Le nid d’aigle de Gourdon

En arrivant à Gourdon, je me suis rappelé que j’y étais déjà passé il y a bien longtemps, dans les années 1980. Depuis ma dernière visite, le village a suivi l’évolution des villages touristiques avec de nombreuses échoppes et restaurants. Des produits locaux, ou étiquetés comme tels, verrerie, savons, eaux de toilette, parfums, nougats, miels, etc.

Le nom originel du village, il y a 1000 ans environ, était “Gordone” ce mot pourrait venir du gaélique Gor qui signifie grand et de Dún qui désigne un fort et qui se prononce Donne en gaélique irlandais, comme la ville d’Irlande Dún Laoghaire (prononciation Donne Liri).


Même avec un ciel gris, la vue est époustouflante.


Photo partielle du panoramique en céramique.


Le marronnier a poussé vite !


Comme dans beaucoup de vilages, beaucoup de pots de fleurs devant les maisons.


Le petit flûtiste


Les confiseries


Les parfums

Un régulateur de vitesse intelligent

La limitation à 80 km/h

Au 1er juillet 2018, la vitesse sera limitée sur les routes de France  sans séparateur central à 80 km/h. Dans un premier temps pour une durée de deux ans. J’ai entendu sur une radio que l’Etat allait devoir remplacer des dizaines de milliers de panneaux routiers. En l’occurrence les panneaux affichant 90 par des panneaux affichant 80. J’ai trouvé ça absurde et je m’étonne de n’avoir entendu aucun média dire de même. On pourrait en effet se passer de ces remplacements de panneaux, car nul n’étant censé ignorer la loi, il n’est pas nécessaire de baliser les routes sans séparateur central par des panneaux à 80 comme il ne l’était pas dans le passé par des panneaux à 90. De même les panneaux 110 et 130 pour les routes à 4 voies et les autoroutes sont inutiles, comme les panneaux à 50 aux entrées d’agglomérations ou les panneaux à 30 aux entrées de rond points. Il suffit d’indiquer par la signalisation existante que l’on entre ou que l’on sort d’une agglomération, d’une route à 4 voies ou d’une autoroute pour savoir à quelle vitesse on doit rouler, qui plus est les GPS qui équipent la quasi totalité des automobiles aujourd’hui (malheureusement pas des deux roues) sauront rappeler les limitations au conducteur.​

50 km/h 110 km/h  130 km/h

Sur quel type de voie suis-je ?

Pour résumer il convient avant tout d’indiquer précisément au conducteur sur quel type de voie il se trouve : agglomération, route à 2 voies, route à 4 voies ou autoroute, et il saura à quelle vitesse maximale il aura le droit de rouler.

Pour les étrangers, des panneaux sont prévus à l’entrée du territoire et à proximité des ports ou des aéroports, bizarrement les routes à 4 voies avec séparateur central ne sont pas mentionnées (panneau à droite du texte).

Bien évidemment les panneaux de limitation de vitesse perdureront pour signaler des zones où la vitesse maximale est inférieure : centre villes (30), routes dangereuses (30, 50 ou 70), routes à 4 voies et autoroutes dans les zones urbaines (50, 70, 90, 110).

Rester maître de son véhicule

Le code de la route précise que chacun doit rester maître de la conduite de son véhicule, autrefois les passages dangereux étaient seulement signalés par des panneaux d’information et il appartenait au conducteur d’adapter sa vitesse en fonction des conditions de circulation (jour, nuit, pluie, neige, brouillard) et de son véhicule (moto, voiture, autobus, semi-remorque). Aujourd’hui, presque chaque zone dangereuse est matérialisée par un panneau de limitation de vitesse qui ne tient compte ni du type de véhicule ni des conditions météorologiques.

Quid des limitations de vitesse à 70 km/h

Beaucoup de portions de route sont actuellement limitées à 70 km/h, pour la simple raison que les limitations de vitesse sont la plupart du temps impaires (si on ne tient pas compte du chiffre des unités) : 30, 70, 90, 110, 130. Mais maintenant que la vitesse va être limitée à 80 km/h, ces portions vont-elles rester à 70 km/h, être abaissées à 60 km/h, ou rentrer dans le cadre général à 80 km/h ?

Vitesse par temps de pluie

Par temps de pluie, les limitations de vitesse sont abaissées, de 130 à 110 sur les autoroutes, de 110 à 100 sur les routes à 4 voies et de 90 à 80 sur les routes sans séparateur central. La vitesse reste limitée à 50 en ville. J’ai observé que presque personne ne respecte ces limitations, et lorsque je veux les respecter surtout sur route, j’ai droit à de copieux appels de phares des véhicules qui me précèdent. Pourquoi ? Parce que les radars ne sont pas équipés de capteurs de pluie qui leur permettraient de flasher les véhicules dépassant les vitesses autorisées par temps de pluie. La notion temps de pluie en soi n’est pas très claire, c’est le cas quand vous utilisez vos essuie glaces, mais quid d’une route mouillée après une averse alors que le ciel est dégagé ?

La signalisation embarquée

Les GPS et les applications dédiées équipent la plupart des véhicules, soit de façon intégrée, soit par des appareils amovibles (TomTom, Garmin, etc.), soit par des smartphones qui ont l’avantage sur les précédents de tenir compte des conditions de circulation grâce à leur liaison 4G, soit par un système mixte, le smartphone étant connecté à l’écran embarqué dans la voiture.

De plus en plus de véhicules sont équipés de régulateurs de vitesse et de limiteurs de vitesse.

D’où l’idée de connecter le régulateur de vitesse au GPS de façon à s’adapter à la vitesse autorisée.

C’est le  Système LAVIA, préconisé par la Prévention Routière, le LAVIA, Limiteur s’Adaptant à la Vitesse Autorisée (ou ISA pour Intelligent Speed Assistance) est un système qui conjugue la position GPS du véhicule et une base de données des vitesses autorisées. Il peut être couplé à une technologie de reconnaissance de signalisation par radar ou vidéo. Il est déjà intégré à certains modèles des marques Citroën, Peugeot, Renault Ford ou Volvo. Selon sa position, le véhicule est ramené en temps réel à l’allure autorisée. Le système peut bien évidemment être désactivé par le conducteur en cas d’urgence (appui sur le frein ou kick down sur l’accélérateur).

Ce système préconisé par la Commission Européenne et par l’Association de Prévention Routière sonnerait le glas des radars routiers, car la plupart des conducteurs qui commettent des excès de vitesse ne le font pas exprès, pour beaucoup ils n’ont tout simplement pas vu le panneau de limitation (110 sur autoroute, 90 sur 4 voies, etc.), et retirerait près de 2 milliards d’euros de rentrés fiscales pour l’état, qu’il devra compenser par des rentrées d’argent supplémentaires, ponction sur les pensions des retraités “riches”, ceux qui n’ont pas besoin de président.

Le dispositif, s’il était généralisé, permettrait d’économiser un certain nombre de panneaux routiers, et il ouvrirait la voie à des limitations de vitesse modulables, pour adapter la vitesse aux conditions météo (pluie, neige, verglas, brouillard) et limiter les embouteillages en réduisant ou en augmentant ponctuellement les vitesses des véhicules pour éviter les effets d’accordéon. Les véhicules roulant tous à la même vitesse, les risques de collision seront évités. On pourrait imaginer aussi, mais ça ne plairait pas à tout le monde, que les dépassements de vitesse soient transmis automatiquement au Centre National de Traitement des infractions routières de Rennes et, autre nouveauté, que les amendes soient prélevées à la source, comme l’impôt sur le revenu en 1999, et comme les points de permis. Mais au lieu de retirer leur permis de conduire aux conducteurs qui ont perdu tous leurs points, quand il ne s’agit que d’excès de vitesse (j’exclus les feux rouges, les stops et l’alcool), on pourrait tout simplement brider en permanence leurs véhicules afin qu’il ne puissent en aucun cas neutraliser le système et dépasser ces limitations.

Des écarts de prix de 1 à 10 dans la connectique

En passant hier soir devant une boutique de téléphonie portable rue du Président Wilson à Levallois, j’ai jeté un coup d’œil aux articles en vitrine et j’ai été stupéfait de voir qu’une prise USB de voiture et un cordon USB étaient affichés à 20 € chacun. J’en ai acheté récemment un de chaque dans un magasin Dollar Tree à Coral Springs au prix de 1 $, soit environ 0,80 €. Sans aller si loin, vous trouverez ces produits pour environ 2 € dans les magasins de la chaîne Action.

Boutique Levallois Action 2,79 € Boutique Levallois Action 1,39 €

J’ai acheté plusieurs cordons USB chez Action, ils sont de bonne qualité au niveau de la connectique et ils sont disponibles en plusieurs finitions, tissu, PVC rond ou plat et en plusieurs longueurs : 1 m, 2 m et 2,5 m. Cette dernière longueur est pratique quand vous voulez utiliser votre téléphone alors qu’il est déchargé et que la prise est éloignée.

Beaucoup de gens défendent les commerces de centre ville et les petits commerces, parce ça fait des vitrines éclairées la nuit, mais ils font leurs achats là où ils trouvent le meilleur prix. Le commerce de proximité ne sert plus que de dépannage.

Diesel, Essence, Hybride, que choisir ?

Rouler en Jaguar X-Type

Pendant des années je ne me suis pas intéressé aux voitures. J’avais depuis longtemps un Toyota Rav4 et une Peugeot 206 automatique, et un scooter récent pour la ville. Mais depuis que Macron s’est servi sur ma retraite, j’ai décidé de réduire les dépenses voitures. Aussi j’ai vendu le Rav4 de 2003 (3200 €) et la Peugeot 206 de 2000 (3000 €) et j’ai acheté ce Jaguar X-Type Break de 2004 (4000 €).

Lors d’un récent voyage aux Etats-Unis, j’ai conduit les voitures de mes amis, une Acura TLX et une Jaguar XE 2.0 D. Oui, D comme diesel, rare en Amérique où le carburant diesel est assez difficile à trouver car il n’est pas distribué dans la plupart des stations services qui disposent en revanche de 3 qualités d’essence.

J’ai eu beaucoup de plaisir à conduire ces deux voitures, plaisir surtout lié à l’agrément de leurs boîtes automatiques à 8 vitesses. Les rapports passent très doucement et sans à coup et on s’en rend à peine compte.

Je suis très satisfait de ma Jaguar, elle n’est pas très puissante, 130 chevaux seulement, 0 à 100 en 10,2 secondes et vitesse maximale 198 km/h, mais c’est assez pour rouler à 130 sur l’autoroute et doubler un tracteur sur la route (avec la nouvelle limitation de vitesse à 80 km/h, on ne pourra plus doubler les camions et je gage que ce seront les poids lourds étrangers qui vous feront des appels de phares si vous roulez entre 80 et 90).

Déstockage sur les Infiniti

Mais j’avais une envie d’une voiture plus récente et surtout d’une boîte automatique à 8 vitesses. Vendredi dernier j’ai essayé une Infiniti Q50 chez le concessionnaire de la rue Molitor (Paris 16ème). Il y a en ce moment une offre de déstockage avec une réduction de 41% sur le prix du neuf. La voiture est très agréable à conduire, elle roule sans bruit sur les chaussées défoncées de Paris (il faut savoir que dans la capitale de la France, beaucoup de voies ne sont pas bitumées ou goudronnées, et que les pavés ont la fâcheuse tendance de se détacher et de provoquer des nids de poules), mais je lui ai trouvé plusieurs inconvénients rédhibitoires pour moi : une faible garde au sol, des sièges non réglables électriquement, des rétroviseurs non rabattables électriquement, et la présence d’un réservoir d’Adblue à la place de la roue de secours. Quelle idée a pris Infini de fabriquer des voitures sans réglage électrique des sièges ?

Mais surtout, ce qui m’a freiné dans cet achat, ce sont les interdictions à venir des voitures diesel dans les grandes villes (pas des vieux camions qui puent). Les constructeurs auront beau réduire les émissions polluantes des moteurs diesel à pas grand chose, grâce à l’Adblue notamment, on va les interdire quand même, je crois que c’est surtout une mesure symbolique et politique.

Diesel ou Essence ?

Du coup le consommateur se retrouve face au dilemme suivant : un véhicule diesel d’une puissance fiscale faible, d’un appétit d’oiseau et qui respecte les seuils de CO2 imposés (pas de malus écologique) ou le même véhicule avec un moteur essence avec une puissance fiscale élevée (prix de la carte grise), un appétit d’ogre, un CO2 qui dépasse les bornes et un malus écologique.
Il y a même pire si je prends l’exemple du nouveau SUV E-Pace de chez Jaguar : la version la moins chère, sans options est vendue 35 700 € en diesel (boîte manuelle 2 roues motrices), 8 CV et 42 300 € en essence (boîte auto et 4 roues motrices), 16 CV. Les émissions de CO2 sont de 124 g pour le diesel et 174 g pour l’essence, soit des malus écologiques de 90 € pour le diesel et 7340 € pour l’essence. Les consommations sont de 4,7 litres/100 pour le diesel et de 7,7 litres/100 pour l’essence.

Pour un véhicule amorti sur 200 000 km, avec un prix à la pompe de 1,50 € pour le diesel et pour l’essence, le bilan hors entretien et assurances est le suivant :

Carburant prix concession malus CG  prix revient pompe total €/km
Diesel 35 700 90 369  36 159 14 100  50 289  0,25
Essence 42 300 7340 738 50 378 23 100  73 418  0,37

Pour 200 000 km parcourus, la consommation du modèle diesel sera de 200 000 *4,7/100 * 1,50 € = 14 100 € et la consommation du modèle essence de 200 000 *7,7/100 * 1,50 € = 23 100 €.

A l’achat  le modèle diesel coûtera 36 159 € et le modèle essence 50 378 €. Le surcoût de la version essence est de 14 219 € !  Pour 200 000 km parcourus, hors dépenses d’entretien, le coût du diesel est de 50 289 € et le coût de l’essence est de 73 418 €. Le coût de revient kilométrique hors entretien et hors assurances est de 0,25 € pour le diesel et de 0,37 € pour l’essence. On ne s’étonnera pas que les acheteurs de grosses cylindrées continuent à acheter des diesel.

La plupart des constructeurs ont annoncé ou s’apprêtent à annoncer l’abandon pur et simple des motorisations diesel.

Attention au malus écologique !

Le malus est injuste car il ne tient pas compte du nombre de places du véhicule, il va taxer indifféremment une voiture deux places, une smart par exemple et une voiture familiale à 9 places, Citroën Grand Kangoo par exemple. Et il ne taxe que les véhicules particuliers.

Pour éviter le malus écologique des voitures à essence, il n’existe que deux solutions :

1) Des voitures plus légères avec des moteurs 3 cylindres d’un meilleur rendement puissance poids, exemple la Citroen C-Elysée, une voiture spacieuse et légère (980 kg) équipée d’un moteur 3 cylindres développant 82 ch et émettant seulement 110 g/km de CO2

2) Des voitures hybrides équipées d’un moteur à essence de moyenne puissance auquel vient s’ajouter un moteur électrique alimenté par une batterie rechargeable sur une prise de courant. Le moteur électrique permet au véhicule de parcourir quelques dizaines de kilomètres sans avoir recours au moteur thermique, et il permet également de délivrer un complément de puissance ponctuelle (lors des accélérations) lorsque le moteur thermique est en service.

Un conducteur qui utilise sa voiture au quotidien sur de petits trajets verra sa consommation d’essence très fortement diminuée, en revanche, un conducteur habitué à faire de longs trajets autoroutiers ne verra presque pas de différence.

C’est là qu’intervient le cycle de mesure WLTP (Worldwide harmonized Light vehicles Test Procedure). Ce test simule des trajets en ville, sur route, voie rapide et autoroute. Il dure 30 minutes à une vitesse moyenne de 20 km/h, soit un parcours total d’environ 20 km.

L’hybride rechargeable champion du test WLTP

Dans le cas d’un véhicule hybride rechargé avant l’essai, le moteur thermique n’est jamais ou très peu sollicité, il en ressort une valeur de CO2/km ridiculement faible, qui correspond exclusivement aux petits trajets du quotidien. La consommation sur de longs parcours autoroutiers n’est pas mesurée ni prise en compte.

Combiné aux règles de calcul de la puissance fiscale, on arrive à des résultats surprenants. Prenons par exemple la Toyota Prius rechargeable :

Puissance combinée essence et électrique : 122 ch
Puissance fiscale : 4 CV
Consommation en cycle mixte : 1,0 litres/100
Emissions de CO2 en cycle mixte : 22 g/km

Je suis prêt à parier que la plupart des constructeurs d’automobiles de grosse cylindrée, s’ils n’adoptent pas tout simplement le tout électrique, vont emboîter le pas à Toyota dans la voie de l’hybride rechargeable.

Les nouvelles voitures seront conçues pour produire le minimum de CO2 durant la phase de test, quitte à en produire en grande quantité lors de longs trajets.

Poussons le raisonnement à l’extrême : Je prends une voiture à essence équipée d’un moteur de 300 chevaux. Je lui adjoins un moteur électrique de 100 chevaux et des batteries capables de tenir un peu plus d’une vingtaine de kilomètres. Je règle les paramètres de l’ordinateur de bord de telle sorte que dans les conditions de l’essai le moteur électrique suffise à propulser le véhicule sans l’aide du moteur à essence. A l’issue de l’essai les batteries sont complètement déchargées, mais le moteur thermique n’a pas tourné. La consommation est de 0 litre/100 et l’émission de CO2 de 0g/km. Maintenant, supposons qu’on refasse le même essai juste après le premier, sans avoir rechargé les batteries. Les résultats seraient tout autres.

Quelqu’un d’autre que moi dénoncera-t-il un jour la combine de l’hybride rechargeable pour passer les tests de CO2 ? Après le dieselgate, l’hybridgate ?

J’ai examiné la brochure du Prius hybride rechargeable diffusée par Toyota. Au niveau des consommations, seule la consommation correspondant à un cycle mixte est mentionnée, rien sur la consommation sur autoroute ? Bizarre, bizarre ! Toyota se moque des consommateurs et des organismes chargés des tests d’homologation des véhicules en profitant des failles de la procédure d’essai actuelle, la WLTP. J’aimerais qu’un journaliste indépendant fasse un essai comparatif entre une Prius hybride et une berline diesel de même catégorie (encombrement, équipement, puissance) sur un long trajet autoroutier. Hormis les 40 premiers kilomètres où elle fonctionnera à l’électrique, sur autoroute dégagée à 110 ou 130 km/h, le moteur électrique ne devrait pas être sollicité et le poids supplémentaire lié à ce moteur et aux batteries devrait grever la consommation d’essence. Je me trompe ? Un ami, qui a possédé une Lexus hybride, m’a dit qu’elle consommait beaucoup plus que les chiffres annoncés par le constructeur. Il fait beaucoup d’autoroute et il possède maintenant une F-Pace diesel dont la consommation de carburant le satisfait.

Je n’ai pas dit que la solution hybride rechargeable était mauvaise, j’ai seulement dit qu’elle bénéficiait outrageusement du protocole de test de CO2 visant à l’homologation. Cette voiture est excellente pour un particulier qui utilise sa voiture tous les jours et qui dispose d’une prise de courant pour la recharger chez lui et au travail. Et c’est encore mieux s’il est agent ou retraité des industries électriques et gazières, ou s’il peut se brancher gratuitement à une prise de courant dans le parking de son entreprise. Ce particulier ne consommera pas de carburant durant la semaine ou les petits trajets du week end, il n’aura besoin de faire le plein que s’il part en voyage.

La solution pour rétablir un semblant de vérité dans les tests ? Faire le plein de la voiture (essence et électricité) et la faire tourner sur un circuit à des vitesses comprises entre 50 et 130 km/h jusqu’à ce que le réservoir soit vide. Pendant ce temps on enregistre en continu le rejet de CO2 avec une sonde. Mais ce n’est même pas la peine car il est facile d’établir la relation entre la consommation de carburant et la production de CO2, je l’ai expliqué dans un précédent article.

Profiter des bonnes affaires sur le diesel

On voit bien que l’avenir est à l’électrique et à l’hybride rechargeable, mais que faire aujourd’hui ? Quel véhicule acheter ?

Je pense qu’au fur et à mesure que les taxes sur le diesel vont augmenter et que les échéances d’interdiction des diesel dans les villes vont se rapprocher, le prix des véhicules diesel, à la fois sur le marché du neuf (déstockages) et sur le marché de l’occasion va chuter. Ce sera le moment pour les gros rouleurs de faire des affaires. Pour les autres, préférez les voitures à essence de petite cylindrée en attendant que les constructeurs adaptent leur offre à la réglementation et à la fiscalité.

J’ai escaladé la dune du Pilat

Depuis le temps que j’en entendais parler ! J’ai enfin découvert ce phénomène géologique pas banal. On m’avait dit qu’il y avait des escaliers, peut-être en été ? Les derniers mètres ont été assez difficiles et j’ai dû finir à quatre pattes. Mais le jeu en vaut la chandelle, car le paysage qui s’offre en haut de cette dune est magnifique.

J’ai prélevé un échantillon de sable en haut de la dune, il est d’un beau jaune et très fin, je regrette de n’avoir plus à ma disposition de tamis pour analyse (j’en utilisais quand je travaillais dans la construction des barrages), j’aurais déterminé sa courbe granulométrique pour la comparer aux autres sables de plage.

L’AR 15, l’arme préférée des tireurs américains

La fusillade de Parland fera-t-elle enfin évoluer la législation sur le port d’armes ?

Un point commun dans les dernières fusillades aux Etats-Unis : l’AR-15, la version civile du M16.

Une version mise sur le marché pour éviter que les M16 civils (semi-automatiques) soient transformés en automatiques. L’AR-15 tire des cartouches de petit  calibre : 0,223″ (5,6 mm), mais dotées d’une grande vitesse, ce qui fait que les balles ont tendance à éclater à l’intérieur des corps des victimes, ce qui cause des blessures plus dévastatrices que celles habituellement infligées par des armes de poing, plus puissantes mais moins rapides. L’arme est nettement plus légère (2,7 kg chargeur vide et sans accessoires) qu’une AK 47 (4,3 kg chargeur vide), et a moins de recul, elle est en vente partout et on peut l’équiper de nombreux accessoires contrairement à une AK 47 qui pèse 4,3 kg à vide et qui n’est pas équipée de rails pour accessoires.

Le terroriste norvégien Anders Behring Breivik a utilisé une arme de même calibre, une Ruger Mini 14, une  version réduite et allégée de la M14, qui pèse 3 kg sans le chargeur.

Si les terroristes islamistes et la pègre marseillaise privilégient l’AK 47, c’est vraisemblablement en raison de la facilité de se la procurer sur le marché noir, à partir de surplus d’Europe de l’Est ou d’importations illicites en provenance de la Chine.

L’AR-15 est très populaire aux Etats-Unis où il est plus facile à obtenir qu’une arme de poing.

Surtout pour un jeune de 19 ans comme Nikolas Cruz, le suspect.

Alors qu’en Floride il y a une période de validation de trois jours pour les achats d’armes de poing, toute personne sans casier judiciaire peut entrer dans un magasin d’armes, attendre quelques minutes pour la vérification de ses antécédents et sortir avec un fusil de type AR-15, avec chargeurs et de munitions.

En vertu de la loi fédérale, il faut être âgé de 21 ans pour acheter une arme de poing auprès d’un armurier.

Mais les jeunes de 18 ans peuvent acheter des fusils semi-automatiques.

On ne sait pas encore comment le jeune Cruz s’est procuré l’arme. Mais les autorités ont indiqué qu’elle avait été achetée légalement.

Alors que ces armes sont beaucoup plus meurtrières que les carabines à verrou, elles sont réglementées de la même manière.

Le Congrès avait interdit les AR-15 et autres fusils semi-automatiques de 1994 à 2004.

Mais depuis l’expiration de cette loi, il y a 14 ans, dans la plupart des États, il est aussi facile d’acheter un fusil AR-15 qu’en Floride. Qui plus est,  les acheteurs peuvent également acheter l’arme en ligne ou à des foires aux armes auprès de vendeurs privés qui ne sont pas tenus d’effectuer une vérification des antécédents.

Seuls quelques états dont New York, la Californie, la ville de Washington ont légiféré sur les armes d’assaut, huit états limitent également la capacité des chargeurs utilisés lors de fusillades de masse. Cependant ces interdictions sont souvent contournées, légalement ou illégalement, grâce à des modifications mineures apportées aux armes.

Fixer une vis à un tournevis avec du scotch

prise murale avec terreCette vielle prise de courant était cassée, je l’ai démontée et réparée puis je l’ai refixée. J’avais oublié de positionner la vis du dessus et comme j’avais eu du mal à trouver l’alignement entre la vis du dessous et l’écrou prisonnier, je n’ai pas eu envie de redémonter la prise. Pas moyen de glisser la vis avec mes doigts, car la prise, située sous un placard, est peu accessible et la fiche de terre gênait, j’ai essayé avec une pince à épiler sans succès. Du coup j’ai eu l’idée d fixer la vis à l’extrémité du tournevis, avec un petit bout de scotch (ruban adhésif transparent). La vis est entrée facilement et a été facile à visser. Le scotch est resté sur le tournevis, pas sur la vis. Cette astuce n’est sans doute pas inédite, mais elle est facile à mettre en oeuvre. On peut parvenir au même résultat avec un tournevis dont l’extrémité est aimantée, à condition que la vis soit attirée par l’aimant, ça ne marchera pas si elle est en laiton ou en acier inoxydable austénitique.

Ci-dessous le tournevis (électrique) avec la fis scotchée à son extrémité :

tournevis avec vis

Le même une fois la vis fixée, on voit que le scotch est resté sur la vis :

tournevis sans vis

Le gazole des voitures est le seul qui soit nuisible à l’environnement

Même si les voitures diesel consomment moins de carburant que les voitures à essence, même si elles rejettent moins de CO et de C02 dans l’atmosphère, même si elles sont équipées de pots catalytiques et de filtres à particules, elles polluent plus que les voitures à essence, plus que les taxis diesel, plus que les poids lourds, plus que les bateaux de pêche à moteur diesel et plus que les chaudières au fuel.

Etonnant, non ?

Je pensais qu’au litre de fuel ou de gazole (c’est la même chose à part le prix et la couleur) consommé, c’étaient les chaudières au fuel qui étaient les plus polluantes, surtout les vieilles, celles des années 1970, qui ne sont équipées ni de pot catalytique ni de filtre à particules, puis les bateaux de pêche, les poids lourds et les taxis, à égalité avec les voitures.

Mais non, ce sont les voitures diesel qui polluent le plus, Ségolène Royal l’a dit, Nicolas Hulot l’a dit, et le gouvernement l’a fait : il a été décidé d’augmenter les taxes sur le gazole de 2,6 centimes par an pendant 4 ans. Pour les voitures particulières seulement, pas pour les taxis, les poids lourds, les bateaux de pêche et le chauffage.

Les taxis, qui parcourent en moyenne 70 000 km exclusivement en ville vont pouvoir continuer à rouler au gazole. Les pêcheurs vont continuer à brûler une ressource limitée (le pétrole) pour arracher des mers une ressource limitée et en voie d’extinction pour certaines espèces de poissons et de fruits de mer. Les transporteurs de charger des camions et pas des trains. Les mordus du chauffage au fuel de polluer leurs voisins.

Ces exceptions au profit des taxis, des poids lourds et des pêcheurs justifie a posteriori l’efficacité de leurs mouvements de grèves des années passées. Le gouvernement a tellement peur de les énerver qu’il les exempte d’office d’une mesure d’intérêt public.

Parallèlement, le gouvernement a décidé d’abaisser les seuils du bonus malus écologique pour les voitures particulières. Avec les nouveaux seuils, seules les voitures diesel pourront échapper au malus.

Est-ce qu’en compensation de l’augmentation du prix du gazole, celui de l’essence va baisser ?

Ce n’est pas possible

Thomas.

Ce n’est pas possible. Je me répète ça des dizaines de fois pas jour. Comment aurait-on pu imaginer une chose pareille, comment peut-on comprendre et accepter.

Dans 15 jours nous devions passer nos vacances ensemble, toi, Juliette, mon fils et moi.

Les vacances d’été, ça me rappellera toujours toi. Nous passions tous nos étés ensembles à Plein Soleil depuis que nous sommes nés. Il y avait ces running gag qui nous duraient toutes les vacances, les moments dans la piscine, les goûters dans la pénombre de la cuisine pour ne pas avoir trop chaud. Ces repas familiaux où on parlait trop, trop vite et où on éclatait de rire.

On est né la même année, toi avant moi et tu as toujours été un peu plus vieux que moi de quelques mois. Maintenant les choses vont s’inverser, l’année prochaine j’aurai 30 ans, tu n’en auras toujours que 29. Je vais vieillir et tu seras toujours jeune. Le petit dernier pour tes parents, le plus jeune de mes cousins, le jeune Thomas éternellement jeune.

On a fait médecine ensemble avec les difficultés et les moments de doutes qu’induisent ces trop longues études. Et on a réussi ensemble. On a choisi cette belle discipline qu’est la médecine générale avec toutes les possibilités qu’elle offre. Après 11 ans d’études, on en voyait enfin le bout et on pouvait se projeter.

Ta vie, elle est bien remplie, pleine de famille, de rires, d’amis, d’amour, de réussite. Ta vie, elle était de 0 à 29 ans. Elle n’est pas autre chose. Et nous, on a beaucoup de chagrin parce qu’on ne le savait pas.

Sigolène

le chagrin et la colère

Il faut savoir pardonner à ses ennemis

C’est dans la peine qu’on reconnaît ses amis et ses ennemis, il en est des relations amicales, professionnelles et amoureuses. On peut se tromper sur les gens, ne pas appeler au bon moment, mal interpréter leurs sentiments, être en colère contre eux et le regretter après.

Chacun a son parcours, il ne m’appartient pas de juger, j’ai dit du mal de ceux qui m’ont blessé, je le regrette. J’ai blessé certaines personnes aussi, au-delà de la raison, ils sauront se reconnaître.