvénients liés ?

[ A suivre…]

Le bistrot du domaine de Limagne à Vichy

Au grand marché couvert de Vichy, un espace bistrot a ouvert il y a quelques mois, il est situé à côté de la boucherie de canard “Le domaine de Limagne”, cadre atypique dans cette belle et grande halle entièrement refaite en 2006, au menu du déjeuner dimanche 30 septembre  : verre de vin de Minerve, trio de foies gras, magret et dessert, le tout pour 18,50 €.

Le chef fait toute sa cuisine sur une plancha qu’il recouvre d’un papier sulfurisé :

Ça facilite le nettoyage de la plaque et ça permet de cuire à l’étouffée :

Vichy est une jolie ville, très agréable avec ses parcs et jardins, ses berges aménagées le long de l’Allier, ses sources thermales et son parc immobilier très abordable. Le sol est plat et on peut facilement aller partout à pied. Une étape à recommander sur vos trajets Paris Méditerranée.

Les paillotes de La Grande Motte démontées sans sécurité vis à vis du public

C’est l’automne aujourd’hui, mais cela fait déjà une semaine que le démontage des paillotes des plages privées de La Grande Motte a commencé. Va et vient incessant, tout au long de la semaine, de fourgons, de semi-remorques, de grues, d’élévateurs et autres engins de chantier sur la plage, au ras de baigneurs, avec force klaxon s’ils ont choisi de poser leur serviette sur le parcours des véhicules de chantier. Le tout accompagné des bruits divers et variés des engins et de l’outillage électrique des ouvriers. Aujourd’hui dimanche le chantier était à l’arrêt, mais partout autour de la paillote outre les engins de chantier, des panneaux métalliques, des planches parfois à moitié enfouies dans le sable, avec parfois des vis ou des clous qui dépassent. Un chantier de démolition sans balisage et sans protection au milieu d’une plage ouverte à un public nombreux. C’est une honte ! C’est non seulement un manque de respect pour les vacanciers de septembre et pour les baigneurs du dimanche, mais c’est aussi un risque d’accident : marcher pied nu sur une planche garnie de clous, trébucher ou se fracasser le crâne sur un profilé métallique…

L’entreprise chargée du démontage se comporte comme si elle était sur un chantier de travaux publics balisé et fermé, aucune mesure de protections des baigneurs n’a été mise en place, aucun panneau de danger, aucun affichage.

Comment la mairie peut-elle laisser faire ça ?

Je viens de laisser le message suivant sur le site internet de la ville de La Grande Motte :

J’attire votre attention sur le non respect de la sécurité des baigneurs par les entreprises chargées du démontage de la paillote “Bikinis Beach”. Aujourd’hui dimanche 23 septembre, alors que la plage était pleine de vacanciers et de baigneurs, le chantier de démontage n’était pas sécurisé, pas balisé, pas protégé, aucun panneau de danger n’avertissait les vacanciers du danger à stationner ou à circuler à proximité des engins de chantiers et des éléments démontés.
Tout autour de la paillote et bien loin de l’emprise qu’elle occupait lorsqu’elle était en activité : des remorques, des engins de chantier des profilés métalliques, des planches parfois lardées de vis. Un risque de blessure en marchant nu-pieds sur un clou ou une vis fiché dans une planche enfouie dans le sable ou en cas de chute sur un objet métallique lors d’une activité de plage comme jeu de ballon ou de raquettes.
En cas d’accident, la responsabilité de la mairie qui laisse faire serait engagée.
Je ne parle pas du désagrément pour les vacanciers de septembre de ces chantiers envahissants, de ces véhicules qui roulent à vitesse exagérée au ras des baigneurs et qui klaxonnent quand un vacancier est allongé sur leur chemin (pas balisé).
Ça donne une très mauvaise image de la station et c’est regrettable.
Il est urgent de rappeler les règles de sécurité aux entreprises qui interviennent sur le domaine public.

Halte à la casse des pois !

Green PeasConnaissez-vous les pois ?

Je ne parle pas des petits pois, ni des pois chiches ou des pois cassés, je parle des pois tout court, les pois verts secs entiers. Vous n’en avez probablement jamais vu, pour la simple raison que dans notre pays, les pois sont systématiquement cassés. On trouve des pois verts entiers en Amérique du Nord, le Canada et le Mexique étant de gros producteurs, au Royaume Uni (photo), aux Pays Bas, mais pour une raison qui m’échappe, on n’en trouve pas en France alors qu’on trouve facilement des pois chiches, des lentilles, des fèves ou des haricots, secs et pas cassés. Une exception cependant avec la société Germ’line qui commercialise depuis  1994 des graines à germer bio, dont des pois verts, en sachet de 200 g (voir en fin d’article). Malheureusement ces pois vert ne sont disponibles dans aucune enseigne bio, il faut les acheter sur internet, et les frais de livraison représentent 3 fois le prix du sachet.

Pois ou petits pois, quelle est la différence ?

Je me suis souvent demandé pour quelle raison les petits pois portaient l’adjectif petit, alors qu’en anglais on les appelle tout simplement peas (pois) ou green peas (pois verts) ou garden peas (pois du jardin). Les pois anglais ou américains sont d’ailleurs plus gros que les petits pois français, plus gros surtout que nos petits pois en conserve qui se flattent d’être fins ou extra-fins (très petits), mais ce n’est pas la raison qui fait que nous appelons les pois frais petits pois.  Le terme petit pois désigne des jeunes graines vertes de pois, récoltées avant leur maturité.  On qualifie souvent de verts les fruits pas mûrs, comme les haricots verts qui sont des gousses de haricots non matures, ou les fèves vertes dont on ne mange que la graine, comme le petit pois, et par analogie il aurait été plus judicieux d’appeler pois verts les petits pois.

Comment manger les petits pois ?

Si les pois anglais et américains sont plus gros que les pois français, c’est parce que l’étiquette anglaise interdit d’écoper (to scoop) les pois avec sa fourchette, que ce soit avec la main droite (il est interdit d’utiliser sa fourchette avec la main droite) ou avec la main gauche, il convient de les piquer avec le bout de la fourchette en s’aidant du couteau, ce n’est pas facile et on n’en prend pas beaucoup à la fois, voir la vidéo ci-dessous :

Les gros petits pois de Géant Vert

Aussi, pour remédier à cette situation délicate, la marque américaine Green Giant (géant vert) a lancé sur le marché en 1925 des petits pois plus grands que les espèces habituelles, ces gros petits pois ont rapidement conquis le monde anglo-saxon, surtout depuis l’arrivée des surgelés, mais en France où on mange les petits pois en utilisant la fourchette comme une cuillère, la mode est longtemps restée aux petits pois fins et extra fins, surtout pour les petits pois en boîtes ou en bocaux de conserve (personnellement je n’aime pas du tout, mais ceux qui ont été habitués tout petits à manger des boîtes de conserves en raffolent). Cependant, presque cent ans après leur introduction aux Etats-Unis, les gros petits pois se répandent en France, en surgelés grâce à Picard et sur les marchés, en gousses fraîches.

Pois Vert BioPourquoi casse-t-on les pois ?

J’en reviens aux pois tout courts, les pois cueillis à maturité et séchés. Wikipedia les appelle pois cassés, comme si les pois entiers n’existaient pas. Non seulement on a banni leur commercialisation, mais on a même banni leur nom dans le dictionnaire. Qui casse ces pois et pourquoi les casse-t-on ? Pour retirer le tégument et le germe qui seraient indigestes ? Un syndicat des casseurs de pois aurait-il le monopole de la distribution des pois et imposerait-il ses pratiques ? Les deux cotylédons auraient-t-ils tendance à se se séparer tout seuls lors du séchage et des manipulations ? Comme je l’ai écrit en début d’article, les seuls pois disponibles sur notre marché sont les pois à germer Germ’line (photo).