Une pépite d’or géante


Une pépite d’or géante !


Combien peut-elle bien peser ?


488 g, plus que le reliquaire en or du cœur d’Anne de Bretagne !

La pépite est en réalité une pierre calcaire ramassée sur le plateau de Caussols et dorée à la bombe aérosol par une amie artiste. Le résultat est bluffant. Une vraie pépite d’or du même volume aurait une masse d’environ 3,5 kg.

Le nid d’aigle de Gourdon

En arrivant à Gourdon, je me suis rappelé que j’y étais déjà passé il y a bien longtemps, dans les années 1980. Depuis ma dernière visite, le village a suivi l’évolution des villages touristiques avec de nombreuses échoppes et restaurants. Des produits locaux, ou étiquetés comme tels, verrerie, savons, eaux de toilette, parfums, nougats, miels, etc.

Le nom originel du village, il y a 1000 ans environ, était “Gordone” ce mot pourrait venir du gaélique Gor qui signifie grand et de Dún qui désigne un fort et qui se prononce Donne en gaélique irlandais, comme la ville d’Irlande Dún Laoghaire (prononciation Donne Liri).


Même avec un ciel gris, la vue est époustouflante.


Photo partielle du panoramique en céramique.


Le marronnier a poussé vite !


Comme dans beaucoup de vilages, beaucoup de pots de fleurs devant les maisons.


Le petit flûtiste


Les confiseries


Les parfums

langue et religion

CredoLe lien entre la religion et la langue est souvent primordial, comme dans les trois grandes religions monothéistes que sont le Judaïsme, l’Islam et le Christianisme, avec l’hébreu, l’arabe et le latin. Les juifs et les musulmans continuent à utiliser les langues de leurs textes sacrés, mais à l’issue du concile Vatican 2, les catholiques ont abandonné leur langue liturgique, le latin. Coïncidence ou pas, la pratique du catholicisme régresse depuis.

Renoncer au latin, une décision funeste

Quand j’étais enfant, la messe se disait en latin, on connaissait les paroles par coeur et pour beaucoup, la signification de chaque mot, il faut dire que dans les campagnes la plupart des gens étaient bilingues, capables de parler  une langue régionale ou un patois et le français, ce qui leur donnait plus de facilité à apprendre les rudiments d’une troisième langue. Je me souviens du curé du village de Lagrave, dans le Tarn, qui parlait le latin comme nous parlons aujourd’hui l’anglais.

En même temps j’apprenais le latin, en classe de 6ème, nous sommes en 1963, c’est le début de l’application de la “prononciation restituée” du latin, qui s’oppose à la prononciation à l’italienne du latin de messe et à la prononciation à la française du latin des érudits.

A chaque religion sa langue

Je trouvais paradoxal que cette langue que j’entendais à la messe soit qualifiée de langue morte  au lycée. Je me rends compte aujourd’hui que si l’enseignement s’était appuyé sur la traduction et l’étude de la syntaxe des textes du rituel catholique, textes répétés tous les dimanches, plutôt que sur le récit de la guerre des Gaules de Jules César, j’aurais appris le latin plus facilement.

Mais c’eut été évidemment impossible, en raison de la séparation de l’église et de l’état et parce que l’école est laïque, c’est pourtant ce que font les juifs et les musulmans dans leurs écoles, et c’est ce lien entre la langue et la religion qui donne de la force à cette dernière.

Les deux versions du Credo

Voyez la beauté de ces deux versions du “Credo” (le symbole des apôtres suivi du symbole de Nicée-Constantinople) et voyez comme il est facile d’en comprendre chaque mot (chacun d’entre eux a donné naissance à son équivalent en français) et la construction de chaque phrase :

Le credo des apôtres
Credo in Deum, Patrem omnipotentem,
Creatorem caeli et terrae.
Et in Iesum Christum, Filium eius unicum, Dominum nostrum:
qui conceptus est de Spiritu Sancto,
natus ex Maria Virgine,
passus sub Pontio Pilato, crucifixus,
mortuus, et sepultus,
descendit ad inferos,
tertia die resurrexit a mortuis,
ascendit ad caelos,
sedet ad dexteram Dei Patris omnipotentis,
inde venturus est iudicare vivos et mortuos.
Credo in Spiritum Sanctum,
sanctam Ecclesiam catholicam,
sanctorum communionem,
remissionem peccatorum,
carnis resurrectionem,
vitam aeternam.
Amen.
Je crois en Dieu, le Père Tout-puissant,
Créateur du Ciel et de la terre ;
et en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur,
qui a été conçu du Saint-Esprit,
est né de la Vierge Marie,
a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié,
est mort et a été enseveli,
est descendu aux enfers,
le troisième jour est ressuscité des morts,
est monté aux cieux,
est assis à la droite de Dieu le Père Tout-puissant,
d’où il viendra juger les vivants et les morts.
Je crois en l’Esprit saint,
à la sainte église catholique,
à la communion des saints,
à la rémission des péchés,
à la résurrection de la chair,
à la vie éternelle.
Amen.
Le Credo de Nicée-Constantinople
Credo in unum Deum,
Patrem omnipoténtem,
factόrem cæli et terræ,
visibílium όmnium, et invisibílium.
Et in unum Dόminum Iesum Christum,
Fílium Dei unigénitum.
Et ex Patre natum ante όmnia sæcula.
Deum de Deo,
lumen de lúmine,
Deum verum de Deo vero.
Génitum, non factum,
consubstantiálem Patri :
per quem όmnia facta sunt.
Qui propter nos hόmines,
et propter nostram salútem
descéndit de cælis.
Et incarnátus est de Spíritu Sancto ex María Vírgine :
et homo factus est.
Crucifíxus étiam pro nobis :
sub Pόntio Piláto passus, et sepúltus est.
Et resurréxit tértia die,
secúndum Scriptúras.
Et ascéndit in cælum :
sedet ad déxteram Patris.
Et íterum ventúrus est cum glόria
iudicáre vivos, et mόrtuos :
cuius regni non erit finis.
Et in Spíritum Sanctum,
Dόminum, et vivificántem :
qui ex Patre Filiόque procédit.
Qui cum Patre, et Filio
simul adorátur, et conglorificátur :
qui locútus est per Prophétas.
Et unam, sanctam, cathόlicam et apostόlicam
Ecclésiam.
Confíteor unum baptísma
in remissiόnem peccatόrum.
Et expécto resurrectiόnem mortuόrum.
Et vitam ventúri sǽculi.
Amen.
Je crois en un seul Dieu,
le Père Tout-Puissant,
Créateur du ciel et de la terre
de l’univers visible et invisible.
Je crois en un seul Seigneur, Jésus-Christ
le Fils unique de Dieu,
né du Père avant tous les siècles
Il est Dieu, né de Dieu,
Lumière, né de la Lumière,
vrai Dieu, né du vrai Dieu,
engendré, non pas créé,
de même nature que le Père,
et par Lui tout a été fait.
Pour nous les hommes, et pour notre salut,
Il descendit du ciel ;
par l’Esprit Saint,
Il a pris chair de la Vierge Marie,
et S’est fait homme.
Crucifié pour nous sous Ponce Pilate,
Il souffrit sa passion et fut mis au tombeau.
Il ressuscita le troisième jour,
conformément aux Écritures,
et Il monta au ciel ;
Il est assis à la droite du Père.
Il reviendra dans la gloire,
pour juger les vivants et les morts ;
et son règne n’aura pas de fin.
Je crois en l’Esprit Saint,
qui est Seigneur et qui donne la vie ;
Il procède du Père et du Fils ;
avec le Père et le Fils,
Il reçoit même adoration et même gloire ;
Il a parlé par les prophètes.
Je crois en l’Église,
une, sainte, catholique et apostolique.
Je reconnais un seul baptême
pour le pardon des péchés.
J’attends la résurrection des morts,
et la vie du monde à venir.
Amen.

Le déclin du catholiscisme depuis Vatican II :

la prononciation restituée du latin

La faune et la flore de Mouans-Sartoux

Mouans-Sartoux, une commune d’une dizaine de milliers d’habitants située à une dizaine de kilomètres au nord de Cannes, c’est là que je vais passer la semaine du 1er mai. Arrivé dimanche soir en TGV, heure, après un trajet sans encombre depuis Paris. 5h21 de voyage c’est beaucoup, heureusement le train n’était qu’à moitié rempli et les sièges en première sont très confortables. Une première classe accessible pour quelques euros de plus. Pluie sur Paris et foule vêtue de noir, soleil sur Cannes, bermudas et T shirts.

Cannes

L'Hôtel du Nord de Cannes
La façade face à la gare SNCF de Cannes avec le célèbre hôtel du nord et son sex shop au rez de chaussée. Cet hôtel miteux est le pire de toute la ville de Cannes : il est classé bon dernier par tripadvisor, 7 personnes sur 12 l’ayant jugé horrible, il est classé 121/126, mais les hôtels qui le suivent dans le classement n’ont reçu aucun avis à ce jour.

Mouans-Sartoux

La Fête du Miel à Mouans-Sartoux
A Mouans-Sartoux, la fête du miel bat son plein.

Eclaté d’une ruche.

La Fête du Au Miel à Mouans-Sartoux
Au milieu de la foule, ce monsieur était fier de montrer son iguane, l’animal a pris la couleur de sa peau et de son T shirt. C’est une femelle, âge de deux ans, elle n’est pas agressive et se laisse caresser sans rechigner.

La Fête du Miel à Mouans-Sartoux
Un stand était plus achalandé (+ de chalands) que les autres, j’en ai déduit que le miel du producteur devait être un des meilleurs, l’étiquette faisait artisanale contrairement à d’autres plus élaborées, j’ai demandé à Marc ce qui différenciait le miel bio des autres, il m’a dit  que c’étaient les matériaux utilisés pour les ruches qui devaient être qualifiés bio, c’est vrai que le miel est bio par essence, à moins que les abeilles aient butiné des fleurs de maïs ou de colza transgéniques. Son miel de garrigue est surtout à base de fleurs de thym, mais comme il y a d’autres fleurs que le thym dans la garrigue, il a préféré ce dernier terme. En tout cas, Mimi, la jeune chatte a flairé que le miel sentait bon.

Une terrasse au soleil

Une Terrasse au Soleil
Lundi matin, la terrasse ensoleillée.

Fleur de Courgette
Gros plan sur une fleur de courgette.

Fleur de Citronnier
Et sur une fleur de citronnier.

https://denez.com : navigation sécurisée

Le site denez.com vient de passer en https : HyperText Transfer Protocol Secure. C’est pour les visiteurs une sécurité renforcée avec la confidentialité des données reçues ou envoyées.

J’ai changé tous les liens internes du site de http://denez.com en https://denez.com, mais il se peut que quelques incohérences subsistent, je verrai cela dans les jours qui suivent.

Lorsque vous tapez l’adresse denez.com, la connexion n’apparaît pas comme sécurisée, mais dés que vous cliquez sur la boule magique ou sur un lien, le site passe en sécurisé avec l’affichage https://denez.com.

Bonne navigation, en toute sécurité.

Voitures radar privées et C02

A picture taken on February 24, 2017 in Evreux, northwestern France shows the radar apparatus during the presentation of the radar control car. / AFP PHOTO / CHARLY TRIBALLEAU

Plus on roule vite, plus on a d’accidents

Pour les pouvoirs publics, la sécurité routière est avant tout liée à la vitesse : plus on roule vite, plus on a d’accidents. Oubliés les accidents liés à l’état des routes, aux poids lourds en surcharge, aux non respect des priorités, aux changements de direction sans clignotants, aux piétons qui traversent téléphone à l’oreille (et parfois avec une poussette ou des enfants) alors que le feu vient de passer au vert, aux cyclistes qui grillent les feux rouges, etc. L’excès de lenteur peut être dangereux, rappelez-vous la conductrice du bus scolaire à Millas, qui s’est engagée sur le passage à niveau à la vitesse de 12 km/h pour s’immobiliser ensuite au milieu de la voie ; si elle avait abordé l’intersection à 50 km/h, elle aurait eu assez d’élan pour casser aussi la barrière située de l’autre côté de la voie et dégager ainsi son bus. Rouler à une vitesse anormalement réduite (60 sur route, 80 sur autoroute) est d’ailleurs prohibé par le code de la route, et sanctionné.

Grâce aux GPS, il est relativement facile d’éviter d’être flashé par les radars fixes, et dans une moindre mesure par les radars mobiles, aussi les pouvoirs publics, dans leur grande sagesse, ont décidé de lancer une flotte de 323 voitures radar pilotées par des conducteurs privés, qui vont sillonner les routes de France 8 heures par jour et 365 jours par an pour traquer les délinquants du champignon. Pour ma part, je roule beaucoup (5000 km les deux derniers mois), et lorsque la circulation est fluide, je cale mon régulateur de vitesse 2 ou 3 km/h en dessous de la vitesse limite. Je suis parfois dépassé par d’autres véhicules, surtout des véhicules commerciaux, camionnettes et fourgons, mais avec un écart de vitesse de quelques km/h, peu dangereux quand la voie est libre. En revanche, sur le boulevard périphérique parisien et sur les autoroutes d’île de France, je vois de temps en temps des fous du volant zigzaguer à grande vitesse entre les files de voitures, ceux-là sont vraiment dangereux et ils devraient être arrêtés sur le champ, mais je doute de l’efficacité du nouveau dispositif sur des voitures volées ou portant de fausses plaques.

323 voitures radar, 365 jours par an, 8 heures par jour, à une vitesse moyenne de 80 km/h, des Peugeot 308 essence émettant 112 g de CO2 par km, ça produira 8 450 tonnes de CO2, soit 4 millions de m3, ou 5 millions de litres d’essence, aux frais du contribuable… et de la planète !

Mais l’écologie ne fait pas le poids en regard des vies sauvées et des centaines de millions d’euros d’amendes au crédit du trésor public.

Espérons seulement que la présence de ces dispositifs sur les voitures radars ne perturbera pas la visibilité des conducteurs privés au point de créer des accidents en plus.

Sécurité routière ou gros sous ?

95% des amendes concernent des excès de vitesse de moins de 20 km/h au-dessus de la vitesse autorisée, et 50% des amendes concernent de très petits excès de vitesse, de 1 à 5 km/h au-dessus de la vitesse autorisée, déduction faite de la marge d’erreur. Pour les gros rouleurs, ceux qui parcourent la France du nord au sud, d’est en ouest, sur route et sur autoroute, et passent quotidiennement devant des dizaines voire des centaines de radars fixes, ceux qui ont perdu presque tous leurs points, un par un, pour des excès de vitesse minimes, ceux qui sont confrontés plusieurs fois par jour à des refus de priorité et à des conduites dangereuses, le discours sécuritaire centré sur la vitesse passe mal, comme les stages de récupération de points auxquels ils doivent participer avec un grand sentiment d’injustice.

D’autres solutions existent

Le LAVIA, dont j’ai parlé dans l’article un régulateur de vitesse intelligent, permettrait de mettre fin aux excès de vitesse involontaires, ces dépassements de la vitesse autorisée du conducteur prudent qui regarde la route au lieu de garder les yeux rivés sur son compteur.
Il permettrait également, à condition qu’il ne puisse pas être désactivé, prévenir les grands excès de vitesse, les excès de vitesse volontaires des chauffards.
Et pour les véhicules non équipés de LAVIA, les programmes GPS (Waze, Here we go, Google Maps, Coyote, etc.) pourraient enregistrer en temps réel la vitesse et la position des automobiles et communiquer les excès de vitesse au centre national de traitement des infractions routières. Autrement dit, vous utilisez une application GPS = vous autorisez le service à communiquer votre vitesse.
Le rôle des autorités se bornerait à vérifier la conformité des véhicules et en particulier l’absence de détecteurs électroniques de radars illicites (fréquences radio).

Un deuxième jour de solidarité en attendant la semaine de solarité…

La piste d’une nouveau jour férié travaillé a été jugée intéressante par Emmanuel Macron hier soir lors de son entretien télévisé. Il viendra s’ajouter au premier jour de solidarité institué par Jean-Louis Raffarin après la canicule de 2003. Un jour de plus sur 218 jours travaillés, ça ne fera pas une grande différence, surtout pour ceux qui ont la chance d’avoir des RTT.

On nous refait le coup de la CSG

Mais ça me fait penser à la CSG, qui lorsqu’elle a été instaurée par Michel Rocard, affichait un taux de 0,5 %. On sait ce qu’il en est aujourd’hui. Ce deuxième jour de solidarité ouvre la porte à une série de jours de solidarité, en attendant la semaine de solidarité. Les dépenses liées à la dépendance sont sur une forte pente ascendante au fur et à mesure que l’Etat prend en charge les dépendances des personnes isolées. Et puis il y a d’autres solidarités à financer : les migrants, les sans abris, etc.

Les journées de solidarité sont faciles à faire passer auprès du public car elles font appel à ses bons sentiments et personne n’ose protester au risque de passer pour un égoïste ou un sans cœur. En plus, supprimer les jours fériés correspondant à des fêtes religieuses chrétiennes fait plaisir aux associations qui prônent la laïcité dans la sphère publique.

C’est aussi un moyen malin d’amender les 35 heures : on ne touche pas au tabou de la semaine de travail, mais on augmente le nombre de jours travaillés. Il fallait y penser, vous pensez que vous aller échapper à ce nouveau jour de solidarité ? Pas du tout, une taxe de 0,3% sur les retraites et sur les autres revenus que ceux du travail accompagne déjà le premier jour de solidarité, il y a fort à parier qu’elle sera doublée.

Vous êtes retraité

Pas de nouvel impôt  ≠  Pas d’augmentation des impôts

La suppression de la taxe d’habitation ne sera pas compensée par de nouveaux impôts, car l’augmentation du nombre de jours travaillés n’est pas un impôt. Pas de nouvel impôt, mais augmentation des impôts existants, la liste des impôts est longue, il n’y a qu’à se servir, c’est facile avec le prélèvement à la source, la taxe foncière assujettie au revenu est une des pistes.

Tempête dans un bénitier

Le titre de cet article fait référence à la chanson éponyme de Georges Brassens.”

Le Notre Père

La prière phare des catholiques, avec le “Je crois en Dieu” (credo) et le “Je vous salue Marie” (Ave Maria), à l’origine rédigée en grec, a été traduite en latin puis beaucoup plus tard en français. Comme je ne connais pas le grec, je vais m’intéresser au texte latin et à ses traductions successives en français.

Pater Noster

Le texte latin en vigueur jusqu’à ce que la messe se récite en langue vernaculaire :

“Pater noster, qui es in caelis, sanctificetur nomen tuum, adveniat regnum tuum, fiat voluntas tua, sicut in caelo et in terra. Panem nostrum quotidianum da nobis hodie et dimitte nobis debita nostra sicut et nos dimittimus debitoribus nostris et ne nos inducas in tentationem sed libera nos a malo.”

La lettre u n’existait pas en latin, pas plus que les lettres minuscules et la ponctuation. Voici la prière telle qu’elle aurait pu être écrite du temps de Jésus :

PATERNOSTERQVIESINCAELISSANCTIFICETVRNOMENTVVMADVENIATREGNVMTVVMFIATVOLVNTASTVASICVTINCAELOETINTERRAPANEMNOSTRVMQVOTIDIANVMDANOBISHODIEETDIMITTENOBISDEBITANOSTRASICVTETNOSDIMITTIMVSDEBITORIBVSNOSTRISETNENOSINDVCASINTENTATIONEMSEDLIBERANOSAMALO

La prière prend sa source dans l’évangile, car c’est Jésus qui l’a enseignée aux apôtres, voici les textes de Luc et de Matthieu, la version actuelle est plus proche du texte de ce dernier.

Luc 11:2-4 2.
Pater sanctificetur nomen tuum adveniat regnum tuum. Panem nostrum cotidianum da nobis cotidie. Et dimitte nobis peccata nostra siquidem et ipsi dimittimus omni debenti nobis et ne nos inducas in temptationem.

Matthieu 6:9-13 9.
Pater noster qui in caelis es, sanctificetur nomen tuum, veniat regnum tuum, fiat voluntas tua sicut in caelo et in terra. Panem nostrum supersubstantialem da nobis hodie, et dimitte nobis debita nostra sicut et nos dimisimus debitoribus nostris, et ne inducas nos in temptationem, sed libera nos a malo.

Matthieu utilise l’adjectif supersubstanciel (supersubstantialem) alors que Luc se contente de quotidien (cotidianum).

Dans la phrase “dimitte nobis debita nostra sicut et nos dimittimus debitoribus nostris” “remettre une dette” a été traduit en français par “pardonner une offense”, on notera que Luc avait écrit “péchés” (peccata). Noter également que Matthieu avait écrit dimisimus (parfait) et non dimittimus (présent).

Il me semble que “et nos” est superflu et que la phrase pourrait aussi bien s’écrire “dimitte nobis debita nostra sicut debitoribus nostris dimisimus “, avec le verbe rejeté à la fin dans la subordonnée. A moins que ce “et nos” ait le sens de “nous aussi“, ce qui correspondrait au mot “aussi” introduit à partir de la traduction de 1964.

La phrase “dimitte nobis debita nostra sicut et nos dimittimus debitoribus nostris” a complètement changé dans sa traduction en français puisque la notion de dette a été remplacée par la notion d’offense et nos “débiteurs” sont devenus “ceux qui nous ont offensés“. Curieux glissement de sens, mais on notera que Luc avait écrit “peccata” (péchés).

J’ignore si le texte en français a toujours utilisé la forme de politesse du pluriel, en anglais en revanche, c’est le contraire qui s’est passé car il a longtemps été récité à la deuxième personne du singulier, une forme désuète et inusitée, et ce n’est que récemment qu’il a été modernisé avec la conjugaison actuelle. L’ancienne version, dans la langue de Shakespeare :

“Our Father, Who art in heaven, hallowed be Thy Name, Thy kingdom come, Thy will be done, on earth as it is in heaven. Give us this day our daily bread, and forgive us our trespasses, as we forgive those who trespass against us, and lead us not into temptation, but deliver us from evil.”

Le Notre Père de mon enfance

Quand j’étais enfant, le Notre Père que l’on récitait à la messe était écrit à la deuxième personne du pluriel :

“Notre Père, qui êtes aux cieux, que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien et pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laissez pas succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal.”

A noter que la deuxième phrase latine a été scindée en deux avec l’introduction d’un point avant le dernier Et.

Le Notre Père de 1964

En 1964, une commission chrétienne œcuménique a adopté et imposé le texte suivant :

“Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du Mal.”

A noter que la deuxième phrase latine a été cette fois-ci scindée en trois avec cette fois-ci la suppression du et avant Pardonne-nous. Retour aux sources latines, en revanche, pour ce qui est du tutoiement, mais pourquoi avoir remplacé arrive par vienne, quotidien par de ce jour, ajouté aussi, et laissez pas succomber par soumets pas ?

Cette traduction, ne nous laissez pas succomber à la tentation,  qui laisse suggérer que Dieu pourrait délibérément nous tenter, ce qui serait un blasphème, vient enfin d’être amendée pour être remplacée fin 2017 par ne nous laisse pas entrer en tentation, ce qui ressemble beaucoup à la traduction d’avant 1964, mais les savants de la foi n’ont pas voulu déjuger leurs aînés.

Le Notre Père de 2018

Les évêques français ont décidé, lors de leur Assemblée plénière à Lourdes (du 28 au 31 mars 2017), l’entrée en vigueur de la nouvelle traduction du Notre Père dans toute forme de liturgie publique, le premier dimanche de l’Avent 2017. L’Église protestante unie de France avait ouvert la voie en mai 2016, en recommandant aux paroisses, par souci “œcuménique”, d’utiliser la nouvelle version, “ne nous laisse pas entrer en tentation.”

“Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour, pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal.”

La doxologie et l’amen

Terminer une prière par le mot mal, ça la fout mal ! Aussi on a coutume de rajouter la doxologie protestante : “Car c’est à Toi *qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire pour les siècles des siècles. Amen.” Ou de conclure tout simplement par Amen, qui a succédé à “Ainsi soit-il”.

(*) la majuscule parce qu’on s’adresse à Dieu

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Un régulateur de vitesse intelligent

La limitation à 80 km/h

Au 1er juillet 2018, la vitesse sera limitée sur les routes de France  sans séparateur central à 80 km/h. Dans un premier temps pour une durée de deux ans. J’ai entendu sur une radio que l’Etat allait devoir remplacer des dizaines de milliers de panneaux routiers. En l’occurrence les panneaux affichant 90 par des panneaux affichant 80. J’ai trouvé ça absurde et je m’étonne de n’avoir entendu aucun média dire de même. On pourrait en effet se passer de ces remplacements de panneaux, car nul n’étant censé ignorer la loi, il n’est pas nécessaire de baliser les routes sans séparateur central par des panneaux à 80 comme il ne l’était pas dans le passé par des panneaux à 90. De même les panneaux 110 et 130 pour les routes à 4 voies et les autoroutes sont inutiles, comme les panneaux à 50 aux entrées d’agglomérations ou les panneaux à 30 aux entrées de rond points. Il suffit d’indiquer par la signalisation existante que l’on entre ou que l’on sort d’une agglomération, d’une route à 4 voies ou d’une autoroute pour savoir à quelle vitesse on doit rouler, qui plus est les GPS qui équipent la quasi totalité des automobiles aujourd’hui (malheureusement pas des deux roues) sauront rappeler les limitations au conducteur.​

50 km/h 110 km/h  130 km/h

Sur quel type de voie suis-je ?

Pour résumer il convient avant tout d’indiquer précisément au conducteur sur quel type de voie il se trouve : agglomération, route à 2 voies, route à 4 voies ou autoroute, et il saura à quelle vitesse maximale il aura le droit de rouler.

Pour les étrangers, des panneaux sont prévus à l’entrée du territoire et à proximité des ports ou des aéroports, bizarrement les routes à 4 voies avec séparateur central ne sont pas mentionnées (panneau à droite du texte).

Bien évidemment les panneaux de limitation de vitesse perdureront pour signaler des zones où la vitesse maximale est inférieure : centre villes (30), routes dangereuses (30, 50 ou 70), routes à 4 voies et autoroutes dans les zones urbaines (50, 70, 90, 110).

Rester maître de son véhicule

Le code de la route précise que chacun doit rester maître de la conduite de son véhicule, autrefois les passages dangereux étaient seulement signalés par des panneaux d’information et il appartenait au conducteur d’adapter sa vitesse en fonction des conditions de circulation (jour, nuit, pluie, neige, brouillard) et de son véhicule (moto, voiture, autobus, semi-remorque). Aujourd’hui, presque chaque zone dangereuse est matérialisée par un panneau de limitation de vitesse qui ne tient compte ni du type de véhicule ni des conditions météorologiques.

Quid des limitations de vitesse à 70 km/h

Beaucoup de portions de route sont actuellement limitées à 70 km/h, pour la simple raison que les limitations de vitesse sont la plupart du temps impaires (si on ne tient pas compte du chiffre des unités) : 30, 70, 90, 110, 130. Mais maintenant que la vitesse va être limitée à 80 km/h, ces portions vont-elles rester à 70 km/h, être abaissées à 60 km/h, ou rentrer dans le cadre général à 80 km/h ?

Vitesse par temps de pluie

Par temps de pluie, les limitations de vitesse sont abaissées, de 130 à 110 sur les autoroutes, de 110 à 100 sur les routes à 4 voies et de 90 à 80 sur les routes sans séparateur central. La vitesse reste limitée à 50 en ville. J’ai observé que presque personne ne respecte ces limitations, et lorsque je veux les respecter surtout sur route, j’ai droit à de copieux appels de phares des véhicules qui me précèdent. Pourquoi ? Parce que les radars ne sont pas équipés de capteurs de pluie qui leur permettraient de flasher les véhicules dépassant les vitesses autorisées par temps de pluie. La notion temps de pluie en soi n’est pas très claire, c’est le cas quand vous utilisez vos essuie glaces, mais quid d’une route mouillée après une averse alors que le ciel est dégagé ?

La signalisation embarquée

Les GPS et les applications dédiées équipent la plupart des véhicules, soit de façon intégrée, soit par des appareils amovibles (TomTom, Garmin, etc.), soit par des smartphones qui ont l’avantage sur les précédents de tenir compte des conditions de circulation grâce à leur liaison 4G, soit par un système mixte, le smartphone étant connecté à l’écran embarqué dans la voiture.

De plus en plus de véhicules sont équipés de régulateurs de vitesse et de limiteurs de vitesse.

D’où l’idée de connecter le régulateur de vitesse au GPS de façon à s’adapter à la vitesse autorisée.

C’est le  Système LAVIA, préconisé par la Prévention Routière, le LAVIA, Limiteur s’Adaptant à la Vitesse Autorisée (ou ISA pour Intelligent Speed Assistance) est un système qui conjugue la position GPS du véhicule et une base de données des vitesses autorisées. Il peut être couplé à une technologie de reconnaissance de signalisation par radar ou vidéo. Il est déjà intégré à certains modèles des marques Citroën, Peugeot, Renault Ford ou Volvo. Selon sa position, le véhicule est ramené en temps réel à l’allure autorisée. Le système peut bien évidemment être désactivé par le conducteur en cas d’urgence (appui sur le frein ou kick down sur l’accélérateur).

Ce système préconisé par la Commission Européenne et par l’Association de Prévention Routière sonnerait le glas des radars routiers, car la plupart des conducteurs qui commettent des excès de vitesse ne le font pas exprès, pour beaucoup ils n’ont tout simplement pas vu le panneau de limitation (110 sur autoroute, 90 sur 4 voies, etc.), et retirerait près de 2 milliards d’euros de rentrés fiscales pour l’état, qu’il devra compenser par des rentrées d’argent supplémentaires, ponction sur les pensions des retraités “riches”, ceux qui n’ont pas besoin de président.

Le dispositif, s’il était généralisé, permettrait d’économiser un certain nombre de panneaux routiers, et il ouvrirait la voie à des limitations de vitesse modulables, pour adapter la vitesse aux conditions météo (pluie, neige, verglas, brouillard) et limiter les embouteillages en réduisant ou en augmentant ponctuellement les vitesses des véhicules pour éviter les effets d’accordéon. Les véhicules roulant tous à la même vitesse, les risques de collision seront évités. On pourrait imaginer aussi, mais ça ne plairait pas à tout le monde, que les dépassements de vitesse soient transmis automatiquement au Centre National de Traitement des infractions routières de Rennes et, autre nouveauté, que les amendes soient prélevées à la source, comme l’impôt sur le revenu en 1999, et comme les points de permis. Mais au lieu de retirer leur permis de conduire aux conducteurs qui ont perdu tous leurs points, quand il ne s’agit que d’excès de vitesse (j’exclus les feux rouges, les stops et l’alcool), on pourrait tout simplement brider en permanence leurs véhicules afin qu’il ne puissent en aucun cas neutraliser le système et dépasser ces limitations.