Quel est votre avis sur EDF et sur le nucléaire civil ?

Je prépare un article sur EDF, dans lequel j’expliquerai comment l’Etat Français a failli plombé un des fleurons de son industrie, dans lequel j’évoquerai l’avenir du nucléaire, comment gérer la fermeture des centrales 900 MW : Tricastin, Fessenheim, Gravelines, Bugey, Dampierre, Chinon, St-Laurent et Cruas, et comment dissuader EDF de construire de nouvelles centrales non rentables, en France ou à l’étranger, et les énergies renouvelables : hydraulique, éolien, géothermique, etc.
J’expliquerai les enjeux de la fermeture programmée de Fessenheim et le rôle positif de Ségolène Royal, une ministre qui connaît très bien l’électricien public.
Merci à ceux qui voudront bien me communiquer des informations, des opinions ou des arguments pour construire cet article.

Conseil municipal express à Saint-Quay-Portrieux

J’ai assisté au conseil municipal du 27/01/2017. Il a duré environ 30 minutes, il est vrai qu’il n’y avait que 6 points à l’ordre du jour, ce qui est inhabituel à Saint-Quay-Portrieux.

Thierry Simelière, le maire, a apporté des précisions sur le déroulement des travaux en cours au Portrieux, il a indiqué qu’il avait rencontré tous les commerçants, afin d’évoquer les nuisances occasionnées par le chantier.

J’ai été étonné par l’apathie des conseillers car il n’ont posé aucune question sur ce dossier important. L’adjoint aux travaux, Marcel Quélen, a communiqué les noms des entreprises retenues pour effectuer ces travaux. Il a annoncé les montants en s’emmêlant dans les chiffres, confondant les milliers d’euros et les millions d’euros dans l’attribution du gros-oeuvre à l’ entreprise EUROVIA  et ça a fait rire la faible assistance du public .

Qualité de l'eau à Saint-Quay-PortrieuxLa réunion s’est terminée avec une question diverse abordée par Thierry Simelière, sur la qualité de l’eau. La revue  QUE CHOISR a signalé dans ses colonnes que l’eau était de mauvaise qualité dans notre commune ainsi qu’a Binic Etables. Le maire a affirmé que le prélèvement incriminé avait été effectué sur un branchement plomb privé. Il n’y a donc aucune inquiétude à avoir car les branchements plomb sont remplacés progressivement par du polyéthylène (renseignement pris auprès de Veolia).

Je me suis demandé pourquoi le maire avait réuni son conseil pour aborder si peu de sujets, sans doute a-t-il de moins de temps à consacrer à notre commune, car très occupé par sa candidature aux législatives et par sa communication avec la presse locale, notamment pour essayer de faire croire qu’il va faire venir de nouveaux habitants à Saint-Quay-Portrieux .

Déclaration d’intérêts et d’activités de François Fillon

Les déclarations d’intérêt et d’activités des députés et d’autres élus majeurs est disponible sue le site de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie publique. Les déclarations de situation patrimoniale ne sont malheureusement disponibles que pour les ministres.
J’ai consulté la déclaration d’intérêt et d’activités du député François Fillon et j’ai relevé en page 4 les activités professionnelles exercées à la date de l’élection par le conjoint : “collaborateur revue des deux mondes”.
Tout semble légal. Légal oui, mais moral ?

Voir aussi : delanopolis.fr

Rachida Dati aurait-elle dénoncé François Fillon ?

L’affaire Pénélope Fillon, au-delà des conséquences immédiate sur la campagne de François Fillon, met le feu des projecteurs sur l’enveloppe mensuelle de 9561 € accordée aux parlementaires en sus de leurs indemnités et avantages divers, pour rémunérer leurs collaborateurs.
Les explications de François Fillon ne m’ont pas convaincu, mais je me dis que si Pénélope Fillon n’a occupé qu’un emploi fictif, et que son mari rémunérait par ailleurs deux autres attachés parlementaires, à hauteur d’un peu plus de 2000 € chacun, ça voudrait dire qu’il n’avait pas besoin de 9561 € pour se faire assister dans son travail. Si François Fillon n’avait pas besoin de la totalité de son enveloppe, qu’en est-il des députés de second plan ?
Qui a cafté ? Le coup viendrait-t-il de Rachida Dati, furieuse d’avoir été évincée au profit de NKM dans l’investiture des législatives ? Ce tweet du 9 juillet 2014 prouve qu’elle avait connaissance de certains faits :

Un premier pas vers la reconnaissance du vote blanc

Les résultats définitifs du 1er tour de scrutin des élections primaires citoyennes ont été proclamés mercredi. Les chiffres semblent cohérents avec les estimations, et la polémique sur la participation est retombée.

J’ai noté que contrairement à l’habitude, les bulletins blancs et nuls ont été comptabilisés séparément et les pourcentages des candidats ont été calculés par rapport au nombre de voix et non par rapport au nombre de suffrages exprimés.

Un premier pas vers la reconnaissance du vote blanc ?

J’ai recopié les chiffres de la Haute Autorité dans les deux premières colonnes, et j’ai rajouté une colonne en rouge avec les pourcentages des suffrages exprimés.

Il y aura vraisemblablement plus d’abstentions au deuxième tour qu’au premier, comment seront calculés les pourcentages ? Par rapport aux votants ou aux suffrages exprimés ?

photo candidat voix % votants % exprimés
Benoît
Hamon
596 647  36.03 36.51
Manuel
Valls
521 238 31.48 31.90
  Arnaud
Montebourg
 290 070 17.52 17.75
  Vincent
Peillon
112 718  6.81 6.90
  François
de Rugy
 63 430  3.83 3.88
  Sylvia
Pinel
33 067  2.00 2.02
  Jean-Luc
Bennahmias
16869 1.02 1.03
Blancs 11766 0.70   100
Nuls 11766 0.61
 Totaux 1 655 919 100

Quand la bourse va, tout va

Je parodie la citation “Quand le bâtiment va, tout va” (Martin Nadaud, 5 mai 1850).

Le Dow Jones, l’indice boursier de la bourse américaine vient de franchir le seuil symbolique de 20 000 points. En France, le Cac 40, qui avait frôlé les 7000 (6944,77 le 04/09/2000) remonte mais peine à dépasser la barre des 5000. Les indices boursiers sont des révélateurs de la bonne santé des économies et la hausse de la bourse est plus profitable à l’économie, à l’emploi et au bien-être que la hausse de l’immobilier.

Le mariage pour tous : l’argent et la politique

Les affaires

Pénélope Fillon aurait perçu des rémunérations via les enveloppes parlementaires de François Fillon et  de Marc Joulaud, son suppléant, et de la Revue des deux Mondes.

Emmanuel Macron aurait consacré ses six derniers mois à Bercy au lancement de son mouvement En Marche et utilisé 120 000 € d’argent public pour les agapes de pré campagne.

L’Europe réclame 339.000 euros à Marine Le Pen pour avoir rémunéré deux assistants parlementaires, alors que ces derniers auraient en réalité été employés par le Front national.

Dans le passé :

Henri Emmanuelli* a été condamné le 16 décembre 1997 à dix-huit mois de prison avec sursis pour “recel et complicité de trafic d’influence” et à deux ans de privation de ses droits civiques (affaire Urba Gracco).

Alain Juppé* a été condamné en 2004 à 18 mois de prison avec sursis pour avoir employé, pour son parti, sept permanents censés travailler à la ville de Paris.

En décembre 2011, Jacques Chirac est condamné à deux ans de prison avec sursis pour “détournement de fonds publics”, “abus de confiance”, “prise illégale d’intérêts” et “délit d’ingérence”.

(*) Henri Emmanuelli et Alain Juppé étaient des boucs émissaires.

L’argent

Un point commun dans ces affaires : l’argent, avec les frais de mandat, les sommes allouées aux députés pour rémunérer leurs collaborateurs, ou les détournements de fonds publics.

L’enveloppe des députés

Il faut savoir qu’outre une rémunération de 7142,75 € (sans compter les indemnités spéciales, destinées à compenser des sujétions attachées à l’exercice de certaines fonctions), la gratuité du train en première classe, 80 vols gratuits par an entre Paris et sa circonscription et 12 vols pour toute autre destination en France, le député dispose d’une enveloppe de 9561 € mensuels pour rémunérer de 1 à 5 collaborateurs.

Le député est libre de choisir ses collaborateurs, de les recruter et de les licencier.

François Fillon n’est pas le seul à avoir employé son épouse, actuellement plus de 20% des députés emploient leur conjoint ou leurs enfants.

En soi, il n’est pas anormal de faire travailler ses proches, ça se passe aussi dans le monde de l’entreprise, le problème vient des emplois fictifs, non seulement pour les fonctions politiques, mais aussi dans l’administration et dans les entreprises publiques et privées.

Les commandes bidon

Un autre moyen de détourner de l’argent public est de rémunérer des études ou des rapports plus ou moins bidon, confiés à des bureaux d’études ou à des particuliers*. Ou à surpayer des fournitures ou des travaux afin d’aider des proches ou de percevoir des rétro commissions.

(*) Xavière Tibéri

Comment s’en sortir ?

Quelques pistes, à vous d’en imaginer d’autres :

– Réduire de façon drastique le montant de l’enveloppe des députés,

– exiger pour chaque collaborateur, comme c’est le cas dans l’administration, dans les entreprises, une présence minimum sur le lieu de travail (pointage ou émargement d’une feuille de présence) et un entretien annuel faisant le bilan des compétences et du travail exécuté et fixant les objectifs pour l’année à venir.

L’arbre qui cache la forêt

L’affaire Pénélope est un révélateur de plus des mauvaises pratiques en politique. En même temps, dès qu’une personnalité politique s’affiche au premier plan, les journalistes politiques enquêtent tous azimuts sur sa vie publique et privée et finissent souvent par trouver une affaire à étaler.

François Fillon et Emmanuel Macron étant tous les deux bien placés pour la Présidentielle, ce n’est pas un hasard si les affaires qui sortent les concernent en priorité.

Et on finit par s’apercevoir que les pratiques dénoncées sont courantes et que derrière l’arbre, il y a une forêt.

Post Scriptum qui n’a rien à voir :

Manuel Valls a tort à mon avis de tirer à boulets rouges sur Benoît Hamon. Benoît Hamon a un programme, Manuel Valls n’en a pas. En politique, pour gagner, il faut parler de soi et de son programme et ne pas parler de son adversaire. Par ailleurs, le revenu universel n’est pas une ineptie, loin s’en faut, ce n’est pas une idée de gauche et son coût, dans la mesure où il serait versé sous forme de crédit d’impôt à ceux qui en paient, dans la mesure où il remplacerait les différentes aides sociales, RSA, APL, allocations familiales, etc. et dans la mesure où il permettrait de venir en complément du SMIC, me semble une idée à développer, à débattre et à expliquer.

La Haute Autorité des Primaires Citoyennes s’enferre

Communiqué de la Haute Autorité des Primaires Citoyennes – 23 janvier 2017

…/ La communication intermédiaire, notamment les chiffres de participation donnés à 00 h 45 sur le site web des www.primairescitoyennes.fr et les chiffres de participation et résultats donnés ce matin à 10 h 00 ont généré une incompréhension en ce que la participation était bien mise à jour, alors que les pourcentages des scores par candidat ne l’étaient pas. /…

Les explications de la Haute Autorité, loin d’apaiser le débat, sèment encore plus le trouble.

Comment les chiffres ont-ils été maquillés ?

Entre les résultats donnés lundi à 0h45 et ceux donnés lundi à 10h00, tout le monde a relevé que le nombre de voix avait augmenté d’un peu plus de 350 000, et que les pourcentages de chaque candidat avaient augmenté proportionnellement, d’environ 28%.

Une règle de trois ?

J’ai subodoré que la Haute Autorité avait décidé d’augmenter artificiellement la participation en ajoutant 350 000 électeurs et en répartissant proportionnellement les voix entre chaque candidat. En faisant une règle de trois dans un tableur Excel.
Mais ce qui me dérangeait dans cette hypothèse, c’est que le rapport des voix entre les deux estimations était presque identique, mais pas tout à fait, il varie entre + 27,92 % pour Sylvia Pinel, et + 28,25 % pour Jean-Luc Bennhamias, l’hypothèse de la règle de trois n’était pas complètement validée.

Le nombre magique

Je ne voulais pas renoncer à trouver l’explication et j’ai testé une autre hypothèse. Au lieu de partir du nombre de voix, je suis parti des pourcentages à 2 décimales donnés à 0h45. Ces pourcentages sont évidemment arrondis, puisqu’ils ne tiennent pas compte des autres chiffres après la virgule. J’ai cherché par quel nombre multiplier ces pourcentages pour obtenir exactement le nombre de voix de chaque candidat.
Et j’ai trouvé le nombre magique : 1 601 138 ! En multipliant ce nombre par les pourcentages des candidats publiés à 0h45 : 36,35 %, 31,11 %, 17,52 %, 6,85 %, 3,88 %, 1,97 %, 1,01 %, 1,30 %, on obtient respectivement 582 014, 498 114, 280 519, 109 678, 62 124, 31 542, 16 171, 20 815, soit exactement les nombres de voix des candidats publiés à 10h00. Exactement, pas tout à fait, il manque une voix à Jean-Luc Bennahmias, c’est l’exception qui confirme la règle.

Les résultats :

Dans le tableau ci-dessous, les résultats publiés par la Haute Autorité lundi à 0h45 et à 10h00 et en rouge le nombre magique 1 601 138 réparti proportionnellement aux pourcentages :

00:45 10:00 1 601 138
photo candidat % voix % voix x %
Benoît
Hamon
 36.35 454 041  36.35 582 014 582 014
Manuel
Valls
31.11 388 603 31.11 498 114 498 114
  Arnaud
Montebourg
17.52  218 885 17.52 280 519 280 519
  Vincent
Peillon
 6.85  85 575  6.85 109 678 109 678
  François
de Rugy
 3.88  48 521  3.88 62 124 62 124
  Sylvia
Pinel
 1.97 24 657  1.97 31 542 31 542
  Jean-Luc
Bennahmias
1.01 12 609 1.01 16 172 16 171
blancs et nuls 1.30 16 235 1.30 20 815 20 815
 Totaux : 99.99 1 249 126 99.99 1 600 978 1 600 977

Il faut sauver le soldat Valls

Les primaires de la Belle Alliance Populaire ont placé Manuel Valls en deuxième position au premier tour.
L’ex premier ministre doit faire face à la fois :
1) aux frondeurs socialistes et à l’extrême gauche, mécontents de la politique social démocrate du gouvernement et en particulier très remontés contre la loi El Khomri,
2) à la droite et à l’extrême droite, mécontents de la politique de François Hollande, entre autres du Mariage pour Tous et de l’augmentation des impôts que paient les classes moyennes.
3) A la rancœur de François Hollande vis-à-vis de son ancien premier ministre et à son mépris affiché pour ces primaires auxquelles il se mord les doigts de n’avoir pas pu participer.
Qui plus est, le vote a été biaisé, car les primaires étant ouvertes à tous, sont venus voter, non seulement les sympathisants du Parti Socialiste (seulement 37%), mais aussi l’extrême gauche, le Centre, la Droite et le Front National. Et on s’aperçoit que parmi les électeurs de Manuel Valls, 56% sont sympathisants socialistes, alors qu’ils ne sont que 37% chez Benoît Hamon et 34% chez Arnaud Montebourg.
Le même phénomène s’était produit aux primaires de droite où des sympathisants de gauche étaient allés voter Alain Juppé pour barrer la route à Nicolas Sarkozy.
Les chiffres du sondage Harris Interactive réalisé hier dimanche à la sortie des urnes :

Electorat Gauche hors PS Parti Socialiste Droite Centre FN Sans préférence Autres
Benoît Hamon  32 37 10 12  9
Manuel Valls 14 56 14 11 5
Arnaud Montebourg  22 34 25 13  6
Ensemble 22 37 18 15 8

D’après ce sondage, il n’y avait que 37% de sympathisants socialistes parmi les électeurs. Sur la base d’une participation de 1,5 millions, cela ne représente que 550 000 personnes.
Seule une forte mobilisation au second tour des sympathisants du parti socialiste pourrait faire gagner Manuel Valls.

Participation à la Belle Alliance Populaire ?

Quelle a été la participation au premier tour ?

Un tweet des Primaires citoyennes @lesprimaires posté dimanche 22 janvier 2017 à 22:43 donnait la participation : 1 337 820 votants sur 79,54% des bureaux de vote :

En même temps, sur le site http://www.lesprimairescitoyennes.fr/, lors de la mise à jour de 23h, le compteur de participation avait mystérieusement disparu.

Une participation plus proche de 1,5 millions ?

J’ai calculé cette participation en totalisant le nombre de voix de chaque candidat à partir des chiffres publiés sur le site des primaires citoyennes lors de la dernière mise à jour, ce lundi matin à 0h45 : la participation est de 1 249 126 votants.
Thomas Clay, le président de la haute autorité avait annoncé dimanche à 20h30 une fourchette de participation, “entre 1,5 et 2 millions”, en précisant avec optimisme : “sans doute plus proche des 2 millions”. Au final elle sera vraisemblablement plus proche de 1,5 million.

% voix
Benoît Hamon  36.35 454 041
Manuel Valls 31.11 388 603
  Arnaud Montebourg 17.52  218 885
  Vincent Peillon  6.85  85 575
  François de Rugy  3.88  48 521
  Sylvia Pinel  1.97 24 657
  Jean-Luc Bennahmias 1.01 12 609
Votes blancs et nuls 1.30 16 235
 Totaux : 100.00 1 249 126

On attend impatiemment les résultats définitifs.