Le suspense des enchères sur ebay

De temps en temps je mets quelques objets en vente sur ebay. Ça prend du temps, il faut prendre des photos, les recadrer, écrire un texte pertinent sur l’objet, estimer sa mise à prix. Ça prend du temps mais le jeu en vaut la chandelle, surtout quand un objet auquel vous n’avez pas prêté beaucoup d’attention voit son prix s’envoler. C’est le cas de ce micro vase, à gauche sur la photo, que j’ai mis en vente hier, avec 8 autres objets, dont le vase au milieu. J’avais fixé le prix de départ à 19,50 €, le prix suggéré par ebay. Cela fait moins de 24 heures et les enchères atteignent déjà 357,00 €. Et j’ai bon espoir que ça continue de monter. Le suspense va durer encore 9 jours jusqu’à la fin des enchères. Au-delà du fait de faire de la place et de gagner quelques euros, vendre aux enchères sur ebay est un jeu passionnant, car il est difficile de prévoir le prix de vente final. On est souvent déçu mais aussi souvent surpris, lorsque plusieurs enchérisseurs se disputent le même objet, vous contactent pour un achat en direct. On est heureux quand on a tout vendu, même pour un prix dérisoire, mais ensuite le plus fastidieux reste à faire : faire les paquets et aller à la poste. Voici le lien pour suivre la vente de mon micro vase.

leboncoin publie des annonces sans les vérifier

Vu dans leboncoin, une Kasbah à vendre à Paris, dans le onzième arrondissement !


Le site d’annonces gratuites (pour les particuliers) leboncoin prétend que toutes les annonces sont relues et vérifiées avant leur mise en ligne. Ce n’est pas vrai et le site a d’ailleurs été condamné le 4 décembre 2015 pour “pratique commerciale trompeuse”.
Pour s’en convaincre, il suffit de rechercher une maison à Paris : Département Paris, Rubrique Ventes immobilières : Sur les 4 dernières annonces publiées, la première est une maison située à Laval, la deuxième une Kasbah au Maroc, la quatrième à Lamorlaye dans l’Oise, seule la troisième annonce est une maison, dans une copropriété.
Il y a quelques années j’avais appelé leboncoin pour leur signaler un chalet jurassien référencé comme une maison dans le XVIème, ils m’ont répondu qu’ils ne pouvaient pas savoir si un bien était situé ou non à Paris. L’annonce stipulait pourtant bien que le chalet était dans le Jura, on voyait d’ailleurs des collines enneigées et pas la tour Eiffel à l’arrière plan.
Les particuliers ne paient pas de frais d’insertion pour leurs annonces, le site étant payé par la pub. Ce n’est pas une raison pour laisser publier n’importe quoi.
Cliquez sur ce lien et vous verrez les annonces de maisons à Paris.

L’hôtel Saint-Quay a mis la clé sous la porte

Hotel Saint-QuayA Noël déjà, j’avais été alerté sur la fermeture de cet hôtel, mais ça n’était pas encore officiel. L’hôtel “Saint-Quay” et le restaurant “Signatures” ont officiellement fermé le 1er janvier 2017, du coup, pour les statistiques, il n’y aura eu qu’une fermeture d’hôtel à Saint-Quay-Portrieux en 2016.
J’ai déjeuné au moins deux fois au restaurant signatures depuis son ouverture. Je me souviens que c’était bon, mais un peu cher, et que le gérant se la pétait un peu. Pour l’avoir entendu évoquer avec ferveur ses actions caritatives, je me souviens d’avoir eu l’impression qu’il était plus préoccupé par sa brocante et ses orphelinats en Inde que par la pérennité de son hôtel-restaurant, ce qui est au demeurant très noble de sa part.
Un sentiment renforcé à la lecture du “Télégramme” où je vois que suite à la fermeture de l’établissement, un vide-maison sera organisé le 14 janvier au profit de l’Association de l’enfance abandonnée. C’est très bien d’aider l’enfance abandonnée et les orphelinats en Inde, mais s’agissant d’une faillite, est-ce que la priorité du gérant ne devrait pas être de rembourser les créanciers et de verser au personnel ses indemnités de licenciement ?
Mais j’imagine qu’habilement l’hôtel-restaurant “Signatures” et la brocante située en face, l’annexe, ont été déclarés en tant qu’établissements distincts…

A lire aussi :
“Le Saint-Quay” devient «Signatures» © Le Télégramme
Philippe Desclozeaux ou la fibre de la générosité © Ouest France

PS :
L’hôtel restaurant “Signatures” est détenu par la société “DOMIPHIL”, SARL unipersonnelle dont le gérant et le propriétaire est Philippe Desclozeaux. J’imagine que “DOMIPHIL” correspond à DOMinique Taburet, le chef de cuisine et PHILippe Desclozeaux, le gérant. L’information publiée dans le “Télégramme” selon laquelle les deux compagnons seraient associés serait donc fausse.

Les perspectives de 2017, année première

20172017 est une année première, car le nombre 2017 admet exactement deux diviseurs distincts entiers et positifs, 1 et 2017, c’est la caractéristique d’un nombre premier*. La dernière année première était 2011, la prochaine sera 2027. Est-ce que ça sera de bon augure ? Souhaitons-le. Mais c’est de l’arithmétique, en toute logique ça ne devrait pas influencer la politique.
2017 verra l’avènement de Donald Trump, elle devrait voir la chute de Mossoul et de l’Etat Islamique, la poursuite de l’immigration en provenance des pays arabes et subsahariens,  l’élection d’un nouveau président de la 5ème république et d’une nouvelle assemblée nationale, la mise en oeuvre du Brexit, de nouveaux attentats, le prélèvement des impôts à la source, l’augmentation des impôts locaux, de la TVA, des frais bancaires, des cotisations de mutuelles et de l’âge de départ à la retraite. Et de manière plus générale la stagnation de tout ce que vous recevez (salaires, retraites) et la hausse de ce que vous devez payer.
Mais vous ferez tout pour survivre dans ce monde hostile et vous aurez des moments de joie, de bonheur, d’amitié, vous aurez des enfants ou des petits-enfants, des neveux, des nièces, un avancement, de la chance au jeu, vous ferez de beaux voyages, de belles rencontres, ou vous aurez plaisir à cultiver votre jardin, c’est ce que je vous souhaite à tous.
Denis

(*) Le premier nombre premier est Deux (2). Zéro (0 ) et Un (1) ne sont pas premiers, car 0 est divisible par tous les entiers naturels et 1 n’est divisible que par un seul nombre entier et positif.

Faut-il interdire les marchés de Noël ?

Après l’affreux attentat du marché de Noël devant l’église du souvenir*, les marchés de Noël vont-ils être interdits, dans toute l’Europe, comme les feux d’artifices après l’attentat de Nice ?
Les auteurs de l’attentat ont visé une nouvelle fois un symbole religieux chrétien. Faut-il faire disparaître tous les symboles religieux chrétiens de l’espace public ? C’est ce que pense notre justice qui continue à interdire les crèches dans les mairies, pour satisfaire les associations laïques qui font le jeu de l’UOIF.

(*) L’église du souvenir (Kaiser-Wilhelm-Gedächtniskirche) a été en partie détruite le 23 novembre 1943 par un bombardement aérien de la Royal Air Force sur Berlin, pas un bombardement sur des objectifs militaires, mais un bombardement sur le cœur de la ville destiné à tuer et à blesser des civils pour faire plier Hitler. Un bombardement meurtriers et complètement inutile. A l’époque, non seulement on n’avait pas inventé les frappes chirurgicales, mais au contraire on faisait exprès de viser les civils. L’église a été partiellement reconstruite, avec un corps de bâtiment complètement différend, ce qui lui donne un aspect saisissant.

Taxis, VTC, les limites de l’ubérisation

Les VTC Uber sont vent debout devant la décision de la plateforme californienne de prélever désormais 25% du montant des courses (au lieu de 20 % auparavant). On peut les comprendre. Les plateformes internet de mise en relation entre fournisseurs et clients, maintenant qu’elles ont conquis le marché, augmentent leurs marges jusqu’à ce que ça casse, au niveau des fournisseurs ou des clients, Uber n’est pas le seul dans ce genre de mauvaises pratiques, les plateformes booking.com (marge moyenne 20%), ebay.fr (marge 10 %), et blablacar (marge 10%) ne font pas exception à la règle.

Les intermédiaires sont trop gourmands

Que les intermédiaires gagnent plus que les fournisseurs, ce n’est pas nouveau. Ce qui me surprend, c’est qu’il n’y ait pas plus de concurrence entre les plateformes internet, ce qui permettrait une baisse des commissions. Une exception : leboncoin.fr, gratuit pour les particuliers, qui a pris des parts de marché à ebay, trop gourmand.

VTC ou Taxi ?

Il y a deux semaines, de retour du Canada, j’avais commandé un VTC parisien, un indépendant, pas Uber. (J’avais fait appel à ses services 3 fois durant l’année pour des trajets Asnières – aéroports. Le tarif : 35 € pour Orly ou pour Roissy, bagages compris.) A l’arrivée au terminal E, pas de VTC et pas moyen de le joindre par téléphone, texto ou email. Dépités, nous nous dirigeons vers la file de taxis pensant payer beaucoup plus cher pour le trajet. Peu d’attente, voiture confortable, malgré les bouchons, arrivés à Asnières, bonne surprise, la note n’est que de 45€ bagages compris. Le lendemain je reçois un message d’excuses du VTC me disant que son véhicule avait été vandalisé et son téléphone volé et me proposant gentiment de me rembourser ma course, ce que j’ai refusé.

Lors de mon voyage aux Etats-Unis, j’ai vu des taxis partout, parfois des lignes de taxis, comme sur la photo (Cinquième avenue au droit de Central Park), il faut dire que jaunes, ils sont faciles à identifier. Pour aller à l’aéroport, nul besoin de réserver, il suffit de descendre dans la rue, de tendre le bras et 1 à 2 minutes plus tard vous êtes assis dans votre taxi.

Pas assez d’ADS

A Paris, le nombre insuffisant d’autorisations de stationnement (ADS), communément appelées licences, délivrées par le préfet de police entraîné la pénurie de taxis et favorisé l’émergence de transports alternatifs comme les VTC. Avec une concurrence très visible dans les aéroports où à la sortie de chaque avion de plus en plus d’hommes en costume noir arborent des panonceaux avec le nom des voyageurs qui ont réservé, où des rabatteurs dirigent les voyageurs vers les taxis officiels et où les clandestins essaient de trouver leur place en proposant discrètement des courses à prix soi disant cassé.

La solution évidente serait d’augmenter le nombre d’ADS, mais les pouvoirs publics ayant par le passé, on se demande bien pourquoi, permis aux taxis de revendre leurs ADS, il s’est institué un marché, tout à fait légal, de revente de ces licences, qui constituent, pour un taxi quittant le métier, un pécule de départ en retraite. Alors augmenter le nombre de licences leur porterait préjudice. Cependant, depuis octobre 2014, les nouvelles ADS sont octroyées pour une durée de 5 ans renouvelables et surtout incessibles. Ça devrait régler le problème sur le long terme. Restent les anciennes licences qui continuent à se vendre comme avant, cf. www.officiel-taxi.fr jusqu’à quand ?

Prends l’oseille et tire-toi

Pour ces VTC qui travaillent 48 heures par semaine pour à peine le SMIC, j’espère qu’émergeront rapidement des alternatives à Uber, des plateformes émanant ou au service de la profession qui prendront des marges plus honnêtes (5% du montant de la course, par exemple).

Avec des sociétés comme Uber, j’ai l’impression que l’objectif des dirigeants est de gagner le maximum d’argent possible aujourd’hui car ils sont en situation de quasi monopole, en grande partie grâce à la publicité que leur a fait l’Etat, en interdisant l’application Uber Pop, et ils savent que d’autres plateformes verront le jour, leur prenant des parts de marché et les contraignant à diminuer leurs marges. Alors, leur stratégie, c’est comme le titre d’un film de Woody Allen : “take the money and run”.

Vivre ensemble ?

On se souvient qu’il y a quelques mois, deux musulmanes portant le foulard s’étaient vues refoulées du restaurant “Le Cénacle” à Tremblay en France. On a appris bien plus tard que ces femmes, qui habitent à l’autre bout de l’île de France, ne se seraient jamais rendues dans ce restaurant, spécialisé pour ses charcuteries et ses vins, si elles n’avaient pas été recrutées par le CCIF, pour réaliser un coup d’éclat à la “Green Peace”. Voir l’article de la connectrice.

Trop c’est trop, et la chaîne publique France 2 a publié dans le journal de 20h de mercredi soir un reportage qui ne sera pas du goût du CCIF :


Société : quand les femmes sont indésirables dans les lieux publics